giovedì 13 agosto 2020

15 august: MON AME EXALTE - MY SOUL MAGNIFIES - ENGRADECE MI ALMA

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Dans l’Evangile de la solennité de l’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie, la Vierge Sainte prie en disant: «Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur» (Lc 1, 46-47). Considérons les verbes de cette prière: exalte et exulte. Deux verbes: «exalte» et «exulte». On exulte quand il se passe quelque chose de si beau qu’il ne suffit pas de se réjouir intérieurement, dans l’âme, mais l’on veut exprimer son bonheur avec tout son corps: alors on exulte. Marie exulte en raison de Dieu. Qui sait si à nous aussi il est arrivé d’exulter pour le Seigneur: nous exultons pour un résultat obtenu, pour une belle nouvelle, mais aujourd’hui Marie nous apprend à exulter en Dieu. Pourquoi? Parce que lui — Dieu — fait «des merveilles» (cf. v. 49).

Les merveilles sont rappelées par l’autre verbe: exalter. «Mon âme exalte». Exalter. En effet, exalter signifie magnifier une réalité pour sa grandeur, pour sa beauté... Marie exalte la grandeur du Seigneur, elle le loue en disant qu’il est véritablement grand. Dans la vie, il est important de chercher de grandes choses, sinon on se perd derrière beaucoup de petites choses. Marie nous montre que, si nous voulons que notre vie soit heureuse, il faut mettre Dieu à la première place, parce que Lui seul est grand. Combien de fois, en revanche, nous vivons en suivant des choses de peu d’importance: préjugés, rancœurs, rivalités, envies, illusions, biens matériels superflus… Que de mesquinités dans la vie! Nous le savons. Aujourd’hui, Marie invite à lever les yeux vers les «merveilles» que le Seigneur a accomplies en elle. En nous aussi, en chacun de nous, le Seigneur fait des merveilles. Il faut les reconnaître et exulter, exalter Dieu pour ces grandes choses.

Ce sont les «merveilles» que nous fêtons aujourd’hui. Marie est montée au ciel: petite et humble, elle reçoit la première la plus haute gloire. Elle, qui est une créature humaine, l’une de nous, atteint l’éternité dans son âme et dans son corps. Et elle nous y attend, comme une mère attend que ses enfants rentrent à la maison. En effet, le peuple de Dieu l’invoque comme «porte du ciel». Nous sommes en chemin, pèlerins vers notre maison d’en-haut. Aujourd’hui, nous regardons Marie et nous voyons le but. Nous voyons qu’une créature a été élevée dans la gloire de Jésus Christ ressuscité, et cette créature ne pouvait être qu’elle, la Mère du Rédempteur. Nous voyons qu’au paradis, avec le Christ, le nouvel Adam, il y a aussi elle, Marie, la nouvelle Eve et cela nous apporte du réconfort et de l’espérance dans notre pèlerinage ici-bas.

La fête de l’Assomption de Marie est un rappel pour nous tous, en particulier pour ceux qui sont affligés par des doutes et des tristesses et qui vivent en regardant par terre, qui ne réussissent pas à lever les yeux. Regardons vers le haut, le ciel est ouvert; il n’inspire pas la crainte, il n’est plus distant parce que, sur le seuil du ciel, il y a une mère qui nous attend et qui est notre mère. Elle nous aime, elle nous sourit et nous secourt avec sollicitude. Comme toutes les mères, elle veut le meilleur pour ses enfants et elle nous dit: «Vous êtes précieux aux yeux de Dieu; vous n’êtes pas faits pour les petites satisfactions du monde mais pour les grandes joies du ciel». Oui, parce que Dieu est joie, il n’est pas ennui. Dieu est joie. Laissons la Vierge Marie nous prendre par la main. Chaque fois que nous prenons en main le chapelet et que nous la prions, nous faisons un pas en avant vers le grand but de la vie.

Laissons-nous attirer par la vraie beauté, ne nous laissons pas engloutir par les mesquineries de la vie, mais choisissons la grandeur du ciel. Que la Vierge Sainte, Porte du ciel, nous aide à regarder chaque jour avec confiance et joie, où est notre vraie maison, où se trouve celle qui nous attend comme une mère.

