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domenica 5 luglio 2026

MISSION EN BELGIQUE


 Au service de l’amélioration 

de la qualité 

de l’éducation catholique en Afrique


Activités du 9 au 11 juin 2026

La délégation était composée de Son Éminence Antoine Cardinal Kambanda, Grand Chancelier de l’Institut Pacte Éducatif Africain ; du Révérendissime Père Abbé Bernard Lorent, Coprésident Nord de la Fondation Internationale Religions et Sociétés ; et du Professeur Jean[1]Paul Niyigena, Coordinateur de l’Institut Pacte Éducatif Africain et Secrétaire général de la Fondation Internationale Religions et Sociétés.

9 juin 2026

1. Rencontre avec l’Honorable György Holvényi au Parlement européen

Une relation de collaboration existe entre les acteurs du Pacte Éducatif Africain et l’Honorable György Holvényi. Celui-ci a participé au deuxième Congrès africain de l’éducation catholique, tenu à Nairobi (Kenya) du 4 au 7 décembre 2025.

Cette rencontre avait pour objectif d’évaluer le processus de collecte des données relatives à l’éducation catholique en Afrique. Selon lui, il convient de poursuivre les efforts visant à encourager le Saint-Siège à entretenir des relations plus étroites avec l’Union européenne. Les données recueillies serviront à renforcer le plaidoyer auprès de l’Union européenne en faveur de la contribution de l’Église au développement de l’éducation sur le continent africain.

L’Honorable György Holvényi a également exprimé le souhait d’être reconnu comme membre de la Fondation Internationale Religions et Sociétés afin de renforcer son engagement dans la promotion de l’éducation catholique en Afrique.

2. Rencontre avec Son Excellence Monseigneur Luc Terlinden et Son Éminence Josef Cardinal De Kesel

La rencontre s’est tenue à l’archevêché de Malines et a porté sur la dimension missionnaire. Son Excellence Monseigneur Luc Terlinden, Archevêque de Malines-Bruxelles, a exprimé la volonté de l’Église de Belgique d’accueillir des missionnaires, prêtres, religieux et religieuses originaires d’Afrique.

Le programme de formation des candidats à la mission, élaboré par la commission universitaire pour la coopération missionnaire Sud-Nord dans le cadre de la coopération missionnaire Nord[1]Sud par l’Église de France, sera sollicité afin de préparer les futurs missionnaires destinés à servir au sein de l’Église de Belgique.

3. Rencontre avec Son Excellence Monseigneur Franco Coppola, Nonce apostolique en Belgique

La délégation a rencontré Son Excellence Monseigneur le Nonce afin de l’informer des

objectifs de cette visite. Cette démarche s’inscrit dans la tradition des acteurs du Pacte Éducatif Africain et de la coopération missionnaire Nord-Sud, qui consiste à entretenir des relations étroites avec le Saint-Siège.

Monseigneur le Nonce a exprimé sa disponibilité à faciliter les initiatives visant à promouvoir l’éducation catholique en Afrique et à renforcer la coopération missionnaire Nord-Sud.

10 juin 2026

4. Rencontre avec Monsieur Bruno Vanobbergen, Secrétaire général de l’Enseignement catholique de Flandre

Les échanges ont porté sur les activités de l’Institut Pacte Éducatif Africain, notamment dans le domaine de la formation des formateurs et des responsables des réseaux nationaux de l’éducation catholique en Afrique.

Monsieur Bruno Vanobbergen s’est engagé à apporter un soutien technique et financier aux formations organisées par l’Institut Pacte Éducatif Africain.

5. Rencontre avec Sa Majesté la Reine Mathilde de Belgique

La délégation a été reçue au Palais royal de Bruxelles par Sa Majesté la Reine Mathilde de Belgique. Les échanges ont porté sur les activités de l’Institut Pacte Éducatif Africain.

Sa Majesté a salué les actions entreprises en faveur du renforcement de la qualité de l’éducation en Afrique. Elle a manifesté sa disponibilité à collaborer avec l’Institut Pacte Éducatif Africain afin de promouvoir l’éducation des filles sur le continent africain. Elle a également exprimé son intérêt pour le développement du numérique comme levier d’amélioration de la qualité de l’éducation.

Par ailleurs, elle a soutenu le projet de construction d’un centre destiné à accueillir les activités de l’Institut Pacte Éducatif Africain, dans le but de renforcer son autonomie et ses capacités d’action. Enfin, Sa Majesté a souhaité être invitée aux prochaines activités que nous organiserons.

6. Rencontre avec Madame la Professeure Severine Vermeire, Rectrice de la KU Leuven

Après une présentation des activités de l’Institut Pacte Éducatif Africain, notamment du rôle des universités catholiques protagonistes du Pacte Éducatif Africain, la Rectrice a exprimé la disponibilité de la KU Leuven à collaborer à la mise en œuvre du Pacte Éducatif Africain dans plusieurs domaines : la recherche, la mobilité des enseignants, la formation des formateurs, le renforcement des capacités par l’octroi de bourses doctorales ainsi que l’accès en ligne aux bibliothèques.

7. Rencontre avec le Vice-Doyen de la Faculté de théologie, le Professeur Peter De Mayer

Cette rencontre a porté sur la possibilité d’accueillir, à la KU Leuven, des candidats au doctorat issus des universités catholiques protagonistes du Pacte Éducatif Africain.

8. Rencontre à la COMECE avec le Révérend Père Manuel Enrique Barrios Prieto

Cette rencontre s’inscrivait dans la continuité du plaidoyer mené auprès de l’Union européenne afin de faire connaître la contribution de l’Église dans le domaine de l’éducation en Afrique.

Une action concertée entre la COMECE et la Nonciature auprès de l’Union européenne devrait être mise en œuvre. Le Co-président Nord de la Fondation Internationale Religions et Sociétés jouera un rôle important dans la mobilisation des différents acteurs autour de ce plaidoyer.

11 juin 2026

9. Rencontre avec Madame Annica Floren, Directrice du Département Jeunesse, Éducation et Recherche à la Commission européenne

Les échanges ont porté sur les modalités d’appui de l’Union européenne à l’éducation catholique en Afrique. L’Union européenne entretient des relations bilatérales avec les États.  Malgré l’importance de l’Église catholique en Afrique dans les domaines relevant de la vie sociale et du développement, l’Eglise est considérée par l’Union européenne comme un acteur de la société civile.

