martedì 30 gennaio 2024

UNE CULTURE DE FRATERNITE'

 Les évêques d'Afrique et d'Europe créent des ponts pour «une culture de fraternité»

«Nous assistons à une augmentation de la violence contre les chrétiens et de la misère causée par l'injustice mondiale et la mauvaise gouvernance». C’est ce qu’ont dénoncé les délégués du SCEAM et du CCEE réunis à Nairobi au Kenya. Ils ont affirmé leur engagement à construire des «ponts qui non seulement relient nos continents, mais qui nourrissent la croissance et l'épanouissement de nos diverses communautés dans la foi, l'espoir et l'amour à marcher ensemble».

 

-Jacques Ngol, SJ - Cité du Vatican

 «Alors que nous nous trouvons à un moment crucial de notre monde, nous, les évêques d'Afrique et d'Europe, nous unissons pour cultiver une culture de fraternité» afin de créer «un avenir plus harmonieux et prospère». C’est ce qui ressort du communiqué, rendu public par les évêques délégués du symposium des conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar (SCEAM) et du conseil des conférences épiscopales d’Europe (CCEE), réunis du 23 au 26 janvier 2024 en séminaire à Nairobi au Kenya. À l’issue de cette rencontre, les prélats de deux continents ont produit un communiqué final à travers lequel ils ont soulevé quelques sujets. Les évêques appellent à plus de coopération entres les églises d’Afrique et celles d’Europe pour relever les défis majeurs auxquels est confronté notre monde dans l’esprit synodal.

 Un monde face à l’instabilité

«Nous reconnaissons les changements profonds et l'instabilité croissante dans notre monde, y compris les conflits en Afrique, en Europe et au Moyen-Orient», ont relevé les évêques. À ces changements et cette instabilité, s’ajoute «une augmentation de la violence contre les chrétiens et la misère causée par l'injustice mondiale et la mauvaise gouvernance». Pour les délégués du SEAM et du CCEE, au milieu de ces défis alarmants, «notre foi dans le Seigneur ressuscité reste inébranlable». Le Christ est celui qui nous apporte la paix et l'espoir, offrant un phare de lumière et de certitude au milieu de la tourmente et de l'incertitude qui caractérisent notre époque.

 Se prononçant sur le chemin synodal les évêques ont reconnu l’importance de ce changement qui vise à «aligner l'Église sur les défis du 21ème siècle». Ce chemin de réforme engagé par l’Église ont-ils rappelé «préconise la décentralisation, une collaboration accrue avec les évêques, et répond aux divers besoins culturels et pastoraux, en particulier ceux pertinents pour l'Afrique». C’est un changement de paradigme qui marque une «nouvelle ère pour la curie, se concentrant sur le service et incarnant la vision d'une Église synodale, enracinée dans la communion, la participation et la mission», ont-ils poursuivi.

 Un regard sur le déroulement du synode sur la synodalité

Faisant un retour sur le déroulement de la première session des travaux du synode sur la synodalité, les responsables religieux ont fait savoir qu'ils embrassent «les perspectives européennes et africaines: l'identité ecclésiale diverse de l'Europe favorise un voyage ecclésial profondément à l'écoute et discernant, mettant en lumière la transparence et le dialogue, tandis que les aspects culturels et sociétaux spécifiques de l'Afrique mettent l'accent sur les valeurs communautaires et l'inclusivité». Dans ce sens, ils ont assuré attendre avec impatience la deuxième phase qui aura lieu en octobre 2024, cette session qui sera une occasion pour «approfondir notre relation et mettre en œuvre des actions concrètes qui reflètent notre unité en Christ».

 En terme de propositions, les évêques membres du SCEAM et du CCEE ont affirmé leur désir de bénéficier de part et d’autres d’un «échange sain, missionnaire et pastoral entre les conférences de l'Europe et de l'Afrique». Ceci vise une intégration des valeurs telles que «l'esprit communautaire et la famille dans la vie paroissiale». En outre, ils préconisent un «programme d'échange de prêtres sain entre nos continents». Cette collaboration, ont-ils justifié, «s'étendra à la formation et au discernement communautaire, menée dans un esprit d'humilité et de respect mutuel entre nos Églises».