 In the  Solemnity of the Assumption of Mary Most Holy, the Holy Virgin prays with these words: “My soul magnifies the Lord, and my spirit rejoices in God my Saviour” (Lk 1:46-47). Let us look at the two verbs in this prayer: magnifies and rejoices. Two verbs: “magnifies” and “rejoices”. We rejoice when something so wonderful happens that it is not enough to rejoice within, in our soul, but rather we wish to express our happiness with our whole body: thus we rejoice. Mary rejoices because of God. Who knows whether we too have ever rejoiced for the Lord? We rejoice over a successful result and over good news, but today Mary teaches us to rejoice in God. Why? Because he — God — does “great things” (v. 49).

The other verb: to magnify refers to great things. “My soul magnifies”. To magnify. Indeed magnifying means to extol a reality for its greatness, for its beauty ... Mary exalts the Lord’s greatness; she praises him saying that he is truly great. It is important to seek great things in life; otherwise one becomes bemused by many trivialities. Mary shows us that in order to live a happy life, we should put God in first place because he alone is great. How many times instead, we are distracted by things of little value: prejudice, resentment, rivalry, envy, illusions, superfluous material goods.... How much pettiness there is in life! We know this. Today Mary invites us to raise our gaze to the “great things” that the Lord carried out in her. The Lord does many great things in us too, in each of us. We must recognize them and rejoice, magnify God for these great things.

Today we are celebrating the “great things”. Mary is assumed into heaven: small and humble, she is the first to receive the highest glory. She, a human creature, one of us, attains eternity in soul and body. And there she awaits us as a mother waits for her children to come home. Indeed the People of God invoke her as the Gate of Heaven. We are on a journey, pilgrims towards the home that is up there. Today we look to Mary and we see the finish line. We see that a creature was assumed into the Glory of the Risen Jesus Christ, and that creature could not have been but her, the Mother of the Saviour. We see that Mary, the new Eve, is in heaven, together with Christ, the New Adam; she is also there, and this gives us comfort and hope on our pilgrimage here below.

The feast of the Assumption of Mary is a call to each of us, especially those who are afflicted by doubt and sadness, and live with their gaze turned down, unable to raise their glance. Let us look up. Heaven is open. It does not inculcate fear. It is no longer distant because on the threshold of Heaven, a mother, our mother, is awaiting us. She loves us, she smiles at us and she thoughtfully assists us. Like every mother she wants the best for her children and she says to us: “You are precious in God’s eyes; you were not made for the small satisfactions of the world, but rather for the great joy of heaven”. Yes because God is joy, not boredom. God is joy. Let us allow Our Lady to take us by the hand. Each time that we hold the Rosary in our hands and pray to her, we are taking a step forward, towards the great destination of life.

Let us allow ourselves to be attracted by true beauty. Let us not be befuddled by the trivialities of life, but rather let us choose the greatness of Heaven. May the Holy Virgin, Gate of Heaven, help us daily to trustfully and joyfully look to where our true home is, where she is awaiting us like a mother.

 En el Evangelio de hoy, solemnidad de la Asunción de María Santísima, la Virgen Santa reza diciendo: «Engrandece mi alma al Señor y mi espíritu se alegra en Dios, mi Salvador» (Lc 1,46-47). Veamos los verbos de esta oración: engrandece y alegra (en latín exsultavit, exulta, n. de la r.) Dos verbos: “engrandece” y “exulta”. Exultamos cuando sucede algo tan hermoso que no basta con regocijarse dentro, en el alma, sino que queremos expresar la felicidad con todo el cuerpo: entonces exultamos. María exulta por Dios. Quién sabe si también nosotros nos ha pasado que exultásemos por el Señor: exultamos por un resultado obtenido, por una noticia buena, pero hoy María nos enseña a exultar en Dios. ¿Por qué? Porque Él ―Dios― hace «grandes cosas» (cf. v. 49).