Madame la Directrice a été informée des activités de l’Institut Pacte Éducatif Africain. Elle a encouragé l’organisation de séances d’information sur les procédures d’accès aux financements européens et a exprimé son souhait de participer aux activités que nous organisons.

Pour la deuxième fois, la délégation a constaté que les écoles catholiques étaient assimilées à des écoles coraniques. Un important travail d’information et de communication de la part de l’Église apparaît donc nécessaire.

Par ailleurs, il a été rappelé que, pour bénéficier de certains financements en dehors du cadre réservé à la société civile, l’Union européenne devrait disposer d’accord avec l’État du Vatican.

10. Rencontre au Ministère des Affaires étrangères de Belgique avec le Chargé de l’Afrique, l’Ambassadeur Marc Pecsteen

Les échanges ont porté sur la contribution de l’Église catholique dans le domaine de l’éducation. Grâce à la collaboration entre les Églises locales, l’Église catholique est reconnue comme un acteur majeur de la diplomatie non étatique.

L’éducation catholique est considérée comme un acteur important de la démocratisation dans la mesure où elle offre une éducation libératrice.

Une conférence consacrée au Pacte Éducatif Africain, organisée à Rome le 31 mai 2023, avait été accueillie par l’Ambassade de Belgique près le Saint-Siège. Dans cette même dynamique, la Belgique a exprimé sa disponibilité à faciliter l’organisation des activités de la Fondation Internationale Religions et Sociétés ainsi que celles de l’Institut Pacte Éducatif Africain

.Fait à Kigali, le 18 juin 2026, Prof. Jean-Paul Niyigena

Secrétaire général de la Fondation Internationale Religions et Sociétés Coordinateur de l’Institut Pacte Éducatif Africaiin

sabato 13 giugno 2026

EDUCATION EN AFRIQUE

 

ACCORD DE COOPÉRATION ENTRE L'UMEC ET L'IPEA

 Le cardinal Antoine Kambanda, archevêque de Kigali et grand chancelier de l'IPEA (Institut du Pacte africain pour l'éducation), et le président de l'UMEC-WUCT ont signé à Bruxelles un accord de coopération entre les deux organisations. Jean-Paul Niygena, coordinateur de l'IPEA, était également présent.

 Les principaux aspects de l'accord ont été définis lors de la récente réunion à Kigali, en présence de représentants de l'UMEC-WUCT.

 L’Union Mondiale des Enseignants Catholiques (UMEC-WUCT), organisation publique de droit canonique représentant les enseignants catholiques dans le monde, se référant au Saint‑Siège et en lien étroit avec le Dicastère pour la Culture et l’Éducation, représenté par son Président, Professeur Jan Jan De Groof,

 et L’Institut Pacte Éducatif Africain (IPEA), organisation ecclésiale, publique et éducative chargée de l’implémentation du Pacte Éducatif Africain, représenté par Son Éminence Antoine Cardinal Kambanda, Grand Chancelier, et Monsieur Jean‑Paul Nyigena, Coordinateur,

 Considérant :

 • que l’UMEC a pour mission de promouvoir un projet éducatif d’inspiration catholique, de soutenir les réseaux éducatifs nationaux et de développer des liens de solidarité active entre ses membres ;

• que l’UMEC a affirmé sa volonté de travailler activement à la mise en œuvre du Pacte Éducatif Africain et de construire une communauté fraternelle mondiale ouverte à tous ;

• que l’IPEA accompagne les conférences épiscopales, diocèses, universités et écoles dans la réception et l’implémentation du Pacte Éducatif Africain, conformément aux résolutions adoptées à Abidjan le 10 décembre 2023 ;

• que l’échange de bonnes pratiques entre les enseignants catholiques est l’une des priorités du Pacte Éducatif Africain et du Pacte Éducatif Mondial ;

• que l’IPEA a constaté, à travers les différents états généraux de l’éducation catholiques dont il a accompagné la préparation et l’organisation en République Centrafricaine, au Nigéria, en République Démocratique du Congo, au Burundi, au Rwanda, au Mozambique et ailleurs, que l’échange de bonnes pratiques entre enseignants et entre les directions est toujours un grand défi en Afrique ;

• que l’UMEC cherche à promouvoir la diversité et la pluralité de l’’éducation participent comme l’une des garanties de la démocratie ;

• que l’IPEA, à partir de son expérience dans les différents pays, a constater que la coopération entre les États et l’Église en matière de l’éducation est à renforcer pour qu’elle soit une garantie à l’éducation de qualité ; 

Convaincus que les enseignants catholiques participent à l’identité de l’école catholique et à l’implémentation du Pacte Éducatif Africain et qu’ils sont un levier décisif pour transformer les sociétés africaines,

CONVIENNENT DE CE QUI SUIT :

 Article 1 – Objet

Le présent Accord‑cadre a pour objet de promouvoir, structurer et renforcer la coopération entre l’OIEC et l’IPEA, avec une priorité absolue :

 1.1. Priorité stratégique : l’éducation des filles en Afrique

Les parties s’engagent à faire de l’éducation des filles le premier axe de leur partenariat, en mobilisant leurs réseaux, leurs expertises et leurs ressources pour :

• favoriser l’échange de bonnes pratiques entre les enseignants et les directeurs des écoles ;

• renforcer la formation des enseignants catholiques pour répondre aux exigences d’une école et d’une université catholiques ;

• promouvoir la diversité et la pluralité de l’offre éducative et garantir la place des écoles catholiques ;

• favoriser la coopération entre les États et l’Église dans le domaine de l’éducation ;

• Plaider auprès des Gouvernements pour qu’ils assurent le droit à l’éducation de qualité pour chaque enfant et plaider.

 1.2. Autres objectifs du partenariat

En complément de cette priorité, les parties coopèrent également pour :

• la mise en œuvre du Pacte Éducatif Africain ;

• le renforcement des capacités des éducateurs et responsables ;

• l’accompagnement des réseaux éducatifs catholiques ;

• la promotion de la fraternité universelle et de la paix ;

• la protection des mineurs et la santé émotionnelle des jeunes.

