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mercoledì 2 settembre 2026

POWER -POVOIR - PODER


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 MESSAGE OF HIS HOLINESS POPE LEO XIV

TO THE PARTICIPANTS IN THE PLENARY SESSION OF THE PONTIFICAL ACADEMY OF SOCIAL SCIENCES


I was pleased to learn of the plenary session of the Pontifical Academy of Social Sciences , and I extend my prayerful good wishes to all participants. I express my gratitude to Cardinal Peter Turkson for his dedicated service as Chancellor of the Academy. I likewise thank your President, Sister Helen Alford, for choosing the theme: “The Uses of Power: Legitimacy , Democracy, and the Rewriting of the International Order.” This is a particularly timely topic, focusing our reflection on the exercise of power, a crucial element in building peace within and among nations at this time of profound global change.

Catholic social doctrine views power not as an end in itself, but as a means directed to the common good. This implies that the legitimacy of authority does not depend on the accumulation of economic or technological power, but on the wisdom and virtue with which it is exercised (cf. Catechism of the Catholic Church , no. 1903). For wisdom enables us to discern and pursue the true and the good, rather than superficial possessions and vainglory, in the circumstances of daily life. This wisdom is inseparable from the moral virtues, which strengthen our desire to promote the common good. In particular, we know that justice and fortitude are indispensable for making thoughtful decisions and implementing them. Temperance also proves essential to the legitimate use of authority, since true temperance curbs excessive self-exaltation and serves as a barrier against the abuse of power.

This understanding of legitimate power finds one of its highest expressions in authentic democracy. Far from being a mere procedure, democracy recognizes the dignity of every person and invites each citizen to participate responsibly in the pursuit of the common good. Reflecting this conviction, Saint John Paul II affirmed that the Church values democracy because it guarantees participation in political decisions and "the possibility both of electing and holding accountable those who govern oneself, and of replacing them peacefully, when appropriate" ( Centesimus annus , n. 46). However, democracy remains healthy only when it is rooted in the moral law and a true vision of the human person. Without this foundation, it risks becoming either a majoritarian tyranny or a mask for the domination of economic and technological elites.

The same principles that guide the exercise of authority within nations must also inform the international order, a truth especially important to remember at a time when strategic rivalries and shifting alliances are reshaping global relations. We must remember that a just and stable international order cannot emerge from a mere balance of power or a purely technocratic logic. The concentration of technological, economic, and military power in the hands of a few threatens both democratic participation among peoples and international harmony.

In this regard, my predecessors have expressed the need for updated institutions and a universal authority (cf. John Paul II, Centesimus annus , n. 58; Pacem in terris , n. 137), inspired by the principle of subsidiarity (cf. Benedict XVI, Caritas in veritate , n. 57). The development of such a global community of fraternity requires "the best politics, placed at the service of the true common good" (Francis, Fratelli tutti , n. 154). In fact, it is "more necessary than ever to boldly rethink the modalities of international cooperation" ( Visit to the FAO headquarters on the occasion of World Food Day , 16 October 2025, n. 7).

Ultimately, when earthly powers threaten the tranquility ordinis —the classic Augustinian definition of peace—we must draw hope from the Kingdom of God, which, while not of this world, sheds light on the realities of this world and reveals their eschatological meaning. From this perspective of faith, we are reminded that God's omnipotence is manifested above all in mercy and forgiveness (cf. Thomas Aquinas , Summa Theologiae , I, q. 25, a. 3, ad 3); divine power does not dominate, but rather heals and restores. It is precisely this logic of charity that must animate history, since human activity inspired by charity helps shape the "earthly city" in unity and peace, making it—albeit imperfectly—an anticipation and prefiguration of the "City of God" (cf. Benedict XVI, Caritas in veritate , n. 7). This faith strengthens our determination to build a culture of reconciliation capable of overcoming the pitfalls of indifference and impotence (cf. Address to religious leaders participating in the International Meeting of Prayer for Peace , 28 October 2025).

With these sentiments, I sincerely hope that your reflections in these days will provide valuable insights into the legitimate uses of power, the criteria of authentic democracy, and the type of international order that serves the common good. In this way, your work will significantly contribute to building a global culture of reconciliation and peace, a peace that is not simply the fragile absence of conflict, but the fruit of justice, born of an authority humbly placed at the service of every human being and the entire human family.

