mercoledì 8 aprile 2026

LES PAPES ET LA PAIX


 La force «non violente» de Pâques dans les appels à la paix du Pape

Des mains «ruisselantes de sang» du dimanche des Rameaux à celles qui déposent les armes, invoquées dans le message Urbi et Orbi. Les appels à la paix du Souverain pontife invitent à ne pas se laisser submerger par l’indifférence et l’accoutumance, mais à croire fermement en «Dieu qui refuse la guerre».

Edoardo Giribaldi – Cité du Vatican

«Frères, sœurs, voici notre Dieu : Jésus, Roi de la paix. Un Dieu qui rejette la guerre, que personne ne peut invoquer pour justifier la guerre, qui n’écoute pas la prière de ceux qui font la guerre et la rejette en disant : Même si vous multipliiez les prières, je ne vous écouterais pas : vos mains sont couvertes de sang ».

Ces mains maculées de ce sang vital désormais versé, évoquées par le Pape lors du Dimanche des Rameaux. Les mêmes mains du Souverain Pontife, serrées autour de la Croix le Vendredi saint. Un « signe important », de son propre aveu, en tant que « leader spirituel du monde d’aujourd’hui », qui embrasse idéalement les « mères », les « proches » et les « amis des condamnés », contraints « de s’humilier devant l’autorité pour se voir restituer les restes martyrisés » d’un être cher. Et enfin, ces mêmes mains appelées à déposer les armes et à resplendir de la même lumière célébrée le matin de Pâques depuis la loggia centrale de la basilique Saint-Pierre

«Remets ton épée à sa place»

La concrétude des gestes, la tendresse des sentiments: tout cela s'est retrouvé dans les appels que, durant la Semaine Sainte, le Pape Léon XIV a consacrés à la paix et à la fin des conflits qui font rage dans le monde. La première image est celle du dimanche des Rameaux sur la place Saint-Pierre, devant 40 000 fidèles et 120 000 rameaux d’olivier brandis pour symboliser cette paix douce dont Jésus, a rappelé le Souverain Pontife, est à la fois «roi» et «caresse pour l'humanité», tandis que «d’autres brandissent des épées et des bâtons». Le Pape s'est adressé à eux en reprenant les mêmes paroles que celles prononcées par le Christ lorsque, selon le récit évangélique, l'un de ses disciples avait dégainé une arme pour le défendre. 

“Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui prennent l'épée périront par l'épée.”

Le rouge du sang qui coule, contrastant avec cette même couleur qui ressortait dans les vêtements liturgiques, célébration de ce Dieu qui «ne s’est pas armé, ne s’est pas défendu, n’a mené aucune guerre», a affirmé le Souverain Pontife.

“Au lieu de se sauver lui-même, il s’est laissé clouer sur la croix, pour embrasser toutes les croix plantées à toutes les époques et en tous lieux dans l’histoire de l’humanité.”

«Le bien ne peut naître de l'abus de pouvoir»

La paix invoquée par le Pape, en particulier en cette «heure sombre» pour un monde «déchiré entre des puissances qui le dévastent», a touché tous les aspects de l’existence humaine. Lors de la messe chrismale du Jeudi saint, présidée dans la basilique Saint-Pierre, Léon XIV a rappelé que «le bien ne peut venir de l’abus de pouvoir» dans aucun domaine, non seulement pastoral, mais aussi social et politique.

“L’occupation impérialiste du monde est alors interrompue de l’intérieur, la violence qui, jusqu’à aujourd’hui fait loi, est démasquée. Le Messie pauvre, prisonnier, opprimé, plonge dans les ténèbres de la mort, mais c’est ainsi qu’Il met en lumière une création nouvelle”

«Le Christ nous donne un exemple de dévouement, de service et d’amour»

La troisième image immortalise les mains, encore celles du Souverain Pontife, qui, lors de la messe de la Cène du Seigneur dans la basilique Saint-Jean-de-Latran, ont lavé les pieds des jeunes prêtres qu’il avait lui-même ordonnés. Un geste qui, selon les paroles de Léon XIV, a rappelé le pouvoir purificateur de Dieu. Il lave non seulement le sang qui coule des conflits, mais aussi l’image déformée qu’ils renvoient : les «idolâtries» et les «blasphèmes» qui le souillent. Et avec eux, le Seigneur purifie aussi l’homme lui-même.

“Celui qui se croit puissant lorsqu'il domine, qui veut vaincre en tuant ses égaux, qui se croit grand lorsqu'il est craint. Véritable Dieu et véritable homme, le Christ nous donne au contraire un exemple de dévouement, de service et d'amour.”

Sur les «traces» de Jésus

Les appels du Pape à la paix renvoient à la dichotomie permanente entre le mal et l’amour. De même, les méditations rédigées par le père Francesco Patton, ancien gardien de Terre Sainte, pour le Chemin de Croix au Colisée du Vendredi saint, présidé par le Souverain Pontife lui-même, ont mis en évidence une ambivalence similaire, en retraçant ce même chemin parcouru par Jésus parmi des personnes qui partageaient «sa foi» et «d’autres qui se moquent et l’insultent». «Telle est la vie de tous les jours», a écrit le frère franciscain: tel est le chemin tracé en suivant «les traces» de Jésus, comme l’a affirmé le Pape en récitant la prière de bénédiction composée par saint François d’Assise, devant 30 000 fidèles présents . 

