giovedì 26 gennaio 2023

THE HOLOCAUST, A MAD TRAGEDY NOT TO BE FORGOTTEN

 

Every year around 27 January, UNESCO pays tribute to the memory of the victims of the Holocaust and reaffirms its unwavering commitment to counter antisemitism, racism, and other forms of intolerance that may lead to group-targeted violence. The date marks the anniversary of the liberation of the Nazi Concentration and Extermination Camp of Auschwitz-Birkenau by Soviet troops on 27 January 1945. It was officially proclaimed, in November 2005, International Day of Commemoration in Memory of the Victims of the Holocaust by the United Nations General Assembly.

The Holocaust profoundly affected countries in which Nazi crimes were perpetrated, with universal implications and consequences in many other parts of the world. Member States share a collective responsibility for addressing the residual trauma, maintaining effective remembrance policies, caring for historic sites, and promoting education, documentation and research, more than seven decades after the genocide. This responsibility entails educating about the causes, consequences and dynamics of such crimes so as to strengthen the resilience of young people against ideologies of hatred. As genocide and atrocity crimes keep occurring across several regions, and as we are witnessing a global rise of antisemitism and hate speech, this has never been so relevant.

Keeping the memory of the Holocaust alive is the fulfilment of a universal duty, a duty to humanity, which is UNESCO's raison d'être: uprooting hatred, building peace, and, thus, protecting humanity. On this International Day, let us commit to always remembering. We owe it to the victims of the Shoah, we owe it to the survivors, we owe it, finally, to all the generations to come.

 

Audrey AzoulayDirector-General of UNESCO

mercoledì 25 gennaio 2023

COMMUNIQUER AVEC LE COEUR - SPEAKING WITH THE HEART - HABLAR CON EL CORAZON


François invite à

 communiquer 

avec le cœur 

à une époque 

de polarisations


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« L’appel à parler avec le cœur interpelle radicalement notre temps, tellement enclin à l'indifférence et à l'indignation», écrit le Pape François dans son message pour la 57e Journée mondiale des communications, qui a pour thème cette année: "Parler avec le cœur. Selon la vérité dans la charité". Le Saint-Père encourage à aller à contre-courant pour favoriser la paix, à l'exemple de saint François de Sales, patron des journalistes, dont l'Église commémore la mémoire en ce 24 janvier.

 - di Adriana Masotti – Cité du Vatican

 « Dans le contexte dramatique de conflit mondial que nous connaissons, il est urgent d'affirmer une communication qui ne soit pas hostile. (…) Nous avons besoin de communicateurs disposés au dialogue, impliqués dans la promotion du désarmement intégral et engagés à dissiper la psychose de la guerre qui se niche dans nos cœurs ». Cet extrait du message du Pape François pour la Journée mondiale des communications sociales 2023, qui sera célébrée cette année le dimanche 21 mai, montre combien la communication est étroitement liée à l’actualité. Le Pape estime d’ailleurs que communiquer « à cœur et à bras ouverts » n’est pas l’affaire de quelques-uns, mais la responsabilité de tous.

La dynamique de la communication cordiale

Après une édition 2022 liée à l’écoute et une édition 2021 axée sur le regard, le Pape souhaite que la 57e Journée mondiale des communications sociales soit cette fois-ci une invitation à « parler avec le cœur», selon «la vérité dans la charité» (Ep 4,15). Le cœur est en effet ce qui pousse à l'accueil, au dialogue et au partage, déclenchant une dynamique définie par François comme celle de « communiquer cordialement ». Accueillir l'autre, c'est ce qui permet, après l'avoir écouté, de « dire ensuite la vérité de l'amour».

« Nous devons avoir peur non pas de proclamer la vérité, même si elle est parfois inconfortable, mais de le faire sans charité, sans cœur. Parce que « le programme du chrétien - comme l'a écrit Benoît XVI - est "un cœur qui voit"» . Un cœur qui, par ses pulsations, révèle la vérité de notre être et qui, pour cette raison, doit être écouté. Cela incite celui qui écoute à se mettre sur la même longueur d'onde, au point de pouvoir sentir dans son propre cœur les pulsations de l'autre. Alors le miracle de la rencontre peut se produire », écrit le Saint-Père.

Parler avec le cœur signifie laisser entrevoir une participation « aux joies et aux craintes, aux espoirs et aux souffrances des femmes et des hommes de notre temps», estime le Pape. Soit le contraire de ce que suscite un contexte « tellement enclin à l'indifférence et à l'indignation, parfois même sur la base de la désinformation qui falsifie et instrumentalise la vérité ».

Préférer des mots respectueux

Le Pape François donne l'exemple du « mystérieux Voyageur qui converse avec les disciples sur le chemin d’Emmaüs »: parlant avec amour, Jésus accompagne «le chemin de leur douleur», en respectant leur temps de compréhension. Le Souverain Pontife souligne que «de l'histoire marquée par des polarisations et contrapositions - dont, malheureusement, la communauté ecclésiale n'est pas exempte – (…) nous sommes tous appelés à rechercher et à dire la vérité, et à le faire avec charité ».

Cet appel concerne particulièrement les chrétiens, poursuit François, de la bouche desquels «ne devraient pas sortir de paroles mauvaises», mais seulement des paroles capables de faire du bien aux autres et de toucher même les «cœurs les plus endurcis». C'est la « douce force de l'amour» qui a des répercussions sociales.

