mercoledì 18 marzo 2026

AFRICA - UN PACT EDUCATIF

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L’Église centrafricaine

 se dote d’un pacte 

éducatif national

L’Église de Centrafrique a tenu des états généraux de l’Enseignement Catholique Associé de Centrafrique (ECAC). Les travaux visaient à évaluer la situation de l’enseignement catholique et l’appropriation du Pacte Éducatif Africain, une émanation continentale du Pacte Éducatif Global promu par le Pape François. À l’issue des échanges, un Pacte éducatif centrafricain a été élaboré, axé sur la coopération entre l’Église et l’État dans le secteur éducatif.

Jean-Paul Niyigena, Coordinateur de l’Institut Pacte Éducatif Africain

Les assises qui se sont tenues à Bangui du 16 au 21 février, étaient placées sous le thème: «Éduquer: un appel à innover, servir et transformer». Dans son mot d’ouverture, Mgr Nestor-Désiré Nongo Aziagbia, évêque de Bossangoa et président de la Commission épiscopale pour l’enseignement catholique, a insisté sur l’opportunité que le pacte éducatif africain offre aux Églises d’Afrique de mettre en place un temps de réflexion sur l’éducation catholique en vue d’identifier, «sans complaisance», les défis auxquels elle est confrontée et de lui insuffler une nouvelle dynamique qui ouvre à l’espérance pour un avenir meilleur sur le continent. «L’éducation catholique ne doit plus rester une théorie qui n’a pas un impact profond sur la société. Elle doit répondre à son rôle transformateur de la société», a dit haut et fort le prélat.

Des chantiers prioritaires pour renouveler l’école catholique

Plusieurs chantiers ont été élaborés au cours de ces états généraux. Ils concernent notamment la formation professionnelle, l’enseignement technique et professionnel, la digitalisation de la gestion administrative et de la pédagogie, l’éducation des filles et la lutte contre les violences en milieu scolaire, le partenariat entre l’Église et l’État. Ces thématiques ont été présentées par des experts nationaux et internationaux, avant d’être discutées «de manière synodale» dans des ateliers, dont les fruits des réflexions ont été présentés dans l’assemblée.

Il en résulte que l’école catholique en Centrafrique doit transcender le système éducatif en place, basé encore sur la perspective coloniale qui assignait à l’école la vocation de préparer des fonctionnaires, pour privilégier la formation aux métiers. Il a aussi été décidé de la mise en place des instruments permettant de lutter contre la pesanteur des traditions ancestrales dont les filles continuent d’être victimes dans leur croissance et intégration sociale. Il a en effet été constaté qu’un grand nombre des filles sont soit obligées par leurs parents de se marier trop tôt, soit victime de la corruption sexuelle de la part de certains enseignants. 

Une action commune entre l’Église et l’État

A l’issu de ces travaux, un pacte éducatif centrafricain a donc été adopté. Une déclinaison nationale du pacte éducatif africain, poussé par le Pape François. Parmi ses orientations figurent notamment l’accueil dans chaque établissement scolaire de 5 à 10 % d’enfants issus de milieux vulnérables, la promotion de l’éducation des filles, la promotion du dialogue interreligieux, la transparence dans la gestion scolaire et le développement de l’esprit critique chez les élèves. 

Le pacte engage également l’État à instaurer un dialogue permanent avec l’Église, notamment dans l’élaboration ou la mise à jour du programme national, et à soutenir financièrement l’enseignement catholique. À ce titre, une commission spécifique chargée d’assurer la mise en œuvre et le suivi de cette coopération a été annoncée. 

Rendre l’éducation catholique accessible à tous

Ces assises ont connu la participation, de près ou de loin, des représentants de l’Église universelle et continentale. Dans son message, le cardinal José Tolentino de Mendonça, préfet du dicastère pour la culture et l’éducation, a interpellé l’Église de Centrafrique, dans la ligne de transformation assignée aux états généraux, sur la nécessité de rendre l’école catholique accessible. « Vos écoles sont appelées à être des lieux accessibles à tous, sans exclure personne: c’est aussi cela, “désarmer l’éducation” afin qu’elle ne dégénère pas en nouvelles divisions dans la société entre ceux qui ont des moyens — et peuvent s’instruire — et ceux qui en sont dépourvus», a dit le cardinal. 

A son tour, le cardinal Antoine Kambanda, archevêque métropolitain de Kigali et référent continental du pacte éducatif africain, a souligné la nécessité d’évaluer l’impact moral de l’école catholique en Afrique, «chez les anciens élèves, par exemple, occupant des responsabilités ici et là dans les pays, sans s’indigner de la souffrance que nos sociétés continuent de subir». Sur ce, le cardinal a encouragé les participants à proposer «une école catholique qui enseigne par l’exemple, qui se construit à partir du Christ et qui est appelée à être un laboratoire vivant de l’humanité». 

Une Eglise présente où l’État est absent

Les crises successives qu’a connues la République Centrafricaine ont profondément affecté son système éducatif. À peine 40 % d’enfants sont scolarisés, et seule la moitié d’entre eux obtient un diplôme. Nombre d’infrastructures nécessitent une réhabilitation urgente, tandis que le manque du soutien financier public contraint les établissements à dépendre exclusivement des contributions des familles. 

Malgré ces difficultés, l’école catholique demeure présente «même là où l’État est absent», comme l’a affirmé Monseigneur Richard Appora-Ngalanibé, évêque de Bambari et président de la conférence épiscopale de Centrafrique. Cette mission est assurée, dans de nombreux cas, grâce aux «maîtres-parents», auxquels l’Église offre une formation pédagogique accélérée afin de pallier le manque d’enseignants qualifiés. Aussi, le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque métropolitain de Bangui, a-t-il insisté, dans sa prise de parole, sur l’urgence d’ «éduquer à la paix dans une société blessée par les conflits et les crises diverses». 

La Iglesia de África Central adopta un Pacto Nacional de Educación

La Iglesia en la República Centroafricana celebró una asamblea general de la Asociación Centroafricana de Educación Católica (ECAC). Los debates tuvieron como objetivo evaluar el estado de la educación católica y la adopción del Pacto Africano de Educación, una iniciativa continental derivada del Pacto Mundial por la Educación promovida por el Papa Francisco. Tras estos debates, se elaboró ​​un Pacto Centroafricano de Educación centrado en la cooperación entre la Iglesia y el Estado en el sector educativo.

-          Jean-Paul Niyigena, Coordinador del Instituto del Pacto Africano de Educación

La asamblea, celebrada en Bangui del 16 al 21 de febrero, tuvo como lema: «Educar: Un llamado a innovar, servir y transformar». En su discurso de apertura, el obispo Nestor-Désiré Nongo Aziagbia, obispo de Bossangoa y presidente de la Comisión Episcopal para la Educación Católica, destacó la oportunidad que el Pacto Educativo Africano ofrece a las Iglesias africanas para dedicar tiempo a la reflexión sobre la educación católica, con el fin de identificar, «sin caer en la autocomplacencia», los desafíos que enfrenta e infundirle un nuevo dinamismo que ofrezca esperanza para un futuro mejor en el continente. «La educación católica ya no debe ser una teoría sin un profundo impacto en la sociedad. Debe cumplir su función transformadora», declaró enfáticamente el prelado.

