mercoledì 1 aprile 2026

PACTE EDUCATIF AFRICAIN

 

                                                  


               
 

Accord-cadre de coopération

entre l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF)

et l’Institut Pacte Éducatif Africain (IPEA) de la Fondation Internationale Religions et Sociétés (FIRS)

 

 L’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation ci-après dénommé « IFEF », organe subsidiaire de l’Organisation internationale de la Francophonie, sis à la Pointe des Almadies, BP 29437 à Dakar, Sénégal, représenté par sa Directrice, Madame Mona LAROUSSI, dûment habilitée à signer la présente convention,

 L’Institut Pacte Éducatif Africain, désigné ci-après l’IPEA (« Institute for African Compact on Education IACE» en anglais) dont le siège est situé au KN2 AV159, B.P. 55 Kigali (Rwanda) représenté par son Grand Chancelier, Son Eminence Antoine Cardinal KAMBANDA, et son Coordinateur, Monsieur Jean-Paul NIYIGENA, dûment habilités à signer le présent Accord-cadre, d’autre part,

 Considérant les dispositions de la Charte de la Francophonie qui prévoient notamment que la Francophonie a pour objectif d’aider à l’instauration et au développement de la démocratie, à la prévention, à la gestion et au règlement des conflits, au soutien à l’Etat de droit et aux droits de l’Homme, à l’intensification du dialogue des cultures et des civilisations, au rapprochement des peuples par leur connaissance mutuelle, au renforcement de leur solidarité par des actions de coopération multilatérale en vue de favoriser l’essor de leurs économies, à la promotion de l’éducation et de la formation ;

Considérant les missions de l’Institut Pacte Éducatif Africain stipulant que l’IPEA a pour objectif d’aider à l’implémentation du Pacte Éducatif Africain signé à Kinshasa en République Démocratique du Congo, le 6 novembre 2022, dans les institutions du Réseau éducatif de la société civile de tous les pays africains ;

 Considérant que l’IFEF est un organe subsidiaire de l’OIF et a pour mission principale de fournir aux États et gouvernements membres de l’OIF et à ses partenaires, une expertise technique pour l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation de leurs politiques éducatives, afin d’assurer une éducation inclusive et équitable de qualité et de promouvoir des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie pour tous ;

 Considérant que l’IFEF fédère les expertises et les bonnes pratiques disponibles au sein de l’espace francophone et porte un plaidoyer en matière de coopération et d’appui technique aux États et gouvernements membres de l’OIF, en complémentarité et en synergie avec d’autres acteurs et partenaires engagés dans l’Agenda pour l’éducation 2030, dans le champ de l’éducation, de la formation professionnelle et de l’alphabétisation ;

 Considérant que l’IFEF détient une expertise reconnue et établie dans la formation des maîtres et du personnel d'encadrement, ainsi que dans l'amélioration des premiers apprentissages par le biais des langues nationales ;

 

Conscients de la nécessité de développer leur coopération dans le but de contribuer à la réalisation effective des objectifs qu’elles ont en commun,

 CONVIENNENT DE CE QUI SUIT :

 Article I. Objet

 Les parties conviennent de promouvoir et de renforcer leur coopération, notamment dans les domaines du renforcement des compétences des maitres et du personnel d’encadrement et de l’appui technique des responsables et des enseignants du réseau éducatif de la société civile en Afrique.

 Article 2. Échange d’informations

 Sous réserve des dispositions qui pourraient être nécessaires pour sauvegarder le caractère confidentiel de certains documents et informations, les parties procéderont, en tant que de besoin, à des échanges d’informations et de documents concernant les questions d’intérêt commun.

 Article 3. Représentation réciproque

 Chaque partie pourra inviter l’autre à assister en qualité d’observateur et conformément à ses procédures et pratiques en vigueur, aux conférences et réunions qu’elle organise sur des questions d’intérêt commun.

Article4. Consultation

 Les parties procéderont, chaque fois que cela sera souhaitable et utile, à des consultations portant sur des questions d’intérêt commun ou des sujets relatifs à leur collaboration. A cet effet, elles peuvent décider de réunir, le cas échéant, une commission mixte, des comités ou des commissions ad hoc, suivant des modalités et des conditions établies d’un commun accord.

 Article 5. Informations et publications

 Les parties reconnaissent la nécessité de favoriser une meilleure coopération dans la collecte et l’échange de publications et la diffusion des informations relatives à la coopération qu’elles mettent en œuvre.

 Article 6. Modalités de coopération

 Dans le cadre de leurs activités respectives, les parties peuvent convenir de l’élaboration et de la réalisation de projets conjoints de coopération qui peuvent prendre la forme notamment de réunions spécifiques, de séminaires thématiques ou de mesures d'appui ainsi que des levées de fonds.

 La conception et la mise en œuvre de tels projets feront l’objet de protocoles spécifiques, convenus conjointement par les organes compétents des parties, et définissant les conditions pratiques, techniques et financières de la participation de chacune des parties, dont la visibilité sera dûment assurée.

Dans le cadre de la réalisation de projets conjoints, les parties prendront les dispositions administratives appropriées afin d’assurer une coopération et une liaison efficaces entre elles.

 Article 7 : Propriété intellectuelle

 Chaque partie conserve l'ensemble des droits de propriété intellectuelle préexistants (notamment sur les brevets, marques, modèles, plans, documentation, etc.) mis en œuvre ou nécessaires à l'autre partie dans le cadre de l'exécution de la présente convention.

 Les modalités relatives aux droits de propriété intellectuelle des travaux produits dans le cadre de la présente convention seront déterminées par les parties au sein des accords signés entre elles.

