sabato 24 gennaio 2026

UNIVERSALITE ET TOLERANCE

Jan De Groof -

 

L’universalité au service 

de la tolérance

 

-par Hervé GERARD*

 

Juriste et philosophe, Jan De Groof est peu connu du grand public. Mais cette figure intellectuelle belge est particulièrement réputée, notamment en ce qui concerne les relations, complexes, entre l’Eglise et l’Etat. Ce qui vaut aujourd’hui d’être un conseiller du pape François en matière d’éducation et d’enseignement.

Les facettes de Jan De Groof sont multiples au point de former un incroyable mécano qui conduit à une construction intellectuelle tout entière dédiée à la réflexion.

Et si son nom est peu connu du grand public, son influence est particulièrement importante dans les domaines qui sont siens. Juriste, philosophe mais aussi docteur en droit canon, ce qui est rare pour un laïc, cet Anversois dit avoir été intrigué très jeune par le rôle de l’Eglise dans la société, et par son langage. A la fois praticien du phrasé du droit civil et canonique, il s’est alors intéressé dès ses études aux liens étroits qui existent entre histoire religieuse et politique. C’est ce qui l’a conduit à être à la fois attaché du cabinet de la ministre de la Culture de l’époque et étudiant à la KUL.

Ses deux thèses de doctorat rejoindront ses préoccupations de toujours puisqu’elles traiteront pour l’une des relations juridiques entre Etat et Eglise et pour l’autre du droit de l’enseignement et la préservation du choix scolaire. Ces deux travaux remarquables contribueront à le faire entrer dans le centre d’études alors linguistiquement mixte du PSC-CVP en même temps d’ailleurs qu’un certain Herman Van Rompuy. Dès lors, la vie professionnelle de celui qui, aujourd’hui encore, enseigne au Collège de l’Europe et à l’université de Tilburg, tout en étant invité

À donner des cours dans le monde entier, de Pretoria dont il est docteur Honoris Causa à Moscou ou à Pékin, sera animée par une réflexion continue et influente sur la politique quotidienne.

Jan De Groof est aussi Commissaire du Gouvernement de la Communauté flamande auprès des universités d’Anvers et du Limbourg et de l’Institut de Médecine tropicale. A ce titre, il est garant du statut juridique de ces hautes institutions et de leur bonne santé budgétaire.

Il se plaît aussi à souligner son rôle de conseiller auprès des ministres de sa compétence. "J’ai toujours eu, nous dit-il, d’excellentes relations avec tous ces hommes de pouvoir de quelque bord qu’ils soient et notamment les meilleures avec un socialiste franc-maçon."

Dans le novembre 2022 il à été élu président de l’UMEC-WUCT, Union Mondial des Enseignants Catholiques. Cela lui permet d’interagir avec les enseignants de différents pays. Cette année il à organisé, avec le Dicastère de l’Education du Vatican, et ses coopérateurs, le Jubilée mondial de l’Education.

L’école, vecteur de Démocratie

"Mes recherches m’ont amené à comprendre que la transition d’un Etat non-démocratique en Etat de droit passait nécessairement par une évolution des mentalités dans le cadre de l’école", confie Jan De Groof qui fut aussi chargé de mission de l’UNESCO. En Russie, en Afrique du Sud, dans les Balkans, les écoles ont été le vecteur de la tolérance et du pluralisme qui seront ensuite inscrits dans les nouvelles constitutions de ces pays. Le pacte scolaire conduit nécessairement à son pendant sociétal.

En Belgique, il a amené à un excellent compromis dans le respect de toutes les opinions religieuses et philosophiques après une guerre scolaire de plus d’un siècle.

Tout peut s’exprimer dans le cadre de l’enseignement ainsi que dans certains lieux plus fermés. "Lors d’une de mes missions pour l’Unesco, poursuit-il, je cherchais à établir un dialogue entre les Israéliens et les autorités palestiniennes des territoires occupés. Un couvent au sein de Jérusalem obtient l’aval des deux parties. L’école peut être source de conflit mais plus souvent de paix ou de solutions pour y arriver." Et ici, l’expertise belge est fort appréciée tout comme dans la conclusion du pacte culturel qui garantit le respect des minorités.

Conseiller du pape

Voici peu, Jan De Groof a été nommé par le pape conseiller pour l’éducation et l’enseignement, un grand honneur dans un domaine dans lequel notre pays a toujours excellé.

