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giovedì 22 febbraio 2024

QUAND DIEU PROMET ...

...IL TIENT PAROLE


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par Jeorge Enrique Mùjica*

Au début de ce Carême 2024, nous voulons vous exprimer notre volonté d’être vos compagnons de route tout au long de cette période liturgique. En réalité, il s’agit de suivre la méthode de Jésus qui se place à nos côtés, au milieu de nos vies, et qui ainsi, souvent silencieusement, nous communique sa proximité par son « être là ».

Les premières communautés chrétiennes ont vu dans le jeûne une forme de préparation ascétique : si Pâques était associée à la fête, il fallait y joindre quelque chose de propre, de différent et de conforme à la période précédente.

 L’Écriture Sainte a fourni un cadre de 40 jours, notamment grâce à la référence au jeûne faite par Jésus lorsqu’il s’est retiré dans le désert (Mt 4,1).

Entre le VIe et le VIIe siècle, le jeûne est devenu un élément caractéristique du Carême. Toutefois, la question de savoir quels jours entrent dans la période du Carême et lesquels n’y entrent pas s’est ensuite posée.

La question n’était pas sans importance : était-il possible de jeûner le dimanche ? Le Jeudi, le Vendredi et le Samedi saints faisaient-ils également partie du Carême ? C’est ainsi qu’au fil du temps, l’Église elle-même a institutionnalisé la période, en établissant des lignes directrices pour mieux l’identifier.

La réforme liturgique du concile Vatican II a établi, par exemple, qu’à partir de la neuvième heure de l’office divin, le Jeudi saint, cette période n’est plus le Carême. Les dimanches de cette période ne font pas non plus partie du Carême.

L’Évangile que l’Église nous propose pour le mercredi des Cendres 2024 est celui de Matthieu 6, 1-6.16-18. Jésus dit à ses disciples (et à travers eux à chacun de nous qui sommes aussi des disciples) de ne pas faire les œuvres de piété pour que les gens nous voient.

L’Évangile cité ci-dessus nous indique quelles sont ces œuvres de piété : l’aumône, la prière et le jeûne. Nous trouvons donc deux réalités supplémentaires qui, au fil du temps, se sont ajoutées à ce qui était initialement associé à l’origine historique du Carême : l’aumône et la prière.

Les trois commandements, à savoir ne pas faire l’aumône pour être loué par les hommes, ne pas prier pour être vu par les gens et ne pas jeûner avec un visage triste ou en négligeant son apparence pour être remarqué, sont accompagnés d’une phrase de Jésus répétée trois fois : « votre Père qui voit dans le secret vous récompensera ».

Derrière l’affirmation de Jésus, il y a non seulement le fait de la récompense, mais aussi le fait que Dieu nous voit. C’est une vérité que l’on oublie parfois : il nous voit toujours, même si nous ne nous en rendons pas compte.

Il s’agit d’un regard qui n’est pas invasif et qui prête attention non seulement aux grandes réalisations et aux succès, mais surtout au bien que nous faisons et que seuls Lui et nous-mêmes connaissons.

Il s’agit de la valeur que Dieu donne à ce qui est petit et caché aux yeux du monde, mais qui est en réalité grand et visible à ses yeux. N’est-ce pas précisément ce qui caractérise notre vie : de petites actions dans l’anonymat de la vie quotidienne ? Combien de fois ce bien n’est-il pas passé inaperçu aux yeux de Dieu ! Combien de fois Dieu a-t-il mieux valorisé ce que parfois même nous ne valorisons pas toujours ou pas du tout ! Qu’en plus du bien qu’Il voit, une récompense y est associée, n’est que bonheur.

Il l’a promis, et quand Dieu promet, Il tient parole. Nous pouvons commencer ce voyage de Carême avec une vérité dans notre esprit et dans notre cœur : Dieu me voit. Cela peut se traduire dans la vie quotidienne par une plus grande manifestation de la présence de Dieu dans nos vies. Car là où le regard de Dieu se pose, il est là dans sa totalité.