Proyectos prioritarios para la renovación de las escuelas católicas

Durante estas asambleas generales se desarrollaron varios proyectos. Estos temas incluyen la formación profesional, la educación técnica y profesional, la digitalización de la gestión administrativa y la pedagogía, la educación de las niñas y la lucha contra la violencia en las escuelas, así como la colaboración entre la Iglesia y el Estado. Estos temas fueron presentados por expertos nacionales e internacionales antes de ser debatidos sinodales en talleres, cuyos resultados se presentaron a la asamblea.

El resultado es que las escuelas católicas de la República Centroafricana deben trascender el sistema educativo actual, todavía basado en la perspectiva colonial que asignaba a las escuelas la función de preparar funcionarios públicos, y en cambio, priorizar la formación profesional. También se decidió implementar medidas para combatir el peso de las tradiciones ancestrales, que siguen obstaculizando el desarrollo y la integración social de las niñas. De hecho, se observó que un gran número de niñas son obligadas por sus padres a contraer matrimonio precoz o son víctimas de corrupción sexual por parte de algunos maestros. Una acción conjunta entre la Iglesia y el Estado

Tras estas deliberaciones, se adoptó un pacto educativo centroafricano. Este es una adaptación nacional del pacto educativo africano, impulsado por el Papa Francisco. Sus principios clave incluyen garantizar que entre el 5% y el 10% del alumnado provenga de entornos vulnerables, promover la educación de las niñas, fomentar el diálogo interreligioso, garantizar la transparencia en la gestión escolar y desarrollar el pensamiento crítico entre el alumnado.

El pacto también compromete al Estado a establecer un diálogo permanente con la Iglesia, particularmente en el desarrollo y la actualización del currículo nacional, y a brindar apoyo financiero a la educación católica. Con este fin, se ha creado una comisión específica para supervisar la implementación y el seguimiento de esta cooperación.

Hacer accesible la educación católica a todos

En estas conversaciones participaron, directa o indirectamente, representantes de la Iglesia universal y continental. En su mensaje, el cardenal José Tolentino de Mendonça, prefecto del Dicasterio para la Cultura y la Educación, se dirigió a la Iglesia en la República Centroafricana, en consonancia con los objetivos de transformación establecidos para la conferencia nacional, sobre la necesidad de hacer accesibles las escuelas católicas. «Sus escuelas están llamadas a ser lugares accesibles para todos, sin excluir a nadie: esto es también lo que significa “desarmar la educación” para que no degenere en nuevas divisiones en la sociedad entre quienes tienen los medios —y pueden educarse— y quienes no», afirmó el cardenal.

Por su parte, el cardenal Antoine Kambanda, arzobispo metropolitano de Kigali y representante continental del Pacto Africano para la Educación, hizo hincapié en la necesidad de evaluar el impacto moral de las escuelas católicas en África, «entre los exalumnos, por ejemplo, que ocupan cargos de responsabilidad en diversos países, sin mostrarse indignados por el sufrimiento que nuestras sociedades siguen padeciendo». En este sentido, el cardenal animó a los participantes a proponer «una escuela católica que enseñe con el ejemplo, que se edifique sobre Cristo y que esté llamada a ser un laboratorio vivo de la humanidad».

Una Iglesia presente donde el Estado está ausente

Las sucesivas crisis que ha sufrido la República Centroafricana han afectado profundamente a su sistema educativo. Apenas el 40% de los niños están escolarizados, y solo la mitad obtiene un diploma. Muchas infraestructuras requieren una rehabilitación urgente, mientras que la falta de apoyo financiero público obliga a las escuelas a depender exclusivamente de las contribuciones de las familias.

A pesar de estas dificultades, las escuelas católicas siguen presentes «incluso donde el Estado está ausente», como afirmó el obispo Richard Appora-Ngalanibé de Bambari, presidente de la Conferencia Episcopal de la República Centroafricana. Esta misión se lleva a cabo, en muchos casos, gracias a los «padres-maestros», a quienes la Iglesia ofrece formación pedagógica acelerada para suplir la falta de docentes cualificados. El cardenal Dieudonné Nzapalainga, arzobispo metropolitano de Bangui, también hizo hincapié, en su discurso, en la urgente necesidad de “educar para la paz en una sociedad herida por conflictos y diversas crisis”.

 

 The Central African Church Adopts 

a National Education Pact

The Church in the Central African Republic held a general assembly of the Central African Catholic Education Association (ECAC). The discussions aimed to assess the state of Catholic education and the adoption of the African Education Pact, a continental offshoot of the Global Compact on Education promoted by Pope Francis. Following these discussions, a Central African Education Pact was developed, focusing on cooperation between the Church and the State in the education sector.

-          Jean-Paul Niyigena, Coordinator of the African Education Pact Institute

The assembly, held in Bangui from February 16 to 21, was themed: “Educating: A Call to Innovate, Serve, and Transform.” In his opening remarks, Bishop Nestor-Désiré Nongo Aziagbia, Bishop of Bossangoa and President of the Episcopal Commission for Catholic Education, emphasized the opportunity that the African Educational Pact offers to African Churches to dedicate time to reflecting on Catholic education in order to identify, "without complacency," the challenges it faces and to instill in it a new dynamism that offers hope for a better future on the continent. "Catholic education must no longer remain a theory that has no profound impact on society. It must fulfill its transformative role in society," the prelate declared emphatically.

Priority projects for renewing Catholic schools

Several projects were developed during these general assemblies. These topics include vocational training, technical and professional education, the digitalization of administrative management and pedagogy, girls' education and the fight against violence in schools, and the partnership between Church and State. These themes were presented by national and international experts before being discussed in a synodal manner in workshops, the results of which were presented to the assembly.

The outcome is that Catholic schools in the Central African Republic must transcend the existing educational system, still based on the colonial perspective that assigned schools the role of preparing civil servants, and instead prioritize vocational training. It was also decided to implement measures to combat the weight of ancestral traditions, which continue to hinder girls' growth and social integration. Indeed, it was observed that a large number of girls are either forced by their parents into early marriage or are victims of sexual corruption by some teachers. A Joint Initiative Between Church and State

Following these discussions, a Central African educational pact was adopted. This is a national adaptation of the African educational pact, championed by Pope Francis. Its key principles include ensuring that each school enrolls 5 to 10% of children from vulnerable backgrounds, promoting girls' education, fostering interreligious dialogue, ensuring transparency in school management, and developing critical thinking skills among students.