 Une attention aux jeunes

Enfin, le communiqué a souligné une attention particulière que proposent les évêques du SCEAM et du CCEE «aux voix et aux contributions des jeunes dans un monde de plus en plus numérisé». Ils ont par ailleurs affirmé «la nécessité de leur implication active dans la vie et la mission de l'Église», reconnaissant «leurs perspectives uniques et leur énergie». Pour eux, en écoutant attentivement les expériences et les idées de ces jeunes, tout en les guidant dans la foi, «nous nous engageons à une compréhension et une réponse plus profonde à leurs besoins».

 Vatican News

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mercoledì 24 gennaio 2024

WORLD DAY OF SOCIAL COMMUNICATION


Communications 

Day message: 


AI can never replace

 wisdom 

of human heart


In his message for the 58th World Day of Social

 Communications, Pope Francis urges humanity to cultivate

 wisdom of the heart in the age of artificial intelligence.

 

By Francesca Merlo

 Pope Francis has released his message for the 2024 World Day of Social Communications, focusing on the theme: Artificial Intelligence and the Wisdom of the Heart: Towards a Fully Human Communication.

Celebrated on 12 May, this year's theme is closely linked to the Pope’s message for the World Day of Peace, which was devoted to the development of systems of artificial intelligence (AI).

AI is “radically affecting the world of information and communication, and through it, certain foundations of life in society,” says the Pope in his Communications Day message, adding that “these changes affect everyone.”

So, the Pope asks, “how can we remain fully human and guide this cultural transformation to serve a good purpose?”

Starting with the heart

In answering this question, the Holy Father notes that “at this time in history, which risks becoming rich in technology and poor in humanity, our reflections must begin with the human heart.”

He recalls that, in the Bible, the heart is seen as the place of freedom and decision-making, "symbolising integrity and unity, while also engaging our emotions, desires, and dreams."

But, he continues, the heart is, above all, “the inward place of our encounter with God."

“Wisdom of the heart, then, is the virtue that enables us to integrate the whole and its parts, our decisions and their consequences, our nobility and our vulnerability, our past and our future, our individuality and our membership within a larger community," says the Pope.

Opportunity and danger

The Holy Father goes on to stress that such wisdom cannot be sought from machines.

Although the term "artificial intelligence" has replaced the term "machine learning," he said, “the very use of the word 'intelligence' can prove misleading."

The Pope explained that it is not enough to be able to store data, like machines do, but that this data must be made sense of, and “human beings alone” are capable of this.

“Depending on the inclination of the heart, everything within our reach becomes either an opportunity or a threat,” warns the Pope.

He notes that the technology of simulation behind AI algorithms can be useful in certain specific fields.

However, he adds, the use of AI becomes “perverse when it distorts our relationship with others and with reality.”

In fact, it is extremely important to know that in the wrong hands, such tools could lead to “disturbing scenarios.”

Artificial Intelligence must be regulated, asserts Pope Francis, acknowledging that, as in every human context, “regulation is, of itself, not sufficient.”

Growth in humanity

Pope Francis then invites everyone to grow together, “in humanity and as humanity,” recalling that we are all challenged to make a qualitative leap in order to become “a complex, multiethnic, pluralistic, multireligious, and multicultural society.”

Speaking of information, the Holy Father warns that “information cannot be separated from living relationships.”

He explains that relationships involve the body and an immersion into the real world, but that they also involve human experiences, "compassion, and sharing.”

With this in mind, Pope Francis refers to the many reporters who have been injured or killed in the line of duty as they attempted to show the world what they themselves had seen.

“For only by such direct contact with the suffering of children, women, and men can we come to appreciate the absurdity of war," says the Pope.

Questions for today and for the future

Bringing his message for World Communications Day to a close, Pope Francis recalls that “it is up to us to decide whether we will become fodder for algorithms or will nourish our hearts with that freedom without which we cannot grow in wisdom.”