Son rôle ? Réfléchir sur la meilleure façon de régler les conflits qui pourraient survenir entre Eglise et Etat dont la solution passe souvent par le régime politique octroyé aux écoles. Le pape François a parfaitement compris toute l’importance de faire appel à des experts laïcs qui, par leur connaissance de la société temporelle, sont plus à même de diagnostiquer dans les dossiers les éléments sources de conflits qui nécessitent de trouver un compromis. Mais là ne s’arrête pas la mission. Les subventions à donner aux cours de religion dans les écoles, le statut du corps enseignant chrétien, les problèmes liés à la bioéthique, la gestion pure et simple d’une école catholique sont autant de dossiers initiés ou abordés qui regardent directement l’enseignement   confessionnel. La problématique de l’accueil des réfugiés et des migrants dans les écoles s’y est évidemment ajoutée.

Pratiquement, le pape a demandé à Jan De Groof, et à la douzaine d’experts qui l’entourent, d’être à même de donner un certain nombre de conseils politiques et juridiques sur les matières les concernant. De Groof a pour sa part été chargé d’organiser une équipe en vue de la tenue d’un grand congrès mondial sur l’avenir de l’enseignement catholique. L’événement s’est passé à Castel Gandolfo et s’est terminé par une communication de Jan De Groof devant 7.200 personnes dans l’auditoire Paul VI au Vatican sur le thème du rôle de l’école catholique en 2030. Il est bon de rappeler ici que le premier document sur la doctrine catholique dans le domaine de l’éducation avait été rédigé en 1965 dans le cadre de Vatican II par une équipe de théologiens de l’Université de Louvain. Pour ce titre de conseiller, purement honorifique, Jan De Groof n’est gratifié d’aucun émolument. Tout au plus reçoit-il le gîte et le couvert quand, tous les deux mois, il se rend à Rome.

L’Anversois apprécie beaucoup la méthode de travail du pape qui privilégie les réunions en groupe alors que son prédécesseur préférait le tête-à-tête. Selon lui, François est un vrai réformateur, "qui veut faire bouger les choses de l’intérieur.

Il se remet en question tout comme il le fait pour le fonctionnement de l’Eglise.

C’est, comme tout le monde le sait, une très grande personnalité morale qui a un véritable impact spirituel." Et le conseiller de Sa Sainteté de préciser que si la bureaucratie au Vatican est encore aux mains de la hiérarchie italienne, l’introduction progressive de laïcs de tous horizons corrige petit à petit cette trop grande emprise.

Libre et officiel ?

Défenseur de l’enseignement catholique, on ne s’étonnera donc pas de savoir que Jan De Groof est favorable au maintien en Belgique des deux grands réseaux d’enseignement. "Bien entendu qu’il faut ce pluralisme car ce qui tue la qualité, c’est l’uniformité, explique-t-il. Il est essentiel de laisser à chacun le choix dans les objectifs et le projet qu’il entend donner à son enfant à travers l’école. Il est vrai que les projets éducatifs de chaque réseau sont mieux définis en Flandre qu’ils ne le sont en Wallonie où l’interventionnisme politique est beaucoup plus important. Il faut bien entendu permettre aux non-croyants de fréquenter l’école libre confessionnelle mais ils doivent en accepter le projet. L’école catholique doit être un lieu ouvert à tous et à ce titre ne pas être réfractaire à d’autres obédiences que la sienne même si on ne demande évidemment pas de les prôner."

Être croyant veut dire croire dans le besoin de l’identité de l’autre même si elle n’est pas sienne ; c’est avant tout respecter l’autre tel qu’il est. Mais n’est-ce pas là l’essence de la démocratie ? "Oui, conclut Jan De Groof, cela se nomme tolérance."

Jan De Groof apprécie beaucoup la méthode de travail du pape qui privilégie les réunions en groupe.

"Il faut un pluralisme de l’enseignement car ce qui tue la qualité, c’est l’uniformité."

 *www.cathobel.be

 


venerdì 23 gennaio 2026

CATHOLIC SOCIAL TEACHING


 Pope: Catholic Social Teaching shows path to peaceful coexistence




In a message to the 2026 European Conference organized 

by the Centesimus Annus Pro Pontifice Foundation

 in Luxembourg,

 Pope Leo XIV upholds the Church’s Social Teaching

 as showing societies a path

 to authentic respect and peaceful coexistence.