 Article  8 : Confidentialité

 Chaque partie s'engage à ne pas divulguer ni diffuser à des tiers, des informations transmises par l'autre partie dans le cadre des activités de coopération menées au titre de la présente convention et considérées comme confidentielles, sauf si la partie concernée exprime par écrit son consentement à la diffusion desdites informations.

 Article 9 : Privilèges et immunités

 Aucune clause de la présente convention ne peut être interprétée comme une renonciation expresse ou tacite, aux privilèges et immunités reconnus à IFEF ou à l'OIF.

 Article 10. Règlement des différends

 Tout différend relatif à l’interprétation ou à l’exécution du présent Accord-cadre devra être résolu moyennant des négociations entre les parties. En l’absence d’une résolution satisfaisante pour les deux parties, ces dernières soumettront le différend à l’arbitrage convenu d’un commun accord.

 Article 11 Modification

 Le présent Accord-cadre peut être modifié sur proposition écrite de l’une ou l’autre des parties et d’un commun accord. Les modifications entreront en vigueur trois (3) mois après la date de notification du consentement.

Article 12 . Dénonciation

 Le présent Accord-cadre peut être dénoncé par l’une des deux parties à condition qu’un préavis de six (6) mois ait été notifié à l’autre partie. La dénonciation du présent Accord-cadre par l’une des parties ne modifie en rien les obligations antérieurement contractées.

 Article X. Entrée en vigueur

 Le présent Accord-cadre entre en vigueur à la date de sa signature par les représentants dûment autorisés des deux parties.

 EN FOI DE QUOI, les soussignés ont signé le présent Accord-cadre en double exemplaire, en français, les deux textes faisant également foi.

S.E. Antoine Cardinal Kambanda                            Monsieur Jean-Paul NIYIGENA  


INVITATION -  

PLAN D'ACTION



   

 

 

LES LAICS ET L'EGLISE

 


 Les laïcs imprègnent 

le monde

 de l'esprit du Christ

Le Pape a poursuivi son cycle de catéchèses autour de la constitution dogmatique Lumen gentium du Concile Vatican II lors de l'audience générale, s'arrêtant ce mercredi 1er avril, sur le rôle des laïcs au sein du peuple de Dieu. Leur apostolat doit s’étendre au monde entier pour l’«imprégner de l’esprit du Christ» dans «la justice, la charité et la paix», a déclaré le Pape Léon XIV.

Alexandra Sirgant – Cité du Vatican

Devant 15 000 fidèles, réunis place Saint-Pierre malgré une météo printanière capricieuse, Léon XIV a poursuivi sa catéchèse sur les fruits du Concile Vatican II et en particulier la constitution dogmantique Lumen gentium qu'il explore depuis plusieurs semaines. Après la dimension hiérarchique de l’Église la semaine dernière, le Pape a centré sa réflexion ce mercredi 1er avril sur la mission des laïcs. Ceux que l’Église a défini pendant des siècles comme étant simplement «ceux qui ne font pas partie des clercs ou des consacrés», a rappelé le Saint-Père.

«Il n’y a donc qu’un seul peuple de Dieu, choisi par lui: “un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême” (Ep 4, 5); commune est la dignité des membres par leur régénération en Christ, commune la grâce de l’adoption filiale, commune la vocation à la perfection; il n’y a qu’un seul salut, une seule espérance et une charité sans divisions» (LG, 32), a déclaré le Pape, citant un extrait de Lumen gentium. Le Concile Vatican II affirme non seulement l’égalité entre tous les baptisés, mais également «la dignité et la liberté des enfants de Dieu» (cf. LG, 9).

Les laïcs forment le corps du Christ

Plus le don est grand, plus l’est également l’engagement. «Mais sur quoi repose cette mission et en quoi consiste-t-elle?» s’est interrogé le Pape. En guise de réponse, Léon XIV a rappelé la description des laïcs proposée par le Concile: «On entend par laïcs tous les fidèles chrétiens […] qui, étant incorporés au Christ par le baptême, intégrés au Peuple de Dieu, et participants à leur manière de la fonction sacerdotale, prophétique et royale du Christ, exercent pour leur part, dans l’Église et dans le monde, la mission qui est celle de tout le peuple chrétien.» (LG, 31).

Loin d’être une masse informe, le peuple de Dieu représente le corps du Christ, a assuré le Pape, soit «la communauté structurée de manière organique, en vertu de la relation féconde entre les deux formes de participation au sacerdoce du Christ: le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel» (cf. LG, 10). Ainsi, a-t-il précisé, «en vertu du baptême, les fidèles laïcs participent au même sacerdoce du Christ»

Une Église en sortie

Développant sa réflexion, le Pape Léon XIV a cité l’exhortation apostolique de saint Jean-Paul II Christifideles laici, qui relança en 1988 l’apostolat des laïcs en appelant «tous les fidèles laïcs, hommes et femmes, à travailler» à «la vigne» du Christ.

«Le vaste champ de l’apostolat des laïcs ne se limite pas à l’espace de l’Église, mais s’étend au monde», a assuré le Saint-Père. «L’Église, en effet, est présente partout où ses enfants professent et témoignent de l’Évangile: sur les lieux de travail, dans la société civile et dans toutes les relations humaines, là où, par leurs choix, ils montrent la beauté de la vie chrétienne, qui anticipe ici et maintenant la justice et la paix qui seront pleines dans le Royaume de Dieu».

Le monde a besoin «d’être imprégné de l’Esprit du Christ pour d’atteindre plus efficacement sa fin dans la justice, la charité et la paix» (LG, 36). Un horizon atteignable seulement «avec la contribution, le service et le témoignage des laïcs!», a déclaré le Pape.