Only together, he concludes, can we increase our capacity for discernment and vigilance and for seeing things in the light of their fulfilment.

Pope Francis then prays that humanity may never lose its bearings, and that the wisdom that was present before all modern technology may return to us.

Wisdom, says the Pope, can help us “to put systems of artificial intelligence at the service of a fully human communication.”

 

Pape François: utiliser la sagesse du cœur pour une communication pleinement humaine

 Orientar la inteligencia artificial a una comunicación humana

 

AR - DE - EN - ES - FR - IT - PL - PT

 

Vatican News

 


giovedì 18 gennaio 2024

DEVELOPMENT NEEDS A MORAL COMPASS


WCC urges Davos Forum 

to consider longer-term good of all people

The General Secretary of the ecumenical body reminds world leaders meeting in Davos that, given the unprecedented constellation of global crises there is an urgent need for cooperation rather than division.

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-By Vatican News

 The World Council of Churches is one of the many voices around the globe urging the the 54th World Economic Forum taking place in Davos, Switzerland,  to commit to  the longer-term good of all people.

The annual gathering bringing together leaders from government, business and civil society to discuss and shape global, regional, and industry agenda will conclude on Friday, 19 January after four days of discussions focused on the theme  “Rebuilding Trust” as the world faces multiple crises. 

 Without trust world cannot function

In a statement this week WCC general secretary Rev. Jerry Pillay noted that trust is the essential ingredient without which human societies—and the global community—cannot function. “However, in today’s divided and increasingly conflictual world, it is a commodity in critically short supply,” he said. “While some of those in attendance in Davos are themselves drivers of inequality, injustice, and division, we want to believe that many others are genuinely committed to exercising their considerable influence to promote a greater measure of justice and peace in the world.”

 The  General Secretary of WCC  remarked that rebuilding trust,   will be an essential precondition for progress in any of the four areas discussed during the Forum: ‘Achieving Security and Cooperation in a Fractured World’, ‘Creating Growth and Jobs for a New Era,’ ‘Artificial Intelligence as a Driving Force for the Economy and Society,’ and ‘A Long-Term Strategy for Climate, Nature, and Energy.’

 Urgent need for multilateral cooperation to address current world crises

“Given the unprecedented constellation of global crises – especially of climate, conflict, and economic inequality – there is an urgent need for cooperation and action, rather than division and unconstructive competition,” he stressed.

 Pope to Davos Economic Forum: Development needs a moral compass

Hence the urgent need for a renewed commitment to multilateral cooperation to address the current epochal crises “The power of this gathering must be leveraged for rebuilding trust and the renewal of commitment to multilateral cooperation in facing these crises, not only in the short-term interests of a privileged few but for the longer-term good of all people and our common home," the WCC General Secretary said.

 Pope Francis, on Wednesday, addressed a message to the world leaders in Davos along  the same lines,  calling on them “to  be mindful of the moral responsibility that each of us has in the fight against poverty, the attainment of an integral development for all our brothers and sisters, and the quest for a peaceful coexistence among peoples.”

 MESSAGE OF THE HOLY FATHER POPE FRANCIS

Vatican News

 

 

AMERICA LATINA - REUNION DE MINISTROS EN CHILE

 



Chile será sede de reunión extraordinaria 

 de ministras y ministros 

de Educación

de América Latina y el Caribe

La cita reunirá en la sede de la CEPAL en Santiago a ministros de Educación de la región e incidirá en 33 países con aproximadamente 125 millones de estudiantes, que son atendidos por 6,9 millones de docentes. El evento tiene como objetivo avanzar en la definición de políticas públicas orientadas a la reactivación, recuperación y transformación educativa como aceleradores de las metas educativas de la Agenda 2030.

Durante los días 25 y 26 de enero de 2024 se realizará en Santiago de Chile la Reunión Extraordinaria de Ministras y Ministros de Educación de América Latina y el Caribe, “Ministerial de Educación: Santiago 2024”, cuyo objetivo final será la propuesta de una agenda de acciones concretas desde un espacio político y técnico, con el fin de superar la crisis educativa de la pospandemia.