 Et ce regard devenu présence présence ne change pas seulement la façon dont nous traitons les autres, mais aussi la façon dont nous nous traitons nous-mêmes : par le simple fait que nous nous rendons compte que nous ne sommes pas seuls.

JORGE ENRIQUE MÚJICA
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*P. Jorge Enrique Mújica est Diplômé en philosophie de l’Athénée pontifical Regina Apostolorum à Rome,

Le P. Jorge Enrique Mújica, LC, est un collaborateur « chevronné » de la presse écrite et numérique sur les questions de religion et de communication. Sur son compte Twitter : https://twitter.com/web_pastor, il aborde les questions de Dieu et de l'internet et de l'Église et des médias : «Evangelidigitalisation».

Source : Zenit

https://fr.zenit.org/2024/02/20/quand-dieu-promet-il-tient-parole/?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_campaign=le-pape-et-la-curie-romaine-sont-en-retraite-spirituelle-7-titres-mardi-20-fevrier-2024_655

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P. Albert KabugeComme membres de l’UMEC-WUCT, nous pouvons méditer avec ce texte du P. Jorge Enrique, ce texte nous sert pour accompagner nos élèves, nos étudiants et toutes les personnes qui sont proches de nous et vivons un Carême de Mobilité Missionnaire.



lunedì 5 febbraio 2018

MESSAGE OF HIS HOLINESS POPE FRANCIS FOR LENT 2018


 “Because of the increase of inquity, the love of many will grow cold”  
(Mt 24:12)
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Dear Brothers and Sisters,
Once again, the Pasch of the Lord draws near! In our preparation for Easter, God in his providence offers us each year the season of Lent as a “sacramental sign of our conversion”.[1] Lent summons us, and enables us, to come back to the Lord wholeheartedly and in every aspect of our life.
With this message, I would like again this year to help the entire Church experience this time of grace anew, with joy and in truth. I will take my cue from the words of Jesus in the Gospel of Matthew: “Because of the increase of iniquity, the love of many will grow cold” (24:12).
These words appear in Christ’s preaching about the end of time. They were spoken in Jerusalem, on the Mount of Olives, where the Lord’s passion would begin. In reply to a question of the disciples, Jesus foretells a great tribulation and describes a situation in which the community of believers might well find itself: amid great trials, false prophets would lead people astray and the love that is the core of the Gospel would grow cold in the hearts of many.
False prophets
Let us listen to the Gospel passage and try to understand the guise such false prophets can assume.
They can appear as “snake charmers”, who manipulate human emotions in order to enslave others and lead them where they would have them go. How many of God’s children are mesmerized by momentary pleasures, mistaking them for true happiness! How many men and women live entranced by the dream of wealth, which only makes them slaves to profit and petty interests! How many go through life believing that they are sufficient unto themselves, and end up entrapped by loneliness!
False prophets can also be “charlatans”, who offer easy and immediate solutions to suffering that soon prove utterly useless. How many young people are taken in by the panacea of drugs, of disposable relationships, of easy but dishonest gains! How many more are ensnared in a thoroughly “virtual” existence, in which relationships appear quick and straightforward, only to prove meaningless! These swindlers, in peddling things that have no real value, rob people of all that is most precious: dignity, freedom and the ability to love. They appeal to our vanity, our trust in appearances, but in the end they only make fools of us. Nor should we be surprised. In order to confound the human heart, the devil, who is “a liar and the father of lies” (Jn 8:44), has always presented evil as good, falsehood as truth. That is why each of us is called to peer into our heart to see if we are falling prey to the lies of these false prophets. We must learn to look closely, beneath the surface, and to recognize what leaves a good and lasting mark on our hearts, because it comes from God and is truly for our benefit.
A cold heart
In his description of hell, Dante Alighieri pictures the devil seated on a throne of ice,[2] in frozen and loveless isolation. We might well ask ourselves how it happens that charity can turn cold within us. What are the signs that indicate that our love is beginning to cool?...

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