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lunedì 19 gennaio 2026

TEMOINS DE FECONDITE'

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L’enseignant


chrétien, 


témoin de fécondité

et de vie.


 -par Giovanni Perrone

          « Soyez féconds, multipliez-vous ! », c’est le premier commandement que Dieu a donné aux créatures.   Cela ne signifie pas seulement « Faites des enfants !». C’est très important, bien sûr, pour le développement de l’humanité, mais signifie davantage. C’est l’invitation que le bon Dieu nous fait chaque jour, l’invitation à vouloir et à savoir être féconds. : la fécondité comme style d’être et de vivre.

C’est la fécondité pour soutenir la vie, spécialement des plus faibles et défavorisé, pour assurer une bonne vie a tout le monde.

C’est une invitation qui doit impliquer et orienter chaque homme, et chaque société, à faire de son mieux. La fécondité ne s’achet pas à la pharmacie, ne peut être autoréférentielle, mais relationnelle. C’est la donation de soi-même aux autres et au monde entière. Elle est donation d’amour, pas de violence,

Pour l’éducateur, particulièrement celui qui est chrétien c’est encore plus. C’est la fécondité qui vient de l’Esprit, une fécondité spirituelle, intellectuelle, professionnelle, relationnelle. C’est la fécondité de la parole et de l’action.

Le pape Leon à nous dit de « dessiner des news chemins d’espérance ». Qu’est-ce que cela signifie pour nous ? Quel espoir pour les peuples en guerre, pour les enfants victimes de violence et de faim, pour les massacres d’enfants et d’adultes à Gaza et ailleurs, pour les enfants des rues, pour ceux qui sont privés d’éducation ou réduits en esclavage par des idéologies ou par les médias eux-mêmes…

Elle sait repérer et comprendre les problèmes et trouver des bonnes solutions. Elle sait trouver des nouveaux chemins et des nouvelles stratégies.

Elle se manifeste par l’intelligence et la générosité, la créativité et la responsabilité, l’engagement et la constance, le dynamisme et le témoignage. Pour ça elle fait grandir l'amitié, a compétence et la joie de vivre, et de   marcher vers l'avenir

La fécondité fait dire à tous nous, les éducateurs, : « Je veux m’engager !  Je suis responsable ! Malgré tout j’aime être enthousiaste et constant dans l’acharnement ! ».

Il y a la responsabilité des institutions à vouloir et à savoir être fécondes. On pense, particulièrement, à la fécondité des institutions scolaires, des associations, des projets éducatifs, du travail de chaque enseignant et communauté. …

         C’est vrai : il n’est pas facile être féconds aujourd’hui. La société occidentale perd aussi la fécondité de la procréation. De plus en plus on a recours aux manipulations, aux implantations sans comprendre qu’il faut changer de vie. La fécondité de l’esprit ne peut être OGM, ne peut être revivifiée par des artifices. Il faut l’alimenter jour après jour grâce à la façon de vivre basée sur des relations efficaces avec soi-même, avec les autres et avec Dieu.

         C’est vrai : quelquefois il y a la fatigue, la solitude et l’espoir est faible. Beaucoup de monde demande de l’aide, et peu de gens la donnent … 

Malheureusement, c'est souvent la logique de la mort et de l'oppression qui est privilégiée, et non celle de la vie et du partage.

Il ne faut pas se décourager, mais il faut se soutenir les uns les autres. Dieu, origine de la fécondité, nous donne son soutien et nous accompagne. Il nous donne gratuitement la force de l’espoir et de l’engagement, il nous donne le cœur, les yeux et le cerveaux (et aussi les mains) pour voir loin ; il nous aide à conquérir la capacité de répondre adéquatement aux défis de chaque jour, il nous donne le courage du changement et nous aide à trouver la meilleure façon de vivre (et de faire vivre) des vraies valeurs dans la société actuelle.

Je pense que le grand défi pour l’éducateur chrétien aujourd’hui (dans l’école catholique, mais de plus en plus dans l’école laïque, où il est souvent tout seul) c’est d’être témoin de fécondité et éducateur à la fécondité, et à la vie.

 En fait, seul l’éducation peut donner la boussole pour s’orienter dans le pluralisme de la société, pour apprendre à discerner le vrai du faux, le bien du mal, la beauté de la laideur, la lâcheté et la paresse qui nous endurcissent, l'autoréférentialité qui nous trompe et nous emprisonne. Soyez vigilants et prêts, dit Jésus. Partez en pèlerins de l'espérance, artisans de bien, en communion les uns avec les autres et avec et pour les autres. Puissions-nous tous savoir nous offrir en don à tous, avec humilité et générosité.

La contemplation, la réflexion, l'accueil et les positives relations, le discernement, la mémoire, la prévoyance, le dynamisme donnent vie et fécondité au voyage concret, et favorisent le développement des compétences utiles à la vie quotidienne pour nous et pour les autres. 

En particulier, l’éducateur doit ne devrait oublier de soigner la fécondité de l’esprit : le droit au développement spirituel devrait être davantage donné aux enfants, et à soi-même aussi …

On privilégie souvent le style de pouvoir et de conquête, de l’arrogance et de l’autoréférence, plutôt que celui du service et de la promotion humaine.