La instancia es convocada por la UNESCO y el Ministerio de Educación de Chile y coorganizada por el Banco de Desarrollo de América Latina y el Caribe (CAF), el Banco Mundial, la Comisión Económica para América Latina y el Caribe (CEPAL) y UNICEF. En el evento se abordarán e intercambiarán experiencias de políticas públicas para avanzar en la reactivación, la recuperación y la transformación educativa como aceleradores del Objetivo de Desarrollo Sostenible 4 (ODS 4), y el financiamiento de la educación como una condición habilitante.

El encuentro forma parte del seguimiento a la Cumbre sobre la Transformación de la Educación de las Naciones Unidas, en la que se establecieron esfuerzos para superar la crisis educativa derivada del COVID-19 y reimaginar los sistemas educativos del futuro. Asimismo, en la Cumbre se renovó el compromiso mundial con la educación como un bien público, a través de la movilización de la acción, la ambición y la solidaridad en busca de soluciones en el marco de los compromisos ya existentes.

A la cita ya han confirmado las y los ministros de Educación de Argentina, Brasil, Ecuador, Honduras, Nicaragua, Panamá, Paraguay, entre otros, quienes participarán de las actividades preparadas, conversatorios y bilaterales que se coordinarán previamente.

 

 

mercoledì 17 gennaio 2024

L'UNITE' DES CHRETIENS


 Semaine de prière 

pour l'unité des chrétiens: 

Aimez Dieu et votre prochain

 

La Semaine a lieu dans l'hémisphère nord du 18 au 25 janvier, tandis que dans l'hémisphère sud, elle se déroule souvent autour de la Pentecôte. Le thème est cependant commun et s'appuie cette année sur l'Évangile de Luc: «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu [...] et ton prochain comme toi-même». Les textes de cette année ont été préparés par un groupe du Burkina Faso, en collaboration avec la Communauté du Chemin Neuf.

-Adriana Masotti - Cité du Vatican

 

"Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? Jésus lui répondit : "Qu'est-il écrit dans la loi de Moïse ?" "Aime le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur (...) et aime ton prochain comme toi-même". Jésus lui dit : "Tu as bien répondu" (Luc 10,25-28).

 «Tu aimeras le Seigneur ton Dieu […] et ton prochain comme toi-même». Ces paroles, prononcées par Jésus à un maître de la Loi, suivies de la parabole du bon Samaritain expliquant qui est le prochain, constituent le thème de la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens de cette année. Les commentaires, les prières et les indications sur la manière de vivre ce moment ont été préparés par un groupe œcuménique du Burkina Faso, coordonné par la communauté locale du Chemin Neuf. Vivre cette expérience ensemble, ont rapporté les membres, a été un véritable voyage de conversion œcuménique qui les a conduits à reconnaître que l'amour du Christ unit tous les chrétiens et qu'il est plus fort que ce qui les divise.

 Les chrétiens du Burkina Faso

La coexistence sociale n'est pas facile au Burkina Faso, pays d'Afrique de l'Ouest peuplé de 21 millions d'habitants appartenant à une soixantaine d'ethnies et où environ 64 % de la population est musulmane, 9 % adhère aux religions traditionnelles africaines et 26 % est chrétienne (20 % de catholiques, 6 % de protestants). Depuis la grave attaque djihadiste de 2016, les conditions de sécurité et la cohésion sociale dans le pays se sont dramatiquement détériorées. La prolifération des attaques terroristes, l'anarchie et la traite des êtres humains ont fait 3 000 morts et près de deux millions de déplacés internes; des milliers d'écoles et de dispensaires ont été fermés et une grande partie des infrastructures socio-économiques endommagées ou détruites. Les Églises chrétiennes en particulier ont été la cible d'attaques armées: des prêtres, des pasteurs et des catéchistes ont été tués, d'autres ont été enlevés. En raison du terrorisme, la plupart des lieux de culte chrétiens dans le nord, l'est et le nord-ouest du pays ont été fermés. Les célébrations ne sont encore possibles que dans les grandes villes et sous protection policière.