May the Holy Spirit, the source of all charity and the bond of unity and peace, enlighten your minds and sustain your efforts. I willingly invoke God's abundant blessings upon all of you.

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MESSAGE DE SA SAINTETÉ LE PAPE LÉON XIV
AUX PARTICIPANTS À LA SESSION PLÉNIÈRE DE L'ACADÉMIE PONTIFICIELLE DES SCIENCES SOCIALES

J’ai appris avec plaisir la tenue de la session plénière de l’ Académie pontificale des sciences sociales et j’adresse mes vœux les plus sincères à tous les participants. J’exprime ma gratitude au cardinal Peter Turkson pour son dévouement en tant que chancelier de l’Académie. Je remercie également votre présidente, sœur Helen Alford, d’avoir choisi le thème : « Les usages du pouvoir : légitimité , démocratie et redéfinition de l’ordre international ». Ce sujet, d’une actualité brûlante, nous invite à réfléchir sur l’exercice du pouvoir, élément crucial pour la construction de la paix au sein des nations et entre elles, en cette période de profonds bouleversements mondiaux.

La doctrine sociale de l'Église catholique conçoit le pouvoir non comme une fin en soi, mais comme un moyen au service du bien commun. Cela implique que la légitimité de l'autorité ne dépend pas de l'accumulation de puissance économique ou technologique, mais de la sagesse et de la vertu avec lesquelles elle est exercée (cf. Catéchisme de l'Église catholique , n° 1903). Car la sagesse nous permet de discerner et de rechercher le vrai et le bien, plutôt que les possessions superficielles et la vaine gloire, dans les circonstances de la vie quotidienne. Cette sagesse est indissociable des vertus morales, qui renforcent notre désir de promouvoir le bien commun. En particulier, nous savons que la justice et la force d'âme sont indispensables pour prendre des décisions réfléchies et les mettre en œuvre. La tempérance se révèle également essentielle à l'usage légitime de l'autorité, car la véritable tempérance freine l'orgueil et constitue un rempart contre l'abus de pouvoir.

Cette conception du pouvoir légitime trouve l'une de ses plus hautes expressions dans la démocratie authentique. Loin d'être une simple procédure, la démocratie reconnaît la dignité de chaque personne et invite chaque citoyen à participer de manière responsable à la poursuite du bien commun. Reflétant cette conviction, saint Jean-Paul II affirmait que l'Église valorise la démocratie car elle garantit la participation aux décisions politiques et « la possibilité d'élire et de demander des comptes à ceux qui nous gouvernent, et de les remplacer pacifiquement, le cas échéant » ( Centesimus). (annus , n° 46). Cependant, la démocratie ne demeure saine que lorsqu'elle s'enracine dans la loi morale et une juste conception de la personne humaine. Sans ce fondement, elle risque de devenir soit une tyrannie majoritaire, soit un masque dissimulant la domination des élites économiques et technologiques.

Les mêmes principes qui régissent l'exercice de l'autorité au sein des nations doivent également guider l'ordre international, une vérité particulièrement importante à garder à l'esprit à l'heure où les rivalités stratégiques et les alliances mouvantes redessinent le paysage des relations mondiales. Il est essentiel de se rappeler qu'un ordre international juste et stable ne saurait se fonder sur un simple équilibre des puissances ou sur une logique purement technocratique. La concentration des pouvoirs technologiques, économiques et militaires entre les mains de quelques-uns menace à la fois la participation démocratique des peuples et l'harmonie internationale.

À cet égard, mes prédécesseurs ont exprimé la nécessité d’institutions modernisées et d’une autorité universelle (cf. Jean-Paul II, Centésime) . annus , n° 58 ; Pacem in terris , n° 137), inspirée par le principe de subsidiarité (cf. Benoît XVI, Caritas in veritate , n° 57). Le développement d’une telle communauté mondiale de fraternité exige « la meilleure politique, mise au service du véritable bien commun » (François, Fratelli tutti , n° 154). En effet, il est « plus nécessaire que jamais de repenser avec audace les modalités de la coopération internationale » ( Visite au siège de la FAO à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation , 16 octobre 2025, n° 7).