«Dieu ne veut pas notre mort»

C'est encore l'obscurité, cette fois-ci prélude au matin de Pâques, qui a accompagné la veillée dans la basilique Saint-Pierre, en compagnie de 6 000 fidèles. Dieu «ne veut pas notre mort» : tel a été l'appel du Pape, un appel pressant face à la couverture médiatique des conflits qui réduit les victimes à de simples chiffres. 

“L’homme peut tuer le corps, mais la vie du Dieu d’amour est une vie éternelle, qui transcende la mort et qu’aucun tombeau ne peut emprisonner.”

Léon XIV a exhorté à donner naissance à un «monde nouveau, de paix et d’unité», en partant des échecs de l’humanité, en faisant référence à la mer par laquelle Dieu a libéré le peuple hébreu de l’esclavage en Égypte. Un élément que le Souverain oontife a défini comme une «porte d’entrée» vers le début d’une vie «libre», mais aussi comme un «lieu de mort», alors même que l’actualité rapportait une énième tragédie en Méditerranée : le naufrage d’un bateau parti de Libye, qui a fait plus de 70 disparus, et les récits des survivants, en état de choc, à Lampedusa. Une île où Léon XIV se rendra le 4 juillet prochain. 

«Le Seigneur est vivant et il reste avec nous»

La nuit, l’aube, puis la messe le jour de Pâques. Le ciel limpide de la place Saint-Pierre, 60 000 fidèles présents. Certes, le mal ne s’efface pas en un jour : la guerre «tue et détruit» et la mort est toujours à l’affût :

«Nous la voyons présente dans les injustices, dans les égoïsmes partisans, dans l’oppression des pauvres, dans le manque d’attention envers les plus fragiles. Nous la voyons dans la violence, dans les blessures du monde, dans le cri de douleur qui s’élève de toutes parts face aux abus qui écrasent les plus faibles, face à l’idolâtrie du profit qui pille les ressources de la terre, face à la violence de la guerre qui tue et détruit».

Mais on peut et on doit répondre à l’invitation pascale à «lever les yeux», en discernant «l’espace pour une nouvelle vie qui naît», au-delà des tombeaux et de la douleur.

“[ Le Seigneur est vivant et reste avec nous. À travers les brèches de résurrection qui s’ouvrent dans les ténèbres, Il confie notre cœur à l’espérance qui nous soutient : le pouvoir de la mort n’est pas le destin ultime de notre vie. ] 

«La force avec laquelle le Christ est ressuscité est totalement non violente»

Tel est l’appel final du Souverain Pontife, qui trouve également un écho dans le traditionnel message Urbi et Orbi.

«Nous nous habituons à la violence, nous nous y résignons et nous devenons indifférents. Indifférents à la mort de milliers de personnes. Indifférents aux retombées de haine et de division que les conflits sèment. Indifférents aux conséquences économiques et sociales qu’ils engendrent et que nous ressentons pourtant tous».

Car s’il y a des combats dans le monde, l’exemple pour les gagner jaillit de Pâques : des mains qui embrassent, et qui ne prennent pas les armes. 

“La force avec laquelle le Christ est ressuscité est totalement non violente.”

Une exhortation qui fait écho à l’appel lancé mardi dernier à Castel Gandolfo par Léon XIV au président des États-Unis, Donald Trump, et aux dirigeants du monde : Revenez à la table des négociations, cherchons des solutions aux problèmes, cherchons des moyens de réduire la violence que nous alimentons. Et que la paix, surtout à Pâques, soit dans nos cœurs. 

THE POPE AND THE PEACE

EL PAPA Y LA PAZ

IL PAPA E LA PACE



 

EMOTIONS AND RELATIONSHIP

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 A journey of growth 

for teachers 

and pupils"



by Antonio dr. Ferro, Medical specialist in child neuropsychiatry

 

"Innovate to teach: approaches, methods and strategies in the classroom" is the title of the training course organized by AIMC (Associazione Italiana Maestri Cattolici). In this context, Dr. Caterina Di Stefano, president of the AIMC of Mazara del Vallo, involved me to report on the theme "Emotions and relationships: a journey of growth for teachers and students".

In the past, it was thought that achieving educational goals depended mainly on the cognitive skills and motivation of the student; today we know that in addition to these two conditions, "Emotions" play a fundamental role.

Recent studies show that emotions play a crucial role in children’s skills acquisition. In particular, it has been shown that emotions activate the subcortical centers of the brain (e.g. limbic system and amygdala) responsible for the physiological component of emotion (e.g. sweating, tachycardia, etc.), together with the associative barks that activate cognitive evaluation processes of emotional experience. So if a student learns by experiencing fear of making mistakes, the same areas of the nervous system associated with this emotion will be activated in the future to avoid similar situations, thereby significantly affecting the student’s self-esteem and self-efficacy. The negative emotion associated with that learning behaves as an antagonist of learning itself. Emotion and cognitive processes represent two interconnected sides of the same coin. This means that when a student recovers information, it will reactivate the emotional experience associated with that learning because both have traced the same synaptic path. The "warm cognition" thus revolutionizes learning modes by associating them with positive emotions and this only happens if a student learns with "joy".