The pact also commits the State to establishing an ongoing dialogue with the Church, particularly in the development and updating of the national curriculum, and to providing financial support to Catholic education. To this end, a specific commission has been established to oversee the implementation and monitoring of this cooperation.

Making Catholic Education Accessible to All

These meetings saw the participation, directly or indirectly, of representatives from the universal and continental Church. In his message, Cardinal José Tolentino de Mendonça, Prefect of the Dicastery for Culture and Education, addressed the Church in the Central African Republic, in line with the transformation goals set for the General Assembly, on the need to make Catholic schools accessible. “Your schools are called to be places accessible to all, without excluding anyone: this is also what it means to ‘disarm education’ so that it does not degenerate into new divisions in society between those who have the means—and can educate themselves—and those who do not,” the Cardinal said.

In turn, Cardinal Antoine Kambanda, Metropolitan Archbishop of Kigali and continental representative of the African Education Pact, emphasized the need to assess the moral impact of Catholic schools in Africa, “among former students, for example, holding positions of responsibility here and there in various countries, without being indignant about the suffering our societies continue to endure.” On this point, the Cardinal encouraged participants to propose “a Catholic school that teaches by example, that is built upon Christ, and that is called to be a living laboratory of humanity.”

A Church present where the State is absent

The successive crises experienced by the Central African Republic have profoundly affected its education system. Barely 40% of children are enrolled in school, and only half of them obtain a diploma. Many infrastructures require urgent rehabilitation, while the lack of public financial support forces schools to depend exclusively on contributions from families.

Despite these difficulties, Catholic schools remain present “even where the state is absent,” as Bishop Richard Appora-Ngalanibé of Bambari, president of the Central African Republic’s Episcopal Conference, affirmed. This mission is carried out, in many cases, thanks to “parent-teachers,” to whom the Church offers accelerated pedagogical training to compensate for the lack of qualified teachers. Cardinal Dieudonné Nzapalainga, Metropolitan Archbishop of Bangui, also emphasized, in his address, the urgent need to “educate for peace in a society wounded by conflicts and various crises.”

 

La Chiesa centroafricana adotta

 un Patto nazionale per l'istruzione

La Chiesa nella Repubblica Centrafricana ha tenuto un'assemblea generale dell'Associazione cattolica centroafricana per l'istruzione (ECAC). Le discussioni miravano a valutare lo stato dell'istruzione cattolica e ad adottare il Patto africano per l'istruzione, una derivazione continentale del Patto globale sull'istruzione promosso da Papa Francesco. A seguito di queste discussioni, è stato elaborato un Patto centroafricano per l'istruzione, incentrato sulla cooperazione tra Chiesa e Stato nel settore dell'istruzione.

-          Jean-Paul Niyigena, Coordinatore dell'Istituto per il Patto africano per l'istruzione

L'assemblea, svoltasi a Bangui dal 16 al 21 febbraio, aveva come tema: "Educare: una chiamata a innovare, servire e trasformare". Nel suo intervento di apertura, il Vescovo Nestor-Désiré Nongo Aziagbia, Vescovo di Bossangoa e Presidente della Commissione Episcopale per l'Educazione Cattolica, ha sottolineato l'opportunità che il Patto Africano per l'Educazione offre alle Chiese africane di dedicare del tempo alla riflessione sull'educazione cattolica, al fine di individuare, "senza compiacimento", le sfide che essa deve affrontare e di infonderle un nuovo dinamismo che offra speranza per un futuro migliore nel continente. "L'educazione cattolica non deve più rimanere una teoria priva di un profondo impatto sulla società. Deve adempiere al suo ruolo trasformativo nella società", ha dichiarato con enfasi il prelato.

Progetti prioritari per il rinnovamento delle scuole cattoliche

Durante queste assemblee generali sono stati elaborati diversi progetti. Tra questi, la formazione professionale, l'istruzione tecnica e professionale, la digitalizzazione della gestione amministrativa e della pedagogia, l'educazione delle ragazze e la lotta contro la violenza nelle scuole, e il partenariato tra Chiesa e Stato. Questi temi sono stati presentati da esperti nazionali e internazionali prima di essere discussi in modo sinodale in workshop, i cui risultati sono stati presentati all'assemblea.

Il risultato è che le scuole cattoliche nella Repubblica Centrafricana devono trascendere il sistema educativo esistente, ancora basato sulla prospettiva coloniale che assegnava alle scuole il ruolo di preparare i funzionari pubblici, e dare invece priorità alla formazione professionale. Si è inoltre deciso di attuare misure per contrastare il peso delle tradizioni ancestrali, che continuano a ostacolare la crescita e l'integrazione sociale delle ragazze. Si è infatti osservato che un gran numero di ragazze sono costrette dai genitori a matrimoni precoci o sono vittime di abusi sessuali da parte di alcuni insegnanti. Un'iniziativa congiunta tra Chiesa e Stato

A seguito di queste discussioni, è stato adottato un patto sull'istruzione per l'Africa centrale. Si tratta di un adattamento nazionale del patto africano sull'istruzione, promosso da Papa Francesco. I suoi principi chiave includono garantire che ogni scuola iscriva dal 5 al 10% di bambini provenienti da contesti vulnerabili, promuovere l'istruzione femminile, favorire il dialogo interreligioso, garantire la trasparenza nella gestione scolastica e sviluppare le capacità di pensiero critico negli studenti.

Il patto impegna inoltre lo Stato a instaurare un dialogo continuo con la Chiesa, in particolare nello sviluppo e nell'aggiornamento del curriculum nazionale, e a fornire sostegno finanziario all'istruzione cattolica. A tal fine, è stata istituita un'apposita commissione per sovrintendere all'attuazione e al monitoraggio di questa cooperazione.

Rendere l'educazione cattolica accessibile a tutti

A questi incontri hanno partecipato, direttamente o indirettamente, rappresentanti della Chiesa universale e continentale. Nel suo messaggio, il Cardinale José Tolentino de Mendonça, Prefetto del Dicastero per la Cultura e l'Educazione, si è rivolto alla Chiesa nella Repubblica Centrafricana, in linea con gli obiettivi di trasformazione fissati dall'Assemblea Generale, sulla necessità di rendere accessibili le scuole cattoliche. «Le vostre scuole sono chiamate ad essere luoghi accessibili a tutti, senza escludere nessuno: questo è anche ciò che significa «disarmare l'educazione» affinché non degeneri in nuove divisioni nella società tra chi ha i mezzi – e può istruirsi – e chi non li ha», ha affermato il Cardinale. A sua volta, il Cardinale Antoine Kambanda, Arcivescovo Metropolita di Kigali e rappresentante continentale del Patto Africano per l'Istruzione, ha sottolineato la necessità di valutare l'impatto morale delle scuole cattoliche in Africa, «tra gli ex alunni, ad esempio, che ricoprono posizioni di responsabilità in vari Paesi, senza indignarsi per le sofferenze che le nostre società continuano a subire». Su questo punto, il Cardinale ha incoraggiato i partecipanti a proporre “una scuola cattolica che insegni con l’esempio, che sia costruita su Cristo e che sia chiamata ad essere un laboratorio vivente di umanità”.