Nous ne pouvons pas oublier que former les enfants spirituellement, c’est leur donner des repères pour les aider à vivre pleinement leur vie, c'est-à-dire à vouloir et à savoir être toujours féconds pour soi-même, pour les autres, pour le monde entier.

  Il est nécessaire de promouvoir la fécondité de l'intellect et de l’esprit, l’intelligence artificielle doit se matérialiser en intelligence artisanale : l'art d'être et d'agir, de penser et de servir. Chaque personne est un don précieux pour les autres.

Il n’y aura que les hommes et les institutions fécondes qui iront vers le futur ! 

L'éducation est en réalité un chemin à travers les méandres complexes du monde.


The Christian teacher, 

a witness to fruitfulness and life.

 

-by Giovanni Perrone

 

“Be fruitful and multiply!” This is the first commandment God gave to His creatures. It doesn’t simply mean “ Have children !” That is very important, of course, for the development of humanity, but it means more. It is the invitation that God extends to us every day, the invitation to desire and to know how to be fruitful: fruitfulness as a way of being and living.

It is fertility to sustain life, especially the weakest and most disadvantaged, to ensure a good life for everyone.

This is an invitation that must involve and guide every individual, and every society, to do their best. Fertility cannot be bought at the pharmacy, nor can it be self-referential, but rather relational. It is the gift of oneself to others and to the entire world. It is a gift of love, not violence.

For educators, especially Christians, it is even more so. It is the fruitfulness that comes from the Spirit, a spiritual, intellectual, professional, and relational fruitfulness. It is the fruitfulness of word and deed.

Pope Leo told us to "draw new paths of hope." What does this mean for us? What hope is there for people at war, for children who are victims of violence and hunger, for the massacres of children and adults in Gaza and elsewhere, for street children, for those deprived of education or enslaved by ideologies or by the media themselves?

She knows how to identify and understand problems and find good solutions. She knows how to find new paths and new strategies.

It manifests itself through intelligence and generosity, creativity and responsibility, commitment and consistency, dynamism and bearing witness. Through this, it fosters friendship, competence, and the joy of living and moving towards the future.

Fertility makes all of us educators say: "I want to get involved! I am responsible! Despite everything, I like to be enthusiastic and consistent in my efforts!"

Institutions have a responsibility to be both productive and productive. This applies particularly to the productive nature of schools, associations, educational projects, and the work of each teacher and community.

 It's true: it's not easy to be fertile today. Western society is also losing its procreative fertility. More and more, we resort to manipulation and implantation without understanding that we need to change our way of life. The fertility of the spirit cannot be genetically modified, cannot be revived by artificial means. It must be nurtured day after day through a way of life based on effective relationships with oneself, with others, and with God.

It's true: sometimes there's fatigue, loneliness, and hope is dwindling. Many people ask for help, and few give it…

Unfortunately, it is often the logic of death and oppression that is favoured, and not that of life and sharing.

We must not be discouraged, but we must support one another. God, the source of fruitfulness, gives us his support and accompanies us. He freely gives us the strength of hope and commitment; he gives us the heart, the eyes, and the mind (and also the hands) to see far; he helps us develop the ability to respond appropriately to the challenges of each day; he gives us the courage for change and helps us find the best way to live (and to promote) true values in today's society.

I think that the great challenge for the Christian educator today (in Catholic schools, but increasingly in secular schools, where he is often all alone) is to be a witness to fruitfulness and an educator in fruitfulness, and in life.

In fact, only education can provide the compass to navigate the pluralism of society, to learn to discern truth from falsehood, good from evil, beauty from ugliness, the cowardice and laziness that harden us, and the self-referentiality that deceives and imprisons us. "Be vigilant and ready," says Jesus. "Go forth as pilgrims of hope, artisans of good, in communion with one another and with and for others." May we all know how to offer ourselves as a gift to all, with humility and generosity.

Contemplation, reflection, welcoming and positive relationships, discernment, memory, foresight, dynamism give life and fruitfulness to the concrete journey, and promote the development of skills useful in daily life for ourselves and for others.

In particular, educators must not forget to nurture the fruitfulness of the mind: the right to spiritual development should be given more fully to children, and to oneself as well…

We often favour the style of power and conquest, of arrogance and self-reference, rather than that of service and human promotion.

We cannot forget that educating children spiritually means giving them reference points to help them live their lives to the fullest, that is, to want and know how to always be fruitful for themselves, for others, for the whole world.

It is necessary to foster the fruitfulness of the intellect and the spirit; artificial intelligence must materialize as artisanal intelligence: the art of being and acting, of thinking and serving. Each person is a precious gift to others.

Only men and productive institutions will move towards the future!

Education, in fact, is a path through the complex ways of the world.


El educador cristiano, 

testigo de fecundidad y de vida.

 

-por Giovanni Perrone

 

“¡Sed fecundos y multiplicaos!” Este es el primer mandamiento que Dios dio a sus criaturas. No significa simplemente “¡ Tened hijos !”. Esto es muy importante, por supuesto, para el desarrollo de la humanidad, pero significa más. Es la invitación que Dios nos extiende cada día, la invitación a desear y saber ser fecundos: la fecundidad como forma de ser y de vivir.