Understanding how emotions affect school learning becomes crucial for teachers, who must be able to manage and value the emotional aspect in their students. The early years of life are crucial for a child’s socio-emotional development. During this phase, he begins to build the foundations of his future relationships through emotional and relational interactions with parents, caregivers and teachers. The quality of early relationships based on empathy and trust is crucial for healthy psychological growth.

Emotions are psychological and physiological responses to internal and external stimuli. They can be effectively classified into positive emotions (e.g., joy, happiness, love, etc.) and negative emotions (e.g., fear, anxiety, sadness, etc.).The latter, although uncomfortable, are essential to our ability to adapt and react to dangerous situations. Emotions influence behavior, interpersonal relationships and the learning process. In children, they manifest differently than in adults. Their ability to express and regulate emotions is still developing. It is important for teachers to recognize and understand these emotions to support children in their growth journey. Emotional language is a powerful tool in the teacher-student relationship. Through the use of emotional language, teachers can provide a safe environment and create a space where children feel free to express their emotions. Positive emotions improve motivation and attention, while managing negative emotions can prevent distractions and problematic behaviors.

Associating positive emotions with the acquisition of learning content is essential to foster a supportive and inclusive learning environment. Teachers must become increasingly aware of the importance of emotional language and management to support children in their personal and academic development.

The teacher can promote in pupils the experimentation of positive emotions through specific relational and communication strategies. In particular:

  • active and empathetic listening allows the student to feel understood and recognized in their own subjective experience;
  • the expression of genuine positive feedback and appreciation fosters a sense of self-efficacy and personal value;
  • the behaviors of kindness and care contribute to building a welcoming and reassuring atmosphere;
  • encouragement and support sustain motivation and strengthen the perception of meaningful emotional support;
  • sharing positive experiences facilitates the construction of educational ties and the consolidation of the teacher-pupil relationship.

The effectiveness of these interventions is closely related to the personal and professional characteristics of the teacher, as well as his ability to establish a genuine relationship, in which the student can perceive a real interest and involvement towards them.

Investing time in understanding emotions can transform the teacher-student relationship by making it more effective and meaningful. Teachers are called to be empathetic guides, ready to listen and respond to the emotional needs of their pupils.

It is therefore necessary that teachers have a new approach that values, beyond the didactic and cognitive side, learning associated with positive emotions. In this way, the teacher will become a significant figure also on the relational side contributing to the academic success of their students, even those with special learning needs.


"Emociones y relaciones: un camino de crecimiento para docentes y alumnos"

 Por Antonio Dr. Ferro, médico especialista en neuropsiquiatría infantil

"Innovar para enseñar: enfoques, métodos y estrategias en el aula" es el título del curso de formación organizado por la AIMC (Asociación Italiana de Maestros Católicos). En este contexto, la Dra. Caterina Di Stefano, presidenta de la AIMC de Mazara del Vallo, me invitó a presentar la ponencia "Emociones y relaciones: un camino de crecimiento para docentes y alumnos".

Anteriormente, se creía que el logro de los objetivos educativos dependía principalmente de las habilidades cognitivas y la motivación del alumno; hoy sabemos que, además de estas dos condiciones, las emociones desempeñan un papel fundamental.

Estudios recientes demuestran que las emociones son cruciales para la adquisición de habilidades en los niños. En particular, se ha demostrado que las emociones activan los centros subcorticales del cerebro (p. ej., el sistema límbico y la amígdala) responsables del componente fisiológico de la emoción (p. ej., sudoración, taquicardia, etc.), junto con la asociación. Los ladridos activan procesos de evaluación cognitiva de la experiencia emocional. Si un estudiante aprende experimentando miedo a cometer errores, las mismas áreas del sistema nervioso asociadas con esta emoción se activarán en el futuro para evitar situaciones similares, afectando significativamente su autoestima y autoeficacia. La emoción negativa asociada con ese aprendizaje actúa como antagonista del aprendizaje mismo. La emoción y los procesos cognitivos representan dos caras interconectadas de la misma moneda. Esto significa que cuando un estudiante recupera información, reactivará la experiencia emocional asociada con ese aprendizaje, ya que ambas han recorrido la misma vía sináptica. La "cognición cálida" revoluciona así los modos de aprendizaje al asociarlos con emociones positivas, y esto solo ocurre si el estudiante aprende con alegría.

 Comprender cómo las emociones afectan el aprendizaje escolar se vuelve crucial para los docentes, quienes deben ser capaces de gestionar y valorar el aspecto emocional en sus estudiantes. Los primeros años de vida son cruciales para el desarrollo socioemocional del niño. Durante esta etapa, comienza a construir las bases de sus futuras relaciones a través de interacciones emocionales y relacionales con padres, cuidadores y maestros. La calidad de las primeras relaciones se basa en La empatía y la confianza son cruciales para un desarrollo psicológico saludable.