« Nous en faisons l’expérience dans la coexistence civique, où la gentillesse n'est pas seulement une question de “bonnes manières”, mais un véritable antidote à la cruauté, qui malheureusement peut empoisonner les cœurs et envenimer les relations. Nous en avons besoin dans les médias, afin que la communication ne nourrisse pas un ressentiment qui exaspère, génère de la colère et mène à la confrontation, mais qu’elle aide les gens à réfléchir calmement, à décrypter, avec un esprit critique et toujours respectueux, la réalité dans laquelle ils vivent ».

Saint François de Sales, un exemple à suivre

Le Saint-Père évoque ensuite saint François de Sales, docteur de l'Église, évêque de Genève à une époque de tensions avec les calvinistes, proclamé par Pie XI patron des journalistes catholiques. « Sa douceur, écrit-il, son humanité, sa disposition à dialoguer patiemment avec tout le monde et surtout avec ceux qui s'opposaient à lui, firent de lui un témoin extraordinaire de l'amour miséricordieux de Dieu». Pour lui, la communication était un « reflet de l’âme » et une manifestation d’amour : nous «sommes ce que nous communiquons».

L’enseignement de saint François de Sales, observe le Pape, apparaît « à contre-courant» à une époque où la communication est souvent instrumentalisée. Ses écrits constituent « une lecture extrêmement agréable, instructive et stimulante », avait noté Paul VI. « Si l'on observe le paysage de la communication aujourd'hui, ne s'agit-il pas précisément des caractéristiques auxquelles doit satisfaire un article, un reportage, une émission de radio ou de télévision ou un post sur les réseaux sociaux ? Puissent donc les professionnels de la communication se laisser inspirer par ce saint de la tendresse, en recherchant et en racontant la vérité avec courage et liberté, tout en rejetant la tentation d'utiliser des expressions percutantes et agressives », indique le Souverain Pontife.

Pour l'Église et le monde

Le Pape dit aussi rêver d’une « communication ecclésiale qui sache se laisser guider par l'Esprit Saint, douce et en même temps prophétique, qui sache trouver de nouvelles formes et modalités pour la merveilleuse annonce qu'elle est appelée à porter dans le troisième millénaire. Une communication qui mette au centre la relation avec Dieu et le prochain, en particulier les plus démunis, et qui sache allumer le feu de la foi plutôt que préserver les cendres d'une identité autoréférentielle ».

Le Pape met enfin en avant une « communication qui ne soit pas hostile », nécessaire pour promouvoir une « culture de la paix». L'escalade de la guerre redoutée aujourd’hui par l’humanité, avertit François, doit être freinée «au plus vite, y compris au niveau de la communication » car les mots se transforment souvent « en actions guerrières d'une violence féroce ». Il y a donc un urgent besoin de communicants « disposés au dialogue, impliqués dans la promotion du désarmement intégral et engagés à dissiper la psychose de la guerre qui se niche dans nos cœurs. (...) Toute rhétorique belliqueuse doit être rejetée, de même que toute forme de propagande qui manipule la vérité, la défigurant à des fins idéologiques. Au contraire, il faut promouvoir à tous les niveaux une communication qui aide à créer les conditions pour résoudre les conflits entre les peuples », estime le Saint-Père.

Prière pour les communicants

Le message du Pape François s’achève par une prière pour les professionnels de la communication, « pour qu’ils exercent leur profession comme une mission »: «Que le Seigneur Jésus, Parole pure jaillissant du cœur du Père, nous aide à rendre notre communication libre, limpide et cordiale. Que le Seigneur Jésus, Verbe fait chair, nous aide à nous mettre à l'écoute de la pulsation des cœurs, à nous redécouvrir frères et sœurs, et à désarmer l'hostilité qui divise. Que le Seigneur Jésus, Parole de vérité et d'amour, nous aide à dire la vérité dans la charité, afin de nous sentir gardiens les uns des autres ».

 Vatican News

 

MESSAGE DU PAPE

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lunedì 23 gennaio 2023

IFCU - FIUC CHALLENGES AND OPPORTUNITIES IN A NEW ERA

 

Upcoming IFCU webinars and trainings (Part I: webinars)

The International Federation of Catholic Universities (IFCU) is organizing several webinars in coming months (all times are Paris times). On January 23 at 3.00 pm, Corinne Mellul will discuss the issue of the declining value of a university degree (registration link). On February 2 at 3.30 pm, there will be a presentation of the book "Formation of Teachers for Catholic Schools - Challenges and Opportunities in a New Era" which was recently published in a Springer series co-sponsored by the team from the Global Catholic Education project (registration link). And on February 9 at 4.00 pm, the last session of IFCU's webinar series on the Synodal Process will take place, entitled "The next stage: continental meeting" (registration link). Please register ahead of time if you would like to participate.

Webinaires et formations de la FIUC à venir (Partie I : Webinaires)

La Fédération internationale des universités catholiques (FIUC) organise plusieurs webinaires dans les mois à venir (toutes les heures sont à l'heure de Paris). Le 23 janvier à 15h00, Corinne Mellul abordera la question de la dévalorisation des diplômes universitaires (lien d'inscription). Le 2 février à 15h30, il y aura une présentation du livre "Formation of Teachers for Catholic Schools - Challenges and Opportunities in a New Era" qui a été récemment publié dans une série Springer co-sponsorisée par l'équipe de Global Catholic Education (lien d'inscription). Et le 9 février à 16h00 aura lieu la dernière session de la série de webinaires de la FIUC sur le Processus synodal, intitulée "La prochaine étape : la rencontre continentale" (lien d'inscription). Veuillez vous inscrire à l'avance si vous souhaitez participer.