Las grandes cosas las recuerda el otro verbo: engrandecer. “Engrandece mi alma”. Engrandecer. En efecto, engrandecer significa exaltar una realidad por su grandeza, por su belleza... María exalta la grandeza del Señor, lo alaba diciendo que es verdaderamente grande. En la vida es importante buscar cosas grandes, de lo contrario uno se pierde detrás de tantas cosas pequeñas. María nos demuestra que si queremos que nuestra vida sea feliz, Dios debe ocupar el primer lugar, porque sólo Él es grande. Cuántas veces, en cambio, vivimos persiguiendo cosas de poca importancia: prejuicios, rencores, rivalidades, envidias, ilusiones, bienes materiales superfluos... ¡Cuántas pequeñeces en la vida! Lo sabemos. Hoy María nos invita a levantar la mirada a las «grandes cosas» que el Señor ha cumplido en ella. También en nosotros, en cada uno de nosotros, el Señor hace tantas cosas grandes. Debemos reconocerlas y exultar, engrandecer a Dios, por estas grandes cosas.

Son las «grandes cosas» que celebramos hoy. María es asunta al cielo: pequeña y humilde, es la primera en recibir la gloria más alta. Ella, que es una criatura humana, una de nosotros, llega a la eternidad en cuerpo y alma. Y allí nos espera, como una madre espera que sus hijos vuelvan a casa. En efecto, el pueblo de Dios la invoca como "puerta del cielo". Nosotros estamos en camino, peregrinos a la casa de allá arriba. Hoy miramos a María y vemos la meta. Vemos que una criatura ha sido asunta a la gloria de Jesucristo resucitado, y esa criatura sólo podía ser ella, la Madre del Redentor. Vemos que en el paraíso, junto con Cristo, el nuevo Adán, está también ella, María, la nueva Eva, y esto nos da consuelo y esperanza en nuestra peregrinación aquí abajo.

La fiesta de la Asunción de María es una llamada para todos nosotros, especialmente para los que están afligidos por las dudas y la tristeza, y miran hacia abajo, no pueden levantar la mirada. Miremos hacia arriba, el cielo está abierto; no infunde miedo, ya no está distante, porque en el umbral del cielo hay una madre que nos espera y es nuestra madre. Nos ama, nos sonríe y nos socorre con delicadeza. Como toda madre, quiere lo mejor para sus hijos y nos dice: “Sois preciosos a los ojos de Dios; no estáis hechos para las pequeñas satisfacciones del mundo, sino para las grandes alegrías del cielo”. Sí, porque Dios es alegría, no aburrimiento. Dios es alegría. Dejémonos llevar por la mano de la Virgen. Cada vez que tomamos el Rosario en nuestras manos y le rezamos, damos un paso adelante hacia la gran meta de la vida.

Dejémonos atraer por la verdadera belleza, y no absorber por las pequeñeces de la vida, escojamos, en cambio, la grandeza del cielo. ¡Qué la Santísima Virgen, Puerta al Cielo, nos ayude a mirar con confianza y alegría cada día al lugar donde está nuestro verdadero hogar, donde está Ella, que como madre nos espera!

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mercoledì 12 agosto 2020

12 August ECUMENICAL INTERNATIONAL YOUTH DAY 2020

 


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C celebrates Ecumenical International Youth Day 2020

The World Council of Churches this Wednesday celebrates the contributions of young people to the ecumenical movement.

 

By Lydia O’Kane

 

The youth of the world are in the spotlight this 12 August as the United Nations observes International World Youth Day. In order to raise awareness about issues young people are facing today, the World Council of Churches is marking its own Ecumenical International Youth Day this Wednesday.

The initiative was launched in Geneva in 2019 in order to highlight "the contributions of young people to the ecumenical movement.”

2020 focus on Mental Health

This year Ecumenical IYD will focus on the issue of mental health. This theme is the result of input from young people within and outside WCC networks who wanted to explore this pressing topic.

The WCC programmes on Youth Engagement in the ecumenical movement and Health and Healing are collaborating on this year’s theme.

Joy Bohol is Programme Executive responsible for Youth Engagement at the World Council of Churches. She told Vatican News that young people are really looking forward to the 12 August event.

“We have so much excitement that we received from many people all over the world.”

Due to the effects of the COVID-19 pandemic, this year’s celebration will be a virtual one, bringing together a variety of events, with the help of technology, from different parts of the world.

According to Ms. Bohal, this virtual gathering is really aimed at “highlighting different contributions from all over the world.” “You will see,” she says, “that young people will be leading different parts of the virtual event.”

As part of this global youth celebration, there will be readings from different regions around the world, including the Pacific region, Africa, Europe, North and Latin America. There have also been songs composed and written especially for this International Youth Day.