 

 

sabato 23 maggio 2026

UNESCO-UMEC-AFRIQUE - PAIX

 

L’AFRIQUE 


AU CŒUR

 

DE L’UNESCO




 

par Père KABUGE Albert, Sdb

Representant UMEC/WUCT à l'UNESCO

A l’UNESCO on vient de vivre « La semaine pour l’Afrique" du 19 au 22 mai » sur le thème «   une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’agenda 2063. »

Rencontre des culturelles au cœur de l’UNESCO

 Une semaine qui rassemble les différentes cultures, le comité d’organisation présidé par la RD Congo.  Nous avons participé à des moments des conférences, des carrefours jeunesse, le salon des auteurs, le fashion show, la découverte de la gastronomie africaine…, toutes ces activités ont montré comment l’UNESCO s’intéresse à la thématique de l’eau qui est un facteur de paix, de dialogue et de cohésion sociale.

 La jeunesse au cœur du forum des ONG

En cette semaine, nous avons participé au forum des ONG sur le thème « Promouvoir une culture de la paix en Afrique : des racines à la résilience » avec la participation de Youth UNESCO en panel animé par madame Melissa MEJIA FLOREZ, membre du Comité de pilotage du Forum, New Humanity, coordinatrice de la communication et conseillère stratégique. Ce forum invitait les jeunes a parlé sur leurs propres expériences dans le domaine de la paix en partant de leurs  initiatives, créativités,…

« La jeunesse comme co-architecte de la paix et de la stabilité » est le thème développé par les jeunes des différentes associations en lien avec  le comité de liaison des ONG.

Notre organisation UMEC/WUCT a été représentée dans le domaine de la jeunesse UNESCO par Victoria Max, qui est cinéaste et artiste, elle a pu expliquer comment le cinéma peut devenir un instrument important pour construire la paix, la cohésion sociale, le dialogue. Elle a précisé l’importance du monde audiovisuel dans la vie des jeunes d’aujourd’hui, c’est un canal d’éducation, de formation dans le monde actuel. Elle a exprimé ses suggestions pour faire comprendre comment les jeunes utilisent pour promouvoir la culture de la paix, la résilience et le dialogue culturel.

Appel à l’engagement

UMEC/WUCT à la fin de cette semaine Afrique qui nous invite à œuvrer dans le domaine de la paix, elle remercie tous les membres  de l’UNESCO, du groupe Afrique et le comité de liaison des ONG pour cette organisation qui a favorisé les moments des rencontres culturelles.

Ces interventions vécues en cette semaine Africaine nous renforcent dans notre mission comme enseignants catholiques pour bâtir un monde de paix et de dialogue sociétal :

-          Bâtir une culture de la paix en Afrique avec un regard sur le passé, les réalités du présent, les perspectives.

-         Les fondements de la paix : l’eau, l’éducation et la jeunesse

-  -         Repenser les systèmes éducatifs comme moteurs de la paix

-          La jeunesse comme co-architecte de la paix et de la stabilité

-         Culture, inclusion et consolidation de la paix au niveau communautaire

Nous nous engageons à travailler dans le domaine d’accès à l’eau pour tous, la coopération sans frontières, la connaissance, la résilience, l’éducation pour tous et la jeunesse car pour l’Afrique elle est une force et une opportunité.

Ensemble pour l’accès à l’éducation, à l’eau et en associant la jeunesse dans toutes les actions pour promouvoir la paix en Afrique.

 





 

 

 

L'UNESCO ET L'EAU

 

Semaine africaine

de l’UNESCO:

la RDC met en avant

 l’eau comme pilier 

de l’éducation

 et du développement

 durable


par Clément MUAMBA

La République démocratique du Congo à travers la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, et la ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Coopération internationale, Francophonie et Congolais de la diaspora, Thérèse Kayikwamba Wagner, prend part du mardi 19 mai au vendredi 22 mai 2026 à Paris, en France, à la Semaine africaine de l’UNESCO, édition 2026.

Cette rencontre réunit des gouvernements, diplomates, experts et acteurs culturels autour de conférences et d’expositions mettant en valeur le patrimoine, le développement durable en Afrique ainsi que la diversité culturelle. La Semaine africaine de l’UNESCO, édition 2026, met également en avant l’importance d’un engagement durable autour du thème : « Assurer une disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ».

Intervenant dès la première journée des travaux au panel 2 intitulé « Réflexions croisées sur les politiques de jeunesse, d’éducation, de gouvernance et d’innovation en Afrique pour promouvoir un accès durable à l’eau et à l’assainissement, conformément aux ambitions de l’Agenda 2063 de l’Union africaine », Raïssa Malu a souligné que, pour la RDC, l’éducation environnementale n’est plus une option pédagogique, mais une priorité stratégique nationale, au regard des enjeux liés à l’eau, au climat et à la préservation des ressources naturelles.

"Notre pays détient environ 52 % des réserves d’eau douce de surface de l’Afrique. Cette richesse est une chance, mais surtout une responsabilité continentale et mondiale. Notre approche est simple : transformer l’eau en objet d’apprentissage, de citoyenneté, de santé publique et de développement durable" a-t-elle fait observer. 

Et d’affirmer qu’à travers la Nouvelle Citoyenneté, " "La RDC compte former des élèves conscients de leurs droits, notamment le droit à l’eau potable et à l’assainissement garanti par la Constitution, mais aussi conscients de leurs devoirs : protéger le bien commun, préserver l’environnement, adopter des comportements responsables et contribuer à la cohésion nationale"

"L’eau n’est pas seulement une ressource naturelle ; c’est une compétence citoyenne, la RDC ne veut pas seulement gérer l’abondance : elle veut former les compétences capables de la protéger, chaque école doit devenir un espace de santé, de dignité, de science et de citoyenneté environnementale, et l’éducation est notre premier levier pour transformer une richesse hydrique en développement durable. Protéger l’eau, c’est protéger l’enfant, la santé, l’école, la paix et l’avenir", a insisté Raïssa Malu lors de son intervention.

La jeunesse et l’avenir de l’eau...

Aordant la préoccupation liée à la jeunesse congolaise, qui représente une forte proportion démographique, face aux enjeux de gouvernance, de coopération régionale et de protection des ressources comme facteurs de paix et de cohésion sociale, rapporte sa cellule de communication, la ministre d’État a indiqué que plus de 60 % de la population congolaise a moins de 25 ans, et que l’avenir de l’eau, du climat, de la paix et de la gouvernance se joue donc très largement à l’école.