En fin de compte, lorsque les puissances terrestres menacent la tranquillité Selon la définition augustinienne classique de la paix (ordinis ), nous devons puiser notre espérance dans le Royaume de Dieu qui, bien que n'étant pas de ce monde, éclaire les réalités terrestres et en révèle le sens eschatologique. Dans cette perspective de foi, il nous est rappelé que l'omnipotence de Dieu se manifeste avant tout dans la miséricorde et le pardon (cf. Thomas d'Aquin , Somme théologique , I, q. 25, a. 3, ad 3) ; la puissance divine ne domine pas, mais guérit et restaure. C'est précisément cette logique de la charité qui doit animer l'histoire, car l'activité humaine inspirée par la charité contribue à façonner la « cité terrestre » dans l'unité et la paix, faisant d'elle – quoique de manière imparfaite – une anticipation et une préfiguration de la « Cité de Dieu » (cf. Benoît XVI, Caritas in veritate , n° 7). Cette foi renforce notre détermination à bâtir une culture de réconciliation capable de surmonter les pièges de l’indifférence et de l’impuissance (cf. Discours aux responsables religieux participant à la Rencontre internationale de prière pour la paix , 28 octobre 2025).

Dans cet esprit, j'espère sincèrement que vos réflexions de ces jours-ci apporteront un éclairage précieux sur les usages légitimes du pouvoir, les critères d'une démocratie authentique et le type d'ordre international qui sert le bien commun. Ainsi, votre travail contribuera de manière significative à l'édification d'une culture mondiale de réconciliation et de paix, une paix qui ne se réduit pas à une fragile absence de conflit, mais qui est le fruit de la justice, née d'une autorité humblement placée au service de chaque être humain et de l'humanité tout entière.

Que le Saint-Esprit, source de toute charité et lien d’unité et de paix, éclaire vos esprits et soutient vos efforts. Je prie Dieu de vous combler de ses grâces.

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MENSAJE DE SU SANTIDAD EL PAPA LEÓN XIV
A LOS PARTICIPANTES EN LA SESIÓN PLENARIA DE LA ACADEMIA PONTIFICIAL DE CIENCIAS SOCIALES

Me complace haber recibido la convocatoria de la sesión plenaria de la Academia Pontificia de Ciencias Sociales y extiendo mis mejores deseos a todos los participantes. Expreso mi gratitud al Cardenal Peter Turkson por su dedicada labor como Canciller de la Academia. Asimismo, agradezco a su Presidenta, la Hermana Helen Alford, por haber elegido el tema: «Los usos del poder: legitimidad , democracia y la reescritura del orden internacional». Este es un tema particularmente oportuno, que centra nuestra reflexión en el ejercicio del poder, un elemento crucial para la construcción de la paz dentro y entre las naciones en este momento de profundos cambios globales.

La doctrina social católica considera el poder no como un fin en sí mismo, sino como un medio para el bien común. Esto implica que la legitimidad de la autoridad no depende de la acumulación de poder económico o tecnológico, sino de la sabiduría y la virtud con que se ejerce (cf. Catecismo de la Iglesia Católica , n.º 1903). Pues la sabiduría nos permite discernir y buscar lo verdadero y lo bueno, en lugar de las posesiones superficiales y la vanagloria, en las circunstancias de la vida cotidiana. Esta sabiduría es inseparable de las virtudes morales, que fortalecen nuestro deseo de promover el bien común. En particular, sabemos que la justicia y la fortaleza son indispensables para tomar decisiones meditadas y llevarlas a cabo. La templanza también resulta esencial para el uso legítimo de la autoridad, ya que la verdadera templanza frena la excesiva autoexaltación y sirve de barrera contra el abuso de poder.

Esta comprensión del poder legítimo encuentra una de sus más altas expresiones en la auténtica democracia. Lejos de ser un mero procedimiento, la democracia reconoce la dignidad de cada persona e invita a cada ciudadano a participar responsablemente en la búsqueda del bien común. Reflejando esta convicción, san Juan Pablo II afirmó que la Iglesia valora la democracia porque garantiza la participación en las decisiones políticas y «la posibilidad tanto de elegir y exigir responsabilidades a quienes nos gobiernan, como de sustituirlos pacíficamente, cuando sea necesario» ( Centesimus). annus , n. 46). Sin embargo, la democracia solo se mantiene sana cuando está arraigada en la ley moral y en una visión auténtica de la persona humana. Sin este fundamento, corre el riesgo de convertirse en una tiranía mayoritaria o en una máscara para la dominación de las élites económicas y tecnológicas.