 

By Devin Watkins

 

The Centesimus Annus Pro Pontifice Foundation is holding its 2026 European Conference in Luxembourg on Friday, January 23.

Pope Leo XIV sent a message, signed by Cardinal Secretary of State Pietro Parolin, expressing his appreciation for its theme: “Peace Building in Europe: What Role for Catholic Social Thought and Universal Values?”

The Pope said the theme is particularly relevant in today’s world, in which societies resist discussing the universal values proposed by religion and their contribution to the common good.

“While this resistance arises for various reasons, the underlying crisis is the spread of relativism and the reduction of truth to opinion,” he said.

No continent or community, added the Pope, can “live in peace and thrive without commonly held truths that inform its norms and values.”

Pope Leo then recalled that the human person is created in the image and likeness of God.

He pointed to Pope St. John Paul II’s words in his encyclical Centesimus Annus, which state that: “no authentic progress is possible without respect for the natural and fundamental right to know the truth and live according to that truth.”

Catholic Social Teaching, said Pope Leo XIV, is rooted in the words and deeds of Jesus Christ, who revealed Himself as the Way, the Truth, and the Life.

The Church’s Social Magisterium, he said, “has much to offer as it goes beyond borders and provides a platform for collective interests and way of living, thus making peaceful coexistence possible.”

In conclusion, Pope Leo expressed his hope that the conference in Luxembourg will contribute to reminding Europe of its deep Christian roots and advance the role of Catholic values “in building a more peaceful and just European continent.”

 

Vatican News




giovedì 22 gennaio 2026

INTERNATIONAL DAY OF EDUCATION 2026

 


24 January

The power of youth

 in co-creating

 education

Youth make up more than half of the global population and are a powerful engine for innovation, social change and sustainable development. Yet many still face persistent barriers that hold them back from shaping the future they want — from poverty and inequality to limited access to quality education and decent work.

Because their lives and opportunities are directly shaped by education, young people must be active partners in reimagining how learning works. As technology continues to transform the world, involving youth in co creating modern, relevant and inclusive education systems is essential to ensure teaching and learning truly meet their aspirations. Learn how you can join the International Day of Education 2026.

Find out more on UNESCO's website.

International Day of Education 2026 global event: The power of youth in co-creating education

23 January 2026: 10:00 am - 5:00 pm CET

Location:UNESCO Headquarters, Paris, France
Rooms:Room I
Arrangement type:Hybrid
Language(s):French, English
Register to participate: 
In person On line

Good schools need good school leaders

Leadership is essential for quality education, seen as the second most important factor influencing learning outcomes. Effective leadership occurs at various levels, including within schools and in government.

The latest edition of the examines the Global Education Monitoring Report requirements for good educational leadership, highlighting how they differ across countries and change over time. It explores the visions driving leadership, practices that lead to improved education outcomes, and the impact of external social, cultural, and governance factors on effective leadership.

Background

Education is a human right, a public good and a public responsibility.

The United Nations General Assembly proclaimed 24 January as International Day of Education, in celebration of the role of education for peace and development.

Education is a human right

The right to education is enshrined in article 26 of the Universal Declaration of Human Rights. The declaration calls for free and compulsory elementary education. The Convention on the Rights of the Child, adopted in 1989, goes further to stipulate that countries shall make higher education accessible to all.

Education is key to sustainable development

When it adopted the 2030 Agenda for Sustainable Development in September 2015, the international community recognized that education is essential for the success of all 17 of its goals. Sustainable Development Goal 4, in particular, aims to “ensure inclusive and equitable quality education and promote lifelong learning opportunities for all” by 2030.

Challenges to achieving universal education

Education offers children a ladder out of poverty and a path to a promising future. But about 244 million children and adolescents around the world are out of school; 617 million children and adolescents cannot read and do basic math; less than 40% of girls in sub-Saharan Africa complete lower secondary school and some four million children and youth refugees are out of school. Their right to education is being violated and it is unacceptable.

Without inclusive and equitable quality education and lifelong opportunities for all, countries will not succeed in achieving gender equality and breaking the cycle of poverty that is leaving millions of children, youth and adults behind.