 Las emociones son respuestas psicológicas y fisiológicas a estímulos internos y externos. Se pueden clasificar eficazmente en emociones positivas (p. ej., alegría, felicidad, amor, etc.) y negativas (p. ej., miedo, ansiedad, tristeza, etc.). Estas últimas, aunque incómodas, son esenciales para nuestra capacidad de adaptación y reacción ante situaciones peligrosas. Las emociones influyen en el comportamiento, las relaciones interpersonales y el proceso de aprendizaje. En los niños, se manifiestan de forma diferente que en los adultos. Su capacidad para expresar y regular las emociones aún está en desarrollo. Es importante que los docentes reconozcan y comprendan estas emociones para apoyar a los niños en su proceso de crecimiento. El lenguaje emocional es una herramienta poderosa en la relación docente-alumno. Mediante el uso del lenguaje emocional, los docentes pueden proporcionar un entorno seguro y crear un espacio donde los niños se sientan libres para expresar sus emociones. Las emociones positivas mejoran la motivación y la atención, mientras que la gestión de las emociones negativas puede prevenir distracciones y comportamientos problemáticos.

 Asociar las emociones positivas con la adquisición de contenidos de aprendizaje es esencial para fomentar un entorno de aprendizaje inclusivo y de apoyo. Los docentes deben ser cada vez más conscientes de la importancia del lenguaje emocional y su gestión. Apoyar a los niños en su desarrollo personal y académico.

 El docente puede promover en los alumnos la experimentación de emociones positivas mediante estrategias relacionales y comunicativas específicas. En particular:

La escucha activa y empática permite al alumno sentirse comprendido y reconocido en su propia experiencia subjetiva;

la expresión de retroalimentación positiva y aprecio genuinos fomenta un sentido de autoeficacia y valía personal;

las conductas de amabilidad y cuidado contribuyen a crear un ambiente acogedor y de confianza;

el aliento y el apoyo mantienen la motivación y fortalecen la percepción de un apoyo emocional significativo;

compartir experiencias positivas facilita la construcción de vínculos educativos y la consolidación de la relación docente-alumno.

 La eficacia de estas intervenciones está estrechamente relacionada con las características personales y profesionales del docente, así como con su capacidad para establecer una relación genuina, en la que el alumno pueda percibir un interés y una implicación reales.

 Invertir tiempo en comprender las emociones puede transformar la relación docente-alumno, haciéndola más efectiva y significativa. Los docentes están llamados a ser guías empáticos, dispuestos a escuchar y responder a las necesidades emocionales de sus alumnos.

 Por lo tanto, es necesario que los docentes adopten un nuevo enfoque que valore, más allá del aspecto didáctico y cognitivo, el aprendizaje asociado a las emociones positivas. De esta manera, el docente se convertirá en una figura clave también en el plano relacional, contribuyendo al éxito académico de sus alumnos, incluso de aquellos con necesidades educativas especiales.

  

« Émotions et relations : un cheminement de croissance pour les enseignants et les élèves »

 

pour Antonio dott. Ferro, médecin spécialiste en neuropischiatrie infantile

 « Innover pour enseigner : approches, méthodes et stratégies en classe » est le titre de la formation organisée par l'AIMC (Associazione Italiana Maestri Cattolici). Dans ce cadre, le Dr Caterina Di Stefano, présidente de l'AIMC de Mazara del Vallo, m'a sollicité pour présenter le thème « Émotions et relations : un cheminement de croissance pour les enseignants et les élèves ».

 Autrefois, on pensait que la réussite scolaire dépendait principalement des capacités cognitives et de la motivation de l'élève ; aujourd'hui, nous savons qu'en plus de ces deux conditions, les émotions jouent un rôle fondamental.

 Des études récentes montrent que les émotions jouent un rôle crucial dans l'acquisition des compétences chez l'enfant. Il a notamment été démontré que les émotions activent les centres sous-corticaux du cerveau (par exemple, le système limbique et l'amygdale) responsables de la composante physiologique de l'émotion (par exemple, la transpiration, la tachycardie, etc.), ainsi que les associations neuronales qui activent les processus d'évaluation cognitive de l'expérience émotionnelle. Ainsi, si un élève apprend en éprouvant la peur de commettre des erreurs, les mêmes zones du système nerveux associées à cette émotion seront activées ultérieurement pour éviter des situations similaires, ce qui affectera significativement son estime de soi et son sentiment d'efficacité personnelle. L'émotion négative associée à cet apprentissage agit comme un antagoniste de l'apprentissage lui-même. Émotion et processus cognitifs sont les deux faces d'une même pièce. Cela signifie que lorsqu'un élève se remémore une information, cela réactive l'expérience émotionnelle associée à cet apprentissage, car les deux empruntent le même chemin synaptique. La « cognition chaleureuse » révolutionne ainsi les modes d'apprentissage en les associant à des émotions positives, et cela ne se produit que si l'élève apprend avec plaisir. Comprendre l'influence des émotions sur l'apprentissage scolaire est essentiel pour les enseignants, qui doivent être capables de gérer et de valoriser la dimension émotionnelle chez leurs élèves. Les premières années de la vie sont cruciales pour le développement socio-émotionnel de l'enfant. Durant cette phase, il pose les fondements de ses relations futures grâce à des interactions émotionnelles et relationnelles avec ses parents, ses proches et ses enseignants. La qualité de ces premières relations, fondées sur l'empathie et la confiance, est essentielle à un développement psychologique harmonieux.