Próximos seminarios web y capacitaciones de la FIUC (Parte I: seminarios web)

La Federación Internacional de Universidades Católicas (FIUC) está organizando varios seminarios web en los próximos meses (todos los horarios son de París). El 23 de enero a las 15.00 horas, Corinne Mellul abordará el tema de la disminución del valor de los títulos universitarios (enlace de registro). El 2 de febrero a las 15.30 horas se realizará la presentación del libro "Formación de docentes para las escuelas católicas - Desafíos y oportunidades en una nueva era" que se publicó recientemente en una serie de Springer copatrocinada por el equipo de Global Catholic Education (enlace de registro). Y el 9 de febrero a las 16.00 horas tendrá lugar la última sesión de la serie de seminarios web de la FIUC sobre el Proceso Sinodal, titulada "La próxima etapa: encuentro continental" (enlace de registro). Por favor regístrese con anticipación si desea participar.

 

 

venerdì 6 gennaio 2023

EDUCAR CON FRATERNIDAD - EDUCATION ET FRATERNITE' - EDUCATION AND FRATERNITY


es - fr - en  

"Educar con fraternidad". Intención de oración del Papa en enero

 

En el primer Video del Papa del 2023, Francisco —como ha reiterado varias veces en su pontificado— pone el acento en la importancia de los educadores. El Santo Padre pide añadir un contenido nuevo a la enseñanza: la fraternidad, un ingrediente clave en la búsqueda de un mundo cercano a los más vulnerables.

El Video del Papa acaba de comenzar su octavo año consecutivo publicando la intención de oración que el Santo Padre confía a toda la Iglesia Católica a través de la Red Mundial de Oración del Papa. Para inaugurar el 2023, Francisco ha elegido lanzar un mensaje a los educadores con una propuesta singular: “añadir un nuevo contenido en la enseñanza: la fraternidad”.

“Quiero proponer a los educadores que añadan un nuevo contenido en la enseñanza: la fraternidad. La educación es un acto de amor que ilumina el camino para que recuperemos el sentido de la fraternidad, para que no ignoremos a los más vulnerables. El educador es un testigo que no entrega sus conocimientos mentales, sino sus convicciones, su compromiso con la vida. Uno que sabe manejar bien los tres lenguajes: el de la cabeza, el del corazón y el de las manos, armonizados. Y de ahí la alegría de comunicar. Y ellos serán escuchados mucho más atentamente y serán creadores de comunidad. ¿Por qué? Porque están sembrando este testimonio. Oremos para que los educadores sean testigos creíbles, enseñando la fraternidad en lugar de la confrontación y ayudando especialmente a los jóvenes más vulnerables.”

Cabeza, corazón y manos: testigos de fraternidad

En este Video del Papa, Francisco quiere ampliar el alcance de la actividad educadora, para que no esté centrada solo en el contenido. Para el Papa, el educador es un testigo de fraternidad que no entrega “sus conocimientos mentales, sino sus convicciones, su compromiso con la vida”. De este modo, los educadores podrán ser “escuchados mucho más atentamente y serán creadores de comunidad”. “Educar —había dicho también el Santo Padre el año pasado en conversación con una delegación del ‘Global Researchers Advancing Catholic Education Project’— es arriesgar en la tensión entre la cabeza, el corazón y las manos: en armonía, hasta el punto de pensar lo que siento y hago; de sentir lo que pienso y hago; de hacer lo que siento y pienso. Es una armonía”.

Una escuela, un campo de fútbol, un profesor

El video de enero del Papa -que comienza con la palabra fraternidad, escrita en una pizarra como si fuera una asignatura didáctica- acompaña la reflexión de Francisco con la narración de una historia, ambientada en una escuela. Un niño, marginado por sus compañeros durante los partidos de fútbol, permanece solo en un rincón hasta que un profesor, al darse cuenta de su malestar, decide ocuparse de él. No lo hace con palabras, sino con su testimonio de vida: se queda con él, día tras día, y con pasión y perseverancia le enseña a jugar. Hasta que, una mañana, lo encuentra junto a esos mismos compañeros que antes lo habían marginado: está jugando con ellos y, cuando marca su primer gol, se lo dedica precisamente al maestro, al testigo creíble que lo ha ayudado.

No olvidar a los más vulnerables

El P. Frédéric Fornos S.J., Director Internacional de la Red Mundial de Oración del Papa, comentó acerca de esta primera intención de oración del 2023: “Una vez más, frente a los desafíos del mundo, el Papa Francisco vuelve a insistir sobre la fraternidad. Es la brújula de su encíclica Fratelli Tutti. Es el único camino para la humanidad, por eso la educación es esencial. El Papa confía en educadores ‘que sean testigos creíbles’, que puedan enseñar la fraternidad en lugar de la confrontación. Cuando miramos a Jesús aprendemos que solo se comunica y transmite a los demás lo que uno vive. Esto pide coherencia de vida entre lo que uno dice y lo que hace. Es una gracia, por eso nos invita a rezar para recibirla”.

VIDEO

 

En janvier, François invite à prier pour les éducateurs

Dans sa première Vidéo du Pape de 2023, le Pape François souligne l’importance des éducateurs. Le Saint-Père demande d’ajouter un nouveau contenu à l'enseignement : la fraternité, un ingrédient clé dans la recherche d’un monde proche des plus vulnérables. Le Pape demande que les éducateurs soient des témoins crédibles, qui voient dans la fraternité le meilleur moyen d’aider les plus démunis.

 

Voici le texte intégral de l'appel du Pape François:

Je voudrais proposer aux éducateurs d’ajouter un nouveau contenu à leur enseignement : la fraternité.