Es la fertilidad la que sostiene la vida, especialmente de los más débiles y desfavorecidos, para asegurar una buena vida para todos.

Esta es una invitación que debe involucrar y guiar a cada individuo, y a cada sociedad, a dar lo mejor de sí. La fertilidad no se compra en la farmacia, ni puede ser autorreferencial, sino relacional. Es el don de uno mismo a los demás y al mundo entero. Es un don de amor, no de violencia.

Para los educadores, especialmente los cristianos, lo es aún más. Es la fecundidad que proviene del Espíritu: una fecundidad espiritual, intelectual, profesional y relacional. Es la fecundidad de la palabra y la obra.

El Papa León nos pidió que trazáramos nuevos caminos de esperanza. ¿Qué significa esto para nosotros? ¿Qué esperanza hay para las personas en guerra, para los niños víctimas de la violencia y el hambre, para las masacres de niños y adultos en Gaza y otros lugares, para los niños de la calle, para quienes carecen de educación o están esclavizados por ideologías o por los propios medios de comunicación?

Sabe identificar y comprender los problemas y encontrar buenas soluciones. Sabe encontrar nuevos caminos y nuevas estrategias.

Se manifiesta a través de la inteligencia y la generosidad, la creatividad y la responsabilidad, el compromiso y la constancia, el dinamismo y el testimonio. Con ello, fomenta la amistad, la competencia y la alegría de vivir y avanzar hacia el futuro.

La fertilidad nos hace decir a todos los educadores: "¡Quiero involucrarme! ¡Soy responsable! A pesar de todo, me gusta ser entusiasta y constante en mis esfuerzos".

Las instituciones tienen la responsabilidad de ser productivas y productivas. Esto aplica particularmente a la naturaleza productiva de las escuelas, las asociaciones, los proyectos educativos y el trabajo de cada docente y comunidad.

Es cierto: no es fácil ser fértil hoy en día. La sociedad occidental también está perdiendo su fertilidad procreativa. Recurrimos cada vez más a la manipulación y a la implantación sin comprender que necesitamos cambiar nuestra forma de vida. La fertilidad del espíritu no se puede modificar genéticamente ni reavivar por medios artificiales. Debe cultivarse día tras día mediante un estilo de vida basado en relaciones efectivas con uno mismo, con los demás y con Dios.

Es cierto: a veces hay cansancio, soledad y la esperanza se desvanece. Mucha gente pide ayuda, y pocos la dan...

Desgraciadamente, a menudo se privilegia la lógica de la muerte y de la opresión, y no la de la vida y del compartir.

No debemos desanimarnos, sino apoyarnos mutuamente. Dios, fuente de fecundidad, nos apoya y nos acompaña. Nos da generosamente la fuerza de la esperanza y el compromiso; nos da el corazón, los ojos y la mente (y también las manos) para ver a lo lejos; nos ayuda a desarrollar la capacidad de responder adecuadamente a los desafíos de cada día; nos da la valentía para el cambio y nos ayuda a encontrar la mejor manera de vivir (y promover) los verdaderos valores en la sociedad actual.

Pienso que el gran desafío para el educador cristiano hoy (en las escuelas católicas, pero cada vez más en las laicas, donde a menudo está solo) es ser testigo de fecundidad y educador en la fecundidad y en la vida.

De hecho, solo la educación puede proporcionar la brújula para navegar en el pluralismo de la sociedad, para aprender a discernir la verdad de la falsedad, el bien del mal, la belleza de la fealdad, la cobardía y la pereza que nos endurecen, y la autorreferencialidad que nos engaña y nos aprisiona. «Estén atentos y preparados», dice Jesús. «Vayan como peregrinos de la esperanza, artesanos del bien, en comunión unos con otros, con y para los demás». Que todos sepamos ofrecernos como don a todos, con humildad y generosidad.

La contemplación, la reflexión, la acogida y las relaciones positivas, el discernimiento, la memoria, la previsión, el dinamismo dan vida y fecundidad al camino concreto, y promueven el desarrollo de habilidades útiles en la vida cotidiana para nosotros mismos y para los demás.

En particular, los educadores no deben olvidarse de cultivar la fecundidad de la mente: el derecho al desarrollo espiritual debe ser concedido más plenamente a los niños, y a ellos mismos también.

A menudo privilegiamos el estilo de poder y de conquista, de arrogancia y autorreferencialidad, más que el de servicio y de promoción humana.

No podemos olvidar que educar espiritualmente a los hijos significa darles puntos de referencia para ayudarles a vivir plenamente su vida, es decir, a querer y saber ser siempre fecundos para sí mismos, para los demás, para el mundo entero.

Es necesario fomentar la fecundidad del intelecto y el espíritu; la inteligencia artificial debe materializarse como inteligencia artesanal: el arte de ser y actuar, de pensar y servir. Cada persona es un don precioso para los demás.

¡Sólo los hombres y las instituciones fructiferas avanzarán hacia el futuro!

La educación, de hecho, es un camino a través de los complejos caminos del mundo.