"L’école doit relier trois apprentissages : comprendre scientifiquement les ressources, respecter civiquement le bien commun, et construire pacifiquement le vivre-ensemble. Dans notre contexte, les ressources naturelles peuvent être des facteurs de tensions lorsqu’elles sont mal gouvernées ; mais elles peuvent devenir des instruments de solidarité, de coopération régionale et de paix durable lorsqu’elles sont gérées avec science, transparence et responsabilité", a relevé la ministre d’Etat.

Elle a rappelé ceci par rapport au bassin du Congo : 

"Le bassin du Congo est partagé avec plusieurs pays africains. Il impose donc une culture de coopération régionale, de gouvernance partagée et d’hydro-diplomatie. Nous voulons que les jeunes comprennent très tôt que l’eau ne s’arrête pas aux frontières administratives. Le bassin du Congo doit devenir une école de coopération régionale".

Et d’ajouter : 

"La jeunesse ne doit pas être seulement sensibilisée ; elle doit être associée. Les jeunes doivent devenir des acteurs de l’innovation, de la gouvernance locale de l’eau, de la protection des écosystèmes et de la cohésion sociale".

Poursuivant son intervention, Raïssa Malu a affirmé qu’il est nécessaire de valoriser les savoirs locaux et autochtones. Selon elle, les jeunes doivent apprendre que les connaissances scientifiques modernes et les savoirs endogènes sont complémentaires pour protéger l’eau, la biodiversité et les territoires.

Elle a ainsi fait savoir que la jeunesse qui comprend l’eau comprend également le territoire, l’État, la paix et l’avenir, car l’eau peut diviser lorsqu’elle est mal gouvernée, mais elle peut aussi unir lorsqu’elle est partagée avec science, justice et responsabilité.

La ministre d’État a également martelé que l’éducation constitue le premier rempart contre l’incivisme environnemental, et que l’investissement dans l’éducation liée à l’eau à l’école revient à investir dans la santé, la dignité, l’égalité des chances et la paix.

"La RDC ne veut pas seulement être le château d’eau de l’Afrique ; elle veut devenir un laboratoire africain de citoyenneté environnementale, de science et de coopération. Notre responsabilité est de transformer un potentiel hydrique exceptionnel en compétences, en emplois, en cohésion sociale et en développement durable_ », a-t-elle argué.

 Et d’indiquer que la Nouvelle Citoyenneté donne une direction claire : former des Congolais responsables, protecteurs du bien commun, conscients de leur histoire et ouverts à la coopération africaine. 

"L’eau est notre patrimoine ; l’école est notre levier ; la jeunesse est notre force ; la Nouvelle Citoyenneté est notre méthode" a martelé la Ministre d'État Raïssa Malu

Il sied de signaler que la République démocratique du Congo (RDC) assure la présidence de la Semaine africaine de l’UNESCO 2026, qui se tient du 19 au 22 mai 2026 à la Maison de l’UNESCO à Paris, en France. Au regard de la portée stratégique, diplomatique, scientifique, culturelle et institutionnelle de cette présidence congolaise, le gouvernement en avait pris acte à la suite de la présentation, par la ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, de la note d’information y relative lors de la 88e réunion du Conseil des ministres.

Cette édition propose un programme riche et diversifié, articulé autour de conférences, panels de haut niveau, activités dédiées à la jeunesse, rencontres avec la société civile, expositions, projections de films, gastronomie, salon du livre, défilé de mode et gala. À travers ces différents temps forts, l’UNESCO et le Groupe Afrique mettent en lumière les enjeux liés à l’eau, à la jeunesse, à la culture et au développement durable sur le continent africain.

La Semaine africaine de l’UNESCO constitue l’événement phare annuel du Groupe Afrique au sein de l’organisation, qui rassemble les États membres du continent africain. Elle valorise le patrimoine africain à travers des expositions, conférences, projections de films, expressions culturelles, gastronomie et diverses activités organisées au siège de l’UNESCO durant toute la durée de l’événement.

L'UMEC WUCT ET L'EAU EN AFRIQUE

L’UMEC-WUCT, grâce au soutien de l’UNESCO et à l’engagement d’APESIDI (République démocratique du Congo), a mis en œuvre un projet de formation sur la recherche et l’utilisation de l’eau. Des enseignants de divers pays africains y ont participé. Cette année, l’UMEC-WUCT a de nouveau soumis des projets qui seront mis en œuvre à l’automne prochain.

 

mercoledì 12 novembre 2025

AFRICA - REPENSER L'EDUCATION CATHOLIQUE

 


Pacte éducatif africain, repenser l’éducation catholique

Le Jubilé du monde éducatif a eu lieu à Rome du 27 octobre au 1 novembre dernier. Des acteurs de l'éducation sont venus de toutes les régions du monde pour célébrer l'événement, et partager leurs expériences respectives. L’Institut Pacte Éducatif Africain a pris part au congrès international organisé par le dicastère pour la Culture et l’Éducation, le 30 octobre. Ce congrès portait sur le thème «Constellations éducatives. Un pacte pour le futur».

- Jean-Paul Niyigena avec vaticannews

La délégation des acteurs du Pacte Éducatif Africain a été conduite par le cardinal Antoine Kambanda, archevêque de Kigali au Rwanda et grand chancelier de l’Institut Pacte Éducatif Africain. Elle était principalement composée de plusieurs archevêques et évêques africains, et d’autres acteurs de l’éducation catholique venant différents pays. Il convient de mentionner que selon les statistiques officielles du dicastère pour la Culture et l’Éducation, les écoles catholiques en Afrique représentent 43% des écoles catholiques du monde entier.

Rwanda: un atelier d’identification de besoins pour l’Institut Pacte Éducatif Africain

L’Institut Pacte Éducatif Africain (IPEA) a organisé, en partenariat avec l’Institut de la Francophonie pour l’Éducation et la Formation, un atelier international d’identification ...