Una Chiesa presente dove lo Stato è assente

Le successive crisi che hanno colpito la Repubblica Centrafricana hanno profondamente inciso sul suo sistema scolastico. Appena il 40% dei bambini è iscritto a scuola e solo la metà di loro consegue il diploma. Molte infrastrutture necessitano di urgenti interventi di ristrutturazione, mentre la mancanza di sostegno finanziario pubblico costringe le scuole a dipendere esclusivamente dai contributi delle famiglie.

Nonostante queste difficoltà, le scuole cattoliche rimangono presenti “anche dove lo Stato è assente”, come ha affermato il Vescovo Richard Appora-Ngalanibé di Bambari, presidente della Conferenza Episcopale della Repubblica Centrafricana. Questa missione si svolge, in molti casi, grazie ai “genitori-insegnanti”, ai quali la Chiesa offre una formazione pedagogica accelerata per sopperire alla carenza di insegnanti qualificati. Il cardinale Dieudonné Nzapalainga, arcivescovo metropolita di Bangui, ha inoltre sottolineato, nel suo intervento, l'urgente necessità di "educare alla pace in una società ferita da conflitti e diverse crisi".

Vatican News

 

 

lunedì 16 marzo 2026

FAREWELL TO HABERMAS

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Farewell 

to Habermas, 

herald of 

unfinished modernity




Philosopher of post-metaphysics and democratic discourse, 

he passed away at the age of 96.

“Civil society is made up of those associations and movements that more or less spontaneously intercept and intensify the resonance aroused in the private spheres of life by problematic social situations, to then transmit this resonance, amplified, to the political sphere.

The core of civil society is constituted by an associative network that institutionalizes – within the framework of a "staging" of public spheres – discourses aimed at solving questions of general interest...

A viable civil society can develop only within the context of a liberal political culture, as well as on the basis of an intact private sphere. It can therefore flourish only in an already rationalized lifeworld. Otherwise, populist movements arise that blindly defend the ossified traditions of a way of life threatened by capitalist modernization.

Thedebate on reason and faith with Ratzinger is famous.

by Simone Paliaga

"Therefore, laypeople should not a priori rule out the possibility of discovering semantic content within religious texts; at times, they may even find ideas they had already intuited and, until then, not fully articulated. Such content can be usefully translated into public discourse." These words, written in the late Verbalizing the Sacred (Laterza), echo the project that had always animated Jürgen Habermas's thought. The philosopher, who died today at the age of 96 in Starnberg, southern Germany, aspired to fulfill what secular modernity had promised since its origins by translating the sacred into secular language and leaving behind any metaphysical horizon, as is also evident in the debate on the relationship between reason and faith undertaken in 2004 with then-Cardinal Joseph Ratzinger in Munich at the Catholic Academy in Bayern.

It cannot be said that with Habermas the last witness and master of the twentieth century disappears. His birth date, born in 1929, only opens up to him the final two-thirds of the Short Twentieth Century. It spares him the Great War and being on the front lines of the Second. Yet, from that twentieth century he learned the taste for engagement and j'accuse in the press. Suffice it to recall the controversies with Joachim Fest, who had accused him in his memoirs of having joined the Hitler Youth , the accusations of eugenics against Peter Sloterdijk, or those against Wolfgang Streeck for criticizing the EU.

And how can we forget his support for humanitarian wars in observance of human rights, from the bombing of Belgrade in 1999 to the invasions of the Middle East after September 11, 2001. If Habermas missed the twentieth century in its entirety, he certainly did not miss the modernity of which he is perhaps the last herald. This is demonstrated by the impressive history of philosophy published, ninety years old, in 2019 . Geschichte der Philosophie ( Suhrkamp ) is not a flat reconstruction of the history of philosophical thought, but the proposal of a philosophy for post-metaphysical times and for a modern man orphaned of transcendence.

For the Düsseldorf philosopher, modernity is neither finished nor concluded. It is, as the manifesto of post-metaphysical thought entitled The Philosophical Discourse on Modernity (Laterza) attests, merely incomplete. Oblivious to the legacy bequeathed by the Frankfurt School, to whose inspiration he nevertheless owes his History and Critique of Public Opinion (1962), Jürgen Habermas invested his theoretical resources in the effort to perfect that unfinished Enlightenment modernity. In an age when humanity no longer recognizes the indissoluble intertwining of beauty, goodness, and justice at the heart of Being, for the German thinker, there is nothing else to do. This is confirmed by his two most challenging works, Theory of Communicative Action (il Mulino), dating back to 1981, and Facts and Norms: Contributions to a Discursive Theory of Law and Democracy (Guerini e associati), from a decade later.

Habermas knows well that it is difficult to fully recover the role of reason theorized by the Enlightenment. Its totalitarian outcome, denounced by Theodor Adorno and Max Horkheimer, makes this impossible. It is therefore necessary to resort to a low-key rationality, procedural rather than substantive, yet proud of its inability to rise to the heights of Being. A communicative and argumentative reason, merely a breakwater against the spread of an instrumental reason poised to colonize the worlds of life. "The concept of communicative action," Habermas writes in his summa, "refers to the interaction of at least two subjects capable of language and action who (through verbal or extraverbal means ) establish an interpersonal relationship. The actors seek understanding to jointly coordinate their plans of action and their actions."

For the philosopher of Discourse Ethics (Laterza), drawing on the moral resources of human communication would allow humans to regulate their coexistence. The step toward intertwining moral, legal, and political issues is now a short one. If this shared normative framework gives rise to what Habermas, in the 1990s, defined as "constitutional patriotism," a patriotism based on loyalty to the universalistic political principles of freedom embodied in the fundamental laws of states, the reflection on deliberative and procedural democracy at the heart of Facts and Norms also draws on the same framework . "The purpose of democratic voting is not to capture the range of opinions as they manifest themselves in the wild," Habermas argued in an interview, "but rather to reflect the outcome of a public process of opinion formation. The vote cast in the voting booth acquires the institutional weight of democratic participation only in relation to publicly articulated opinions, formed through communication and the exchange of information, motivations, and positions relevant to individual issues.

But does the argumentative strategy, proposed to complete the emancipatory process of modernity, still work in the 21st century? Is it up to the unprecedented ethical problems caused by the spread of artificial intelligence and the often arbitrary interventions on the genetic structure of living things? These are questions that permeate Auch eine History of Philosophy , but it remains unanswered. And not by chance.

In times orphaned by Being, the use of argumentative reason falters, but even the use of the “semantic reserves” of religion to promote procedural, public, and verifiable conceptions of how to approach values, to which Jürgen Habermas dedicated his entire life, is no longer sufficient.

www.avvenire.it 


Adieu à Habermas, 

héraut d'une modernité inachevée

Philosophe de la post-métaphysique et du discours démocratique, il est décédé à l'âge de 96 ans.