Journée internationale de l’éducation | UNESCO

Día Internacional de la Educación | UNESCO





 

lunedì 19 gennaio 2026

TEMOINS DE FECONDITE'

  fr - en - es - it 

L’enseignant


chrétien, 


témoin de fécondité

et de vie.


 -par Giovanni Perrone

          « Soyez féconds, multipliez-vous ! », c’est le premier commandement que Dieu a donné aux créatures.   Cela ne signifie pas seulement « Faites des enfants !». C’est très important, bien sûr, pour le développement de l’humanité, mais signifie davantage. C’est l’invitation que le bon Dieu nous fait chaque jour, l’invitation à vouloir et à savoir être féconds. : la fécondité comme style d’être et de vivre.

C’est la fécondité pour soutenir la vie, spécialement des plus faibles et défavorisé, pour assurer une bonne vie a tout le monde.

C’est une invitation qui doit impliquer et orienter chaque homme, et chaque société, à faire de son mieux. La fécondité ne s’achet pas à la pharmacie, ne peut être autoréférentielle, mais relationnelle. C’est la donation de soi-même aux autres et au monde entière. Elle est donation d’amour, pas de violence,

Pour l’éducateur, particulièrement celui qui est chrétien c’est encore plus. C’est la fécondité qui vient de l’Esprit, une fécondité spirituelle, intellectuelle, professionnelle, relationnelle. C’est la fécondité de la parole et de l’action.

Le pape Leon à nous dit de « dessiner des news chemins d’espérance ». Qu’est-ce que cela signifie pour nous ? Quel espoir pour les peuples en guerre, pour les enfants victimes de violence et de faim, pour les massacres d’enfants et d’adultes à Gaza et ailleurs, pour les enfants des rues, pour ceux qui sont privés d’éducation ou réduits en esclavage par des idéologies ou par les médias eux-mêmes…

Elle sait repérer et comprendre les problèmes et trouver des bonnes solutions. Elle sait trouver des nouveaux chemins et des nouvelles stratégies.

Elle se manifeste par l’intelligence et la générosité, la créativité et la responsabilité, l’engagement et la constance, le dynamisme et le témoignage. Pour ça elle fait grandir l'amitié, a compétence et la joie de vivre, et de   marcher vers l'avenir

La fécondité fait dire à tous nous, les éducateurs, : « Je veux m’engager !  Je suis responsable ! Malgré tout j’aime être enthousiaste et constant dans l’acharnement ! ».

Il y a la responsabilité des institutions à vouloir et à savoir être fécondes. On pense, particulièrement, à la fécondité des institutions scolaires, des associations, des projets éducatifs, du travail de chaque enseignant et communauté. …

         C’est vrai : il n’est pas facile être féconds aujourd’hui. La société occidentale perd aussi la fécondité de la procréation. De plus en plus on a recours aux manipulations, aux implantations sans comprendre qu’il faut changer de vie. La fécondité de l’esprit ne peut être OGM, ne peut être revivifiée par des artifices. Il faut l’alimenter jour après jour grâce à la façon de vivre basée sur des relations efficaces avec soi-même, avec les autres et avec Dieu.

         C’est vrai : quelquefois il y a la fatigue, la solitude et l’espoir est faible. Beaucoup de monde demande de l’aide, et peu de gens la donnent … 

Malheureusement, c'est souvent la logique de la mort et de l'oppression qui est privilégiée, et non celle de la vie et du partage.

Il ne faut pas se décourager, mais il faut se soutenir les uns les autres. Dieu, origine de la fécondité, nous donne son soutien et nous accompagne. Il nous donne gratuitement la force de l’espoir et de l’engagement, il nous donne le cœur, les yeux et le cerveaux (et aussi les mains) pour voir loin ; il nous aide à conquérir la capacité de répondre adéquatement aux défis de chaque jour, il nous donne le courage du changement et nous aide à trouver la meilleure façon de vivre (et de faire vivre) des vraies valeurs dans la société actuelle.

Je pense que le grand défi pour l’éducateur chrétien aujourd’hui (dans l’école catholique, mais de plus en plus dans l’école laïque, où il est souvent tout seul) c’est d’être témoin de fécondité et éducateur à la fécondité, et à la vie.