Le Successeur de Pierre a enfin convoqué l’expression tant aimée du Pape François, celle d’une «Église en sortie». Une Église, a ajouté Léon XIV, «incarnée dans l’histoire, toujours ouverte à la mission, dans laquelle nous sommes tous appelés à être des disciples-missionnaires, apôtres de l’Évangile, témoins du Royaume de Dieu, porteurs de la joie du Christ que nous avons rencontré!».

Vaatican.va

Immagine

 

THE COMMON GOOD

 


Space and humanity

 at a crossroads:

 A new frontier

 of the common good

On the occasion of the launch of the NASA Artemis II mission on April 1, 2026, the Caritas in Veritate Foundation has released a video featuring reflections and perspectives on space exploration and the principles that should govern humanity’s relationship with it. Archbishop Ettore Balestrero, in an interview with Vatican media, affirms that “space must remain a common good, with clear legal norms and a sense of responsibility toward all humanity and future generations.”

By Fabio Colagrande and Eugenio Murrali

On April 1st the Artemis II mission is scheduled to launch from the Kennedy Space Center in Florida. It is the second mission of NASA’s Artemis lunar program and the first to carry astronauts. The mission includes a crew of four astronauts who will travel beyond Earth’s orbit to perform a wide flyby of the Moon, without landing. It represents an intermediate step toward Artemis III, the mission aimed at returning astronauts to walk on the lunar surface 53 years after Apollo 17, which concluded on December 14, 1972. Space has increasingly become a subject of discussion within the United Nations. The number of satellites in orbit has grown exponentially in recent years, highlighting how space has become a constant theme in debates related to geopolitics, security, and international relations.

To explore the significance of space missions, the Caritas in Veritate Foundation, chaired by Archbishop Ettore Balestrero, Permanent Observer of the Holy See to the United Nations Institutions in Geneva, has produced and released a video, following last February’s publication: "Outer Space and Humanity at the Crossroads: A New Frontier of the Common Good." The video offers and synthesizes reflections on the purpose of exploring the universe, bringing into dialogue science, theology, and international law, as well as the principles that should govern humanity’s relationship with it and among human beings in the face of this work of God.

Your Excellency, why is reflection on political and regulatory choices for space so urgent?

The Mission of the Holy See in Geneva and the Caritas in Veritate Foundation, which works in collaboration with it, are concerned with space, which is God’s creation and obeys His laws. 

To reach Heaven, a supernatural concept, human beings must behave well also in space, which is instead a geographical concept, belonging to the physical and biological order. Space is not terra nullius; it is not a lawless field of conquest governed by the principle “first come, first served.” This is the origin of the publication’s title Space and Humanity at a Crossroads, and also of the content of the video we produced. Humanity is already making decisions about space, moral decisions that will have long-term impacts and can either build up or destroy humanity. For this reason, the Church cannot remain indifferent.

In what way?

Looking at space from an ethical perspective urges us to ask: “Is it right to pursue everything that we are technologically capable of achieving? How should we do it? What kind of reality and order do we want to build?” The ethical and multilateral perspective is precisely what the Foundation’s document and video propose.

What actions, in particular, are necessary?

Space must remain a common good, with clear legal norms that, where necessary, are updated with a sense of responsibility toward all humanity and future generations. When we presented the publication at the United Nations in Geneva, the testimony of an astronaut who had spent nearly a year aboard the International Space Station (Michael Scott Hopkins) made a strong impression on the audience. He described the so-called overview effect.

What does that consist of?

It is the change in perspective experienced by all astronauts in space: the Earth appears small, fragile, without borders or divisions, a symbol of shared belonging and collective responsibility. Sadly, this image contrasts with the reality of wars, abuses, and violence that emerge when we return to viewing the planet up close. Pope Benedict XVI recalled this in words that remain relevant today, during a dialogue with astronauts aboard the International Space Station: “ I think it must be obvious to you how we all live together on one Earth and how absurd it is that we fight and kill each other.”

So space too is a common home, with rules to be respected. What specific contribution can the Church’s social teaching offer in guiding space development toward the common good?

The Church’s central message is that we must not turn space into a jungle. It offers humanity a kind of second chance, inviting us to avoid many of the mistakes made on Earth. Space must be explored with responsibility, solidarity, and respect for subsidiarity, for the benefit of present and future generations.

How?

We must prevent it from becoming a theater of uncontrolled competition, or worse, conflict. The first practical step the Holy See urges is respect for the Outer Space Treaty, signed by about 120 states, including all major spacefaring nations. In force for nearly sixty years (since 1967), it clearly establishes that the exploration and use of space must be carried out for the benefit and in the interest of all countries. The treaty defines space as the “province of all humankind.” The Holy See calls for strengthening existing legislation, not abandoning it, to avoid leaving some countries behind and to preserve care for creation, for example, through joint projects to remove space debris.

Is there a risk of militarization in space as well?

Certainly. Existing international law prohibits placing nuclear weapons or weapons of mass destruction in orbit, on celestial bodies, or in space, Article 4 of the 1967 Treaty. However, it does not explicitly prohibit conventional weapons or, for example, cyberattacks, nor does it ban interference with radio signals, which is already happening, unfortunately.

It is important to distinguish between using space to support military operations on Earth, such as through satellites, which is already a reality and the physical deployment of weapons and their direct use in space.

Is the latter a concrete possibility?

Some states are moving toward deploying weapons in orbit, and this increases international instability, weakens mutual trust, and transforms space from a “province of humanity,” as defined by the Treaty, into yet another theater of conflict. It is essential to understand that if a conflict were to directly involve space, it would likely spare no one on Earth.

Here in Geneva, it is often said that a war in space could never be won and should never be fought. For example, it is difficult to see how the principle of distinction, one of the cornerstones of international humanitarian law, could be respected. Therefore, many voices, including that of the Holy See, call for strengthening rules, transparency, and multilateral cooperation to preserve the peaceful use of space.