Los mismos principios que rigen el ejercicio de la autoridad dentro de las naciones deben también regir el orden internacional, una verdad especialmente importante en un momento en que las rivalidades estratégicas y las alianzas cambiantes están transformando las relaciones globales. Debemos recordar que un orden internacional justo y estable no puede surgir de un simple equilibrio de poder ni de una lógica puramente tecnocrática. La concentración del poder tecnológico, económico y militar en manos de unos pocos amenaza tanto la participación democrática entre los pueblos como la armonía internacional.

En este sentido, mis predecesores han expresado la necesidad de instituciones actualizadas y una autoridad universal (cf. Juan Pablo II, Centesimus annus , n. 58; Pacem in terris , n. 137), inspirada por el principio de subsidiariedad (cf. Benedicto XVI, Caritas in veritate , n. 57). El desarrollo de una comunidad global de fraternidad de este tipo requiere «la mejor política, puesta al servicio del verdadero bien común» (Francisco, Fratelli tutti , n. 154). De hecho, es «más necesario que nunca repensar audazmente las modalidades de la cooperación internacional» ( Visita a la sede de la FAO con motivo del Día Mundial de la Alimentación , 16 de octubre de 2025, n. 7).

En última instancia, cuando los poderes terrenales amenazan la tranquilidad En la definición clásica agustiniana de paz, debemos depositar nuestra esperanza en el Reino de Dios, que, si bien no es de este mundo, ilumina las realidades terrenales y revela su significado escatológico. Desde esta perspectiva de fe, recordamos que la omnipotencia de Dios se manifiesta sobre todo en la misericordia y el perdón (cf. Tomás de Aquino , Summa Theologiae , I, q. 25, a. 3, ad 3); el poder divino no domina, sino que sana y restaura. Es precisamente esta lógica de la caridad la que debe animar la historia, puesto que la actividad humana inspirada por la caridad contribuye a dar forma a la «ciudad terrenal» en unidad y paz, convirtiéndola —aunque imperfectamente— en una anticipación y prefiguración de la «Ciudad de Dios» (cf. Benedicto XVI, Caritas in veritate , n. 7). Esta fe fortalece nuestra determinación de construir una cultura de reconciliación capaz de superar las trampas de la indiferencia y la impotencia (cf. Discurso a los líderes religiosos que participan en el Encuentro Internacional de Oración por la Paz , 28 de octubre de 2025).

Con estos sentimientos, espero sinceramente que sus reflexiones en estos días aporten valiosas perspectivas sobre los usos legítimos del poder, los criterios de una democracia auténtica y el tipo de orden internacional que sirve al bien común. De este modo, su trabajo contribuirá significativamente a la construcción de una cultura global de reconciliación y paz, una paz que no sea simplemente la frágil ausencia de conflicto, sino el fruto de la justicia, nacida de una autoridad humildemente puesta al servicio de cada ser humano y de toda la humanidad.

Que el Espíritu Santo, fuente de toda caridad y vínculo de unidad y paz, ilumine vuestras mentes y sostenga vuestros esfuerzos. Invoco con fervor las abundantes bendiciones de Dios sobre todos vosotros.

 www.vatican.va 

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mercoledì 27 settembre 2023

POWER AND SERVICE - POUVOIR ET SERVICE

 


LA LOGICA DEL POTERE E QUELLA DEL SERVIZIO

THE LOGIC OF POWER AND THE LOGIC OF SERVICE

LA LOGIQUE DU POUVOIR ET LA LOGIQUE DU SERVICE

LA LÓGICA DEL PODER Y LA LÓGICA DEL SERVICIO

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La logica evangelica sovverte le categorie del potere

 «Voi sapete che coloro i quali sono considerati i governanti delle nazioni dominano su di esse e i loro capi le opprimono. Tra voi però non è così; ma chi vuole diventare grande tra voi sarà vostro servitore, e chi vuole essere il primo tra voi sarà schiavo di tutti. Anche il Figlio dell’uomo, infatti, non è venuto per farsi servire, ma per servire e dare la propria vita in riscatto per molti». (Mc 10,2-16)

  -di Miriam D’Agostino

  La logica evangelica sovverte le categorie del potere, e di ogni potere piccolo o grande che sia. Nessuno è esente dall’esercizio del potere, perché sin da bambini con un pianto “obblighiamo” qualcuno a prendersi cura di noi, della nostra fame, della nostra sete, del nostro bisogno di cure, attenzioni e coccole, e se quel “qualcuno” manca o è carente ci lasciamo “morire”.