 En fait, seul l’éducation peut donner la boussole pour s’orienter dans le pluralisme de la société, pour apprendre à discerner le vrai du faux, le bien du mal, la beauté de la laideur, la lâcheté et la paresse qui nous endurcissent, l'autoréférentialité qui nous trompe et nous emprisonne. Soyez vigilants et prêts, dit Jésus. Partez en pèlerins de l'espérance, artisans de bien, en communion les uns avec les autres et avec et pour les autres. Puissions-nous tous savoir nous offrir en don à tous, avec humilité et générosité.

La contemplation, la réflexion, l'accueil et les positives relations, le discernement, la mémoire, la prévoyance, le dynamisme donnent vie et fécondité au voyage concret, et favorisent le développement des compétences utiles à la vie quotidienne pour nous et pour les autres. 

En particulier, l’éducateur doit ne devrait oublier de soigner la fécondité de l’esprit : le droit au développement spirituel devrait être davantage donné aux enfants, et à soi-même aussi …

On privilégie souvent le style de pouvoir et de conquête, de l’arrogance et de l’autoréférence, plutôt que celui du service et de la promotion humaine.

Nous ne pouvons pas oublier que former les enfants spirituellement, c’est leur donner des repères pour les aider à vivre pleinement leur vie, c'est-à-dire à vouloir et à savoir être toujours féconds pour soi-même, pour les autres, pour le monde entier.

  Il est nécessaire de promouvoir la fécondité de l'intellect et de l’esprit, l’intelligence artificielle doit se matérialiser en intelligence artisanale : l'art d'être et d'agir, de penser et de servir. Chaque personne est un don précieux pour les autres.

Il n’y aura que les hommes et les institutions fécondes qui iront vers le futur ! 

L'éducation est en réalité un chemin à travers les méandres complexes du monde.


The Christian teacher, 

a witness to fruitfulness and life.

 

-by Giovanni Perrone

 

“Be fruitful and multiply!” This is the first commandment God gave to His creatures. It doesn’t simply mean “ Have children !” That is very important, of course, for the development of humanity, but it means more. It is the invitation that God extends to us every day, the invitation to desire and to know how to be fruitful: fruitfulness as a way of being and living.

It is fertility to sustain life, especially the weakest and most disadvantaged, to ensure a good life for everyone.

This is an invitation that must involve and guide every individual, and every society, to do their best. Fertility cannot be bought at the pharmacy, nor can it be self-referential, but rather relational. It is the gift of oneself to others and to the entire world. It is a gift of love, not violence.

For educators, especially Christians, it is even more so. It is the fruitfulness that comes from the Spirit, a spiritual, intellectual, professional, and relational fruitfulness. It is the fruitfulness of word and deed.

Pope Leo told us to "draw new paths of hope." What does this mean for us? What hope is there for people at war, for children who are victims of violence and hunger, for the massacres of children and adults in Gaza and elsewhere, for street children, for those deprived of education or enslaved by ideologies or by the media themselves?

She knows how to identify and understand problems and find good solutions. She knows how to find new paths and new strategies.

It manifests itself through intelligence and generosity, creativity and responsibility, commitment and consistency, dynamism and bearing witness. Through this, it fosters friendship, competence, and the joy of living and moving towards the future.

Fertility makes all of us educators say: "I want to get involved! I am responsible! Despite everything, I like to be enthusiastic and consistent in my efforts!"

Institutions have a responsibility to be both productive and productive. This applies particularly to the productive nature of schools, associations, educational projects, and the work of each teacher and community.

 It's true: it's not easy to be fertile today. Western society is also losing its procreative fertility. More and more, we resort to manipulation and implantation without understanding that we need to change our way of life. The fertility of the spirit cannot be genetically modified, cannot be revived by artificial means. It must be nurtured day after day through a way of life based on effective relationships with oneself, with others, and with God.

It's true: sometimes there's fatigue, loneliness, and hope is dwindling. Many people ask for help, and few give it…

Unfortunately, it is often the logic of death and oppression that is favoured, and not that of life and sharing.

We must not be discouraged, but we must support one another. God, the source of fruitfulness, gives us his support and accompanies us. He freely gives us the strength of hope and commitment; he gives us the heart, the eyes, and the mind (and also the hands) to see far; he helps us develop the ability to respond appropriately to the challenges of each day; he gives us the courage for change and helps us find the best way to live (and to promote) true values in today's society.

I think that the great challenge for the Christian educator today (in Catholic schools, but increasingly in secular schools, where he is often all alone) is to be a witness to fruitfulness and an educator in fruitfulness, and in life.