« La société civile est constituée de ces associations et mouvements qui interceptent et amplifient plus ou moins spontanément la résonance suscitée dans la sphère privée de la vie par des situations sociales problématiques, pour ensuite transmettre cette résonance, amplifiée, à la sphère politique. »

Le cœur de la société civile est constitué par un réseau associatif qui institutionnalise – dans le cadre d’une « mise en scène » des sphères publiques – des discours visant à résoudre des questions d’intérêt général…

Une société civile viable ne peut se développer que dans le cadre d'une culture politique libérale et sur la base d'une sphère privée intacte. Elle ne peut donc s'épanouir que dans un monde vécu déjà rationalisé. Autrement, des mouvements populistes surgissent, défendant aveuglément les traditions sclérosées d'un mode de vie menacé par la modernisation capitaliste.

Le débat avec Ratzinger sur la raison et la foi est célèbre.

par Simone Paliaga

« Par conséquent, les laïcs ne devraient pas exclure d’emblée la possibilité de découvrir un contenu sémantique au sein des textes religieux ; il leur arrive même d’y trouver des idées qu’ils avaient déjà pressenties et, jusque-là, non pleinement formulées. Un tel contenu peut être utilement traduit dans le discours public. » Ces mots, tirés de son ouvrage tardif * Verbaliser le sacré* (Laterza), font écho au projet qui a toujours animé la pensée de Jürgen Habermas. Le philosophe, décédé aujourd’hui à l’âge de 96 ans à Starnberg, dans le sud de l’Allemagne, aspirait à accomplir ce que la modernité séculière avait promis depuis ses origines : traduire le sacré en langage profane et s’affranchir de tout horizon métaphysique, comme en témoigne également le débat sur le rapport entre raison et foi mené en 2004 avec le cardinal Joseph Ratzinger à l’ Académie catholique de Bavière, à Munich.

On ne saurait dire qu'avec Habermas disparaisse le dernier témoin et maître du XXe siècle. Sa date de naissance, 1929, ne lui ouvre les deux derniers tiers du Court XXe siècle. Elle l'épargne de la Première Guerre mondiale et des combats sur le front de la Seconde. Pourtant, c'est de ce XXe siècle qu'il a tiré le goût de l'engagement et J'accuse dans la presse. Il suffit de rappeler les polémiques avec Joachim Fest, qui l'avait accusé dans ses mémoires d'avoir rejoint les Jeunesses hitlériennes , les accusations d'eugénisme contre Peter Sloterdijk, ou encore celles contre Wolfgang Streeck pour ses critiques envers l'UE.

Comment oublier son soutien aux guerres humanitaires menées au nom des droits de l'homme, du bombardement de Belgrade en 1999 aux invasions du Moyen-Orient après le 11 septembre 2001 ? Si Habermas a manqué le XXe siècle dans son ensemble, il n'a certainement pas manqué la modernité dont il est peut-être le dernier héraut. En témoigne son impressionnante histoire de la philosophie, publiée en 2019 , quatre-vingt-dix ans après sa parution . L'Histoire de la Philosophie ( Suhrkamp ) n'est pas une reconstruction plate de l'histoire de la pensée philosophique, mais la proposition d'une philosophie pour les temps post-métaphysiques et pour un homme moderne orphelin de transcendance.

Pour le philosophe de Düsseldorf, la modernité n'est ni achevée ni terminée. Elle est, comme l'atteste le manifeste de la pensée post-métaphysique intitulé Discours philosophique sur la modernité (Laterza), simplement inachevée. Indifférent à l'héritage de l'École de Francfort, à laquelle il doit pourtant son Histoire et critique de l'opinion publique (1962), Jürgen Habermas a investi ses ressources théoriques dans la tentative de parfaire cette modernité des Lumières inachevée. À une époque où l'humanité ne reconnaît plus l'imbrication indissoluble du beau, du bon et du juste au cœur de l'Être, pour le penseur allemand, il n'y a rien d'autre à faire. Ses deux ouvrages les plus stimulants, Théorie de l'agir communicationnel (il Mulino), datant de 1981, et Faits et normes : Contributions à une théorie discursive du droit et de la démocratie (Guerini e associati), paru une décennie plus tard, le confirment.

Habermas sait pertinemment qu'il est difficile de recouvrer pleinement le rôle de la raison tel que l'ont théorisé les Lumières. Son aboutissement totalitaire, dénoncé par Theodor Adorno et Max Horkheimer, le rend impossible. Il est donc nécessaire de recourir à une rationalité discrète, procédurale plutôt que substantielle, mais fière de son incapacité à atteindre les sommets de l'Être. Une raison communicative et argumentative, simple rempart contre la propagation d'une raison instrumentale prête à coloniser les mondes du vivant. « Le concept d'action communicative », écrit Habermas dans sa somme, « renvoie à l'interaction d'au moins deux sujets capables de langage et d'action qui (par des moyens verbaux ou extraverbaux ) établissent une relation interpersonnelle. Les acteurs recherchent la compréhension mutuelle afin de coordonner conjointement leurs plans d'action et leurs actions. »

Pour le philosophe de l'éthique du discours (Laterza), s'appuyer sur les ressources morales de la communication humaine permettrait aux êtres humains de réguler leur coexistence. Le passage à l'imbrication des enjeux moraux, juridiques et politiques est désormais aisé. Si ce cadre normatif partagé donne naissance à ce que Habermas, dans les années 1990, a défini comme le « patriotisme constitutionnel » – un patriotisme fondé sur la fidélité aux principes politiques universalistes de liberté inscrits dans les lois fondamentales des États –, la réflexion sur la démocratie délibérative et procédurale au cœur de Faits et Normes s'appuie également sur ce même cadre . « Le but du vote démocratique n'est pas de saisir la diversité des opinions telles qu'elles se manifestent spontanément », affirmait Habermas dans un entretien, « mais plutôt de refléter le fruit d'un processus public de formation de l'opinion. Le vote exprimé dans l'isoloir n'acquiert la valeur institutionnelle de la participation démocratique qu'en relation avec des opinions exprimées publiquement, formées par la communication et l'échange d'informations, de motivations et de positions relatives aux enjeux individuels. »

Mais la stratégie argumentative, proposée pour achever le processus d'émancipation de la modernité, est-elle encore efficace au XXIe siècle ? Est-elle à la hauteur des problèmes éthiques sans précédent posés par la diffusion de l'intelligence artificielle et les interventions souvent arbitraires sur la structure génétique des êtres vivants ? Ce sont des questions qui imprègnent Auch eine Histoire de la philosophie , mais elle reste sans réponse. Et ce n'est pas un hasard.