 Efforts de réconciliation et de paix

Dans ce contexte, malgré tout, une certaine solidarité entre les religions se développe et leurs responsables œuvrent pour la réconciliation et la cohésion sociale. On peut citer l'exemple de la Commission pour le dialogue islamo-chrétien de la Conférence des évêques catholiques du Burkina Faso-Niger, qui déploie des efforts remarquables pour promouvoir le dialogue et la coopération entre les différents groupes ethniques. L'amour du prochain, au-delà de toute appartenance, commandé par Jésus, est mis à l'épreuve, mais le témoignage des chrétiens apparaît encore plus nécessaire dans ce pays. Parmi les chrétiens du Burkina Faso, il y a un vif désir et une conscience de la nécessité, selon le texte de présentation de la Semaine, de retrouver l'unité dans le Christ, et les communautés sont conscientes que les divisions entre chrétiens blessent non seulement l'Église, mais aussi le Christ. C'est pourquoi elles ont construit des ponts en s'engageant «de manière irréversible sur le chemin de la recherche œcuménique, à l'écoute de l'Esprit du Seigneur».

 François invite catholiques et orthodoxes à dépasser les préjugés

François invite catholiques et orthodoxes à dépasser les préjugés«Que ces années soient prophétie de charité et des germes d’unité»: c’est le vœu adressé par le Pape François aux étudiants du Comité catholique pour la collaboration culturelle ...

La proposition de textes pour une célébration commune

Après le processus initial de rédaction, un groupe international nommé conjointement du côté catholique par le Dicastère pour la promotion de l'unité des chrétiens et la Commission Foi et Constitution du Conseil œcuménique des Églises s'est réuni à Rome en septembre 2022, pour réviser et rédiger, avec le groupe de rédaction local, la version finale des textes pour la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens de cette année, disponibles aujourd’hui pour les chrétiens du monde entier. Ces textes proposent huit schémas de célébration de la Parole de Dieu, destinés à encourager la prière commune avec les frères et sœurs des différentes confessions présentes dans les divers territoires.

 Un parcours complexe

Jésus a prié pour que tous ses disciples soient un, mais le chemin n'est pas simple: «le manque de connaissance mutuelle entre les Églises», lit-on dans l’introduction préparée pour la célébration de la Semaine de prière pour l'unité, «et la méfiance des uns envers les autres peuvent faire obstacle à l’engagement dans la voie de l’œcuménisme. Certains craignent que l’œcuménisme puisse leur faire perdre leur identité confessionnelle et entrave la “croissance” de leur Église». Pour emprunter le chemin de l'œcuménisme, il faut réunir confiance et espérance. Et il est nécessaire, poursuit le document, «que les Églises prévoient des initiatives œcuméniques dans leurs programmes pastoraux et promeuvent la formation œcuménique des agents pastoraux et de tous les fidèles. Une véritable conversion spirituelle, pastorale et ecclésiale, sans prosélytisme, est essentielle pour parvenir à un dialogue œcuménique authentique, sans faux irénisme. L’unité des chrétiens, qui a sa source et son but ultime dans l’amour du Père, du Fils et du Saint-Esprit, est une grâce que nous devons implorer de Dieu dans la prière».