  Il potere ha diverse sfumature, diversi luoghi e tempi di esercizio, diverse forme e modalità, differenti linguaggi, accessori, collaboratori e responsabilità.

 Quando qualcuno ha potere su di noi per orari di lavoro, tasse da pagare, compiti da fare, sentiamo subito il peso della frustrazione di non essere stati noi a decidere il “come” e il “quando” di una nostra azione, pensiero, emozione.

  Quando invece siamo noi ad agire per potere, ne assaporiamo il fascino, il gusto, avere qualcuno che fa le cose “come dico io” ci fa sentire “migliori”, confondendo l’idea che per esserci bisogna essere “migliori” di qualcuno da trattare da “peggiore”.

  Non nascondiamoci dietro un dito, succede così nelle nostre famiglie, a scuola, al lavoro, nelle associazioni, nei grandi movimenti, nei club, perché l’esercizio del potere innesca una parte di noi ineliminabile, l’istinto alla sopravvivenza e le tentazioni dell’autoreferenza, del fare carriera e anche del nepotismo.

  La logica evangelica del Vangelo si inserisce proprio qui, nella forma che noi scegliamo di dare ad un elemento creaturale ineliminabile, che ci rimette continuamente in relazione con gli altri, noi stessi e il Padre. Gesù non sminuisce minimamente l’autorità di Mosè, il valore della Scrittura, ciò che va rinnovato, convertito, trasformato, sovvertito è la forma del vivere quel valore che nell’esperienza di altri (scribi e farisei) sembra aver perso la sua originaria validità.

  La questione non è non esercitare la propria autorità, la propria libertà, la propria responsabilità, ma la forma con cui quotidianamente scegliamo viverla.

 Il vangelo ce ne suggerisce il criterio, quello di considerarci “fratelli”, di vivere relazioni di fratellanza, di non pretendere che nessuno si inginocchi ai nostri piedi, di trattare l’altro semplicemente da “altro “con la sua dignità.  “Voi siete tutti fratelli”, non c’è un migliore o un peggiore, ma tutti possiamo riconoscerci fratelli nella misura in cui ci riconosciamo figli.

 Ed è qui che forse la buona notizia evangelica sovverte le categorie del potere, imparare a riconoscersi figli, figli di un unico Padre, significa riconoscere che l’esercizio del mio potere non è arbitrario ma per essere sano, dignitoso, ha l’unico criterio di riferimento che è quello del Padre. Solo nella misura in cui riconosciamo il potere del servizio con cui il Padre, nella persona di Gesù ha esercitato e continua ad esercitare quotidianamente nella fertilità della storia, e di ogni storia, il nostro vivere e relazionarci sarà quello di creare relazioni di fratellanza.

 Link: http://www.monasterosantanna.it/la-logica-evangelica-sovverte-le-categorie-del-potere/

 

THE LOGIC OF POWER AND THE LOGIC OF SERVICE

 The Gospel logic subverts the categories of power

  "You know that those who are considered the rulers of the nations rule over them and their leaders oppress them. Among you, however, it is not so; but whoever wishes to become great among you shall be your servant, and whoever wishes to be first among you shall be slave of all. For even the Son of Man did not come to be served, but to serve and to give his life as a ransom for many". (Mk 10:2-16)

  -by Miriam D'Agostino

  The logic of the Gospel subverts the categories of power, and of every power great or small.

No one is exempt from the exercise of power, because from childhood with a cry we 'oblige' someone to take care of us, of our hunger, our thirst, our need for care, attention and pampering, and if that 'someone' is missing or lacking we let ourselves 'die'.

 Power has different nuances, different places and times of exercise, different forms and modes, different languages, accessories, collaborators and responsibilities.

  When someone has power over us because of working hours, taxes to be paid, tasks to be done, we immediately feel the weight of frustration at not having been the one to decide the 'how' and 'when' of our action, thought, emotion.

  When, on the other hand, we are the ones who act by power, we savour the fascination, the taste, having someone do things 'as I say' makes us feel 'better', confounding the idea that to be there one has to be 'better' than someone to be treated as 'worse'.

  Let us not hide behind a finger, it happens like this in our families, at school, at work, in associations, in large movements, in clubs, because the exercise of power triggers an ineradicable part of us, the survival instinct and the temptations of self-reference, of making a career and even nepotism.