How, instead, can space competition become a positive mechanism for the good of all? How can space serve human dignity on Earth?

Competition must be balanced with cooperation. Competition without cooperation leads to instability, irrational clashes, violence, and even conflict. When oriented toward peaceful goals and channeled into cooperative forms, competition stimulates research, but it must translate into shared goods, common standards, and international partnerships.

With what effects?

Balancing competition and cooperation helps prevent the commercial use of space from becoming an end in itself and worsening existing inequalities. A healthy balance enables space to directly serve human dignity and the common good, for example, in times of crisis, through emergency communications, satellite data for humanitarian assistance, or monitoring to protect places of worship. In other cases, it improves weather forecasting, agriculture, healthcare, and transport, and reaches countries and communities that would otherwise be excluded.

How can science and faith move forward together in space research?

Science and faith can walk together and strengthen one another: science seeks scientific truths, while faith seeks the supernatural Truth, the truth about God and from God, which illuminates the human path. They neither overlap nor contradict each other. Science explains the “how,” while faith illuminates and guides the ultimate “why” of human action. In the context of space, this means using technical and scientific expertise for the common good, ensuring that progress does not become domination or destruction.

What role can the Holy See play?

The Holy See can and must play a role in ongoing debates on space first and foremost at the intergovernmental level by enlightening consciences and addressing the whole world, including the commercial and industrial sectors. Internationally, through its missions in Geneva, New York, and Vienna, it proposes an ethical framework centered on human dignity and contributes to multilateral dialogue and peace, promoting a shared sense of responsibility with space understood as a common good.

Moreover, the Caritas in Veritate Foundation, in collaboration with the Mission in Geneva, organizes events in Geneva, Brussels, Vienna, and New York, and produces publications and videos such as those released in recent days. It should also be remembered that the Holy See operates one of the oldest astronomical observatories in existence—the Vatican Observatory, established in its current form by Pope Leo XIII in 1891, affirming that the Church does not oppose true, sound science, but rather encourages and promotes it with full commitment.

Vatican News

Immagine

 

venerdì 27 marzo 2026

SUIVEZ LES PAS DU RESUSCITE' - IN THE FOOTSTEPS OF THE RISEN

 

JOYEUSES


 PAQUES



fr- en- es -it 

+Vincent Dollmann


La liturgie de la Parole de Dieu à la Vigile de Pâques nous invite à méditer l’œuvre de Dieu à travers l’Histoire pour mieux goûter la joie de sa présence. Son amour passionné pour le peuple appelé de l’esclavage en Egypte se manifestera pleinement en Jésus. Par la mort et la résurrection de Jésus, Dieu a envoyé son Esprit d’Amour pour rejoindre les hommes d’une manière inouïe, leur offrant son intimité dans un cœur à cœur qui dépasse la relation d’amitié que deux êtres peuvent expérimenter.

C’est à ce don inestimable que nous avons part au Baptême, comme le souligne saint Paul : « Pensez que vous êtes morts au péché, mais vivants pour Dieu en Jésus Christ » (Rm 6,11).

Ainsi, éclairés par la méditation de l’Histoire Sainte, nous pouvons accueillir l’interpellation de la bénédiction pascale à la fin de la célébration : « Suivez maintenant les pas du Ressuscité. Suivez-le désormais jusqu’à son Royaume où vous possèderez enfin la joie parfaite ».

The Liturgy of the Word of God at the Easter Vigil invites us to meditate on God's work throughout history so that we may better experience the joy of his presence. His passionate love for the people called from slavery in Egypt is fully manifested in Jesus. Through the death and resurrection of Jesus, God sent his Spirit of Love to reach humanity in an extraordinary way, offering them his intimacy in a heart-to-heart that transcends the friendship any two people can experience.

It is to this priceless gift that we share in Baptism, as Saint Paul emphasizes: “Consider yourselves dead to sin and alive to God in Christ Jesus” (Romans 6:11).

Thus, enlightened by meditation on Sacred History, we can receive the call of the Easter blessing at the end of the celebration: “Now follow in the footsteps of the Risen One. Follow him now to his Kingdom where you will finally possess perfect joy.”

La Liturgia de la Palabra de Dios en la Vigilia Pascual nos invita a meditar sobre la obra de Dios a lo largo de la historia para que podamos experimentar mejor la alegría de su presencia. Su amor apasionado por el pueblo llamado de la esclavitud en Egipto se manifiesta plenamente en Jesús. Mediante la muerte y resurrección de Jesús, Dios envió su Espíritu de Amor para alcanzar a la humanidad de una manera extraordinaria, ofreciéndoles su intimidad en una conexión profunda que trasciende la amistad entre dos personas.

Es a este don invaluable al que participamos en el Bautismo, como subraya san Pablo: «Consideraos muertos al pecado, pero vivos para Dios en Cristo Jesús» (Romanos 6:11).

Así, iluminados por la meditación en la Sagrada Historia, podemos recibir la llamada de la bendición pascual al final de la celebración: «Seguid ahora los pasos del Resucitado. Seguidle hasta su Reino, donde finalmente alcanzaréis la alegría perfecta».

La Liturgia della Parola di Dio, durante la Veglia Pasquale,ci invita a meditare sull'opera di Dio nel corso della storia, affinché possiamo sperimentare meglio la gioia della sua presenza. Il suo amore appassionato per il popolo chiamato dalla schiavitù in Egitto si manifesta pienamente in Gesù. 

Attraverso la morte e la risurrezione di Gesù, Dio ha inviato il suo Spirito d'Amore per raggiungere l'umanità in modo straordinario, offrendole la sua intimità in un rapporto di cuore a cuore, che trascende l'amicizia tra due persone qualsiasi.