 Les émotions sont des réponses psychologiques et physiologiques à des stimuli internes et externes. Elles peuvent être classées en émotions positives (joie, bonheur, amour, etc.) et négatives (peur, anxiété, tristesse, etc.). Ces dernières, bien que désagréables, sont indispensables à notre capacité d'adaptation et de réaction face aux situations dangereuses. Les émotions influencent le comportement, les relations interpersonnelles et l'apprentissage. Chez l'enfant, elles se manifestent différemment que chez l'adulte. Sa capacité à exprimer et à réguler ses émotions est encore en développement. Il est important que les enseignants reconnaissent et comprennent ces émotions afin d'accompagner les enfants dans leur développement. Le langage émotionnel est un outil précieux dans la relation enseignant-élève. Grâce à un langage émotionnel adapté, les enseignants peuvent créer un environnement sécurisant et un espace où les enfants se sentent libres d'exprimer leurs émotions. Les émotions positives améliorent la motivation et l'attention, tandis que la gestion des émotions négatives permet de prévenir les distractions et les comportements problématiques.

Associer les émotions positives à l'acquisition des connaissances est essentiel pour favoriser un environnement d'apprentissage bienveillant et inclusif. Les enseignants doivent être de plus en plus conscients de l'importance du langage émotionnel et de sa gestion pour accompagner les enfants dans leur développement personnel et scolaire.

 L'enseignant peut encourager les élèves à explorer les émotions positives grâce à des stratégies relationnelles et de communication spécifiques. En particulier :

 • une écoute active et empathique permet à l'élève de se sentir compris et reconnu dans son vécu ;

 • des retours positifs et des marques d'appréciation sincères favorisent le sentiment d'efficacité personnelle et l'estime de soi ;

 • des comportements bienveillants et attentifs contribuent à créer une atmosphère accueillante et rassurante ;

 • les encouragements et le soutien maintiennent la motivation et renforcent le sentiment d'un soutien émotionnel significatif ;

 • le partage d'expériences positives facilite la construction des liens éducatifs et la consolidation de la relation enseignant-élève. L'efficacité de ces interventions est étroitement liée aux qualités personnelles et professionnelles de l'enseignant, ainsi qu'à sa capacité à établir une relation authentique, dans laquelle l'élève perçoit un intérêt et un engagement réels.

 Consacrer du temps à la compréhension des émotions peut transformer la relation enseignant-élève en la rendant plus efficace et plus significative. Les enseignants sont appelés à être des guides empathiques, à l'écoute et prêts à répondre aux besoins émotionnels de leurs élèves.

 Il est donc nécessaire que les enseignants adoptent une nouvelle approche qui valorise, au-delà des aspects didactiques et cognitifs, un apprentissage associé aux émotions positives. Ainsi, l'enseignant deviendra une figure importante sur le plan relationnel, contribuant à la réussite scolaire de ses élèves, y compris ceux qui présentent des besoins d'apprentissage spécifiques.

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LES DROITS DES FEMMES

 

BINTI SOLIDARITÉ | IDAP | ISP Lubumbashi

 


 Clôture du Mois de droit dédié aux Femmes

Nous avons clôturé avec fierté le mois dédié aux droits des femmes, aux côtés des étudiantes de l’ISP Lubumbashi et des élèves de l’IDAP.

Un moment fort, marqué par des échanges inspirants, des témoignages puissants et une conviction commune :

- les femmes ont non seulement le droit de rêver, mais surtout le pouvoir d’agir.

À travers cette initiative portée par BINTI SOLIDARITÉ, nous réaffirmons notre engagement pour l’autonomisation des jeunes filles et des femmes, à travers l’éducation, l’entrepreneuriat et le leadership.

Ces images témoignent d’une chose essentielle :

- une génération de femmes qui ose, qui s’élève et qui construit.

Ce n’est pas une fin, mais le début d’un mouvement.




venerdì 3 aprile 2026

PAX VOBISCUM

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COSTRUTTORI DI PACE

In questa Pasqua 2026, abbiamo un grandissimo bisogno che si avveri il saluto di Cristo risorto: «Pace a voi!». In un mondo frantumato e sconvolto, il nostro augurio è che queste parole raggiungano tutti: chi pensa di poter dirimere i conflitti con le armi, come pure chi subisce pesantemente le drammatiche conseguenze della guerra, in particolare le vittime innocenti. Che le parole di Cristo scuotano davvero le coscienze affinché si riprendano con coraggio le vie della pace, le uniche compatibili con il rispetto della dignità umana!

Non possiamo rassegnarci alla guerra e alla dittatura delle armi. Non possiamo lasciarci anestetizzare dall’indifferenza o dall’abitudine. In un mondo fortemente interconnesso e che ha raggiunto un livello inimmaginabile di sviluppo tecnologico, dalla guerra tutti usciamo perdenti. La guerra è sempre e per tutti una sconfitta dolorosa, che serve solo a provocare distruzione, morte e ferite difficili da rimarginare, logorando la dignità umana di quelli che ne sono coinvolti.

Come cristiani, sappiamo che in Cristo la pace è possibile. Questa consapevolezza non possiamo non annunciarla a tutti. Per i cristiani, la pace non è una teoria, ma una Persona che porta perdono, riconciliazione, fratellanza e vita nuova. Lo viviamo e lo proclamiamo in modo particolare nei giorni di Pasqua.