L'insegnante cristiano, 

testimone di fecondità e di vita.

 

-di Giovanni Perrone

 

“Siate fecondi e moltiplicatevi!” Questo è il primo comandamento che Dio ha dato alle sue creature. Non significa semplicemente “ Abbiate figli !”. Ciò è molto importante, certo, per lo sviluppo dell’umanità, ma significa di più. È l’invito che Dio ci rivolge ogni giorno, l’invito a desiderare e a saper essere fecondi: la fecondità come modo di essere e di vivere.

È fecondità sostenere la vita, soprattutto quella più debole e svantaggiata, per garantire a tutti un vivere dignitoso, per una piena umanizzazione.

Questo  invito  deve coinvolgere e guidare ogni individuo, e ogni società, a fare del proprio meglio. La fertilità non si compra in farmacia, né può essere autoreferenziale, ma relazionale. È dono di sé agli altri e al mondo intero. È dono d'amore, non di violenza.

Per gli educatori, soprattutto cristiani, lo è ancora di più. È la fecondità che viene dallo Spirito, una fecondità spirituale, intellettuale, professionale e relazionale. È la fecondità della parola e dell'azione  ("cuore, mente e mano", diceva Papa Francesco)..

Papa Leone ci ha detto di "disegnare nuovi cammini di speranza". Cosa significa questo per noi? Che speranza c'è per le persone in guerra, per i bambini vittime della violenza e della fame, per i massacri di bambini e adulti a Gaza e altrove, per i ragazzi di strada, per coloro che sono privati dell'istruzione o sono schiavi delle ideologie o degli stessi media?

L'educatore  sa identificare e comprendere i problemi e trovare buone soluzioni. Sa percorrere nuove strade e nuove strategie.

Perciò, la fecondità si manifesta attraverso intelligenza e generosità, creatività e responsabilità, impegno e coerenza, dinamismo e testimonianza. Così promuove l'amicizia, la competenza e la gioia di vivere e di avanzare verso il domani.

La fertilità è un invito a dire "Voglio impegnarmi! Sono responsabile! Nonostante tutto, mi piace essere entusiasta e costante nel mio cammino!"

Le istituzioni hanno la responsabilità di essere vivaci e feconde. Questo vale in particolare per le scuole, le associazioni, i progetti educativi e il servizio di ciascun insegnante e di ogni comunità comunità.

 È vero: non è facile essere fecondi oggi. La stessa società occidentale  (che si crede progredita) sta perdendo la sua fertilità procreativa. Ricorriamo sempre più alla manipolazione e alle medicine senza comprendere che dobbiamo cambiare il nostro stile di vita. La fecondità della  carne e dello spirito non può essere geneticamente modificata, non può essere ravvivata con mezzi artificiali. Essa deve essere coltivata giorno dopo giorno attraverso uno stile di vita basato su relazioni efficaci con se stessi, con gli altri e con Dio. In tal senso la speranza diviene concretezza quotidiana.

È vero: a volte si avverte stanchezza, solitudine e la speranza si affievolisce. Molti chiedono aiuto, pochi lo danno...

Purtroppo, spesso è la logica della morte e dell'oppressione a essere favorita, e non quella della vita e della condivisione.

Non dobbiamo scoraggiarci, ma dobbiamo sostenerci a vicenda. Dio, fonte di fecondità, ci dà il suo sostegno e ci accompagna. Ci dona gratuitamente la forza della speranza e dell'impegno; ci dona il cuore, gli occhi e la mente (e anche le mani) per vedere lontano; ci aiuta a sviluppare la capacità di rispondere in modo appropriato alle sfide di ogni giorno; ci dona il coraggio del cambiamento e ci aiuta a trovare il modo migliore per vivere (e promuovere) i veri valori nella società odierna.

Ritendo che la grande sfida per l'educatore cristiano oggi (nelle scuole cattoliche, ma sempre più anche in quelle laiche, dove spesso si trova solo) sia quella di saper essere testimone di fecondità e educatore alla fecondità e alla vita.

Solo l'educazione, infatti, può fornire la bussola per orientarsi nella confusione e nel pluralismo della società, per imparare a discernere il vero dal falso, il bene dal male, la bellezza dalla bruttezza, la codardia e l'ignavia dalla vivacità del vivere,  l'autoreferenzialità che ci inganna e ci imprigiona dal generoso servizio. «Siate vigilanti e pronti», dice Gesù. «Andate come pellegrini di speranza, artigiani del bene, in comunione con tutti, con e per gli altri». Impariamo, dunque,  ad offrirci in dono a tutti, con umiltà e generosità.

Contemplazione, riflessione, accoglienza e relazioni positive, discernimento, memoria, lungimiranza, dinamismo danno vita e fecondità al cammino concreto e favoriscono lo sviluppo di competenze utili, nella vita quotidiana, a noi stessi e agli altri.

La vita associativa arricchisce e aiuta a discernere e ad agire fecondamente. La fecondità, infatti, fa interagire memoria e futuro, non è una fuga verso il domani: valorizza le radici e le nuove fronde che garantiscono vitalità. 