En ces temps où l’Être est orphelin, l’usage de la raison argumentative faiblit, mais même le recours aux « réserves sémantiques » de la religion pour promouvoir des conceptions procédurales, publiques et vérifiables de la manière d’aborder les valeurs, auquel Jürgen Habermas a consacré toute sa vie, n’est plus suffisant.

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 Adiós a Habermas, 

heraldo de una modernidad inacabada.

Filósofo de la posmetafísica y del discurso democrático, falleció a los 96 años.

“La sociedad civil está formada por aquellas asociaciones y movimientos que, de forma más o menos espontánea, interceptan e intensifican la resonancia suscitada en las esferas privadas de la vida por situaciones sociales problemáticas, para luego transmitir esa resonancia, amplificada, a la esfera política.

El núcleo de la sociedad civil está constituido por una red asociativa que institucionaliza –en el marco de una "puesta en escena" de las esferas públicas– discursos destinados a resolver cuestiones de interés general...

Una sociedad civil viable solo puede desarrollarse en el contexto de una cultura política liberal y sobre la base de una esfera privada intacta. Por lo tanto, solo puede florecer en un mundo de la vida ya racionalizado. De lo contrario, surgen movimientos populistas que defienden ciegamente las tradiciones anquilosadas de un modo de vida amenazado por la modernización capitalista.

El debate sobre la razón y la fe con Ratzinger es famoso.

Por Simone Paliaga

«Por lo tanto, los laicos no deberían descartar a priori la posibilidad de descubrir contenido semántico en los textos religiosos; a veces, incluso pueden encontrar ideas que ya habían intuido y que, hasta entonces, no habían articulado completamente. Dicho contenido puede traducirse útilmente al discurso público». Estas palabras, escritas en la última obra Verbalizing the Sacred (Laterza), se hacen eco del proyecto que siempre animó el pensamiento de Jürgen Habermas. El filósofo, que falleció hoy a los 96 años en Starnberg, al sur de Alemania, aspiraba a cumplir lo que la modernidad secular había prometido desde sus orígenes: traducir lo sagrado al lenguaje secular y dejar atrás cualquier horizonte metafísico, como también se evidencia en el debate sobre la relación entre razón y fe que mantuvo en 2004 con el entonces cardenal Joseph Ratzinger en Múnich, en la Academia Católica de Baviera.

No se puede decir que con Habermas desaparezca el último testigo y maestro del siglo XX. Su fecha de nacimiento, 1929, solo le abre las puertas a los dos últimos tercios del breve siglo XX. Le ahorra la Primera Guerra Mundial y estar en el frente de la Segunda. Sin embargo, de ese siglo XX aprendió el gusto por el compromiso "Yo acuso en la prensa". Basta con recordar las controversias con Joachim Fest, quien lo acusó en sus memorias de haberse unido a las Juventudes Hitlerianas , las acusaciones de eugenesia contra Peter Sloterdijk o las que se hicieron contra Wolfgang Streeck por criticar a la UE.

¿Y cómo olvidar su apoyo a las guerras humanitarias en defensa de los derechos humanos, desde el bombardeo de Belgrado en 1999 hasta las invasiones de Oriente Medio tras el 11 de septiembre de 2001? Si bien Habermas no vivió el siglo XX en su totalidad, sin duda no pasó por alto la modernidad, de la que quizás sea el último precursor. Esto queda demostrado por la impresionante historia de la filosofía publicada en 2019 , noventa años después . Geschichte der Philosophie ( Suhrkamp ) no es una reconstrucción plana de la historia del pensamiento filosófico, sino la propuesta de una filosofía para tiempos posmetafísicos y para un hombre moderno huérfano de la trascendencia.

Para el filósofo de Düsseldorf, la modernidad no está ni acabada ni concluida. Es, como atestigua el manifiesto del pensamiento posmetafísico titulado El discurso filosófico sobre la modernidad (Laterza), simplemente incompleta. Ajeno al legado de la Escuela de Frankfurt, a cuya inspiración, sin embargo, debe su Historia y crítica de la opinión pública (1962), Jürgen Habermas dedicó sus recursos teóricos al esfuerzo por perfeccionar esa modernidad ilustrada inacabada. En una época en la que la humanidad ya no reconoce la indisoluble interconexión de la belleza, la bondad y la justicia en el corazón del Ser, para el pensador alemán no hay nada más que hacer. Esto se confirma en sus dos obras más desafiantes: Teoría de la acción comunicativa (Il Mulino), de 1981, y Hechos y normas: Contribuciones a una teoría discursiva del derecho y la democracia (Guerini e associati), de una década después.

Habermas sabe bien que es difícil recuperar plenamente el papel de la razón teorizado por la Ilustración. Su resultado totalitario, denunciado por Theodor Adorno y Max Horkheimer, lo hace imposible. Por lo tanto, es necesario recurrir a una racionalidad discreta, procedimental más que sustantiva, pero orgullosa de su incapacidad para alcanzar las alturas del Ser. Una razón comunicativa y argumentativa, meramente un dique contra la expansión de una razón instrumental dispuesta a colonizar los mundos de la vida. «El concepto de acción comunicativa», escribe Habermas en su summa, «se refiere a la interacción de al menos dos sujetos capaces de lenguaje y acción que (mediante medios verbales o extraverbales ) establecen una relación interpersonal. Los actores buscan la comprensión para coordinar conjuntamente sus planes de acción y sus acciones».

Para el filósofo de la ética del discurso (Laterza), recurrir a los recursos morales de la comunicación humana permitiría a los seres humanos regular su coexistencia. El paso hacia la interconexión de cuestiones morales, legales y políticas es ahora corto. Si este marco normativo compartido da lugar a lo que Habermas, en la década de 1990, definió como "patriotismo constitucional", un patriotismo basado en la lealtad a los principios políticos universalistas de la libertad plasmados en las leyes fundamentales de los estados, la reflexión sobre la democracia deliberativa y procedimental que constituye el núcleo de Hechos y normas también se basa en el mismo marco . "El propósito del voto democrático no es capturar la gama de opiniones tal como se manifiestan en la práctica", argumentó Habermas en una entrevista, "sino más bien reflejar el resultado de un proceso público de formación de la opinión. El voto emitido en la cabina electoral adquiere el peso institucional de la participación democrática solo en relación con las opiniones articuladas públicamente, formadas a través de la comunicación y el intercambio de información, motivaciones y posiciones relevantes para cuestiones individuales.

Pero, ¿sigue funcionando en el siglo XXI la estrategia argumentativa, propuesta para completar el proceso emancipador de la modernidad? ¿Está a la altura de los problemas éticos sin precedentes causados por la difusión de la inteligencia artificial y las intervenciones a menudo arbitrarias en la estructura genética de los seres vivos? Estas son preguntas que impregnan Auch eine Historia de la Filosofía , pero sigue sin respuesta. Y no por casualidad.