Nel momento in cui la guerra sconvolge la vita di tanti, di troppi popoli, con conseguenze gravissime a livello globale, il nostro grido, il nostro appello è sempre e ancora una volta di pace: «Pace a voi!». E all’appello alla pace si unisce il nostro impegno a promuoverla.

(Civiltà Cattolica)

ARTISANS DE PAIX

En cette Pâques 2026, nous avons désespérément besoin que la promesse du Christ ressuscité se réalise : « La paix soit avec vous ! » Dans un monde brisé et troublé, nous espérons que ces mots parviendront à tous : à ceux qui pensent pouvoir résoudre les conflits par les armes, comme à ceux qui subissent les conséquences tragiques de la guerre, en particulier les victimes innocentes. Puisse la parole du Christ réveiller véritablement les consciences afin que nous revenions courageusement sur les chemins de la paix, les seuls compatibles avec le respect de la dignité humaine !

Nous ne pouvons-nous résigner à la guerre et à la dictature des armes. Nous ne pouvons-nous laisser engourdir par l'indifférence ou l'habitude. Dans un monde hyperconnecté ayant atteint un niveau de développement technologique inimaginable, nous sortons tous perdants de la guerre. La guerre est toujours et pour tous une défaite douloureuse, qui ne fait qu'engendrer destruction, mort et blessures difficiles à guérir, érodant la dignité humaine de ceux qui y sont impliqués.

En tant que chrétiens, nous savons que la paix est possible en Christ. Nous ne pouvons manquer de proclamer cette vérité à tous. Pour les chrétiens, la paix n'est pas une théorie, mais une Personne qui apporte le pardon, la réconciliation, la fraternité et une vie nouvelle. Nous la vivons et la proclamons tout particulièrement pendant les jours de Pâques.

À l'heure où la guerre bouleverse la vie de tant de peuples, avec de graves conséquences à l'échelle mondiale, notre cri, notre appel, est toujours et encore un appel à la paix : « Que la paix soit avec vous !» Et cet appel à la paix s'accompagne de notre engagement à la promouvoir.

(Civiltà Cattolica)

PACIFICADORES

En esta Pascua de 2026, necesitamos urgentemente que se cumpla el saludo de Cristo resucitado: «¡La paz sea con vosotros!». En un mundo devastado y convulso, nuestra esperanza es que estas palabras lleguen a todos: a quienes creen poder resolver los conflictos con armas, así como a quienes sufren las trágicas consecuencias de la guerra, especialmente las víctimas inocentes. Que las palabras de Cristo conmuevan verdaderamente las conciencias para que volvamos con valentía a los caminos de la paz, ¡los únicos compatibles con el respeto a la dignidad humana!

No podemos resignarnos a la guerra ni a la dictadura de las armas. No podemos permitir que la indiferencia o la costumbre nos adormezcan. En un mundo altamente interconectado que ha alcanzado un nivel inimaginable de desarrollo tecnológico, todos salimos perdiendo de la guerra. La guerra es siempre y para toda una dolorosa derrota, que solo sirve para causar destrucción, muerte y heridas difíciles de sanar, erosionando la dignidad humana de quienes participan.

Como cristianos, sabemos que la paz es posible en Cristo. No podemos dejar de proclamar esta verdad a todos. Para los cristianos, la paz no es una teoría, sino una Persona que trae perdón, reconciliación, fraternidad y vida nueva. Vivimos y proclamamos esto especialmente durante los días de Pascua.

En un momento en que la guerra perturba la vida de tantos pueblos, con graves consecuencias a nivel mundial, nuestro clamor, nuestro llamado, es siempre y una vez más por la paz: «¡La paz sea con ustedes!». Y el llamado a la paz se une a nuestro compromiso de promoverla.

En un momento en que la guerra perturba la vida de tantos pueblos, con graves consecuencias a nivel mundial, nuestro clamor, nuestro llamado, es siempre y una vez más por la paz: «¡La paz sea con ustedes!». Y el llamado a la paz se une a nuestro compromiso de promoverla.

(Civiltà Cattolica)

PEACE BUILDERS

This Easter 2026, we desperately need the resurrected Christ's greeting to come true: "Peace be with you!" In a shattered and troubled world, our hope is that these words will reach everyone: those who think they can resolve conflicts with weapons, as well as those who suffer the tragic consequences of war, especially the innocent victims. May Christ's words truly stir consciences so that we courageously return to the paths of peace, the only ones compatible with respect for human dignity!

We cannot resign ourselves to war and the dictatorship of weapons. We cannot allow ourselves to be anesthetized by indifference or habit. In a highly interconnected world that has reached an unimaginable level of technological development, we all emerge as losers from war. War is always and for everyone a painful defeat, which only serves to cause destruction, death, and wounds difficult to heal, eroding the human dignity of those involved.

As Christians, we know that peace is possible in Christ. We cannot fail to proclaim this awareness to all. For Christians, peace is not a theory, but a Person who brings forgiveness, reconciliation, brotherhood, and new life. We live and proclaim this especially during the days of Easter.

At a time when war disrupts the lives of so many, too many peoples, with grave consequences globally, our cry, our appeal, is always and once again for peace: "Peace be with you!" And the call for peace is joined to our commitment to promoting it.