 La recherche de l'unité: la prière est essentielle

La date traditionnelle, pour l'hémisphère nord, de la célébration de la Semaine de prière pour l'unité des chrétiens, du 18 au 25 janvier, a été proposée en 1908 par le Père Paul Wattson -qui, à cette date, a célébré pour la première fois à Graymoor (New York), une «Octave de prière pour l'unité»- parce qu'elle se situe entre la fête de la Chaire de saint Pierre et celle de la Conversion de saint Paul et qu'elle a donc une signification symbolique. En 1935, c'est l'abbé Paul Couturier, en France, qui promeut la «Semaine universelle de prière pour l'unité des chrétiens», fondée sur la prière pour «l'unité voulue par le Christ». En 1964, à Jérusalem, le Pape Paul VI et le patriarche Athénagoras ont prié ensemble la prière de Jésus «pour que tous soient un» et, la même année, le décret sur l'œcuménisme du concile Vatican II a souligné que la prière est l'âme du mouvement œcuménique, encourageant l'observance de la Semaine. En 2021, le Pape François a invité tous les baptisés à entreprendre un chemin ensemble pour construire une Église synodale et, lors de la veillée œcuménique du 30 septembre, à la veille de la première phase de la XVI assemblée du Synode des évêques, il a déclaré: «Le silence est essentiel sur le chemin de l'unité des chrétiens. Il est en effet fondamental pour la prière, d'où part l'œcuménisme et sans laquelle il est stérile».

Le Pape rappelle le geste de fraternité de Paul VI et Athënagoras il y a 60 ansAprès la prière de l’Angélus en la solennité de l’Épiphanie, le Pape François a évoqué la rencontre il y a soixante ans entre saint Paul VI et le patriarche œcuménique Athënagoras ...

Communauté du Chemin Neuf: faisons tout ensemble

La Communauté catholique du Chemin Neuf, composée de laïcs et de religieux, a été fondée en 1973 à Lyon, en France, par le père jésuite Laurent Fabre. Elle compte aujourd'hui quelque 2000 frères et sœurs dans une trentaine de pays. C'est une réalité ecclésiale à forte vocation œcuménique. «Nous osons croire à l'unité visible de l'Église», est-il écrit dans ses Constitutions, «et nous recevons comme mission d'y travailler de toutes nos forces, ayant le désir de faire nôtre la prière de Jésus qui est le premier à prier pour l'unité». C'est précisément le groupe burkinabé du Chemin Neuf qui a soutenu les chrétiens du pays dans la préparation des textes de la Semaine de prière pour l'unité de cette année 2024.

Vatican News


venerdì 12 gennaio 2024

TERRE SAINTE: ECOLES SOUS LE CHOC

Il existe une centaine d’écoleschrétiennes en Terre Sainte dont une trentaine enseigne le français. 

Toutes ont fermé leurs portes au lendemain
 des événements du 7 octobre.

 

-        -  Mireille Broussous

 

Depuis les massacres du 7 octobre dernier perpétrés par le Hamas en Israël et la riposte israélienne à Gaza, le fonctionnement des établissements chrétiens en Terre Sainte – une centaine en tout - est totalement bouleversé. Les quatre écoles de Gaza ont, bien sûr, fermé leurs portes. La magnifique école catholique des Sœurs du Saint Rosaire (photo ci-contre), a même été détruite par des bombardements courant novembre. A cette institution, symbole de la présence chrétienne à Gaza, mais aussi du travail de l’Église catholique latine dans le domaine de l’éducation, s'ajoutent une cinquantaine de maisons de familles chrétiennes, entièrement démolies.

 A Bethléem, les établissements n’ont toujours pas rouvert et n’utilisent que le distanciel. Ailleurs, comme à Taybeh en Cisjordanie, ils décident au jour le jour. Quand ils le peuvent, ils assurent les cours en présentiel. Dans le cas contraire, ils optent pour des cours en ligne. À Tel Aviv, l’école des frères lassaliens de Jaffa de donne pas de cours dans ses propres locaux mais à côté d’un abri anti-bombe… « Les enseignants ont aujourd’hui affaire à des élèves très traumatisés notamment à Ramallah. Ils doivent faire preuve de beaucoup de tact et de douceur et échangent avec eux sur la situation », affirme Alice de Rambuteau, coordinatrice du Réseau Barnabé qui connaît parfaitement la région.