In particolare, gli educatori sono chiamati a coltivare la fecondità della mente e dello spirito: il diritto allo sviluppo spirituale deve essere riconosciuto più pienamente ai ragazzi che vengono loro affidati, e anche a loro stessi…

Purtroppo, sovente privilegiamo lo stile del potere e della conquista, dell'arroganza e dell'autoreferenzialità, piuttosto che quello del servizio e della promozione umana.

Non possiamo dimenticare che educare spiritualmente i ragazzi  significa dare loro dei punti di riferimento per aiutarli a vivere la loro vita in pienezza, cioè a voler e saper essere sempre fecondi per sé stessi, per gli altri, per il mondo intero.

Perciò è necessario favorire la fecondità dell'intelletto e dello spirito; la stessa intelligenza artificiale deve concretizzarsi come intelligenza artigianale: l'arte di essere e di agire, di pensare e di servire. Ogni persona è, è infatti, un dono prezioso per gli altri.

Solo le persone e le istituzioni feconde andranno verso il futuro!

L'educazione, infatti, è un cammino, per le complesse e variegate vie del mondo.


 


 

 

 


giovedì 11 dicembre 2025

EDUCATION PROFESSIONELLE ET PAIX

 


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EDUCATION PROFESSIONNELLE ET PAIX

Meilleures pratiques

 

Dans le cadre de ses rencontres le CCIC/UNESCO a organisé une table ronde internationale sur des témoignages avec le thème : "Insertion professionnelle des jeunes, facteur de paix"

Une occasion qui a rassemblé des membres des différentes organisations, et aussi l’UMEC-WUCT.

La présidente du CCIC, Mme Isabelle Chaperon, et quelques membres du Conseil d'Administration le père Albert Kabuge (représentant de l’UMEC-WUCT près de l’UNESCO), Giovanni Perrone (conseiller spécial de l’Union) ont été présents.

Tous ont eu la joie d'écouter les interventions de l'UNIAPAC avec Mr Rodrigo et les trois témoignages du Mexique avec Alejandra, du Burkina Faso avec Mr Alphonse Tapsoba et de la RD Congo avec Mme Solene Tshilobo.

Les projets et les bons pratiques présenté ont donné la possibilité de réfléchir sur le rol de l'intelligence artisanale, c’est-à-dire de la capacité humaine à créer en combinant savoir-faire manuel, expérience, sensibilité et créativité, souvent transmise de génération en génération. Elle unit « la tête, les mains et le cœur » pour aider les jeunes à conquérir la capacité de projeter, de réaliser des activités utiles à la société et à soi-même, à s'opposer à la standardisation, à développer la créativité et l’esprit de service.  Elle représente une union entre tradition et innovation, où la technologie (y compris l'IA) devient un outil au service du savoir-faire humain, et au territoire.

 L'UMEC/WUCT se réjouit de cette rencontre qui nous appelle tous à être des acteurs de paix dans le quotidien par nos gestes. Ensemble encourageons et soutenons les jeunes pour la paix en les aidant à avoir accès au monde du travail car ils sont les responsables de ce monde d'aujourd'hui et du futur. Eduquer à la paix c'est éduquer pour un monde meilleur. 

Nous publions les diapos de M.me Solene Thilobo et de m. Alphonse Tapsoba.

Nous prions, aussi, le membres de l’UMEC-WUCT de nous envoyer des projets réalisés, pour la publication sur notre blog.


EDUCAZIONE PROFESSIONALE E PACE

Le buone pratiche

Nell'ambito dei suoi periodici incontri, la CCIC/UNESCO ha organizzato una tavola rotonda internazionale di testimonianze sul tema: "L'inserimento professionale dei giovani, fattore di pace".

Un'occasione che ha riunito membri di diverse organizzazioni, tra cui anche l'UMEC-WUCT.

Erano presenti la presidente del CCIC, Isabelle Chaperon, e alcuni membri del Consiglio di amministrazione; padre Albert Kabuge (rappresentante dell'UMEC-WUCT presso l'UNESCO), Giovanni Perrone (consigliere speciale dell'Unione).

Interessanti tutti gli interventi. Sono sate molto apprezzate le presentazioni dell'UNIAPAC con  Rodrigo e le tre testimonianze del Messico con M. Alejandra, del Burkina Faso con  Alphonse Tapsoba e dalla Repubblica Democratica del Congo con Solene Tshilobo.

I progetti e le buone pratiche presentati hanno offerto l'occasione per riflettere sul ruolo dell'intelligenza artigianale, ovvero la capacità umana di creare combinando manualità, esperienza, sensibilità e creatività, spesso tramandata di generazione in generazione.

Essa unisce "testa, mani e cuore" per aiutare i giovani a sviluppare la capacità di progettare, a svolgere attività utili alla società e a se stessi, a resistere alla standardizzazione e a coltivare creatività e spirito di servizio, a migliorare la qualità della vita. Perciò,  rappresenta un'unione tra tradizione e innovazione, dove la tecnologia (compresa l'intelligenza artificiale) diventa uno strumento al servizio del saper fare umano e della comunità locale.