(Civiltà Cattolica)

 

 


giovedì 2 aprile 2026

L'AMOUR DE DIEU

 

*fr-en-es-it*


Pâques, la victoire 

de l’amour de Dieu


par Vincent Dollmann


Le cœur aimant du Christ

Dans sa dernière Encyclique du 24 octobre 2024, intitulée Dilexit nos, Il nous a aimés, le Pape François nous a laissé un enseignement sur le Sacré-Cœur de Jésus. Le cœur d’une personne, dans la Tradition biblique, désigne son « centre caché, insaisissable par la raison » et son « lieu de la décision et de la rencontre » (Catéchisme de l’Eglise Catholique n. 2563).

Pour Jésus, le cœur révèle son amour humain et divin, et son identité d’homme-Dieu. On peut dire qu’en lui, le cœur humain et le cœur divin battent à l’unisson.

Quand il touche un malade, c’est une activité de son humanité, mais lorsque ce toucher guérit, cela provient de sa puissance divine. Ses gestes humains deviennent ainsi salutaires par la force de sa divinité.

La victoire de l’amour de Jésus

Le titre de l’Encyclique Dilexit nos est un verset d’un hymne de l’épitre aux Romains qui chante la victoire de l’amour de Dieu obtenue par la mort et la résurrection de Jésus son Fils (Cf. Rm 8, 31-39). Saint Paul loue Dieu pour le salut offert gratuitement et définitivement à l’humanité et pour Jésus institué comme intercesseur. Par sa mort et sa résurrection, il a été établi Seigneur des vivants et des morts ; lui seul peut guérir et recréer le cœur de l’homme. Saint Paul poursuit ainsi sa louange en évoquant son expérience de l’amour de Dieu dans les épreuves de son ministère. L’apôtre s’y appuie pour exprimer sa confiance en la victoire de l’amour de Dieu sur toutes les puissances du mal et de la mort. Il conclut par un acte de foi et d’espérance : « Rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Rm 8,39).

Notre réponse à l’amour du Christ

Le Pape François, dans son encyclique Dilexit nos, il nous a aimés, de même que le Pape Léon XIV plus récemment dans son Exhortation Dilexi te, je t’ai aimé (4 octobre 2025), nous invitent à contempler l’amour humain et divin du Cœur de Jésus, un amour personnel et universel, un amour qui éclaire et fortifie, un amour qui donne la vie. Nous sommes même appelés à répondre à cet amour du Christ en nous laissant guider par son enseignement et fortifier par ses sacrements.

Le Pape Benoît XVI en est un bel exemple de fidélité dans la foi et la charité ; avant sa mort le 31décembre 2022, il a prononcé ces derniers mots: « Signore, ti amo, Seigneur je t’aime ».

+Vincent DOLLMANN - Archevêque de Cambrai - A. E.Umec-Wuct


Easter, the Victory of God’s Love

by Vincent Dollmann

  • The Loving Heart of Christ
  • In his latest encyclical of October 24, 2024, entitled Dilexit nos, He Loved Us, Pope Francis offered us a teaching on the Sacred Heart of Jesus. In biblical tradition, a person’s heart refers to its “hidden center, beyond the grasp of reason” and its “place of decision and encounter” (Catechism of the Catholic Church, no. 2563).

  • For Jesus, the heart reveals his human and divine love, and his identity as God-man. It can be said that in him, the human heart and the divine heart beat in unison.

  • When he touches a sick person, it is an act of his humanity, but when that touch heals, it comes from his divine power. His human gestures thus become healing through the force of his divinity.

  • The Victory of Jesus’ Love
  • The title of the encyclical Dilexit nos is a verse from a hymn in the Epistle to the Romans, which celebrates the victory of God’s love obtained through the death and resurrection of Jesus, his Son (cf. Rom 8:31-39). Saint Paul praises God for the salvation freely and definitively offered to humanity and for Jesus, instituted as intercessor. Through his death and resurrection, he was established as Lord of the living and the dead; he alone can heal and recreate the human heart. Saint Paul continues his praise by recalling his experience of God’s love in the trials of his ministry. The apostle draws upon this experience to express his confidence in the victory of God’s love over all the powers of evil and death. He concludes with an act of faith and hope: “Nothing can separate us from the love of God that is in Christ Jesus our Lord” (Romans 8:39).

  • Our Response to the Love of Christ
  • Pope Francis, in his encyclical Dilexit nos, He Has Loved Us, as well as Pope Leo XIV more recently in his Exhortation Dilexit te, I Have Loved You (October 4, 2025), invite us to contemplate the human and divine love of the Heart of Jesus, a personal and universal love, a love that enlightens and strengthens, a love that gives life. We are even called to respond to this love of Christ by allowing ourselves to be guided by his teaching and strengthened by his sacraments.

  • Pope Benedict XVI is a beautiful example of fidelity in faith and charity; before his death on December 31, 2022, he uttered these last words: “Signore, ti amo, Lord, I love you.”