  The evangelical logic of the Gospel fits right in here, in the form we choose to give to an ineradicable creaturely element, which continually puts us back into relationship with others, ourselves and the Father. Jesus in no way diminishes the authority of Moses, the value of Scripture, what needs to be renewed, converted, subverted is the form of living that value which in the experience of others (scribes and Pharisees) seems to have lost its original validity.

  The question is not not to exercise one's authority, one's freedom, one's responsibility, but the form in which we daily choose to live it.

  The gospel suggests the criterion, that of considering ourselves 'brothers', of living relationships of brotherhood, of not expecting anyone to kneel at our feet, of treating the other simply as 'other' with his dignity.  "You are all brothers", there is no better or worse, but we can all recognise ourselves as brothers to the extent that we recognise ourselves as sons.

 And it is here that perhaps the good news of the Gospel subverts the categories of power, learning to recognise ourselves as sons, children of the one Father, means recognising that the exercise of my power is not arbitrary but to be healthy, dignified, has the only criterion of reference which is that of the Father. Only to the extent that we recognise the power of service with which the Father, in the person of Jesus, has exercised and continues to exercise on a daily basis in the fertility of history, and of every history, will our living and relating be that of creating relationships of brotherhood.

 

LA LOGIQUE DU POUVOIR ET LA LOGIQUE DU SERVICE

 La logique de l'Évangile renverse les catégories de pouvoir

  "Vous savez que ceux qui sont considérés comme les chefs des nations les dominent et que leurs chefs les oppriment. Parmi vous, il n'en est pas ainsi ; mais celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur, et celui qui veut être le premier parmi vous sera l'esclave de tous. Car le Fils de l'homme lui-même n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup". (Mc 10, 2-16)

  -par Miriam D'Agostino

  La logique de l'Évangile renverse les catégories du pouvoir, et de tout pouvoir petit ou grand.

 Personne n'échappe à l'exercice du pouvoir, car dès l'enfance, par un cri, nous "obligeons" quelqu'un à s'occuper de nous, de notre faim, de notre soif, de notre besoin de soins, d'attention et de gâteries, et si ce "quelqu'un" manque ou fait défaut, nous nous laissons "mourir".

  Le pouvoir a différentes nuances, différents lieux et moments d'exercice, différentes formes et modes, différents langages, accessoires, collaborateurs et responsabilités.

  Lorsque quelqu'un a du pouvoir sur nous à cause des horaires de travail, des impôts à payer, des tâches à accomplir, nous ressentons immédiatement le poids de la frustration de ne pas avoir été le seul à décider du "comment" et du "quand" de notre action, de notre pensée, de notre émotion.

  En revanche, lorsque c'est nous qui agissons par le pouvoir, nous savourons la fascination, le goût, le fait que quelqu'un fasse les choses "comme je le dis" nous fait nous sentir "mieux", confondant l'idée que pour être là, il faut être "meilleur" que quelqu'un pour être traité comme "pire".

  Ne nous cachons pas derrière un doigt, cela se passe ainsi dans nos familles, à l'école, au travail, dans les associations, dans les grands mouvements, dans les clubs, parce que l'exercice du pouvoir déclenche une part inguérissable de nous-mêmes, l'instinct de survie et les tentations de l'autoréférence, de la carrière et même du népotisme.

  La logique évangélique de l'Évangile s'inscrit ici, dans la forme que nous choisissons de donner à un élément créaturel inguérissable, qui nous remet sans cesse en relation avec les autres, avec nous-mêmes et avec le Père. Jésus ne diminue en rien l'autorité de Moïse, la valeur de l'Ecriture, ce qui doit être renouvelé, converti, subverti, c'est la forme de vivre cette valeur qui, dans l'expérience des autres (scribes et pharisiens), semble avoir perdu sa validité originelle.

  La question n'est pas d'exercer son autorité, sa liberté, sa responsabilité, mais la forme dans laquelle nous choisissons quotidiennement de la vivre.

  L'évangile nous suggère le critère, celui de nous considérer comme "frères", de vivre des relations de fraternité, de n'attendre de personne qu'il s'agenouille à nos pieds, de traiter l'autre simplement comme "un autre" avec sa dignité.  "Vous êtes tous frères", il n'y a pas de meilleur ou de pire, mais nous pouvons tous nous reconnaître frères dans la mesure où nous nous reconnaissons fils.