L’éducation est un acte d’amour qui éclaire le chemin afin que nous retrouvions le sens de la fraternité et que les plus vulnérables ne soient pas ignorés.

L’éducateur est un témoin qui ne transmet pas ses connaissances mentales, mais ses convictions et son engagement dans la vie.

C’est celui qui sait bien manier les trois langues : la langue de la tête, du cœur et des mains, en harmonie. Et donc la joie de communiquer.

C’est ce genre d’éducateur qui sera écouté avec beaucoup plus d’attention et qui sera en mesure de créer une communauté. Pourquoi ? Parce qu’il sème ce témoignage.

Prions pour que les éducateurs soient des témoins crédibles, en enseignant la fraternité plutôt que la compétition, et en aidant tout particulièrement les jeunes les plus vulnérables.


Pope Francis' January prayer intention: For educators

Pope Francis invites the faithful to pray “that educators may be credible witnesses, teaching fraternity rather than confrontation and helping especially the youngest and most vulnerable above all.”

By Christopher Wells

In his prayer intention for January, Pope Francis invites educators to add “fraternity” to the content of their teaching, noting that “educators are witness who impart not only their mental knowledge, but also their convictions, their commitment to life.”

He added that education itself is an “act of love” that can show us the way “to recover a sense of fraternity, so we will not ignore those who are most vulnerable.”

Pope Francis called on the faithful to pray “that educators may be credible witnesses, teaching fraternity rather than confrontation, and helping especially the youngest and most vulnerable above all.”

Broadening the reach of education

In a press release accompanying the Pope’s first prayer intention for 2023, the Pope’s Worldwide Prayer network explains that the Holy Father “wants to broaden the reach of education, so it will not be centred only on content.” As authentic witnesses, the Pope expresses his hope that educators will be able “to be heeded more attentively and will be builders of community.”

Jesuit Father Frédéric Fornos, the Director of the Prayer Network, says that fraternity “is the only path for humanity, and this is why education is essential.”

Emphasizing the importance of coherence between what is taught and the lives of those who teach, Fr Fornos points to Jesus, from whom we learn “that we can only communicate and transmit to others what we ourselves live.” This, he said, “requires coherence in our lives between what we say and what we do.”

VIDEO

domenica 1 gennaio 2023

PEACE INTERNATIONAL DAY 2023

 

MESSAGE OF HIS HOLINESS POPE
FRANCIS
FOR THE

56th WORLD DAY OF PEACE

1 JANUARY 2023

No one can be saved alone.

Combatting Covid-19 together, embarking together on paths of peace

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martedì 27 dicembre 2022

EDUCATION AT A GLANCE 2022 - REGARDS SUR L'EDUCATION 2022


 Education at a Glance 2022

An important report published every year is the OECD's Education at a Glance. The report provides information on the structure, finances and performance of education systems across OECD countries and partner economies. The 2022 issue was published in October. It focused on tertiary education, looking at the rise of tertiary attainment and the associated benefits for individuals and for societies. It also considered the costs of tertiary education and how spending on education is divided across levels of government and between the state and individuals. A specific chapter was dedicated to the COVID crisis and the shift from crisis management to recovery. Two new indicators on professional development for teachers and school heads and on the profile of academic staff complemented this year's edition. To make sure readers are aware of this resource, we wanted to feature it before the end of the year. The report is available here.

 Regards sur l'éducation 2022

 Un rapport important publié chaque année est le Regards sur l'éducation de l'OCDE. Le rapport fournit des informations sur la structure, le financement et les performances des systèmes éducatifs dans les pays de l'OCDE et les économies partenaires. Le numéro 2022 a été publié en octobre. Il s'est concentré sur l'enseignement supérieur, en examinant l'augmentation du niveau d'études supérieures et les avantages associés pour les individus et pour les sociétés. Il a également examiné les coûts de l'enseignement supérieur et la manière dont les dépenses d'éducation sont réparties entre les niveaux de gouvernement et entre l'État et les individus. Un chapitre spécifique a été consacré à la crise de la COVID et au passage de la gestion de crise à la reprise. Deux nouveaux indicateurs sur le développement professionnel des enseignants et chefs d'établissement et sur le profil du personnel académique ont complété l'édition de cette année. Pour nous assurer que les lecteurs connaissent cette ressource, nous voulions la présenter avant la fin de l'année. Le rapport est disponible ici.

 Educación de un vistazo 2022

Un informe importante que se publica cada año es Education at a Glance de la OCDE. El informe proporciona información sobre la estructura, las finanzas y el desempeño de los sistemas educativos en los países de la OCDE y las economías asociadas. El número de 2022 se publicó en octubre. Se centró en la educación terciaria, analizando el aumento de los logros terciarios y los beneficios asociados para las personas y las sociedades. También consideró los costos de la educación terciaria y cómo se divide el gasto en educación entre los niveles de gobierno y entre el estado y los individuos. Se dedicó un capítulo específico a la crisis del COVID y al paso de la gestión de crisis a la recuperación. Dos nuevos indicadores sobre el desarrollo profesional de docentes y directores de escuela y sobre el perfil del personal académico complementaron la edición de este año. Para asegurarnos de que los lectores conozcan este recurso, queríamos presentarlo antes de fin de año. El informe está disponible aquí.