«Pour éduquer un enfant il faut tout un village»

Dans son intervention au congrès international, le cardinal Kambanda est revenu sur le fait que l’Église d’Afrique a pris conscience du proverbe africain ayant inspiré le Pape François, pour lancer le Pacte Éducatif Africain. «Pour éduquer un enfant il faut tout un village». Compte tenu des défis auxquels l’Afrique et le monde entier font face, le cardinal a souligné que «nous devons travailler ensemble, unir nos efforts et mettre nos expériences éducatives en dialogue, afin d’éduquer les jeunes africains à être des acteurs responsables et solidaires de l’avenir». La délégation africaine a appris avec satisfaction que le Pape Léon XIV, a rajouté trois points aux 7 points du Pacte Éducatif Global laissé par le Pape François. Parmi les trois points, les deux proviennent du Pacte Éducatif Africain. Il s’agit de l’éducation à la paix et de l’éducation à la vie intérieure.

Le troisième point concerne l’éducation à la culture numérique. Celle-ci devra attirer l’attention des écoles et des universités catholiques en Afrique, car l’utilisation des réseaux sociaux et d’autres technologies numériques ne cesse d’augmenter en Afrique et surtout auprès des jeunes. Elle présente beaucoup d’avantages mais aussi quelques difficultés. L’éducation catholique en Afrique doit intégrer le plus rapidement possible cette éducation à la culture numérique.

"Éduquer pour répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain"

Le cardinal Kambanda a insisté sur la nécessité de repenser l’éducation catholique, pour qu’elle soit une réponse aux défis du continent africain. Pour cela, l’école catholique, selon lui, doit être attentive aux problèmes de l’Afrique et aux aspirations des jeunes afin d’être une source de réponses. Elle devrait prendre en charge l’éducation des filles, être connectée aux réalités sociales et économiques locales; être inclusive et assurer l’éducation à la spiritualité et à la transcendance. L’éducation catholique, selon le cardinal, est appelée à être un modèle en Afrique, en assurant l’éducation écologique et numérique. Il a fait un plaidoyer pour une éducation catholique portant sur les curricula, inspirée par les cultures africaines et promouvant la pensée critique.

"Une nouvelle alliance d’éducateurs pour une éducation transformative"

Le thème de la constellation a eu un écho important dans l’intervention du cardinal Kambanda. Celui-ci a insisté sur le fait que l’éducation catholique doit impliquer les familles et entrer en dialogue permanent avec les États. «Une éducation pertinente exige la participation de tous, plus particulièrement des parents». Les familles sont les premières, «lieux de l’éducation des enfants». L’école catholique doit aider les parents à assumer leur responsabilité éducative, car beaucoup de parents ne sont pas à mesure d’accompagner la scolarité de leurs enfants dans nos sociétés modernes, où un fossé culturel entre les générations ne cesse de mettre les parents à l’écart de l’éducation de leurs enfants. Les États ne doivent pas seulement se contenter d’apprécier l’éducation catholique, en reconnaissant la qualité de l’éducation qu’elle assure. Le cardinal les appelle à soutenir financièrement l’école catholique et à mieux impliquer l’Église dans la conception des politiques éducatives.

Faire de l’éducation catholique un nouvel espace de la solidarité humaine

L’idée de constellation renvoie, selon le cardinal, à la nécessité de travailler ensemble pour donner de l’espérance au monde qui en a tant besoin.  Ainsi, le grand chancelier de l’Institut Pacte Éducatif Africain a conclu son intervention en insistant sur la nécessité de faire de l’éducation catholique un nouveau lieu de solidarité et de fraternité entre les peuples. «À une époque où les politiques construisent des murs entre peuples, cultures et religions; où l’exclusion technologique menace la dignité humaine; et où les nationalismes politiques, ethniques et religieux séparent le “nous” du “eux”, faisons de l’éducation un lieu de communion, de solidarité et d’unité pour toute l’humanité — en Jésus-Christ notre Sauveur».

Unis à l'UMEC-WUCT

Les évêques et les enseignants africains ont participé aux conférences organisées les 31 octobre, 1er et 2 novembre, par l'Union mondiale des enseignants catholiques (UMEC-WUCT).

Vatican News

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domenica 27 luglio 2025

BATISSEURS DE PAIX

 


UNION PANAFRICAINE DE BATISSEURS DE PAIX

Panafrican Union

 of Peace Builders

S/C CIPCRE, B.P. 1256 Bafoussam, Cameroun Tél. : + 237 694 03 30 42


FACE A LA RÉCURRENCE 

DE LA VIOLENCE, 

L’UPABP PROPOSE UNE VOIE DE LA PAIX

Lettre de l’Union Panafricaine de Bâtisseurs de Paix (UPABP) sur les guerres en cours dans le  monde en général et en Afrique en particulier.

C’est un truisme d’affirmer qu’aujourd’hui notre monde croule sous le poids des conflits, des guerres ouvertes ou larvées. Du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest de la planète, le bruit des bottes, les  déflagrations des tirs de canons, le tonnerre des avions de combat, le vrombissement de véhicules  militaires et les sifflements de missiles, la destruction de la vie humaine, la défiguration de l’architecture  urbaine et le saccage des écosystèmes, expriment à souhait la violence qui s’est emparée des êtres  humains. Cette dérive destructrice a pour causes principales l’envie, la cupidité, la convoitise, la volonté  de puissance de nations, voire de groupes ethniques sur d’autres, etc. 

Comment comprendre cette violence  devenue endémique ? Comment préparer la paix pour se protéger de la guerre ? L’Union Panafricaine de  Bâtisseurs de Paix (UPABP) insiste pour un changement de paradigme.

1 - Un monde qui a perdu la raison

L’humanité se comporte comme si elle avait perdu la raison. On n’entend que des appels à la  guerre partout. Les nations les plus puissantes sont devenues les plus belliqueuses : les Etats-Unis, la  Russie, la Chine, l’Union Européenne, Israël, Inde, Pakistan, etc. Et au lieu de négocier la paix, ce qui  serait plus sage, les autres nations recherchent aussi, fabriquent ou achètent des armes sophistiquées, y  compris nucléaires, soi-disant pour se protéger. On prépare la guerre pour se protéger de la guerre, comme  si on avait oublié qu’on récolte précisément ce qu’on a semé !