Youth on the front line

Speaking about the importance of young people to Christian churches today, Ms. Bohal notes that Jesus and His disciples were young people too. She also points out that the youth of the world are the ones that are on the “front line to use our gifts and through our faith to respond to the different issues in our world today, so the church is being called to be intentional in providing the spaces of shared leadership with young people towards bringing the Kingdom of God on earth.”

 

Vatican news

 

THE DIGNITY OF EVERY HUMAN - LA DIGNITE' DE L'HOMME - LA DIGNIDAD HUMANA

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 The pandemic has highlighted how vulnerable and interconnected everyone is. If we do not take care of one another, starting with the least, with those who are most impacted, including creation, we cannot heal the world.

Commendable is the effort of so many people who have been offering evidence of human and Christian love for neighbour, dedicating themselves to the sick even at the risk of their own health. They are heroes! However, the coronavirus is not the only disease to be fought, but rather, the pandemic has shed light on broader social ills. One of these is a distorted view of the person, a perspective that ignores the dignity and relational of the person. (la sua refers to person, not his or her) At times we look at others as objects, to be used and discarded. In reality this type of perspective blinds and fosters an individualistic and aggressive throw-away culture, which transforms the human being into a consumer good (cf. Apostolic Exhortation Evangelii Gaudium, 53; Encyclical Laudato Si’, [LS], 22).

In the light of faith we know, instead, that God looks at a man and a woman in another manner. He created us not as objects but as people loved and capable of loving; He has created us in His image and likeness (see Gen 1:27). In this way He has given us a unique dignity, calling us to live in communion with Him, in communion with our sisters and our brothers, with respect for all creation. In communion, in harmony, we might say. Creation is the harmony in which we are called to live. And in this communion, in this harmony that is communion, God gives us the ability to procreate and safeguard life (see Gen 1:28-29), to till and keep the land (see Gen 2:15; LS, 67). It is clear that one cannot procreate and safeguard life without harmony; it will be destroyed.

We have an example of that individualistic perspective, that which is not harmony, in the Gospels, in the request made to Jesus by the mother of the disciples James and John (cf. Mt 20:20-38). She wanted her sons to sit at the right and the left of the new king. But Jesus proposes another type of vision: that of service and of giving one’s life for others, and He confirms it by immediately restoring sight to two blind men and making them His disciples (see Mt 20:29-34). Seeking to climb in life, to be superior to others, destroys harmony. It is the logic of dominion, of dominating others. Harmony is something else: it is service.

Therefore, let us ask the Lord to give us eyes attentive to our brothers and sisters, especially those who are suffering. As Jesus’s disciples we do not want to be indifferent or individualistic. These are the two unpleasant attitudes that run counter to harmony. Indifferent: I look the other way. Individualist: looking out only for one’s own interest. The harmony created by God asks that we look at others, the needs of others, the problems of others, in communion. We want to recognise the human dignity in every person, whatever his or her race, language or condition might be. Harmony leads you to recognise human dignity, that harmony created by God, with humanity at the centre.

The Second Vatican Council emphasises that this dignity is inalienable, because it “was created ‘to the image of God’” (Pastoral Constitution Gaudium et Spes, 12). It lies at the foundation of all social life and determines its operative principles. In modern culture, the closest reference to the principle of the inalienable dignity of the person is the Universal Declaration of Human Rights, which Saint John Paul II defined as a “milestone on the long and difficult path of the human race”, [1] and as “one of the highest expressions of the human conscience”. [2] Rights are not only individual, but also social; they are of peoples, nations. [3] The human being, indeed, in his or her personal dignity, is a social being, created in the image of God, One and Triune. We are social beings; we need to live in this social harmony, but when there is selfishness, our outlook does not reach others, the community, but focuses on ourselves, and this makes us ugly, nasty and selfish, destroying harmony.

This renewed awareness of the dignity of every human being has serious social, economic and political implications. Looking at our brother and sister and the whole of creation as a gift received from the love of the Father inspires attentive behaviour, care and wonder. In this way the believer, contemplating his or her neighbour as a brother or sister, and not as a stranger, looks at him or her compassionately and empathetically, not contemptuously or with hostility. Contemplating the world in the light of faith, with the help of grace, we strive to develop our creativity and enthusiasm in order to resolve the ordeals of the past. We understand and develop our abilities as responsibilities that arise from this faith,[4] as gifts from God to be placed at the service of humanity and of creation.