In fact, only education can provide the compass to navigate the pluralism of society, to learn to discern truth from falsehood, good from evil, beauty from ugliness, the cowardice and laziness that harden us, and the self-referentiality that deceives and imprisons us. "Be vigilant and ready," says Jesus. "Go forth as pilgrims of hope, artisans of good, in communion with one another and with and for others." May we all know how to offer ourselves as a gift to all, with humility and generosity.

Contemplation, reflection, welcoming and positive relationships, discernment, memory, foresight, dynamism give life and fruitfulness to the concrete journey, and promote the development of skills useful in daily life for ourselves and for others.

In particular, educators must not forget to nurture the fruitfulness of the mind: the right to spiritual development should be given more fully to children, and to oneself as well…

We often favour the style of power and conquest, of arrogance and self-reference, rather than that of service and human promotion.

We cannot forget that educating children spiritually means giving them reference points to help them live their lives to the fullest, that is, to want and know how to always be fruitful for themselves, for others, for the whole world.

It is necessary to foster the fruitfulness of the intellect and the spirit; artificial intelligence must materialize as artisanal intelligence: the art of being and acting, of thinking and serving. Each person is a precious gift to others.

Only men and productive institutions will move towards the future!

Education, in fact, is a path through the complex ways of the world.


El educador cristiano, 

testigo de fecundidad y de vida.

 

-por Giovanni Perrone

 

“¡Sed fecundos y multiplicaos!” Este es el primer mandamiento que Dios dio a sus criaturas. No significa simplemente “¡ Tened hijos !”. Esto es muy importante, por supuesto, para el desarrollo de la humanidad, pero significa más. Es la invitación que Dios nos extiende cada día, la invitación a desear y saber ser fecundos: la fecundidad como forma de ser y de vivir.

Es la fertilidad la que sostiene la vida, especialmente de los más débiles y desfavorecidos, para asegurar una buena vida para todos.

Esta es una invitación que debe involucrar y guiar a cada individuo, y a cada sociedad, a dar lo mejor de sí. La fertilidad no se compra en la farmacia, ni puede ser autorreferencial, sino relacional. Es el don de uno mismo a los demás y al mundo entero. Es un don de amor, no de violencia.

Para los educadores, especialmente los cristianos, lo es aún más. Es la fecundidad que proviene del Espíritu: una fecundidad espiritual, intelectual, profesional y relacional. Es la fecundidad de la palabra y la obra.

El Papa León nos pidió que trazáramos nuevos caminos de esperanza. ¿Qué significa esto para nosotros? ¿Qué esperanza hay para las personas en guerra, para los niños víctimas de la violencia y el hambre, para las masacres de niños y adultos en Gaza y otros lugares, para los niños de la calle, para quienes carecen de educación o están esclavizados por ideologías o por los propios medios de comunicación?

Sabe identificar y comprender los problemas y encontrar buenas soluciones. Sabe encontrar nuevos caminos y nuevas estrategias.

Se manifiesta a través de la inteligencia y la generosidad, la creatividad y la responsabilidad, el compromiso y la constancia, el dinamismo y el testimonio. Con ello, fomenta la amistad, la competencia y la alegría de vivir y avanzar hacia el futuro.

La fertilidad nos hace decir a todos los educadores: "¡Quiero involucrarme! ¡Soy responsable! A pesar de todo, me gusta ser entusiasta y constante en mis esfuerzos".

Las instituciones tienen la responsabilidad de ser productivas y productivas. Esto aplica particularmente a la naturaleza productiva de las escuelas, las asociaciones, los proyectos educativos y el trabajo de cada docente y comunidad.

Es cierto: no es fácil ser fértil hoy en día. La sociedad occidental también está perdiendo su fertilidad procreativa. Recurrimos cada vez más a la manipulación y a la implantación sin comprender que necesitamos cambiar nuestra forma de vida. La fertilidad del espíritu no se puede modificar genéticamente ni reavivar por medios artificiales. Debe cultivarse día tras día mediante un estilo de vida basado en relaciones efectivas con uno mismo, con los demás y con Dios.

Es cierto: a veces hay cansancio, soledad y la esperanza se desvanece. Mucha gente pide ayuda, y pocos la dan...

Desgraciadamente, a menudo se privilegia la lógica de la muerte y de la opresión, y no la de la vida y del compartir.