 

sabato 24 dicembre 2022

UNE CRECHE NOUS PARLE ET NOUS ORIENTE

SOLENNITÉ DE LA NATIVITÉ DU SEIGNEUR

 HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS

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 Cette nuit, que nous dit-elle encore pour nos vies ? Deux mille ans après la naissance de Jésus, après tant de Noëls fêtés dans les décorations et les cadeaux, après tant de consumérisme voilant le mystère que nous célébrons, il y a un risque : nous savons beaucoup de choses sur Noël, mais nous en oublions le sens. Comment alors retrouver le sens de Noël ? Et surtout, où aller le chercher ? L'Évangile de la naissance de Jésus semble avoir été écrit justement pour cela : nous prendre par la main et nous ramener là où Dieu le veut. Suivons l’Évangile.

 Il commence en effet par une situation similaire à la nôtre : tout le monde est occupé et s'affaire à un événement important à célébrer, le grand recensement qui demande beaucoup de préparatifs. En ce sens, l'atmosphère de l'époque est semblable à celle qui nous entoure aujourd'hui à Noël. Mais le récit évangélique s’éloigne de ce décor mondain. Il quitte très vite ce cadre pour souligner une autre réalité sur laquelle il insiste. Il s'attarde sur un petit objet, apparemment insignifiant, qu'il mentionne à trois reprises et sur lequel les acteurs du récit convergent : d'abord Marie qui pose Jésus « dans une mangeoire » (Lc 2, 7) ; ensuite les anges qui annoncent aux bergers « un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire » (v. 12) ; enfin les bergers qui trouvent « le nouveau-né couché dans la mangeoire » (v. 16). La mangeoire : c’est là qu’il faut regarder pour retrouver le sens de Noël. Mais pourquoi la mangeoire est-elle si importante ? Parce qu'elle est le signe, et ce n’est pas un hasard, avec lequel le Christ entre sur la scène du monde. Elle est le manifeste avec lequel il se présente, la manière de Dieu de naître dans l'histoire afin de faire renaitre l’histoire. Que veut-il donc nous dire à travers la mangeoire ? il veut nous dire au moins trois choses : la proximité, la pauvreté et le concret.

 1.     PROXIMITE’La mangeoire sert à porter la nourriture à la bouche et à la consommer plus rapidement. Elle peut donc symboliser un aspect de l'humanité : l’avidité à consommer. Alors que les animaux de l'étable consomment de la nourriture, les hommes avides de pouvoir et d'argent, consomment leurs proches, leurs frères. Combien de guerres ! En combien de lieux, aujourd'hui encore, la dignité et la liberté sont-elles foulées aux pieds ! Et les principales victimes de l’avidité humaine sont toujours les personnes fragiles, les faibles. En ce Noël, une fois encore, l’humanité insatiable d'argent, insatiable de pouvoir et insatiable de plaisir ne laisse aucune place aux plus petits, aux enfants à naître, nombreux, aux pauvres, aux oubliés ; comme pour Jésus (cf. v. 7). Je pense surtout aux enfants dévorés par les guerres, la pauvreté et l'injustice. Mais c’est là justement que Jésus vient, enfant dans la mangeoire du rejet et de l'exclusion. Dans l’enfant de Bethléem, se trouve tout enfant. Et c’est une invitation à regarder la vie, la politique et l'histoire avec les yeux des enfants.

 Dieu s’installe dans la mangeoire de l’exclusion et de l'inconfort.  Il va là parce que c'est là que se trouve le problème de l'humanité : l'indifférence générée par l’empressement avide de posséder et de consommer. Le Christ naît là et, dans cette mangeoire, nous le découvrons proche. Il va là où l’on dévore la nourriture, pour se faire notre nourriture. Dieu n'est pas un père qui dévore ses enfants, mais le Père qui, en Jésus, fait de nous ses enfants et nous nourrit de sa tendresse. Il vient toucher nos cœurs et nous dire que la seule force qui change le cours de l'histoire est l'amour. Il ne reste pas distant, il ne reste pas puissant, mais il se fait proche et humble. Lui qui siège dans le ciel, se laisse coucher dans une mangeoire.

 Frère, sœur, Dieu cette nuit se fait proche de toi parce que tu lui importes. De la mangeoire, il te dit, comme une nourriture pour ta vie : "Si tu te sens consumé par les événements, si ta culpabilité et ton inaptitude te dévorent, si tu as faim de justice, moi, Dieu, je suis avec toi. Je sais ce que tu vis, je l'ai éprouvé dans cette mangeoire. Je connais tes misères et ton histoire. Je suis né pour te dire que je suis et serai toujours proche de toi ". La mangeoire de Noël, premier message d'un Dieu enfant, nous dit qu'Il est avec nous, qu'Il nous aime, qu'Il nous cherche. Courage, ne te laisses pas vaincre par la peur, la résignation, le découragement. Dieu naît dans une mangeoire pour te faire renaître justement là où tu pensais avoir touché le fond. Il n'y a aucun mal, aucun péché dont Jésus ne veuille ni ne puisse te sauver. Noël signifie que Dieu est proche : Que renaisse la confiance !

 2. PAUVRETE’. La mangeoire de Bethléem nous parle non seulement de proximité, mais aussi de pauvreté. Autour d'une mangeoire, en effet, il n'y a pas grand-chose : des mauvaises herbes et quelques animaux et rien d'autre. Les gens étaient au chaud dans les hôtels, pas dans l'étable froide d'une auberge. Mais Jésus naît là, et la mangeoire nous rappelle qu'il n'avait personne autour de lui, sauf ceux qui l'aimaient : Marie, Joseph et des bergers. Tous des gens pauvres, unis par l'affection et l’étonnement, et non par les richesses et les grandes possibilités. La mangeoire pauvre fait apparaître les véritables richesses de la vie : non pas l'argent ni le pouvoir, mais les relations et les personnes.