È a questo dono inestimabile che partecipiamo nel Battesimo, come sottolinea san Paolo: «Consideratevi morti al peccato, ma viventi per Dio in Cristo Gesù» (Romani 6,11).

Così, illuminati dalla meditazione sulla Sacra Storia, possiamo accogliere la chiamata della benedizione pasquale al termine della celebrazione: «Seguite ora le orme del Risorto. Seguitelo ora nel suo Regno, dove finalmente troverete la gioia perfetta».


X Vincent Dollmann, 

Archevêque de Cambrai
Assistente Ecclesiastique UMEC-WUCT

mercoledì 18 marzo 2026

AFRICA - UN PACT EDUCATIF

 fr - es- en - it 


L’Église centrafricaine

 se dote d’un pacte 

éducatif national

L’Église de Centrafrique a tenu des états généraux de l’Enseignement Catholique Associé de Centrafrique (ECAC). Les travaux visaient à évaluer la situation de l’enseignement catholique et l’appropriation du Pacte Éducatif Africain, une émanation continentale du Pacte Éducatif Global promu par le Pape François. À l’issue des échanges, un Pacte éducatif centrafricain a été élaboré, axé sur la coopération entre l’Église et l’État dans le secteur éducatif.

Jean-Paul Niyigena, Coordinateur de l’Institut Pacte Éducatif Africain

Les assises qui se sont tenues à Bangui du 16 au 21 février, étaient placées sous le thème: «Éduquer: un appel à innover, servir et transformer». Dans son mot d’ouverture, Mgr Nestor-Désiré Nongo Aziagbia, évêque de Bossangoa et président de la Commission épiscopale pour l’enseignement catholique, a insisté sur l’opportunité que le pacte éducatif africain offre aux Églises d’Afrique de mettre en place un temps de réflexion sur l’éducation catholique en vue d’identifier, «sans complaisance», les défis auxquels elle est confrontée et de lui insuffler une nouvelle dynamique qui ouvre à l’espérance pour un avenir meilleur sur le continent. «L’éducation catholique ne doit plus rester une théorie qui n’a pas un impact profond sur la société. Elle doit répondre à son rôle transformateur de la société», a dit haut et fort le prélat.

Des chantiers prioritaires pour renouveler l’école catholique

Plusieurs chantiers ont été élaborés au cours de ces états généraux. Ils concernent notamment la formation professionnelle, l’enseignement technique et professionnel, la digitalisation de la gestion administrative et de la pédagogie, l’éducation des filles et la lutte contre les violences en milieu scolaire, le partenariat entre l’Église et l’État. Ces thématiques ont été présentées par des experts nationaux et internationaux, avant d’être discutées «de manière synodale» dans des ateliers, dont les fruits des réflexions ont été présentés dans l’assemblée.

Il en résulte que l’école catholique en Centrafrique doit transcender le système éducatif en place, basé encore sur la perspective coloniale qui assignait à l’école la vocation de préparer des fonctionnaires, pour privilégier la formation aux métiers. Il a aussi été décidé de la mise en place des instruments permettant de lutter contre la pesanteur des traditions ancestrales dont les filles continuent d’être victimes dans leur croissance et intégration sociale. Il a en effet été constaté qu’un grand nombre des filles sont soit obligées par leurs parents de se marier trop tôt, soit victime de la corruption sexuelle de la part de certains enseignants. 

Une action commune entre l’Église et l’État

A l’issu de ces travaux, un pacte éducatif centrafricain a donc été adopté. Une déclinaison nationale du pacte éducatif africain, poussé par le Pape François. Parmi ses orientations figurent notamment l’accueil dans chaque établissement scolaire de 5 à 10 % d’enfants issus de milieux vulnérables, la promotion de l’éducation des filles, la promotion du dialogue interreligieux, la transparence dans la gestion scolaire et le développement de l’esprit critique chez les élèves. 

Le pacte engage également l’État à instaurer un dialogue permanent avec l’Église, notamment dans l’élaboration ou la mise à jour du programme national, et à soutenir financièrement l’enseignement catholique. À ce titre, une commission spécifique chargée d’assurer la mise en œuvre et le suivi de cette coopération a été annoncée. 

Rendre l’éducation catholique accessible à tous

Ces assises ont connu la participation, de près ou de loin, des représentants de l’Église universelle et continentale. Dans son message, le cardinal José Tolentino de Mendonça, préfet du dicastère pour la culture et l’éducation, a interpellé l’Église de Centrafrique, dans la ligne de transformation assignée aux états généraux, sur la nécessité de rendre l’école catholique accessible. « Vos écoles sont appelées à être des lieux accessibles à tous, sans exclure personne: c’est aussi cela, “désarmer l’éducation” afin qu’elle ne dégénère pas en nouvelles divisions dans la société entre ceux qui ont des moyens — et peuvent s’instruire — et ceux qui en sont dépourvus», a dit le cardinal. 

A son tour, le cardinal Antoine Kambanda, archevêque métropolitain de Kigali et référent continental du pacte éducatif africain, a souligné la nécessité d’évaluer l’impact moral de l’école catholique en Afrique, «chez les anciens élèves, par exemple, occupant des responsabilités ici et là dans les pays, sans s’indigner de la souffrance que nos sociétés continuent de subir». Sur ce, le cardinal a encouragé les participants à proposer «une école catholique qui enseigne par l’exemple, qui se construit à partir du Christ et qui est appelée à être un laboratoire vivant de l’humanité». 