No debemos desanimarnos, sino apoyarnos mutuamente. Dios, fuente de fecundidad, nos apoya y nos acompaña. Nos da generosamente la fuerza de la esperanza y el compromiso; nos da el corazón, los ojos y la mente (y también las manos) para ver a lo lejos; nos ayuda a desarrollar la capacidad de responder adecuadamente a los desafíos de cada día; nos da la valentía para el cambio y nos ayuda a encontrar la mejor manera de vivir (y promover) los verdaderos valores en la sociedad actual.

Pienso que el gran desafío para el educador cristiano hoy (en las escuelas católicas, pero cada vez más en las laicas, donde a menudo está solo) es ser testigo de fecundidad y educador en la fecundidad y en la vida.

De hecho, solo la educación puede proporcionar la brújula para navegar en el pluralismo de la sociedad, para aprender a discernir la verdad de la falsedad, el bien del mal, la belleza de la fealdad, la cobardía y la pereza que nos endurecen, y la autorreferencialidad que nos engaña y nos aprisiona. «Estén atentos y preparados», dice Jesús. «Vayan como peregrinos de la esperanza, artesanos del bien, en comunión unos con otros, con y para los demás». Que todos sepamos ofrecernos como don a todos, con humildad y generosidad.

La contemplación, la reflexión, la acogida y las relaciones positivas, el discernimiento, la memoria, la previsión, el dinamismo dan vida y fecundidad al camino concreto, y promueven el desarrollo de habilidades útiles en la vida cotidiana para nosotros mismos y para los demás.

En particular, los educadores no deben olvidarse de cultivar la fecundidad de la mente: el derecho al desarrollo espiritual debe ser concedido más plenamente a los niños, y a ellos mismos también.

A menudo privilegiamos el estilo de poder y de conquista, de arrogancia y autorreferencialidad, más que el de servicio y de promoción humana.

No podemos olvidar que educar espiritualmente a los hijos significa darles puntos de referencia para ayudarles a vivir plenamente su vida, es decir, a querer y saber ser siempre fecundos para sí mismos, para los demás, para el mundo entero.

Es necesario fomentar la fecundidad del intelecto y el espíritu; la inteligencia artificial debe materializarse como inteligencia artesanal: el arte de ser y actuar, de pensar y servir. Cada persona es un don precioso para los demás.

¡Sólo los hombres y las instituciones fructiferas avanzarán hacia el futuro!

La educación, de hecho, es un camino a través de los complejos caminos del mundo.


L'insegnante cristiano, 

testimone di fecondità e di vita.

 

-di Giovanni Perrone

 

“Siate fecondi e moltiplicatevi!” Questo è il primo comandamento che Dio ha dato alle sue creature. Non significa semplicemente “ Abbiate figli !”. Ciò è molto importante, certo, per lo sviluppo dell’umanità, ma significa di più. È l’invito che Dio ci rivolge ogni giorno, l’invito a desiderare e a saper essere fecondi: la fecondità come modo di essere e di vivere.

È fecondità sostenere la vita, soprattutto quella più debole e svantaggiata, per garantire a tutti un vivere dignitoso, per una piena umanizzazione.

Questo  invito  deve coinvolgere e guidare ogni individuo, e ogni società, a fare del proprio meglio. La fertilità non si compra in farmacia, né può essere autoreferenziale, ma relazionale. È dono di sé agli altri e al mondo intero. È dono d'amore, non di violenza.

Per gli educatori, soprattutto cristiani, lo è ancora di più. È la fecondità che viene dallo Spirito, una fecondità spirituale, intellettuale, professionale e relazionale. È la fecondità della parola e dell'azione  ("cuore, mente e mano", diceva Papa Francesco)..

Papa Leone ci ha detto di "disegnare nuovi cammini di speranza". Cosa significa questo per noi? Che speranza c'è per le persone in guerra, per i bambini vittime della violenza e della fame, per i massacri di bambini e adulti a Gaza e altrove, per i ragazzi di strada, per coloro che sono privati dell'istruzione o sono schiavi delle ideologie o degli stessi media?

L'educatore  sa identificare e comprendere i problemi e trovare buone soluzioni. Sa percorrere nuove strade e nuove strategie.

Perciò, la fecondità si manifesta attraverso intelligenza e generosità, creatività e responsabilità, impegno e coerenza, dinamismo e testimonianza. Così promuove l'amicizia, la competenza e la gioia di vivere e di avanzare verso il domani.