L'UMEC/WUCT ha accolto con favore questo incontro, che invita tutti a essere agenti di pace nella nostra vita quotidiana attraverso le nostre azioni. Infatti, insieme, incoraggiamo e sosteniamo i giovani ad  essere "artigiani di pace",  aiutandoli ad accedere al mondo del lavoro, poiché essi sono responsabili del mondo di oggi e del futuro. Educare alla pace significa educare a costruire un mondo migliore.

Pubblichiamo le diapositive di Solene Thilobo e di Alphonse Tapsoba.

Chiediamo, inoltre, ai membri dell'UMEC-WUCT di inviarci i loro progetti realizzati, per la pubblicazione  sul nostro blog.

 

PROFESSIONAL EDUCATION AND PEACE

The best practices

As part of its meetings, the CCIC/UNESCO organised an international round table on testimonies with the theme: "Professional integration of young people, a factor for peace"

An occasion that brought together members of different organizations, and also UMEC-WUCT.

The president of the CCIC, Ms. Isabelle Chaperon, and some members of the Board of Directors, Father Albert Kabuge (representative of UMEC-WUCT to UNESCO), Giovanni Perrone (special advisor to the Union) were present.

Everyone enjoyed listening to the presentations from UNIAPAC with Mr. Rodrigo and the three testimonies from Mexico with Alejandra, Burkina Faso with Mr. Alphonse Tapsoba and the Democratic Republic of Congo with Ms. Solene Tshilobo.

The projects and best practices presented provided an opportunity to reflect on the role of artisanal intelligence, that is, the human capacity to create by combining manual skills, experience, sensitivity, and creativity, often passed down from generation to generation. It unites "head, hands, and heart" to help young people develop the ability to plan, to carry out activities useful to society and themselves, to resist standardization, and to cultivate creativity and a spirit of service. It represents a union between tradition and innovation, where technology (including AI) becomes a tool at the service of human know-how and the local community.

UMEC/WUCT welcomes this meeting, which calls upon us all to be agents of peace in our daily lives through our actions. Together, let us encourage and support young people for peace by helping them access the world of work, for they are responsible for the world of today and the future. Educating for peace is educating for a better world.

We are publishing the slides from Ms. Solene Thilobo and Mr. Alphonse Tapsoba.

We also ask the members of UMEC-WUCT to send us their completed projects for publication on our blog.

 

EDUCACIÓN PROFESIONAL Y PAZ

Mejores prácticas

En el marco de sus reuniones, el CCIC/UNESCO organizó una mesa redonda internacional sobre testimonios con el tema: «La inserción profesional de los jóvenes, un factor de paz».

Una ocasión que reunió a miembros de diferentes organizaciones, y también a UMEC-WUCT.

Estuvieron presentes la presidenta del CCIC, Sra. Isabelle Chaperon, y algunos miembros del Consejo de Administración, el Padre Albert Kabuge (representante de la UMEC-WUCT ante la UNESCO), Giovanni Perrone (asesor especial de la Unión).

Todos disfrutaron escuchando las presentaciones de UNIAPAC con el Sr. Rodrigo y los tres testimonios de México con Alejandra, Burkina Faso con el Sr. Alphonse Tapsoba y la República Democrática del Congo con la Sra. Solene Tshilobo.

Los proyectos y las mejores prácticas presentados brindaron la oportunidad de reflexionar sobre el papel de la inteligencia artesanal, es decir, la capacidad humana de crear combinando habilidades manuales, experiencia, sensibilidad y creatividad, a menudo transmitida de generación en generación. Esta inteligencia artesanal une mente, manos y corazón para ayudar a los jóvenes a desarrollar la capacidad de planificar, realizar actividades útiles para la sociedad y para sí mismos, resistir la estandarización y cultivar la creatividad y el espíritu de servicio. Representa una unión entre tradición e innovación, donde la tecnología (incluida la IA) se convierte en una herramienta al servicio del saber hacer humano y de la comunidad local.

UMEC/WUCT acoge con satisfacción esta reunión, que nos convoca a todos a ser agentes de paz en nuestra vida diaria mediante nuestras acciones. Juntos, animemos y apoyemos a los jóvenes por la paz, ayudándolos a acceder al mundo laboral, pues son responsables del mundo de hoy y del futuro. Educar para la paz es educar para un mundo mejor.

Publicamos las diapositivas de la Sra. Solene Thilobo y del Sr. Alphonse Tapsoba.

También pedimos a los miembros de UMEC-WUCT que nos envíen sus proyectos completados para publicarlos en nuestro blog.


BURKINA FASO

RD CONGO



 

 

 

 

 

 

lunedì 25 agosto 2025

LES ENSEIGNANTS CATHOLIQUES EN MOUVEMENT - fr-en-es-it -

fr - it - en - es 


 LES ENSEIGNANTS CATHOLIQUES

 EN MOUVEMENT

Le Jubilé comme point de départ renouvelé 

pour l’avenir

Catholic teachers on the move 

Maestros catòlicos en movimiento

Umec-Wuct verso il domani 

Les enseignants catholiques en moviment

-   


    par Giovanni Perrone*

Au cours de la dernière année de sa vie, le pape François a proclamé le Jubilé de 2025, dont le thème central est l'espérance. Cet événement, de par son caractère unique et universel, entretient un lien étroit avec le monde de l'éducation et de l'école. Il est perçu comme une occasion précieuse de réfléchir et d'agir dans le domaine de l'éducation, en favorisant l'espérance par un enseignement qui met l’accent sur la confiance dans la croissance humaine, l'acceptation de la diversité et la promotion de relations et de rencontres pacifiques. Éducation et espérance sont étroitement liées. L'espérance est un de moteurs de l'éducation.