Une Eglise présente où l’État est absent

Les crises successives qu’a connues la République Centrafricaine ont profondément affecté son système éducatif. À peine 40 % d’enfants sont scolarisés, et seule la moitié d’entre eux obtient un diplôme. Nombre d’infrastructures nécessitent une réhabilitation urgente, tandis que le manque du soutien financier public contraint les établissements à dépendre exclusivement des contributions des familles. 

Malgré ces difficultés, l’école catholique demeure présente «même là où l’État est absent», comme l’a affirmé Monseigneur Richard Appora-Ngalanibé, évêque de Bambari et président de la conférence épiscopale de Centrafrique. Cette mission est assurée, dans de nombreux cas, grâce aux «maîtres-parents», auxquels l’Église offre une formation pédagogique accélérée afin de pallier le manque d’enseignants qualifiés. Aussi, le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque métropolitain de Bangui, a-t-il insisté, dans sa prise de parole, sur l’urgence d’ «éduquer à la paix dans une société blessée par les conflits et les crises diverses». 

La Iglesia de África Central adopta un Pacto Nacional de Educación

La Iglesia en la República Centroafricana celebró una asamblea general de la Asociación Centroafricana de Educación Católica (ECAC). Los debates tuvieron como objetivo evaluar el estado de la educación católica y la adopción del Pacto Africano de Educación, una iniciativa continental derivada del Pacto Mundial por la Educación promovida por el Papa Francisco. Tras estos debates, se elaboró ​​un Pacto Centroafricano de Educación centrado en la cooperación entre la Iglesia y el Estado en el sector educativo.

-          Jean-Paul Niyigena, Coordinador del Instituto del Pacto Africano de Educación

La asamblea, celebrada en Bangui del 16 al 21 de febrero, tuvo como lema: «Educar: Un llamado a innovar, servir y transformar». En su discurso de apertura, el obispo Nestor-Désiré Nongo Aziagbia, obispo de Bossangoa y presidente de la Comisión Episcopal para la Educación Católica, destacó la oportunidad que el Pacto Educativo Africano ofrece a las Iglesias africanas para dedicar tiempo a la reflexión sobre la educación católica, con el fin de identificar, «sin caer en la autocomplacencia», los desafíos que enfrenta e infundirle un nuevo dinamismo que ofrezca esperanza para un futuro mejor en el continente. «La educación católica ya no debe ser una teoría sin un profundo impacto en la sociedad. Debe cumplir su función transformadora», declaró enfáticamente el prelado.

Proyectos prioritarios para la renovación de las escuelas católicas

Durante estas asambleas generales se desarrollaron varios proyectos. Estos temas incluyen la formación profesional, la educación técnica y profesional, la digitalización de la gestión administrativa y la pedagogía, la educación de las niñas y la lucha contra la violencia en las escuelas, así como la colaboración entre la Iglesia y el Estado. Estos temas fueron presentados por expertos nacionales e internacionales antes de ser debatidos sinodales en talleres, cuyos resultados se presentaron a la asamblea.

El resultado es que las escuelas católicas de la República Centroafricana deben trascender el sistema educativo actual, todavía basado en la perspectiva colonial que asignaba a las escuelas la función de preparar funcionarios públicos, y en cambio, priorizar la formación profesional. También se decidió implementar medidas para combatir el peso de las tradiciones ancestrales, que siguen obstaculizando el desarrollo y la integración social de las niñas. De hecho, se observó que un gran número de niñas son obligadas por sus padres a contraer matrimonio precoz o son víctimas de corrupción sexual por parte de algunos maestros. Una acción conjunta entre la Iglesia y el Estado

Tras estas deliberaciones, se adoptó un pacto educativo centroafricano. Este es una adaptación nacional del pacto educativo africano, impulsado por el Papa Francisco. Sus principios clave incluyen garantizar que entre el 5% y el 10% del alumnado provenga de entornos vulnerables, promover la educación de las niñas, fomentar el diálogo interreligioso, garantizar la transparencia en la gestión escolar y desarrollar el pensamiento crítico entre el alumnado.

El pacto también compromete al Estado a establecer un diálogo permanente con la Iglesia, particularmente en el desarrollo y la actualización del currículo nacional, y a brindar apoyo financiero a la educación católica. Con este fin, se ha creado una comisión específica para supervisar la implementación y el seguimiento de esta cooperación.

Hacer accesible la educación católica a todos

En estas conversaciones participaron, directa o indirectamente, representantes de la Iglesia universal y continental. En su mensaje, el cardenal José Tolentino de Mendonça, prefecto del Dicasterio para la Cultura y la Educación, se dirigió a la Iglesia en la República Centroafricana, en consonancia con los objetivos de transformación establecidos para la conferencia nacional, sobre la necesidad de hacer accesibles las escuelas católicas. «Sus escuelas están llamadas a ser lugares accesibles para todos, sin excluir a nadie: esto es también lo que significa “desarmar la educación” para que no degenere en nuevas divisiones en la sociedad entre quienes tienen los medios —y pueden educarse— y quienes no», afirmó el cardenal.

Por su parte, el cardenal Antoine Kambanda, arzobispo metropolitano de Kigali y representante continental del Pacto Africano para la Educación, hizo hincapié en la necesidad de evaluar el impacto moral de las escuelas católicas en África, «entre los exalumnos, por ejemplo, que ocupan cargos de responsabilidad en diversos países, sin mostrarse indignados por el sufrimiento que nuestras sociedades siguen padeciendo». En este sentido, el cardenal animó a los participantes a proponer «una escuela católica que enseñe con el ejemplo, que se edifique sobre Cristo y que esté llamada a ser un laboratorio vivo de la humanidad».

Una Iglesia presente donde el Estado está ausente

Las sucesivas crisis que ha sufrido la República Centroafricana han afectado profundamente a su sistema educativo. Apenas el 40% de los niños están escolarizados, y solo la mitad obtiene un diploma. Muchas infraestructuras requieren una rehabilitación urgente, mientras que la falta de apoyo financiero público obliga a las escuelas a depender exclusivamente de las contribuciones de las familias.