En tiempos en que el Ser queda huérfano, el uso de la razón argumentativa flaquea, pero incluso el uso de las "reservas semánticas" de la religión para promover concepciones procedimentales, públicas y verificables de cómo abordar los valores, a lo que Jürgen Habermas dedicó toda su vida, ya no es suficiente.

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 ADDIO AD HABERMAS





lunedì 9 marzo 2026

PEACE AND RECONCILIATION

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MESSAGE OF POPE LEO XIV
TO THE PARTICIPANTS IN THE INTERNATIONAL ENCOUNTER
FOR PEACE AND RECONCILIATION
AT LOYOLA UNIVERSITY CHICAGO

I send cordial greetings to all who are participating in the International Encounter for Peace and Reconciliation taking place at Loyola University Chicago. I am pleased that you are continuing the work of the Building Bridges Initiative begun in 2022 with Pope Francis by bringing together university students, scholars and leaders who are promoting peace around the world. In a time increasingly marked by the wounds of war and violence, your efforts are sorely needed.

In this regard, there are several principles to keep in mind as you move forward with this noble initiative. First, true peace is not simply the absence of conflict, but rather is God’s gift. This peace is not like the kind that the world offers us (cf. Jn 14:27), which unfortunately is often imposed with violence and deception. Jesus tells us, as he told his apostles, not to be troubled or afraid (cf. ibid.), for he is with us always, until the end of the age (cf. Mt 28:20). Christians are called today to be co-workers for peace with Christ, who even in our day wishes to share that gift with humanity. The Lord walks with us as we work to promote harmony in our families, in our local communities, in our respective countries and around the world.

Second, if we wish to promote concord on a global level, it is necessary to seek the engagement and commitment of the international community for the sake of the common good, which transcends borders, faith traditions and cultures. It likewise requires systematic interdisciplinary collaboration, bringing together institutions, organizations, scientists and leaders in various fields to achieve this end. Your efforts at this meeting are a concrete example of how this is possible, and, I hope, will bear great fruit.

Third, true harmony is rooted in the reconciliation that God has brought to us through his only Son, Jesus Christ, by his death and resurrection. Peace is a constant journey of reconciliation with God, with ourselves, with others and with creation (cf. Address in the Presence of Religious Leaders, 28 October 2025). In this spirit, we are called to foster a culture of reconciliation capable of overcoming the globalization of powerlessness, which tempts us to believe that an era free of conflict is unattainable (cf. ibid.). Moreover, we must remember that prayer is also a powerful force for reconciliation. When people of different religious traditions come together in prayer, it has the power to change the course of history.

 

MESSAGE DU PAPE LÉON XIV AUX PARTICIPANTS À LA RENCONTRE INTERNATIONALE POUR LA PAIX ET LA RÉCONCILIATION À L’UNIVERSITÉ LOYOLA DE CHICAGO

J’adresse mes salutations les plus chaleureuses à tous les participants de la Rencontre internationale pour la paix et la réconciliation qui se tient à l’Université Loyola de Chicago. Je me réjouis que vous poursuiviez l’œuvre de l’Initiative « Construire des ponts », initiée en 2022 avec le pape François, en réunissant étudiants, chercheurs et responsables qui œuvrent pour la paix dans le monde entier. À une époque de plus en plus marquée par les blessures de la guerre et de la violence, vos efforts sont plus que jamais nécessaires.

À cet égard, voici quelques principes à garder à l’esprit pour la poursuite de cette noble initiative. Premièrement, la véritable paix n’est pas simplement l’absence de conflit, mais un don de Dieu. Cette paix est différente de celle que le monde nous propose (cf. Jn 14, 27), qui, malheureusement, est souvent imposée par la violence et la tromperie. Jésus nous dit, comme il l'a dit à ses apôtres, de ne pas nous troubler ni avoir peur (cf. ibid.), car il est avec nous tous les jours, jusqu'à la fin du monde (cf. Mt 28, 20). Les chrétiens sont appelés aujourd'hui à œuvrer pour la paix avec le Christ, qui, même de nos jours, désire partager ce don avec l'humanité. Le Seigneur marche avec nous tandis que nous nous efforçons de promouvoir l'harmonie dans nos familles, nos communautés locales, nos pays respectifs et partout dans le monde.

Deuxièmement, si nous voulons promouvoir la concorde à l'échelle mondiale, il est nécessaire de rechercher l'engagement de la communauté internationale pour le bien commun, qui transcende les frontières, les traditions religieuses et les cultures. Cela requiert également une collaboration interdisciplinaire systématique, réunissant institutions, organisations, scientifiques et responsables de divers domaines pour atteindre cet objectif. Vos efforts lors de cette rencontre en sont un exemple concret et, je l'espère, porteront de grands fruits.

Troisièmement, la véritable harmonie trouve sa source dans la réconciliation que Dieu nous a apportée par son Fils unique, Jésus-Christ, par sa mort et sa résurrection. La paix est un cheminement constant de réconciliation avec Dieu, avec nous-mêmes, avec les autres et avec la création (cf. Discours en présence des chefs religieux, 28 octobre 2025). Dans cet esprit, nous sommes appelés à promouvoir une culture de la réconciliation capable de surmonter la mondialisation de l’impuissance, qui nous pousse à croire qu’une ère sans conflit est inaccessible (cf. ibid.). De plus, n’oublions pas que la prière est aussi une puissante force de réconciliation. Lorsque des personnes de différentes traditions religieuses s’unissent dans la prière, elle a le pouvoir de changer le cours de l’histoire.

 

MESSAGGIO DI PAPA LEONE XIV AI PARTECIPANTI ALL'INCONTRO INTERNAZIONALE PER LA PACE E LA RICONCILIAZIONE ALLA LOYOLA UNIVERSITY DI CHICAGO

Invio cordiali saluti a tutti coloro che partecipano all'Incontro Internazionale per la Pace e la Riconciliazione che si svolge presso la Loyola University di Chicago. Sono lieto che stiate proseguendo il lavoro dell'iniziativa "Building Bridges", iniziata nel 2022 con Papa Francesco, riunendo studenti universitari, studiosi e leader che promuovono la pace in tutto il mondo. In un tempo sempre più segnato dalle ferite della guerra e della violenza, i vostri sforzi sono estremamente necessari.

A questo proposito, ci sono diversi principi da tenere a mente mentre portate avanti questa nobile iniziativa. In primo luogo, la vera pace non è semplicemente l'assenza di conflitto, ma piuttosto un dono di Dio. Questa pace non è come quella che il mondo ci offre (cfr Gv 14,27), che purtroppo viene spesso imposta con violenza e inganno. Gesù ci dice, come disse ai suoi apostoli, di non turbarci e di non avere paura (cfr. ibid.), perché Egli è con noi tutti i giorni, fino alla fine del mondo (cfr. Mt 28,20). I cristiani sono chiamati oggi a essere collaboratori della pace con Cristo, che anche ai nostri giorni desidera condividere questo dono con l'umanità. Il Signore cammina con noi mentre ci impegniamo a promuovere l'armonia nelle nostre famiglie, nelle nostre comunità locali, nei nostri rispettivi Paesi e in tutto il mondo.