While we all work for a cure for a virus that strikes everyone without distinction, faith exhorts us to commit ourselves seriously and actively to combat indifference in the face of violations of human dignity. This culture of indifference that accompanies the throwaway culture: things that do not affect me, do not interest me. Faith always requires that we let ourselves be healed and converted from our individualism, whether personal or collective; party individualism, for example.

May the Lord “restore our sight” so as to rediscover what it means to be members of the human family. And may this sight be translated into concrete actions of compassion and respect for every person and of care and safeguarding of our common home.

 


[1] Address to the General Assembly of the United Nations (2 October 1979).

[2] Address to the General Assembly of the United Nations (5 October 1995).

[3] Cf. Compendium of the Social Doctrine of the Church157.

[4] Ibid. 


GENERAL AUDIENCE      AR  - DE  - EN  - ES  - FR  - IT  - PL  - PT 

 

domenica 9 agosto 2020

EDITH STEIN , morte avec son peuple - August: Gedenktag der heiligen Edith Stein

Ce 9 août, l’Église fait mémoire de sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, -Édith Stein dans le siècle-, juive convertie au catholicisme, philosophe et carmélite, déportée puis tuée dans le camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau.  Sa vie fut une quête passionnée et absolue de la vérité, qu’elle découvrit en Jésus-Christ.


Manuella Affejee - Cité du Vatican

 Édith Stein vient au monde le 12 octobre 1891 dans une famille juive de Breslau, en Prusse. Elle se détourne bientôt de la religion de ses pères, et, soucieuse de faire valoir sa liberté dans ses choix de vie, se revendique athée. Dotée d‘une vive intelligence, elle entreprend de brillantes études en philosophie et sera même la première femme, en Allemagne, à présenter une thèse dans cette discipline avant de devenir l’assistante du père de la phénoménologie, Edmund Husserl.

Conversion au catholicisme

La lecture des écrits de Sainte Thérèse d’Avila la bouleverse ; c’est ainsi qu’elle demande le baptême en 1921, à l’âge de 31 ans, malgré la douleur de sa mère, juive pratiquante. « Pendant longtemps, Edith Stein vécut l'expérience de la recherche. Son esprit ne se lassa pas de chercher et son cœur d'espérer. Elle parcourut le chemin difficile de la philosophie avec une ardeur passionnée et, à la fin, elle fut récompensée : elle conquit la vérité, ou plutôt, elle fut conquise. En effet, elle découvrit que la vérité portait un nom : Jésus-Christ. À partir de ce moment, le Verbe incarné fut tout pour elle», dira d’elle le saint Pape Jean-Paul II. Elle-même écrira : «Dieu est la vérité. Qui cherche la vérité, cherche Dieu, qu’il en soit conscient ou non».

Edith Stein choisit la voie de l’enseignement avant que les lois raciales édictées par le régime nazi ne le lui interdisent. Pleinement lucide sur les objectifs réels d’Hitler au regard de la «question juive», elle fait part de ses inquiétudes par lettre au Pape Pie XI. Elle y déplore le mépris total de justice et d’humanité démontré par un gouvernement qui se prétend alors chrétien ;  évoquant le suicide de plusieurs juifs, poussés par le désespoir face à une situation de plus en plus intenable, elle écrit au Souverain Pontife: «je suis convaincue qu’il s’agit d’un phénomène général qui va faire encore beaucoup d’autres victimes. On peut regretter que ces malheureux n’aient pas en eux la force intérieure pour porter leur destin. Mais la responsabilité pèse pour une grande part sur ceux qui les ont acculés jusque-là. Et elle retombe aussi sur ceux qui se taisent».

Prise dans les tourments de la Shoah

En 1933, elle entre au carmel de Cologne et prend le nom de Thérèse-Bénédicte de la Croix, car elle place désormais son combat contre les forces obscures qui se déchainent alors sous le signe de la croix du Christ : «sous la Croix, j'ai compris le sort du peuple de Dieu [...] En effet, aujourd'hui, je sais beaucoup mieux ce que signifie être l'épouse du Seigneur sous le signe de la Croix. On ne pourra jamais comprendre cela à fond car c'est un mystère», affirme-t-elle dans une lettre, rédigée au lendemain de la Nuit de Cristal, en novembre 1938.