 Et la première personne, la première richesse, c'est précisément Jésus. Mais voulons-nous rester à ses côtés ? Nous rapprochons-nous de Lui, aimons-nous sa pauvreté ? Ou bien préférons-nous rester à l'aise dans nos propres intérêts ? Surtout, Le visitons nous là où il se trouve, c'est-à-dire dans les pauvres mangeoires de notre monde ? C’est là qu’il est présent. Et nous sommes appelés à être une Église qui adore Jésus pauvre, et qui sert Jésus dans les pauvres. Comme l'a dit un saint évêque : « L'Église soutient et bénit les efforts visant à transformer les structures d'injustice et n'y met qu'une seule condition : que les transformations sociales, économiques et politiques se fassent au profit authentique des pauvres » (O.A. Romeo, Message pastoral pour la nouvelle année, 1er janvier 1980). Bien sûr, il n'est pas facile de quitter la chaleur de la mondanité pour embrasser la beauté dépouillée de la grotte de Bethléem, mais rappelons-nous que, sans les pauvres, ce n'est pas vraiment Noël. Sans eux, nous célébrons Noël, mais pas celui de Jésus. Frères, sœurs, à Noël, Dieu est pauvre : Que renaisse la charité!

 3.     CONCRETISATION.  Nous arrivons ainsi au dernier point : la mangeoire nous parle du concret. Un enfant dans une mangeoire est en effet une scène qui frappe, même si elle est dure. Elle nous rappelle que Dieu s'est vraiment fait chair. Et donc les théories sur Lui, les belles pensées et les sentiments pieux ne suffisent pas. Jésus, qui naît pauvre, qui vivra pauvre et mourra pauvre, n'a pas fait beaucoup de discours sur la pauvreté, mais il l'a vécue pleinement pour nous. De la mangeoire à la croix, son amour pour nous a été tangible, concret : de la naissance à la mort, le fils du charpentier a embrassé la rugosité du bois, les aspérités de notre existence. Il ne nous a pas aimés en paroles, il ne nous a pas aimés pour rire !

 Et donc, Il ne se contente pas des apparences. Il ne se contente pas de bonnes intentions, Lui qui s'est fait chair. Lui qui est né dans la mangeoire, il veut une foi concrète, faite d'adoration et de charité, et non de bavardages et d'apparences extérieures. Lui qui s'est mis à nu dans la mangeoire et qui se mettra à nu sur la croix, il nous demande la vérité : aller à la réalité nue des choses, déposer au pied de la mangeoire les excuses, les justifications et les hypocrisies. Lui qui a été tendrement enveloppé de langes par Marie, il veut que nous revêtions l'amour. Dieu ne veut pas de l'apparence, mais du concret. Ne laissons pas passer ce Noël, frères et sœurs, sans faire quelque chose de bon. Puisque c'est sa fête, son anniversaire, offrons-lui des cadeaux qui Lui sont agréables ! À Noël, Dieu est concret : en son nom, faisons renaître un peu d’espérance chez ceux qui l'ont perdue !

 Jésus, nous te regardons, couché dans la mangeoire. Nous Te voyons si proche, proche de nous pour toujours : merci, Seigneur. Nous Te voyons pauvre, nous enseignant que la vraie richesse ne réside pas dans les choses, mais dans les personnes, surtout les pauvres : pardonne-nous si nous ne t'avons pas reconnu et servi en eux. Nous te voyons concret, parce que ton amour pour nous est concret : Jésus, aide-nous à donner chair et vie à notre foi. Amen.

 www.vatican.va

 

giovedì 22 dicembre 2022

UNESCO-ONG - OPPORTUNITE' ET DEFIS


 Conférence Internationale 

des ONG 

du 14 au 16 décembre 2022


Photo: Mme Christine Roche et p. Albert Kabuge,  représentants de l'UMEC-WUCT à l'UNESCO

Trois journées bien remplies ont rassemblé comme tous les deux ans les ONG en relation de partenariat avec l’Unesco au siège de l’organisation à Paris. Parmi les 401 dotées de ce statut de partenariat, une centaine se sont mobilisées, à Paris ou en ligne. Comme à l’accoutumée, cette conférence aura permis de faire le point et envisager l’avenir des coopérations entre les ONG -sous l’égide de son Comité de liaison- et l’Unesco, ainsi que sur les principales activités de cette importante composante de la société civile (ONG, organisations non gouvernementales- ou OCS -organisations de la société civile -) que représentent ces structures: les forums (en particulier , celui tenu récemment à Ottawa autour du thème de deux des « décennies Unesco » (celles des Océans et des Langues autochtones), les webinaires (organisés notamment lors du confinement covid), la réflexion collective sur l’éducation (CCONG Education 2030).

Trois séances thématiques ont porté sur 1/ « Approches multipartites pour atteindre les ODD : opportunités et défis pour les ONG », 2 / le rôle des OSC dans la transformation de l’Education, et 3/ les relations entre ONG et Commissions Nationales Unesco. Une vingtaine d’orateurs, essentiellement issus d’ONG, se sont exprimés. Les échanges tenus en mode hybride ont apporté des éléments d’information intéressants illustrant bien ce qui peut résulter de la coopération des ONG à l’Unesco.

Ces séances thématiques ont étayé le travail collectif de réflexion et proposition des ONG sur les enjeux du prochain biennium de la CIONG : plusieurs séances de travail ont donné la parole aux ONG présentes dans la salle et en visio pour exprimer leurs propositions . Un nouveau Comité de Liaison a été constitué dont la plupart des membres étaient nommés d’office par le jeu des quotas géographiques et statutaires (4 ONG en statut d’association et 6 de consultation). Sa composition sera consultable sur le site du Comité de Liaison.