  • +Vincent DOLLMANN - Archbishop of Cambrai - E. A..Umec-Wuct

La Pascua, la Victoria 
del Amor de Dios

Por Vincent Dollmann

El Corazón Amoroso de Cristo
En su última encíclica del 24 de octubre de 2024, titulada Dilexit nos (Nos amó), el Papa Francisco nos ofreció una enseñanza sobre el Sagrado Corazón de Jesús. En la tradición bíblica, el corazón de una persona se refiere a su «centro oculto, más allá del alcance de la razón» y a su «lugar de decisión y encuentro» (Catecismo de la Iglesia Católica, n.º 2563).
Para Jesús, el corazón revela su amor humano y divino, y su identidad como Dios-hombre. Se puede decir que en él, el corazón humano y el corazón divino laten al unísono.
Cuando toca a un enfermo, es un acto de su humanidad; pero cuando ese toque sana, proviene de su poder divino. Sus gestos humanos se convierten así en sanación por la fuerza de su divinidad.

La victoria del amor de Jesús
El título de la encíclica Dilexit nos es un versículo de un himno de la Epístola a los Romanos, que celebra la victoria del amor de Dios obtenida mediante la muerte y resurrección de Jesús, su Hijo (cf. Rom 8,31-39). San Pablo alaba a Dios por la salvación ofrecida gratuita y definitivamente a la humanidad y por Jesús, instituido como intercesor. Mediante su muerte y resurrección, fue establecido como Señor de vivos y muertos; solo él puede sanar y transformar el corazón humano. San Pablo continúa su alabanza recordando su experiencia del amor de Dios en las pruebas de su ministerio. El apóstol se basa en esta experiencia para expresar su confianza en la victoria del amor de Dios sobre todos los poderes del mal y de la muerte. Concluye con un acto de fe y esperanza: «Nada puede separarnos del amor de Dios que está en Cristo Jesús, nuestro Señor» (Romanos 8,39).

Nuestra respuesta al amor de Cristo
El Papa Francisco, en su encíclica Dilexit nos (Él nos ha amado), y más recientemente el Papa León XIV en su Exhortación Dilexit te (Yo os he amado) (4 de octubre de 2025), nos invitan a contemplar el amor humano y divino del Corazón de Jesús, un amor personal y universal, un amor que ilumina y fortalece, un amor que da vida. Estamos llamados incluso a responder a este amor de Cristo dejándonos guiar por su enseñanza y fortalecidos por sus sacramentos.
El Papa Benedicto XVI es un hermoso ejemplo de fidelidad en la fe y la caridad; antes de su muerte, el 31 de diciembre de 2022, pronunció estas últimas palabras: «Signore, ti amo, Señor, te amo».

+Vincent DOLLMANN - Arzobispo de Cambrai - A. E.Umec-Wuct

Pasqua, la vittoria dell'amore di Dio

di Vincent Dollmann

Il Cuore Amorevole di Cristo
Nella sua ultima enciclica del 24 ottobre 2024, intitolata Dilexit nos (Ci ha amati), Papa Francesco ci ha offerto un insegnamento sul Sacro Cuore di Gesù. Nella tradizione biblica, il cuore di una persona si riferisce al suo «centro nascosto, al di là della comprensione della ragione» e al suo «luogo di decisione e di incontro» (Catechismo della Chiesa Cattolica, n. 2563).
Per Gesù, il cuore rivela il suo amore umano e divino, e la sua identità di Dio-uomo. Si può dire che in lui battono all'unisono il cuore umano e il cuore divino.
Quando tocca una persona malata, è un atto della sua umanità, ma quando quel tocco guarisce, proviene dalla sua potenza divina. I suoi gesti umani diventano dunque guarigione attraverso la forza della sua divinità.

La vittoria dell'amore di Gesù
Il titolo dell'enciclica Dilexit nos è un versetto di un inno dell'Epistola ai Romani, che celebra la vittoria dell'amore di Dio ottenuta attraverso la morte e risurrezione di Gesù, suo Figlio (cfr. Rm 8,31-39). San Paolo loda Dio per la salvezza offerta gratuitamente e definitivamente all'umanità e per Gesù, istituito come intercessore. Attraverso la sua morte e risurrezione, egli è stato costituito Signore dei vivi e dei morti; solo lui può guarire e ricreare il cuore umano. San Paolo continua la sua lode ricordando la sua esperienza dell'amore di Dio nelle prove del suo ministero. L'apostolo attinge a questa esperienza per esprimere la sua fiducia nella vittoria dell'amore di Dio su tutte le potenze del male e della morte. Conclude con un atto di fede e di speranza: «Nulla ci separerà dall'amore di Dio che è in Cristo Gesù, nostro Signore» (Romani 8,39).

La nostra risposta all'amore di Cristo
Papa Francesco, nella sua enciclica Dilexit nos, Egli ci ha amati, così come Papa Leone XIV più recentemente nella sua Esortazione Dilexit te, Io vi ho amati (4 ottobre 2025), ci invitano a contemplare l'amore umano e divino del Cuore di Gesù, un amore personale e universale, un amore che illumina e fortifica, un amore che dà vita. Siamo anche chiamati a rispondere a questo amore di Cristo lasciandoci guidare dal suo insegnamento e fortificare dai suoi sacramenti.
Papa Benedetto XVI è un bellissimo esempio di fedeltà nella fede e nella carità; prima della sua morte, il 31 dicembre 2022, pronunciò queste ultime parole: "Signore, ti amo, Signore, ti amo".

+Vincent DOLLMANN - Arcivescovo di Cambrai - A. E.Umec-Wuct