 Créé il y a seize ans et coordonné par la direction diocésaine de Paris, le Réseau Barnabé soutient les établissements chrétiens de Terre sainte et accompagne la diffusion de la langue et de la culture françaises dans une trentaine d’établissements. Bien sûr, il suit la situation de près même si les volontaires français qu’il accompagne d’habitude ont dû rentrer début novembre dans l’hexagone à la demande du consulat général de France à Jérusalem. Régulièrement, Alice de Rambuteau prend des nouvelles des 80 enseignants de français présents en Terre Sainte et se préoccupe plus encore de la dizaine de professeurs enseignant dans l’un des quatre établissements chrétiens de Gaza. « Nous savons que la coordinatrice de français a pu partir au Caire et qu’une enseignante est restée chez elle. Les logements des 8 autres ont été détruits. Elles ont rejoint des membres de leur famille », indique Alice de Rambuteau.

 Comment apporter de l’aide aux établissements chrétiens présents sur place et surtout à ceux qui y enseignent ou y étudient ? « Il faut prier pour eux et garder un lien fort pour leur signifier que nous ne les oublions pas. Je reçois beaucoup de messages d’établissements catholiques français qui veulent les soutenir. Via notre Réseau, ils peuvent leur adresser des messages internet ou même des cartes de vœux et courriers car des vols ont repris entre Paris et Jérusalem », souligne Alice de Rambuteau. Ceux qui souhaitent donner de l’argent peuvent le faire via l’Œuvre d’Orient. Si un établissement souhaite faire un don précisément à un établissement de Gaza, il peut le faire via le Réseau Barnabé.

 La coordinatrice garde le lien et montre l’exemple. Elle est en train de mettre en place un camp d’été en Terre sainte, qui sera animé par des enseignants d’établissements catholiques français. « On ne sait pas encore s’il pourra avoir lieu mais nous le programmons. Si la situation s’améliore, nous prendrons les billets d’avion en avril. Nous verrons bien… Il faut avoir le goût de l’aventure sinon il ne se passe rien. »

 Enseignement Catholique- France

mercoledì 3 gennaio 2024

ENSEIGNANTS MIROIR DES ELEVES


 Video realisè par l'IAPDA du Cameroun

L'ENSEIGNANT EST D'ABORD 
LE MIROIR DE SES APPRENANTS

lunedì 1 gennaio 2024

MARY MOTHER OF GOD


 HOLY MASS ON THE SOLEMNITY OF MARY,
MOTHER OF GOD

 57th WORLD DAY OF PEACE

HOMILY OF HIS HOLINESS POPE FRANCIS

St Peter’s Basilica
Monday, 1st January 2024

[Multimedia]

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 [ AR  - DE  - EN  - ES  - FR  - IT  - PL  - PT ]


The words of the Apostle Paul illumine the beginning of this new year: “When the fullness of time had come, God sent his Son, born of a woman” (Gal 4:4).  The expression “the fullness of time” is striking.  In ancient times, time was measured using vases of water; the passage of time was marked by how long it took for an empty vase to be filled.  Hence the meaning of the phrase “fullness of time”: once the vase of history is filled, divine grace spills over.  God becomes man and he does so through a woman, Mary.  She is the means chosen by God, the culmination of that long line of individuals and generations that “drop by drop” prepared for the Lord’s coming into the world.  The Mother, then, stands at the very heart of the mystery of time.  It pleased God to turn history around through her, the woman.  With that one word, “woman”, the Scripture brings us back to the beginning, to Genesis, and makes us realize that the Mother and Child mark a new creation, a new beginning.  Thus, at the beginning of the time of salvation, there is the Holy Mother of God, our Holy Mother.

It is fitting, then, that the year should open by invoking her; it is fitting that God’s faithful people should acclaim her with joy, as once those bold Christians did in Ephesus, as the Holy Mother of God.  For those words, Mother of God, express the joyful certainty that the Lord, a tiny Child in his Mamma’s arms, has united himself forever to our humanity, to the point that it is no longer only ours, but his as well.  Mother of God: a simple phrase that confesses the Lord’s eternal covenant with us.  Mother of God: a dogma of faith, but also a “dogma of hope”; God in man, and man in God, forever.  The Holy Mother of God.