On récapitulera ci-après les principales idées ayant retenu notre attention.

Discours introductifs

M Matoko Directeur-Général adjoint en charge des relations extérieures et M Davide Grosso Président sortant du Comité de liaison ont tous les deux souligné l’importance que revêt l’ancrage des ONG à l’Unesco pour contribuer à son bon fonctionnement et à l’organisation d’évènements au siège mais aussi régionalement, et apporter leurs concours aux « Grands Programmes » avec la richesse de leurs expériences « sur le terrain ». On s’est aussi félicité du fait que la continuité ait pu être assurée pendant le confinement (ex : réunion des ONG via Zoom)

Débats,  propositions des ONG

 Réactions au rapport d’activité du Comité de Liaison :

proposition pour de nouvelles améliorations du site du CDL, notamment en mettant plus en exergue ce que fait le CDL, en assurant la promotion des grandes initiatives que peuvent prendre les membres de la CIONG.

donner les informations plus en amont lorsqu’elles concernent les sujets soumis à débat

plus associer la jeunesse-

Le groupe de travail sur l’Education s’est particulièrement impliqué pour s’exprimer sur les grands chantiers en cours : réflexion avec le groupe de haut niveau sur l’Education, évènements organisés sur « la Transformation de l’Education », suivi du mécanisme de coopération pour le pilotage des ODD, et plus particulièrement de l’ODD4.

Idées suggérées pour améliorer la communication :

- une newsletter et mettre en place une plateforme de discussion appel à ne pas tout attendre du CDL : il faut aussi que les ONG « se prennent en main » (dans le même esprit) éviter des processus qui seraient uniquement « descendants » : de l’importance d’un mode de fonctionnement plus ascendant, où les ONG pourraient prendre pleinement leur part avec un CDL écoutant leurs observations au lieu de tout attendre du CDL.

- mettre plus en évidence le rôle des parents lorsqu’on porte notre attention à l’Education (il a été fait remarquer que le groupe de réflexion « Education » ne perd pas de vue cette grande préoccupation )

Suggestions, propositions des ONG pour le nouveau biennium :

Globalement, souhait d’une meilleure participation des diverses ONG qui se sont senties peu consultées par le CDL dans ses initiatives :

- retour aux groupes thématiques, de réflexion, groupes ad hoc

- demande d’une salle de réunion fournie par le secrétariat par exemple un jour par semaine, à répartir entre les groupes qui en feraient la demande)

- développer la communication du CDL sur les réseaux sociaux, communication avec les jeunes

- création d’un « comité jeunes »

- laisser aux ONG le choix du sujet des forums des ONG, en fonction des besoins émanant de leur connaissance du terrain

- forums plus « inclusifs », participation des plus pauvres ou marginalisés

projet d’une table ronde sur le dialogue interreligieux en vue de la paix

- intervention de plusieurs ONG de jeunes ou orientées jeunes : UMEC, IAAS, MIJARC, et du CCIC

Un comité de rédaction a mis en forme ces demandes sous forme de recommandations à la Directrice Générale et au nouveau Comité de Liaison, ces recommandations seront consultables sur son site.

Séances thématiques

1- « Apports multipartites des ONG pour les objectifs du développement durable (ODD) : opportunités et défis pour les ONG »

Témoignages variés (ONG, ONU, Fondation) avec in fine des expressions qui se rejoignent pour souligner la nécessité d’associer le plus possible les organisations de la société civile pour nourrir les réflexions sur les sujets majeurs que vise l’agenda 2030 dans la perspective d’un monde meilleur, avec les ODD. La diversité de ces acteurs souvent très ancrés dans les réalités concrètes peut aider assurément à la réussite de ces objectifs adoptés par les organisations gouvernementales, cela a été bien mis en évidence dans les commentaires, notamment par le représentant de l’ONU, ou par des exemples donnés (ex : un dialogue entre acteurs du pourtour méditerranéen). Mais même si les avis ont été assez consensuels quant à l’efficacité des dialogues et autres initiatives misant sur de larges coopérations, on n’aura pas manqué de noter que les situations ne sont pas toujours faciles : il ne faut pas penser que forcément les ONG sont les bienvenues, il y a des résistances qui tiennent à la fois  à des traditions ou à des positions de principe réservées du côté des politiques ; en tout état de cause, a-t-on ajouté, les ONG doivent se prendre en main si elles souhaitent être plus impliquées et ce, quelles que soient les situations (locales, nationales ou internationales) : rien ne viendra tout seul, pour reprendre une expression entendue.

Au-delà des questions de reconnaissance et de participation des ONG , notamment pour la mise en œuvre des ODD, on a, à juste titre, évoqué la façon dont devraient être menés les débats : il peut y avoir de la conflictualité, ce risque doit être évité au travers d’échanges nourris de respect de l’autre, d’empathie et surtout focalisés non sur des idées générales mais sur des réalités faites d’exemples positifs comme ce qui peut être fait en rapport avec les jeunes ou la défense des femmes et des jeunes filles.

Une autre idée a été évoquée en rapport avec la redevabilité : bien rendre compte de ce qui est fait et, surtout, des résultats positifs sur des sujets d’intérêt commun, est de nature à susciter l’intérêt et, partant plus d’adhésion.

Dernier argument avancé pour justifier la mobilisation effective des ONG : les consultations, elles sont de plus en plus nombreuses, avec bien souvent des contenus pouvant les concerner pleinement. De l’importance d’y prêter une grande attention.