 Et c'est là que peut-être la bonne nouvelle de l'Évangile subvertit les catégories de pouvoir, apprendre à se reconnaître comme fils, enfants du Père unique, c'est reconnaître que l'exercice de mon pouvoir n'est pas arbitraire mais qu'il doit être sain, digne, qu'il a pour seul critère de référence celui du Père. Ce n'est que dans la mesure où nous reconnaissons le pouvoir de service que le Père, en la personne de Jésus, a exercé et continue d'exercer quotidiennement dans la fécondité de l'histoire, et de toute histoire, que notre vie et nos relations seront celles de la création de rapports de fraternité.

 

LA LÓGICA DEL PODER Y LA LÓGICA DEL SERVICIO

 La lógica evangélica subvierte las categorías de poder

  "Sabéis que los que son considerados jefes de las naciones las dominan y sus jefes las oprimen. Pero entre vosotros no es así, sino que el que quiera hacerse grande entre vosotros será vuestro servidor, y el que quiera ser el primero entre vosotros será esclavo de todos. Porque tampoco el Hijo del hombre ha venido a ser servido, sino a servir y a dar su vida en rescate por muchos". (Mc 10, 2-16)

  -por Miriam D'Agostino

  La lógica del Evangelio subvierte las categorías del poder, y de todo poder grande o pequeño.

 Nadie está exento del ejercicio del poder, porque desde niños con un grito 'obligamos' a alguien a que cuide de nosotros, de nuestra hambre, de nuestra sed, de nuestra necesidad de cuidados, atenciones y mimos, y si ese 'alguien' falta o nos falta nos dejamos 'morir'.

  El poder tiene diferentes matices, diferentes lugares y momentos de ejercicio, diferentes formas y modos, diferentes lenguajes, accesorios, colaboradores y responsabilidades.

  Cuando alguien tiene poder sobre nosotros por horarios de trabajo, impuestos que pagar, tareas que hacer, sentimos inmediatamente el peso de la frustración por no haber sido nosotros quienes decidimos el 'cómo' y el 'cuándo' de nuestra acción, pensamiento, emoción.

  Cuando, por el contrario, somos nosotros los que actuamos por poder, saboreamos su encanto, su gusto, que alguien haga las cosas 'como yo digo' nos hace sentir 'mejor', confundiendo la idea de que para estar ahí hay que ser 'mejor' que alguien para ser tratado como 'peor'.

  No nos escondamos detrás de un dedo, sucede así en nuestras familias, en la escuela, en el trabajo, en las asociaciones, en los grandes movimientos, en los clubes, porque el ejercicio del poder desencadena una parte inerradicable de nosotros, el instinto de supervivencia y las tentaciones de la autorreferencia, de hacer carrera e incluso del nepotismo.

  La lógica evangélica del Evangelio encaja aquí, en la forma que elegimos dar a un elemento inerradicable de la criatura, que nos pone continuamente en relación con los demás, con nosotros mismos y con el Padre. Jesús no disminuye en absoluto la autoridad de Moisés, el valor de la Escritura, lo que hay que renovar, convertir, subvertir es la forma de vivir ese valor que en la experiencia de otros (escribas y fariseos) parece haber perdido su validez original.

  La cuestión no es ejercer la propia autoridad, la propia libertad, la propia responsabilidad, sino la forma en que cada día elegimos vivirla.

  El evangelio nos sugiere el criterio, el de considerarnos "hermanos", el de vivir relaciones de fraternidad, el de no esperar que nadie se arrodille a nuestros pies, el de tratar al otro simplemente como "otro" con su dignidad.  "Todos sois hermanos", no hay mejores ni peores, pero todos podemos reconocernos hermanos en la medida en que nos reconozcamos hijos.

 Y es aquí donde quizás la buena noticia del Evangelio subvierte las categorías del poder, aprender a reconocernos hijos, hijos del único Padre, significa reconocer que el ejercicio de mi poder no es arbitrario sino que para ser sano, digno, tiene el único criterio de referencia que es el del Padre. Sólo en la medida en que reconozcamos el poder de servicio con que el Padre, en la persona de Jesús, ha ejercido y ejerce cotidianamente en la fecundidad de la historia, y de toda historia, nuestro vivir y relacionarnos será el de crear relaciones de fraternidad.