In the fullness of time, the Father sent his Son, born of a woman.  But Saint Paul also speaks of a second sending: “God sent the Spirit of his Son into our hearts, crying, ‘Abba, Father!’” (Gal 4:6).  In the sending of the Spirit, the Mother also plays a  central role: the Holy Spirit comes to rest upon her at the Annunciation (cf. Lk 1:35); later, at the birth of the Church, he descends upon the apostles gathered in prayer “with Mary, the Mother” (Acts 1:14).  Mary’s receptiveness to the working of the Spirit brought us the greatest of all gifts: she “enabled the Lord of Majesty to become our brother” (THOMAS OF CELANO, Vita secunda, CL, 198: FF 786), so that the Spirit can cry out in our hearts: “Abba, Father!”  The motherhood of Mary is the path leading us to the paternal tenderness of God, the closest, most direct and easiest of paths.  This is God’s “style”: closeness, compassion and tenderness.  Indeed, the Mother leads us to the beginning and heart of faith, which is not a theory or a task, but a boundless gift that makes us beloved sons and daughters, tabernacles of the Father’s love.  It follows that welcoming the Mother into our lives is not a matter of devotion but a requirement of faith: “If we want to be Christians, we must be ‘Marians’” (SAINT PAUL VI, Homily in Cagliari, 24 April 1970), that is “children of Mary”.

The Church needs Mary in order to recover her own feminine face, to resemble more fully the woman, Virgin and Mother, who is her model and perfect image (cf. Lumen Gentium, 63), to make space for women and to be “generative” through a pastoral ministry marked by concern and care, patience and maternal courage.  The world, too, needs to look to mothers and to women in order to find peace, to emerge from the spiral of violence and hatred, and once more see things with genuinely human eyes and hearts.  Every society needs to accept the gift that is woman, every woman: to respect, defend and esteem women, in the knowledge that whosoever harms a single woman profanes God, who was “born of a woman”.

Just as Mary, the woman, played a decisive role in the fullness of time, she is also decisive in the lives of each of us, for no one knows better than a Mother the stages of growth and the urgent needs of her children.  Mary shows us this in yet another “beginning”: the first sign that Jesus performs, at the wedding feast of Cana.  There, she is the one who realizes that the wine has run out, and who appeals to Jesus (cf. Jn 2:3).  The needs of her children move her, the Mother, to beg Jesus to intervene.  At Cana, Jesus says: “‘Fill the jars with water’.  And they filled them up to the brim” (Jn 2:7).  Mary knows our needs; she intercedes to make grace overflow in our lives and to guide them to authentic fulfilment.  Brothers and sisters, all of us have our shortcomings, our times of loneliness, our inner emptiness that cries out to be filled.  Each of us knows this well.  Who can fill our emptiness if not Mary, the Mother of fullness?  Whenever we are tempted to retreat into ourselves, let us run to her; whenever we are no longer able to untie the knots in our lives, let us seek refuge in her.  Our times, bereft of peace, need a Mother who can reunite the human family.  Let us look to Mary, in order to become artisans of unity.  Let us do so with her maternal creativity and concern for her children.  For she unites them and consoles them; she listens to their troubles and she dries their tears.  And let us look upon that tender icon of the Virgo lactans [of Montevergine Abbey].  That is how our mother is with: how tenderly she looks after us and draws close to us.  She cares for us and remains close to us.

Let us entrust this coming year to the Mother of God.  Let us consecrate our lives to her.  With tender love, she will open our eyes to their fullness.  For she will lead us to Jesus, who is himself “the fullness of time”, of every time, of our own time, of each one of us.  Indeed, as was once written: “It was not the fullness of time that brought about the sending of the Son of God, but the sending of the Son that brought about the fullness of time” (cf. MARTIN LUTHER, Vorlesung über den Galaterbrief 1516-1517, 18).  Brothers and sisters, may this year be filled with the consolation of the Lord!  May this year be filled with the tender maternal love of Mary, the Holy Mother of God.

I now invite all of us together to proclaim three times: Holy Mother of God!  Holy Mother of God!  Holy Mother of God!


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