Au fil des interventions, on note l’évocation des 25 ans de la déclaration de Pékin, regrettant que l’égalité de genre ne soit pas assujettie au devoir de rendre compte, le rôle des 57 millions de jeunes qui par leur engagement scout contribuent à la mise en œuvre des ODD, ne serait-ce que par l’appel de Baden Powell à laisser le monde en meilleur état qu’il l’ont trouvé, l’importance de la recherche interculturelle, l’abandon souhaitable d’une culture « du Nord » qui devrait servir de modèle de référence aux pays « du Sud », de l’importance de processus de co-création.

2- L’évolution du rôle et du futur des organisations de la société civile (OSC) et des partenariats dans le mouvement mondial pour la transformation de l’Education dans un monde en crise et en plein bouleversement »

Les intervenants ont situé leurs propos par rapport aux grandes initiatives de l’Unesco en matière d’Education pour bien souligner le rôle pro-actif qu’ont joué et que jouent encore les ONG comme force de proposition ; on aura retenu que leurs analyses ont été bien prises en compte, en particulier pour ce qui a trait à la Transformation de l’Education et aux sujets suivants que les ONG ont fait valoir : Education aux Droits de l’Homme, suivi de l’ODD4 avec des cibles et des indicateurs bien précisés et déclinés régionalement. En effet, par l’intermédiaire de la CCONG- Education 2030, organe de réflexion collective dont est membre de droit un membre du Comité de liaison  -en l’occurrence Mme Machon Honoré – qui permet aux ONG de l’Unesco de faire entendre leur voix, la société civile est représentée jusqu’aux instances suprêmes comme en juin et septembre 2022 à l’Unesco puis à l’ONU au TES (Transforming Education Summit) et participe à l’élaboration du GEM (Global Education Monitoring Report) Autres problématiques essentielles, les questions touchant au dérèglement climatique et à la biodiversité, ces sujets sensibles sont à intégrer dans les enseignements, il y a là des sensibilisations à mener  mais aussi des alertes à lancer pour agir sans faute à raison des risques encourus. Au fil des témoignages, on aura noté un plaidoyer pour mettre les soft skills au même niveau que les hard skills, en particulier en développant l’apprentissage émotionnel, le refus d’un monde qui sépare l’ émotion de la raison, d’une éducation qui se concentrerait sur les techniques en oubliant l’art, la créativité, la philosophie…l’alerte sur la numérisation qui déshumanise, l’importance d’éduquer pour la liberté et non pour le marché, l’idée de prendre en compte dans les évaluations les compétences sociales en plus des résultats académiques. Par ailleurs considérer l’éducation comme un droit humain et non comme un service éviterait que le budget alloué à l’éducation soit aussi fragile.

A noter le thème de l’éthique qui a été évoqué, mais seulement très brièvement, par uniquement une ONG .        

3- « Plus forts ensemble : Travailler avec les commissions nationales »                

L’échange a été introduit par une présentation des résultats d’une enquête menée par un groupe de travail du Comité de Liaison auprès des ONG sur l’état de leurs relations avec les Commissions nationales de l’Unesco. Même si les retours ont été décevants en terme de nombre de réponses, leur contenu a été intéressant en ce qu’il révèle une grande méconnaissance réciproque de ces instances; quand bien même n’y a-t-il pas de critiques formulées pour envisager des rapprochements sur le fond, il apparaît qu’on ne sait pas bien comment faire.

 A l’occasion de cette présentation, il a été rappelé que ces Commissions existent à part entière et jouent un rôle utile dans de nombreux pays, avec parfois un grand nombre de collaborateurs comme en Allemagne, ou bien réduites à un fonctionnaire à temps partiel dans d’autres . Le Secrétaire général de celle du Royaume Uni est intervenu pour montrer comment la Commission britannique jouait un rôle de conseiller du gouvernement, avec le bénéfice qu’elle pouvait tirer de l’écoute d’organisations de la société civile (un exemple a été donné pour l’élaboration d’un texte sur les infirmières). Celui de la Commission Nationale Canadienne souligne la pertinence de faire concorder les demandes de partenariat émanant des ONG avec les priorités nationales à laquelle elles s’adressent, qui les définissent dans leurs stratégies communiquées à l’Unesco. La Commission Nationale Française pour l’Unesco fait remarquer qu’elle a publié un guide sur les Commissions Nationales de l’Unesco.        

En conclusion on aura retenu deux idées fortes  extraites au fil des échanges :

 A propos des jeunes : on a beaucoup insisté sur le bien-fondé et la nécessité de leur implication ; il y a avec leur énergie et leur capacité à produire des idées nouvelles de puissants leviers pour faire face aux grands défis de notre époque (ces idées ont été développées lors d’une session consacrée à leur sujet)

Le croisement des regards et l’importance des rencontres : ces deux dispositions à « l’intelligence de l’autre » ont été reprises en termes éloquents par une experte en éducation artistique pour montrer  toute la valeur des arts et leur pouvoir créateur d’harmonie. L’observation très juste en ces domaines culturels pourrait être formulée pour une application bien plus générale : n’est-ce pas en effet dans l’Education que l’on doit retrouver ces deux propriétés, et, pour tout dire n’a-t-on pas ici beaucoup de richesses à exploiter comme l’essence de ce qui devrait gouverner notre humanité ?

Une visite des Œuvres d’art de l’Unesco était proposée aux ONG. La salle II où s’est réunie la CIONG est décorée depuis sa création en 1958 d’une fresque de Tamayo figurant Prométhée apportant le feu aux hommes.     

 

CCIC-UNESCO