Devant le péril grandissant, elle quitte l’Allemagne avec sa sœur, qui a embrassé comme elle la foi chrétienne, pour trouver refuge dans le carmel d’Echt, aux Pays-Bas. En représailles à une dénonciation vigoureuse des exactions nazies par les évêques hollandais, les autorités procèdent à la déportation de tous les chrétiens d’origine juive. Edith et sa sœur sont raflées, comme les autres. «Allons, pour notre peuple», dit-elle avant d’être emmenée à Auschwitz ; elle mourra dans les chambres à gaz du camp, le 9 août 1942.

Donnée en exemple par les papes

Elle est canonisée le 11 octobre 1998 par Jean-Paul II, qui lance ce souhait à la fin de son homélie : «que (la nouvelle sainte) soit pour nous un exemple dans notre engagement au service de la liberté, dans notre recherche de la vérité. Que son témoignage rende plus solide le pont de la compréhension réciproque entre juifs et chrétiens».

L’année suivante, le 1er octobre 1999, elle est proclamée co-patronne de l’Europe, aux côtés de sainte Brigitte et de sainte Catherine de Sienne – et après trois patrons, Benoît de Nursie et les deux frères évangélisateurs, Cyrille et Méthode.

Lors de son voyage en Pologne, en 2006, Benoît XVI lui avait rendu hommage, sur les lieux mêmes de son martyre : «j’ai ressenti comme un profond devoir de m’arrêter de façon particulière également devant la stèle en langue allemande. De là apparaît devant nous le visage d’Edith Stein, Thérèse Bénédicte de la Croix: juive et allemande, disparue, avec sa sœur, dans l’horreur de la nuit du camp de concentration allemand-nazi; comme chrétienne et juive, elle accepta de mourir avec son peuple et pour son peuple».

Lors de l’audience générale de ce mercredi, le Pape François, à son tour, a évoqué cette grande et belle figure devant les pèlerins rassemblés en salle Paul VI: «j’invite tous à regarder ses choix courageux exprimés dans une authentique conversion au Christ, ainsi que dans le don de sa vie contre toute forme d'intolérance et de perversion idéologique».


August: Gedenktag der heiligen Edith Stein

An diesem Sonntag gedenkt die Kirche einer deutschen Heiligen: der 9. August ist der Todestag der unbeschuhten Karmeliterin Teresa Benedicta vom Kreuz (Edith Stein). Die von den Nationalsozialisten ermordete Ordensfrau starb am an diesem Tag im Jahr 1942 in den Gaskammern von Auschwitz. Der katholischen Kirche gilt sie als Patronin Europas.

Papst: „Die Freude Gottes ist attraktiv und ansteckend!“

Immer wieder erinnert auch Papst Franziskus an das Glaubenszeugnis der mutigen Frau, die als Jüdin geboren wurde, anschließend zum Katholizismus konvertierte und dann das Ordensleben wählte. Als „Frau der Geradlinigkeit“ habe Edith Stein Gott mit Ehrlichkeit und Liebe gesucht, sie sei „Märtyrerin ihres jüdischen und christlichen Volkes“ gewesen, sagte Franziskus beispielsweise bei seiner Generalaudienz am 8. August 2018, also am Tag vor dem eigentlichen Gedenktag.

Hier ein Überblick über die Vita der Heiligen zum Nachhören

Ein Jahr später, am 7.8.2019, würdigte er sie ebenfalls im Rahmen einer Generalaudienz: „Die heilige Teresia Benedicta vom Kreuz war Jungfrau und Märtyrerin und ist Mitpatronin Europas. Ich lade alle ein, ihre mutigen Entscheidungen zu betrachten, die sich in einer authentischen Bekehrung zu Christus sowie in der Hingabe ihres Lebens gegen alle Formen von Intoleranz und ideologischer Perversion widerspiegeln.“ 

Papst Johannes Paul II. hatte die deutsche Philosophin und Frauenrechlerin im Jahr 1987 zunächst selig und anschließend, im Jahr 1998, heilig gesprochen. 