Résultat ? Le monde est à feu et à sang. L’Afrique est très impliquée là-dedans : d’après WBW,  25 sur les 45 pays où est présente une guerre qui fait au moins 1 000 morts par an se trouvent en Afrique1.  L’Est de la RDC tient une bonne place dans ce palmarès macabre : ce pays martyr saigne depuis plus de  trente ans et la guerre n’y a pas cessé malgré un accord de paix récemment signé à Washington entre le  Rwanda et la RDC. On peut en effet négocier et même signer des accords dont on sait pertinemment qu’ils  ne seront jamais mis en pratique car ils servent un tout autre objectif : temporiser pour pouvoir s’armer  ou se réarmer.

Les journalistes et les réseaux sociaux rapportent les faits de guerre comme des commentateurs  de match de football, félicitant les services de renseignement israéliens, ukrainiens ou rwandais, pour leur  « excellent travail » en Sibérie, en Iran ou en RDC, épiloguant sur les incursions touarègues au Mali et au  Niger et les conflits interethniques dans de nombreux pays en Afrique. 

Entretemps les morts se comptent par centaines de milliers et même par millions en RDC. Les  familles sont brisées et séparées. L’économie des pays en guerre se délite, suivie par des troubles sociaux. Des lanceurs d’alerte et d’autres bonnes volontés appellent à retrouver un peu plus de raison à travers  d’innombrables lettres adressées aux responsables par des institutions des Nations unies et des Eglises.  L’UPABP se joint à ces cris d’alarme pour proposer une démarche spécifique.

2 - Recadrage : profiter des catastrophes pour épanouir la vie

La guerre et les fléaux qui l’accompagnent2sont tellement récurrents que si l’on veut arrêter cette  récurrence, il faut d’abord lui donner un sens. Pourquoi ces catastrophes à répétition ? A quoi servent les  catastrophes dans nos vies ? Nous choisissons de penser qu’elles servent d’épreuves pour nous aider à  faire l’expérience d’une vie à l’épreuve de la mort, c’est-à-dire l’expérience, au cœur du relatif, de la 

1 https://worldbeyondwar.org/militarism-mapped/.

2 Voir notre Lettre à l’humanité sur la construction de la paix face aux fléaux majeurs de notre temps, mai 2022.

Vie comme elle est censée être : absolue, sans contraire et éternelle. Pour intégrer cette vérité qu’il n’y a  que la vie, que même la mort n’est qu’un révélateur de la vie (« révéler », c’est dévoiler, enlever le  voile), il faut passer par le feu, c’est-à-dire traverser les catastrophes et « passer outre, vivant ».

La vérité, c’est que pareille conscience de la vie ne s’éveille que lentement, de catastrophes  surmontées en catastrophes surmontées. Notre culture et notre éducation, quel que soit par ailleurs le  terroir où nous sommes venus au monde, ne nous prédisposent guère à entreprendre la vie déjà conscients de cette vérité. Le commun de ceux qu’on appelle à tort « mortels » (c’est seulement en passant outre la  mort qu’on se rend compte que justement, personne n’est mortel !) sait rarement au départ que « passer  outre, vivant » est une règle du jeu de la vie. Voilà pourquoi souvent « on y reste », à mijoter dans son jus  au cœur et au creux des catastrophes, au lieu d’en profiter pour épanouir la vie.

Mais comment « profiter des catastrophes pour épanouir la vie » ? En utilisant la loi des  contraires3: quand il fait froid, vous augmentez la chaleur ; quand il fait chaud, vous augmentez la  fraicheur, etc. Alors quand il fait guerre à l’extérieur, vous augmentez la paix à l’intérieur. La guerre  apporte avec elle les niveaux de conscience inférieurs, destructeurs de la société : la honte, la culpabilité,  l’apathie, le chagrin, la peur, la colère, l’avidité, l’orgueil. La loi des contraires nous invite à leur opposer  les niveaux de conscience supérieurs, bâtisseurs d’une société en équilibre : le courage, la neutralité, la  bonne volonté, l’acceptation, la raison, l’amour, la joie, la paix et l’illumination.4

Tant que nous ne comprenons pas cette loi des contraires qui transforme ce que nous appelons « le  mal » en « provocation » (appel en avant) du bien, nous n’arrêterons jamais la récurrence de la violence  dans notre monde. Nous continuerons à la condamner des lèvres tout en l’exerçant à notre tour de toutes  les façons : en pensée, en émotions, en paroles, par action et par omission de venir en aide à personnes en  danger à Gaza, en RDC et ailleurs. 

3 - Préparer la paix pour se protéger de la guerre

Face à la récurrence de la violence dans le monde, l’UPABP enseigne comment préparer la paix  pour se protéger de la guerre. Elle ne s’indigne pas, ne condamne rien ni personne – sachant pertinemment  que chacun, compte tenu de son modèle de réalité, croit être dans son bon droit ! Elle ne s’adresse pas  qu’à quelques-uns, va-t’en-guerre invétérés ou bâtisseurs de paix patentés. Elle s’adresse à tous ceux qui  ont des oreilles pour entendre, pour rappeler à l’humain sa qualité de créateur. Elle désire montrer le  chemin qui va du triangle dramatique « victime - bourreau - faux sauveur », triangle récurrent, au triangle  dynamique « créateur - challengeur – coach », la dynamique de la souveraineté5de chacun d’entre nous.  Car c’est en cultivant sa souveraineté qu’on met, d’abord pour soi-même, un terme à la récurrence de la  violence : on cesse alors de la subir et de l’exercer en retour, même en pleine guerre, par la magie du  recadrage. Quand la souveraineté de chacun est enfin reconnue et cultivée consciemment, cela contribue  à l’arrêt de la récurrence de la violence dans la société.

Il s’agit d’une démarche exigeante, que les bâtisseurs de paix qui y sont formés sont censés mettre  à la portée de la population. Elle n’interfère pas avec les autres démarches qui essaient d’arrêter le carnage.  Elle leur fournit le soubassement qui leur manque et leur apporte la clef de la mise hors-jeu de la violence  dans la gestion de nos conflits. Nous présentons ici quatre outils qui sont enseignés à l’Université de Paix  en Afrique, le Campus dont les Lauréat.e.s sont les membres de l’UPABP : la Bonne Puissance la  créativité consciente, les ingrédients de la posture juste et les fondamentaux de l’éthique des liens.