In secondo luogo, se desideriamo promuovere la concordia a livello globale, è necessario ricercare l'impegno e la collaborazione della comunità internazionale per il bene comune, che trascende confini, tradizioni di fede e culture. Ciò richiede anche una sistematica collaborazione interdisciplinare, che riunisca istituzioni, organizzazioni, scienziati e leader in vari campi per raggiungere questo obiettivo. I vostri sforzi in questo incontro sono un esempio concreto di come ciò sia possibile e, spero, porteranno grandi frutti. In terzo luogo, la vera armonia è radicata nella riconciliazione che Dio ci ha portato attraverso il suo unico Figlio, Gesù Cristo, con la sua morte e risurrezione. La pace è un cammino costante di riconciliazione con Dio, con noi stessi, con gli altri e con il creato (cfr Discorso alla presenza dei leader religiosi, 28 ottobre 2025). In questo spirito, siamo chiamati a promuovere una cultura di riconciliazione capace di superare la globalizzazione dell'impotenza, che ci induce a credere che un'era libera dai conflitti sia irraggiungibile (cfr ibid.). Inoltre, dobbiamo ricordare che la preghiera è anche una forza potente per la riconciliazione. Quando persone di diverse tradizioni religiose si uniscono in preghiera, ciò ha il potere di cambiare il corso della storia.

 

MENSAJE DEL PAPA LEÓN XIV  A LOS PARTICIPANTES EN EL ENCUENTRO INTERNACIONAL POR LA PAZ Y LA RECONCILIACIÓN EN LA UNIVERSIDAD LOYOLA DE CHICAGO

Envío un cordial saludo a todos los participantes en el Encuentro Internacional por la Paz y la Reconciliación que se celebra en la Universidad Loyola de Chicago. Me complace que continúen la labor de la Iniciativa Construyendo Puentes, iniciada en 2022 con el Papa Francisco, reuniendo a estudiantes universitarios, académicos y líderes que promueven la paz en todo el mundo. En una época cada vez más marcada por las heridas de la guerra y la violencia, sus esfuerzos son sumamente necesarios.

En este sentido, hay varios principios que deben tener presentes al avanzar en esta noble iniciativa. En primer lugar, la verdadera paz no es simplemente la ausencia de conflicto, sino un don de Dios. Esta paz no es como la que nos ofrece el mundo (cf. Jn 14,27), que lamentablemente a menudo se impone con violencia y engaño. Jesús nos dice, como a sus apóstoles, que no nos turbemos ni tengamos miedo (cf. ibíd.), porque él está con nosotros siempre, hasta el fin del mundo (cf. Mt 28,20). Los cristianos estamos llamados hoy a ser colaboradores de Cristo por la paz, quien incluso en nuestros días desea compartir ese don con la humanidad. El Señor nos acompaña en nuestro trabajo por promover la armonía en nuestras familias, en nuestras comunidades locales, en nuestros respectivos países y en todo el mundo.

En segundo lugar, si deseamos promover la concordia a nivel global, es necesario buscar la participación y el compromiso de la comunidad internacional en aras del bien común, que trasciende fronteras, tradiciones religiosas y culturas. Asimismo, requiere una colaboración interdisciplinaria sistemática, que reúna a instituciones, organizaciones, científicos y líderes de diversos campos para lograr este fin. Sus esfuerzos en esta reunión son un ejemplo concreto de cómo esto es posible y, espero, darán grandes frutos.

En tercer lugar, la verdadera armonía tiene sus raíces en la reconciliación que Dios nos ha traído a través de su Hijo único, Jesucristo, mediante su muerte y resurrección. La paz es un camino constante de reconciliación con Dios, con nosotros mismos, con los demás y con la creación (cf. Discurso ante los líderes religiosos, 28 de octubre de 2025). Con este espíritu, estamos llamados a fomentar una cultura de reconciliación capaz de superar la globalización de la impotencia, que nos tienta a creer que una era libre de conflictos es inalcanzable (cf. ibíd.). Además, debemos recordar que la oración también es una poderosa fuerza de reconciliación. Cuando personas de diferentes tradiciones religiosas se unen en oración, tiene el poder de cambiar el curso de la historia.

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domenica 8 marzo 2026

SOUTH SUDAN - MASSACRE OF INNOCENTS

 

South Sudan: 

The strong condemnation of the Bishops following massacre in Jonglei State


Members of the Sudan and South Sudan Catholic Bishops' Conference (SSSCBC) have strongly condemned what some UN agencies have described as yet another massacre of innocent civilians in South Sudan’s Jonglei State

Paul Samasumo – Vatican City

“We condemn, in the strongest possible terms, these heinous and senseless killings. There can be no justification whatsoever for the murder of innocent civilians. Such acts are an offence against God, the Author of Life, and a grave sin against humanity. We stand in unwavering solidarity with our suffering people in Ayod and Abiemnhom, who have once again been plunged into mourning, fear, and displacement,” the Bishops said.

According Church sources in the region, at least 169 people were killed in what has been described as “intercommunal violence that is politically motivated.” The number of those who have died is expected to rise among those with serious injuries. Vatican News has learned that most of the people in Abiemnhom have been evacuated to the town of Abyei.

Revenge is not justice

The Bishops’ Statement released to the media on Tuesday, 4 March, is signed by all members of the Bishops’ Conference. The prelates say they are profoundly appalled and saddened by the deeply alarming and “persistent cruelty of violence.”

“We have received distressing reports of the brutal targeting and killing of innocent civilians in Ayod County of Jonglei State and Abiemnhom County in the Ruweng Administrative Area. These acts represent not only a tragic loss of life but a fresh descent into the abyss of human depravity, where the sanctity of life, a sacred gift from God, is trampled upon with alarming impunity.”

The Bishops add, “The culture of deadly revenge has taken deep root in parts of our society. Cycles of retaliation, fuelled by anger, collective blame, and historical grievances, continue to destroy families, weaken communities, and rob our children of their future. Revenge is not justice. Collective punishment is not strength. Blood for blood is not dignity. This mentality must end,” affirm the Bishops.

Appeal to South Sudan’s leaders

The violence comes amid growing political instability in South Sudan. Clashes between the South Sudan People's Defence Force (SSPDF) and the Sudan People's Liberation Army-In-Opposition (SPLA-IO) in parts of Jonglei have sadly become frequent.

“To the transitional governments at all levels, we address a fervent and urgent appeal: You are the custodians of the common good, entrusted with the sacred duty to protect life. We call upon you to act immediately, decisively, and transparently,” the Bishops’ Statement reads.

In the particular cases of the recent killings in Ayod and Abiemnhom, the Bishops have called for a thorough and independent investigation that should lead to the identification and prosecution of perpetrators.