A pesar de estas dificultades, las escuelas católicas siguen presentes «incluso donde el Estado está ausente», como afirmó el obispo Richard Appora-Ngalanibé de Bambari, presidente de la Conferencia Episcopal de la República Centroafricana. Esta misión se lleva a cabo, en muchos casos, gracias a los «padres-maestros», a quienes la Iglesia ofrece formación pedagógica acelerada para suplir la falta de docentes cualificados. El cardenal Dieudonné Nzapalainga, arzobispo metropolitano de Bangui, también hizo hincapié, en su discurso, en la urgente necesidad de “educar para la paz en una sociedad herida por conflictos y diversas crisis”.

 

 The Central African Church Adopts 

a National Education Pact

The Church in the Central African Republic held a general assembly of the Central African Catholic Education Association (ECAC). The discussions aimed to assess the state of Catholic education and the adoption of the African Education Pact, a continental offshoot of the Global Compact on Education promoted by Pope Francis. Following these discussions, a Central African Education Pact was developed, focusing on cooperation between the Church and the State in the education sector.

-          Jean-Paul Niyigena, Coordinator of the African Education Pact Institute

The assembly, held in Bangui from February 16 to 21, was themed: “Educating: A Call to Innovate, Serve, and Transform.” In his opening remarks, Bishop Nestor-Désiré Nongo Aziagbia, Bishop of Bossangoa and President of the Episcopal Commission for Catholic Education, emphasized the opportunity that the African Educational Pact offers to African Churches to dedicate time to reflecting on Catholic education in order to identify, "without complacency," the challenges it faces and to instill in it a new dynamism that offers hope for a better future on the continent. "Catholic education must no longer remain a theory that has no profound impact on society. It must fulfill its transformative role in society," the prelate declared emphatically.

Priority projects for renewing Catholic schools

Several projects were developed during these general assemblies. These topics include vocational training, technical and professional education, the digitalization of administrative management and pedagogy, girls' education and the fight against violence in schools, and the partnership between Church and State. These themes were presented by national and international experts before being discussed in a synodal manner in workshops, the results of which were presented to the assembly.

The outcome is that Catholic schools in the Central African Republic must transcend the existing educational system, still based on the colonial perspective that assigned schools the role of preparing civil servants, and instead prioritize vocational training. It was also decided to implement measures to combat the weight of ancestral traditions, which continue to hinder girls' growth and social integration. Indeed, it was observed that a large number of girls are either forced by their parents into early marriage or are victims of sexual corruption by some teachers. A Joint Initiative Between Church and State

Following these discussions, a Central African educational pact was adopted. This is a national adaptation of the African educational pact, championed by Pope Francis. Its key principles include ensuring that each school enrolls 5 to 10% of children from vulnerable backgrounds, promoting girls' education, fostering interreligious dialogue, ensuring transparency in school management, and developing critical thinking skills among students.

The pact also commits the State to establishing an ongoing dialogue with the Church, particularly in the development and updating of the national curriculum, and to providing financial support to Catholic education. To this end, a specific commission has been established to oversee the implementation and monitoring of this cooperation.

Making Catholic Education Accessible to All

These meetings saw the participation, directly or indirectly, of representatives from the universal and continental Church. In his message, Cardinal José Tolentino de Mendonça, Prefect of the Dicastery for Culture and Education, addressed the Church in the Central African Republic, in line with the transformation goals set for the General Assembly, on the need to make Catholic schools accessible. “Your schools are called to be places accessible to all, without excluding anyone: this is also what it means to ‘disarm education’ so that it does not degenerate into new divisions in society between those who have the means—and can educate themselves—and those who do not,” the Cardinal said.

In turn, Cardinal Antoine Kambanda, Metropolitan Archbishop of Kigali and continental representative of the African Education Pact, emphasized the need to assess the moral impact of Catholic schools in Africa, “among former students, for example, holding positions of responsibility here and there in various countries, without being indignant about the suffering our societies continue to endure.” On this point, the Cardinal encouraged participants to propose “a Catholic school that teaches by example, that is built upon Christ, and that is called to be a living laboratory of humanity.”

A Church present where the State is absent

The successive crises experienced by the Central African Republic have profoundly affected its education system. Barely 40% of children are enrolled in school, and only half of them obtain a diploma. Many infrastructures require urgent rehabilitation, while the lack of public financial support forces schools to depend exclusively on contributions from families.

Despite these difficulties, Catholic schools remain present “even where the state is absent,” as Bishop Richard Appora-Ngalanibé of Bambari, president of the Central African Republic’s Episcopal Conference, affirmed. This mission is carried out, in many cases, thanks to “parent-teachers,” to whom the Church offers accelerated pedagogical training to compensate for the lack of qualified teachers. Cardinal Dieudonné Nzapalainga, Metropolitan Archbishop of Bangui, also emphasized, in his address, the urgent need to “educate for peace in a society wounded by conflicts and various crises.”

 

La Chiesa centroafricana adotta

 un Patto nazionale per l'istruzione

La Chiesa nella Repubblica Centrafricana ha tenuto un'assemblea generale dell'Associazione cattolica centroafricana per l'istruzione (ECAC). Le discussioni miravano a valutare lo stato dell'istruzione cattolica e ad adottare il Patto africano per l'istruzione, una derivazione continentale del Patto globale sull'istruzione promosso da Papa Francesco. A seguito di queste discussioni, è stato elaborato un Patto centroafricano per l'istruzione, incentrato sulla cooperazione tra Chiesa e Stato nel settore dell'istruzione.