(1) La Bonne Puissance

La Bonne Puissance est la maturité de l’humanité dans l’être humain. Elle coïncide avec l’éveil  de sa divinité intérieure. Ce n’est pas une question de religion, mais de spiritualité qui est une fonction  naturelle de l’être humain, fonction que les manipulateurs de l’humanité essaient de supprimer depuis le 

3 Neale Donald Walsch la définit ainsi dans ses Conversations avec Dieu : « Faute de ce que tu n’es pas, ce que tu es  n’est pas ».

4 Voir l’échelle des niveaux de conscience dans David R. HAWKINS, Cartographie de la conscience, une échelle de  conscience éprouvée pour la réalisation de votre plein potentiel, édition Ariane, 2022, pp.55-71.  5 Lire David EMERALD, Le pouvoir de TED (The Empowerment Dynamic – La dynamique de la souveraineté), 2016.

commencement. Car ils savent qu’un être humain conscient de sa transcendance devient indomptable,  raison pour laquelle ils tentent de toutes leurs forces de gommer cette transcendance en imposant  matérialisme et transhumanisme. 

La conscience de la transcendance anime la Stabilité qu’on obtient en se souvenant de sa véritable  identité de SOUL (Single Outflow of the Universal Life - âme - Emanation Singulière de la Vie  Universelle - Energie Vitale) et qui apporte assurance en éradiquant la peur de mourir; l’Energie qu’on  récolte grâce à la pratique de l’art de vivre en ses sept domaines (respiration, alimentation, détente,  autoguérison, relation, pensée, réalisation de soi) apporte joie et force de vivre, et protège contre la  résignation ; l’Union qu’active la reconnaissance du fait que « nous sommes tous UN à la racine de notre  être - l’Energie Vitale, quelle que soit par ailleurs notre moralité », apporte accueil inconditionnel d’autrui.  Elle nous projette directement au-delà de l’ego en désactivant l’exclusion automatique de l’autre que l’ego  a la fâcheuse tendance à considérer d’abord comme un concurrent, voire un ennemi.

(2) La créativité consciente

Le travail en profondeur sur nous-mêmes passe également par la prise de conscience de la  créativité que sont nos croyances, première force qui attire les expériences que nous traversons. Prenons  toujours le temps d’ausculter nos croyances et de nous débarrasser de celles qui sont fausses, surtout celles  qui essaient de nous enfermer dans le matérialisme ou, à l’autre bout, de nous pousser à l’évasion hors du  monde tel qu’il va. Nous sommes en effet là pour bâtir le paradis sur terre en y manifestant la Gloire du  Dieu dont nous sommes chacun une individualisation unique.

Nos pensées sont la deuxième force qui concocte les expériences que nous traversons. Alors  surveillons notre mental pour le vider des pensées mortifères qui ne viennent pas de nous mais de notre  socio-culture. Apprenons à nous servir de notre propre entendement au lieu de suivre comme des  moutons de Panurge les injonctions et mandements d’« autorités » extérieures.

Nos émotions sont la troisième force qui donne vie aux expériences que nous traversons. Car les  émotions sont magnétiques et attirent ce qui leur ressemble, c’est-à-dire ce qui vibre à leur fréquence. Les  niveaux de conscience inférieurs nourrissent des émotions de basse fréquence qui nous attirent des  expériences indésirables ; les niveaux de conscience supérieurs nourrissent des émotions de haute  fréquence qui nous attirent des expériences réjouissantes. Alors développons des émotions de grande  fréquence là où des émotions de basse fréquence tendent à nous enfermer dans des pièges mortifères.

Nos paroles sont la quatrième force qui donne forme aux expériences que nous traversons. Alors,  comme on dit, tournons sept fois notre langue dans notre bouche avant de proférer ce que nous disons  ou écrivons sur les réseaux sociaux. Qu’il ne sorte de notre bouche comme de notre plume que des  bénédictions. Car chaque malédiction que nous proférons retombera également sur nous !

Nos actions sont la cinquième force qui crée les expériences que nous traversons. Alors cessons  d’agir machinalement et soyons présents à nos attitudes et comportements.

Enfin, nos réactions sont la dernière force qui met en mouvement les expériences que nous  traversons. Alors apprenons à passer de la réaction à la création. Car quand nous réagissons, nous ne  sommes pas maîtres de la situation, tandis que quand nous agissons, nous sommes aux commandes  car l’initiative vient de vous.

(3) Les ingrédients de la posture juste

C’est la posture juste qui permet d’exercer la Bonne Puissance en temps réel. Adopter la posture  juste c’est :

(3.1) Etre enraciné dans les jambes et dans la Conscience Divine à l’intérieur de soi qui, d’après  Lettre du Christ 1 (www.christsway.co.za), est « croissance, nutrition et nourriture,  guérison, protection et satisfaction des besoins, dans un système de loi et d’ordre ».

(3.2) Etre redressé dans sa colonne vertébrale et dans sa souveraineté individuelle, laquelle  consiste à obéir d’abord à son âme et à dire non à toute autorité extérieure qui voudrait nous  faire sortir de notre nature intrinsèque de « caregiver » - « donneur de soin » afin de nous  amener à quelque œuvre de maltraitance ou de meurtre.

(3.3) Ouvrir son cœur, c’est-à-dire d’abord adopter l’assise juste : comme dit Thierry Janssen,  ancien chirurgien et psychothérapeute belge à qui est emprunté le concept de posture juste6,  « je me pose, je me dépose, je me repose », puis « j’ouvre mon cœur, j’écoute le silence à  l’intérieur et je deviens le silence ».

- Je me pose : « Je prends une pose dans le temps et une posture dans l’espace ». - Je me dépose : « Je focalise mon attention sur les mouvements de ma respiration ». - Je me repose : « Je veille à relâcher toute tension dans la mâchoire et j’expire la bouche 

légèrement entrouverte. Je me laisse traverser par le souffle. Je ne retiens rien ». - J’ouvre mon cœur : « Je profite de chaque inspiration pour augmenter le volume de ma cage  thoracique, comme si un ballon gonflait à l’intérieur de ma poitrine. Ouvrir le cœur  « physiquement » et « énergétiquement » est nettement plus puissant que n’importe quel bon  sentiment ». 