La fertilità è un invito a dire "Voglio impegnarmi! Sono responsabile! Nonostante tutto, mi piace essere entusiasta e costante nel mio cammino!"

Le istituzioni hanno la responsabilità di essere vivaci e feconde. Questo vale in particolare per le scuole, le associazioni, i progetti educativi e il servizio di ciascun insegnante e di ogni comunità comunità.

 È vero: non è facile essere fecondi oggi. La stessa società occidentale  (che si crede progredita) sta perdendo la sua fertilità procreativa. Ricorriamo sempre più alla manipolazione e alle medicine senza comprendere che dobbiamo cambiare il nostro stile di vita. La fecondità della  carne e dello spirito non può essere geneticamente modificata, non può essere ravvivata con mezzi artificiali. Essa deve essere coltivata giorno dopo giorno attraverso uno stile di vita basato su relazioni efficaci con se stessi, con gli altri e con Dio. In tal senso la speranza diviene concretezza quotidiana.

È vero: a volte si avverte stanchezza, solitudine e la speranza si affievolisce. Molti chiedono aiuto, pochi lo danno...

Purtroppo, spesso è la logica della morte e dell'oppressione a essere favorita, e non quella della vita e della condivisione.

Non dobbiamo scoraggiarci, ma dobbiamo sostenerci a vicenda. Dio, fonte di fecondità, ci dà il suo sostegno e ci accompagna. Ci dona gratuitamente la forza della speranza e dell'impegno; ci dona il cuore, gli occhi e la mente (e anche le mani) per vedere lontano; ci aiuta a sviluppare la capacità di rispondere in modo appropriato alle sfide di ogni giorno; ci dona il coraggio del cambiamento e ci aiuta a trovare il modo migliore per vivere (e promuovere) i veri valori nella società odierna.

Ritendo che la grande sfida per l'educatore cristiano oggi (nelle scuole cattoliche, ma sempre più anche in quelle laiche, dove spesso si trova solo) sia quella di saper essere testimone di fecondità e educatore alla fecondità e alla vita.

Solo l'educazione, infatti, può fornire la bussola per orientarsi nella confusione e nel pluralismo della società, per imparare a discernere il vero dal falso, il bene dal male, la bellezza dalla bruttezza, la codardia e l'ignavia dalla vivacità del vivere,  l'autoreferenzialità che ci inganna e ci imprigiona dal generoso servizio. «Siate vigilanti e pronti», dice Gesù. «Andate come pellegrini di speranza, artigiani del bene, in comunione con tutti, con e per gli altri». Impariamo, dunque,  ad offrirci in dono a tutti, con umiltà e generosità.

Contemplazione, riflessione, accoglienza e relazioni positive, discernimento, memoria, lungimiranza, dinamismo danno vita e fecondità al cammino concreto e favoriscono lo sviluppo di competenze utili, nella vita quotidiana, a noi stessi e agli altri.

La vita associativa arricchisce e aiuta a discernere e ad agire fecondamente. La fecondità, infatti, fa interagire memoria e futuro, non è una fuga verso il domani: valorizza le radici e le nuove fronde che garantiscono vitalità. 

In particolare, gli educatori sono chiamati a coltivare la fecondità della mente e dello spirito: il diritto allo sviluppo spirituale deve essere riconosciuto più pienamente ai ragazzi che vengono loro affidati, e anche a loro stessi…

Purtroppo, sovente privilegiamo lo stile del potere e della conquista, dell'arroganza e dell'autoreferenzialità, piuttosto che quello del servizio e della promozione umana.

Non possiamo dimenticare che educare spiritualmente i ragazzi  significa dare loro dei punti di riferimento per aiutarli a vivere la loro vita in pienezza, cioè a voler e saper essere sempre fecondi per sé stessi, per gli altri, per il mondo intero.

Perciò è necessario favorire la fecondità dell'intelletto e dello spirito; la stessa intelligenza artificiale deve concretizzarsi come intelligenza artigianale: l'arte di essere e di agire, di pensare e di servire. Ogni persona è, è infatti, un dono prezioso per gli altri.

Solo le persone e le istituzioni feconde andranno verso il futuro!

L'educazione, infatti, è un cammino, per le complesse e variegate vie del mondo.