Dans le cadre des célébrations du Jubilé, le Dicastère pour la Culture et l'Éducation a organisé le Jubilé du Monde de l'Éducation, qui se tiendra à Rome du 27 octobre au 2 novembre 2025, pour célébrer et souligner l'importance du secteur de l'éducation.

Le défunt Pontife a souligné à plusieurs reprises que les enseignants et les éducateurs sont appelés à être des hommes et des femmes d’espérance, qui travaillent avec confiance et patience pour la croissance de chaque personne, en cultivant la dignité et la vocation de chacun.

Le Jubilé, en particulier, est l’occasion de garantir le droit à l’éducation pour tous, en particulier pour les personnes marginalisées, les migrants et les réfugiés, qui rencontrent souvent des obstacles pour accéder à l’éducation et vivre « décemment ».

En cette période troublée que nous vivons, qui pollue même notre façon de penser et d’être, laissant prévaloir la logique de l’oppression, de la thésaurisation et de l’arrogance violente et aveugle, le parcours du Jubilé nous exhorte à « dépasser la logique du conflit pour embrasser celle de la rencontre, et considère le monde éducatif comme un lieu fondamental pour construire un avenir de paix ».[1]

À la suite du pape François, le pape Léon XIV a rappelé le principe « d’évangéliser en éduquant et d’éduquer en évangélisant », soulignant enfin l’importance de la « synergie » entre toutes les « composantes éducatives ».[2]

 

L'Union Mondiale des Enseignants Catholiques (UMEC) participe aux Journées Jubilaires de l'Éducation avec un programme assez intense, dans le cadre établi par le Dicastère pour la Culture et l'Éducation.

 

Le pape Léon XIV accueillera les enseignants le matin du 31 octobre. Après son discours, ils franchiront la Porte Sainte. L'après-midi, l'UMEC participera au « Village de l'Éducation », où seront présentées les meilleures pratiques éducatives du monde entier. Le 1er novembre, après la célébration eucharistique à Saint-Pierre, présidée par le pape, l'après-midi sera consacré à une table ronde à l'Université LUMSA sur le thème « Le rôle des enseignants catholiques dans une société en conflit », avec des présentations du cardinal Zuppi et d'intervenants venus du Portugal, de Londres et de Rome. Le 2 novembre, les enseignants participeront à une journée d'étude et de discussion à l'Université Grégorienne sur le thème « L'enseignant catholique aujourd'hui : témoin, innovateur et leader ». Des enseignants de différents continents, ainsi que des représentants de l'UNESCO, interviendront également tout au long de la journée. Des représentants des Dicastères du Saint-Siège interviendront également tout au long de la journée. Le 3 novembre sera consacré à la réunion annuelle du Conseil de l'Union afin de faire le point sur les activités et de planifier l'avenir. Les travaux seront coordonnés par l'Assistant ecclésiastique de l'Union, l'Archevêque de Cambrai, Vincent Dollmann, et par le président, le Professeur Jan De Groof.

 Pourquoi et qu'est-ce que l'UMEC-WUCT ?

L' Union mondiale des enseignants catholiques (UMEC) est une organisation internationale. Elle est composée de représentants laïcs d'associations nationales d'enseignants catholiques, ainsi que d'enseignants travaillant dans des écoles et universités catholiques, publiques et laïques. Sa mission est de soutenir et de promouvoir les valeurs de l'Évangile dans l'éducation et les écoles, tout en respectant la spécificité de chaque établissement.

Fondée il y a près de 120 ans, l'UMEC-WUCT, reconnue par le Saint-Siège, bénéficie d'un statut consultatif auprès de grandes institutions mondiales, dont l'UNESCO et l'UNICEF. Elle collabore avec le Dicastère pour la Culture et l'Éducation et le Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie. Elle compte un représentant au conseil d'administration du CCIC (Centre catholique international de coopération avec l'UNESCO).

Elle favorise ainsi la coopération entre les établissements d'enseignement et le respect de la liberté d'enseignement. Elle organise des initiatives de formation et de réflexion aux niveaux local, national et international.

L'Union possède sa propre identité, établie par Pie XII lors de sa refondation d'après-guerre. Il ne s'agit pas d'un syndicat spécifique réservé aux écoles et universités catholiques, mais d'un « syndicat d'enseignants catholiques ».

Est-il judicieux d’être enseignant catholique aujourd’hui, dans une société en évolution rapide où le rôle de l’éducation et les nombreux défis éducatifs qui interpellent et confondent souvent les individus, les familles et les institutions font débat ?