- J’écoute le silence à l’intérieur : « Je profite de l’apaisement du mental pour porter mon  attention sur ce qui est au-delà de son activité ordinaire. Au-delà des sensations, des émotions  et des pensées, j’écoute le silence qui est toujours là, tout au fond, à l’arrière-fond. »

- Je deviens le silence : « Impression de dissolution dans un océan de paix et de lumière. Joie  intense. Larmes à la fois des souffrances traversées et du bonheur révélé. Infinie gratitude.  Béatitude. Paix. Sérénité. Sensation d’unité à l’intérieur et à l’extérieur. Plénitude. Absorption  dans ce qui est. Sentiment d’union à tout ce qui est. Acceptation. Illumination. Eveil. »

(3.4) Être centré, ce que les Japonais appellent cultiver le Hara, “centre vital de l’être humain”.  Ce centre est le cœur de la posture juste qui, note KG Dürckheim, « représente la seule voie  d’accès vers une stature qui exprimerait, à l’encontre de toute division dualiste, l’unité de  l’Être. Parce que, pour y parvenir on doit se libérer de toute emprise exercée par le petit moi  qui produit des crispations localisées, la situation qui se crée est celle d’abandon de l’Ego. »7

(3.5) Être fluide dans la solidarité universelle : cela signifie qu’il n’y a plus de blocage dans la  circulation de l’énergie interne dans le système énergétique. La fluidité énergétique est  l’antidote de la rigidité qui apporte la violence dans les conflits. Grâce à elle, nous passons de  la logique de la guerre à la logique de la danse et transformons nos conflits en « confluents ».  Cela nous permet de profiter de nos conflits pour « devenir ensemble plus puissants » comme  deux cours d’eau qui se rencontrent et dansent ensemble pour s’harmoniser avant de continuer  ensemble leur chemin vers l’océan. Nous coulons tous de et vers l’océan de la Conscience  Universelle ! Imaginons les belligérants en RDC, en Ukraine, en Palestine, en Iran, etc.  dépassant leurs rigidités respectives pour « danser intelligemment leurs conflits », au lieu de  continuer à « se battre comme des demeurés »8et devenant « ensemble plus puissants » grâce  à la reconnaissance et l’assouvissement l’un par l’autre des besoins de chacun.

(4) L’éthique des liens

La paix à laquelle nous aspirons, est recherche d’harmonie à quatre niveaux existentiels : la paix  avec soi-même, avec son semblable, avec son environnement et avec la transcendance. Chaque acte posé  doit s’intégrer dans cette dynamique qui, à la fois, doit nous pousser à :

- Transcender les souffrances que nous subissons et nous repentir des blessures que nous  infligeons aux autres à travers la prise de conscience et la reconnaissance du dommage causé  à autrui, l’engagement à réparer ou à compenser ledit dommage, la maitrise de soi et le  renoncement à la vengeance, au ressentiment, à la rancœur et à la haine ;

- Nous engager dans la réparation des liens sociaux brisés, le rétablissement des victimes dans  leurs droits, leur déculpabilisation, leur réhabilitation dans le groupe ou dans la communauté ; - Restaurer les liens brisés entre l’Homme et son environnement ;

- Entretenir la présence du divin dans nos vies.

6 Thierry JANSSEN, La posture juste. Comment inventer un monde en harmonie avec soi, les autres et la nature, éd.  L’iconoclaste, Paris, 2020, p.57-65.

7 Karlfried Graf DÜRCKHEIM, Hara. Centre vital de l’homme, éd. Le courrier du livre, Paris, 1974, p.214-220. 8Il faut déshonorer la guerre, car il n’y a pas en elle d’intelligence de la vie : que de la stupidité.

Ce travail sur soi dans ses quatre dimensions, nous devrions l’enseigner à nous-mêmes, dans les  communautés ecclésiales, les organisations de la société civile et dans les établissements scolaires avec  pour objectifs de semer les graines de la paix dans les consciences afin que, de proche en proche, elles  germent et fleurissent et par effet d’entrainement, ouvrent des perspectives pour un meilleur vivre  ensemble.

Conclusion

Face à la récurrence de la violence dans le monde, l’UPABP propose une voie de la paix fondée  sur un nouveau paradigme qui repose sur quatre piliers : la Bonne Puissance, la créativité consciente, la  posture juste et l’Ethique des liens. Pour nous, chacun.e est invité à expérimenter cette démarche, en  commençant par rentrer à l’intérieur de soi-même car c’est là que se trouve la porte de sortie de la violence  actuelle. Une telle approche, à la fois pédagogique et thérapeutique, souligne l’importance cruciale des  changements personnels pour provoquer des changements plus larges dans le monde et le transformer.  Elle s’inscrit dans la dynamique de la non-conformité par rapport au monde et de la transformation telle  que mise en exergue dans Romains 12 : 2 : « Ne vous conformez pas au siècle présent ; soyez plutôt  transformés par le renouvellement de l’esprit afin de discerner ce qui est bon, agréable et parfait ».

Dans un siècle de fer et de fureur où la violence dicte sa loi, l’UPABP nous invite à nous éloigner  des pratiques et valeurs mortifères qui règnent autour de nous pour nous transformer par la Bonne  Puissance, la Créativité consciente, la Posture juste et l’Ethique des liens, outils de base que nous avons  patiemment forgés pour contribuer à l’arrêt de la récurrence de la violence dans le monde. Ce travail  commence au-dedans de nous. Il est d’abord individuel. Puis il devient social par sa logique interne. Car  c’est ensemble, dans la concertation et le consensus, que nous allons transmuter nos horreurs en splendeur.

Aussi appelons-nous toutes les bonnes volontés : responsables politiques, administratifs,  traditionnels, de la société civile, confessions religieuses, familles, etc. à examiner de près la présente  proposition pour se l’approprier en vue de sauver nos sociétés de cette violence qui les détruit. De cette  manière, nous induirons des changements significatifs et positifs dans notre conscience et construirons  ensemble une paix juste et durable. 

Fait à Bafoussam, le 16 juillet 2025

 Pour l’UPABP

Le Président du Conseil d’Administration et d’Animation

Rév. Dr. Jean Blaise KENMOGNE, PhD, Fondateur et Directeur Général CIPCRE