-          Jean-Paul Niyigena, Coordinatore dell'Istituto per il Patto africano per l'istruzione

L'assemblea, svoltasi a Bangui dal 16 al 21 febbraio, aveva come tema: "Educare: una chiamata a innovare, servire e trasformare". Nel suo intervento di apertura, il Vescovo Nestor-Désiré Nongo Aziagbia, Vescovo di Bossangoa e Presidente della Commissione Episcopale per l'Educazione Cattolica, ha sottolineato l'opportunità che il Patto Africano per l'Educazione offre alle Chiese africane di dedicare del tempo alla riflessione sull'educazione cattolica, al fine di individuare, "senza compiacimento", le sfide che essa deve affrontare e di infonderle un nuovo dinamismo che offra speranza per un futuro migliore nel continente. "L'educazione cattolica non deve più rimanere una teoria priva di un profondo impatto sulla società. Deve adempiere al suo ruolo trasformativo nella società", ha dichiarato con enfasi il prelato.

Progetti prioritari per il rinnovamento delle scuole cattoliche

Durante queste assemblee generali sono stati elaborati diversi progetti. Tra questi, la formazione professionale, l'istruzione tecnica e professionale, la digitalizzazione della gestione amministrativa e della pedagogia, l'educazione delle ragazze e la lotta contro la violenza nelle scuole, e il partenariato tra Chiesa e Stato. Questi temi sono stati presentati da esperti nazionali e internazionali prima di essere discussi in modo sinodale in workshop, i cui risultati sono stati presentati all'assemblea.

Il risultato è che le scuole cattoliche nella Repubblica Centrafricana devono trascendere il sistema educativo esistente, ancora basato sulla prospettiva coloniale che assegnava alle scuole il ruolo di preparare i funzionari pubblici, e dare invece priorità alla formazione professionale. Si è inoltre deciso di attuare misure per contrastare il peso delle tradizioni ancestrali, che continuano a ostacolare la crescita e l'integrazione sociale delle ragazze. Si è infatti osservato che un gran numero di ragazze sono costrette dai genitori a matrimoni precoci o sono vittime di abusi sessuali da parte di alcuni insegnanti. Un'iniziativa congiunta tra Chiesa e Stato

A seguito di queste discussioni, è stato adottato un patto sull'istruzione per l'Africa centrale. Si tratta di un adattamento nazionale del patto africano sull'istruzione, promosso da Papa Francesco. I suoi principi chiave includono garantire che ogni scuola iscriva dal 5 al 10% di bambini provenienti da contesti vulnerabili, promuovere l'istruzione femminile, favorire il dialogo interreligioso, garantire la trasparenza nella gestione scolastica e sviluppare le capacità di pensiero critico negli studenti.

Il patto impegna inoltre lo Stato a instaurare un dialogo continuo con la Chiesa, in particolare nello sviluppo e nell'aggiornamento del curriculum nazionale, e a fornire sostegno finanziario all'istruzione cattolica. A tal fine, è stata istituita un'apposita commissione per sovrintendere all'attuazione e al monitoraggio di questa cooperazione.

Rendere l'educazione cattolica accessibile a tutti

A questi incontri hanno partecipato, direttamente o indirettamente, rappresentanti della Chiesa universale e continentale. Nel suo messaggio, il Cardinale José Tolentino de Mendonça, Prefetto del Dicastero per la Cultura e l'Educazione, si è rivolto alla Chiesa nella Repubblica Centrafricana, in linea con gli obiettivi di trasformazione fissati dall'Assemblea Generale, sulla necessità di rendere accessibili le scuole cattoliche. «Le vostre scuole sono chiamate ad essere luoghi accessibili a tutti, senza escludere nessuno: questo è anche ciò che significa «disarmare l'educazione» affinché non degeneri in nuove divisioni nella società tra chi ha i mezzi – e può istruirsi – e chi non li ha», ha affermato il Cardinale. A sua volta, il Cardinale Antoine Kambanda, Arcivescovo Metropolita di Kigali e rappresentante continentale del Patto Africano per l'Istruzione, ha sottolineato la necessità di valutare l'impatto morale delle scuole cattoliche in Africa, «tra gli ex alunni, ad esempio, che ricoprono posizioni di responsabilità in vari Paesi, senza indignarsi per le sofferenze che le nostre società continuano a subire». Su questo punto, il Cardinale ha incoraggiato i partecipanti a proporre “una scuola cattolica che insegni con l’esempio, che sia costruita su Cristo e che sia chiamata ad essere un laboratorio vivente di umanità”.

Una Chiesa presente dove lo Stato è assente

Le successive crisi che hanno colpito la Repubblica Centrafricana hanno profondamente inciso sul suo sistema scolastico. Appena il 40% dei bambini è iscritto a scuola e solo la metà di loro consegue il diploma. Molte infrastrutture necessitano di urgenti interventi di ristrutturazione, mentre la mancanza di sostegno finanziario pubblico costringe le scuole a dipendere esclusivamente dai contributi delle famiglie.

Nonostante queste difficoltà, le scuole cattoliche rimangono presenti “anche dove lo Stato è assente”, come ha affermato il Vescovo Richard Appora-Ngalanibé di Bambari, presidente della Conferenza Episcopale della Repubblica Centrafricana. Questa missione si svolge, in molti casi, grazie ai “genitori-insegnanti”, ai quali la Chiesa offre una formazione pedagogica accelerata per sopperire alla carenza di insegnanti qualificati. Il cardinale Dieudonné Nzapalainga, arcivescovo metropolita di Bangui, ha inoltre sottolineato, nel suo intervento, l'urgente necessità di "educare alla pace in una società ferita da conflitti e diverse crisi".

Vatican News