Les universités et écoles catholiques, actives avec diligence dans divers pays, ne peuvent être considérées (ni se considérer) comme des « hortus conclusus »-enclaves privé, même si elles sont de grande qualité, mais manquent parfois d'une relation fructueuse avec leur époque et leur territoire. L'éducation est un cheminement aux chemins parfois tortueux et aux moyens divers; un cheminement qui favorise la rencontre, la découverte, le dialogue et la discussion, la planification et la reprogrammation, le partage, l'accompagnement et la réorientation, mais aussi le discernement et la réflexion.

Les enseignants catholiques ne travaillent pas uniquement dans les écoles catholiques, où leur travail peut être facilité par des valeurs, des styles et des pratiques partagés. Nombre d'entre eux évoluent, parfois discrètement et silencieusement, dans des environnements complexes, souvent méfiants et hostiles. Cela peut conduire à une présence fade ou neutre, voire à un rejet des valeurs évangéliques.

Le pape François nous a invité à plusieurs reprises à sortir du cercle fermé, « à aller vers les périphéries, à aller chercher les personnes qui ne comptent pas, les laissés-pour-compte de la société – parce que nous vivons dans une culture du jetable, et ou les gens sont jeté. Aller là-bas, c’est précisément ce que Jésus a fait » [3].

En ouvrant la Porte du Jubilé, le pape François a exhorté chacun à « agir sans délai : nous, disciples du Seigneur, sommes invités à trouver notre plus grande espérance en Lui, puis à la porter sans délai, comme des pèlerins de lumière dans les ténèbres du monde. »

Le pape Léon XIV a récemment souligné l'importance d'un enseignement vivant, considéré comme un « ministère et une mission » pour aider les jeunes à donner le meilleur d'eux-mêmes selon le plan de Dieu, transformant les défis de l'époque contemporaine en « tremplins ». Au cœur de cette démarche se trouve son appel à la « synergie » entre toutes les composantes éducatives.[4]

Au-delà de l'horizon, avec de nouveaux défis

Le pape François, lors de sa rencontre de novembre 2022 avec les participants au congrès de l'UMEC-WUCT, a clarifié plusieurs aspects relatifs à la présence des enseignants catholiques dans les écoles : « La présence d'éducateurs chrétiens dans les écoles est d'une importance vitale. Le style qu'il adopte est crucial. L'éducateur chrétien, en effet, est appelé à être à la fois pleinement humain et pleinement chrétien... Il ne doit pas être spiritualiste et déconnecté du monde... L'éducateur chrétien doit être enraciné dans le présent, dans son temps, dans sa culture. Il est important que sa personnalité soit riche, ouverte, capable d'établir des relations sincères avec les élèves, de comprendre leurs besoins les plus profonds, leurs questions, leurs peurs, leurs rêves... Veillez à aider les enseignants à comprendre ce qu'est une innovation qui favorise la croissance et ce qu'est une idéologisation, une colonisation idéologique... Aujourd'hui, la colonisation idéologique détruit la personnalité humaine, et lorsqu'elle pénètre dans l'éducation, elle fait des ravages. »[5]

La présence et l'action des institutions catholiques et des enseignants catholiques, où qu'ils opèrent (parfois cachés), constituent une ressource précieuse pour tous ; elles sont essentielles pour promouvoir ces « valeurs universelles » qui imprègnent l'Évangile, telles que la paix, l'accueil, le dialogue et la fraternité, l'attention aux plus démunis, la valorisation, la cohérence, la communauté, le service, la solidarité, la justice, la miséricorde, le bien commun et même la transcendance. Ce sont des valeurs dont le monde actuel, en proie à des difficultés, a besoin pour surmonter la logique de la violence, de l'égocentrisme, de l'arrogance et de l'oppression qui polluent les institutions et les individus. Ces valeurs doivent imprégner le savoir scolaire et le style institutionnel. C'est pourquoi nous avons besoin d'institutions et d'enseignants qui sachent prendre soin non seulement de l'espace limité dans lequel ils évoluent, mais aussi de la communauté où ils accomplissent le précieux service d'enseignement et d'éducation.

« L’isolement et le repli sur soi-même ou sur ses propres intérêts ne sont jamais le moyen de restaurer l’espoir et d’apporter un renouveau, mais c’est la proximité, c’est la culture de la rencontre qui favorise la vie… Il n’y a pas de vie où l’on prétend n’appartenir qu’à soi-même et vivre comme une île : dans ces attitudes, la mort prévaut [6]. »

Cela n’invalide pas le caractère laïc des institutions, mais l’enrichit et lui donne tout son sens.

Les participants à la rencontre jubilaire réfléchiront sur ces questions, afin de repenser leur présence dans les écoles et dans le monde, et de concevoir de nouveaux parcours concrets de formation, d'espérance et d'engagement, aptes à répondre aux défis complexes d'aujourd'hui, en évitant les parcours « éducatifs » stériles, enlisés, déviants ou dénués de sens.

*Conseiller spécial UMEC-WUCT



[1]Pape François, audience du 11 janvier 2025

[2]Pape Léon XIV, audience avec les Frères des Écoles chrétiennes, 15 mai 2021

[3]Pape François, discours au Fonds de solidarité mondiale, 25 mai 2022

[5] Pape François, Audience, 12 novembre 2022

[6] Pape François, « Fratelli tutti » [64]