(vatican news - cs)

 

 

Vatican News

 

 

sabato 8 agosto 2020

UNESCO: 9 DE AGOSTO. DIA INTERNACIONAL DE LOS PUEBLOS INDIGENAS

 La educación intercultural y su afectación por la Covid-19: Voces desde Chile

   ·       Los pueblos indígenas son reconocidos como guardianes de gran parte de la diversidad biológica, cultural y lingüística del planeta. Sin embargo, sus sociedades y condiciones de vida se encuentran entre las más vulnerables del mundo. Por lo tanto, es necesario que las medidas para la atención oportuna de las urgencias generadas por la pandemia de la Covid-19 consideren la Declaración de las Naciones Unidas sobre los Derechos de los Pueblos Indígenas y la Política de la UNESCO de colaboración con los pueblos indígenas.

La UNESCO ha alertado que la suspensión de las clases presenciales, ocurrida por la crisis de la COVID-19, pone en riesgo el acceso a una educación inclusiva, equitativa y de calidad para millones de estudiantes, en particular para los grupos menos favorecidos como los pueblos originarios de América Latina y el Caribe. Por ello, este año, la conmemoración del Día Internacional de los Pueblos Indígenas otorga especial énfasis a hacer una reflexión sobre la COVID-19 y la resiliencia de este colectivo.

Es importante considerar las particularidades lingüísticas, el   contexto sociocultural y la brecha digital en la respuesta a la pandemia, basada principalmente en la educación a distancia y el acceso a internet. Según la CEPAL, en 2016 un 42% de las personas pertenecientes a hogares urbanos en 14 países de América Latina tenía acceso a internet en su casa, comparado con el 14% de los hogares rurales. La docente María Eugenia Cañupán Calfin, de la Escuela Intercultural Trañi –Trañi (Temuco, Región de la Araucanía en el sur de Chile), lo confirma : “ha sido un proceso difícil, ya que en los sectores rurales las condiciones para realizar actividades de forma online han sido casi imposibles”.

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Más allá de la conectividad, el confinamiento ha significado un quiebre en la relación de los pueblos indígenas con sus tierras, la cual es de fundamental importancia para sus culturas, sistemas de creencias y valores espirituales. La alcaldesa de la Municipalidad de Putre, en el extremo norte de Chile, Maricel Gutiérrez Castro, expresa el sentir de las comunidades aymaras, pueblo al que ella pertenece: “nuestras vidas han sido restringidas con el fin de evitar las movilidades entre territorios (…) una medida necesaria que visibilizó que la forma actual de ocupar los territorios ancestrales es vulnerable”.

Respecto a qué acciones en los ámbitos de la educación y cultura serían necesarias para proteger la educación y la transmisión de las culturas, la alcaldesa de Putre destaca aquellas que permitan recomponer la relación con las comunidades y que prioricen la recopilación y la práctica de las manifestaciones culturales, con especial énfasis en la generación de grupos de trabajo para la transmisión de saberes desde las y los adultos mayores a las nuevas generaciones. En sintonía, Ariki Tepano, consultor que trabaja con la UNESCO en la coordinación de acciones de fortalecimiento de la cultura y lengua en Rapa Nui, puntualiza que la crisis de la COVID ha traído consigo también oportunidades en este punto particular: “Este estado de cuarentena ha permitido también el reencuentro de las familias y la conexión de los mayores con sus hijos y nietos, reactivándose la transmisión oral ancestral”.

https://es.unesco.org/sites/default/files/styles/large/public/educadora_tradicional_gladys_vasquez.jpg?itok=B6JnxfiY

La disposición para continuar aprendiendo sobre metodologías de enseñanza remotas, especialmente en tiempos de pandemia, resulta clave para Gladys Vásquez, educadora tradicional aymara, quien manifiesta que en la situación actual del sistema educativo “nosotros como indígenas nos estamos actualizando de acuerdo con nuestro conocimiento y sabiduría, para no quedarnos atrás”.

Felino García Choque, Coordinador Nacional de la Secretaría de Educación Intercultural Indígena en el Ministerio de Educación de Chile señala que el Programa de Educación Intercultural Bilingüe en dicha cartera “continúa implementando sus políticas educativas adecuándolas al uso de las nuevas tecnologías, aun cuando la desventaja es mucho mayor por las características particulares de ruralidad, y falta de conectividad”.

 García Choque detalla que “se está levantando un catastro de materiales educativos y didácticos utilizados por los educadores tradicionales en nueve pueblos indígenas, con el fin de definir criterios de elaboración y la usabilidad de los mismos en la enseñanza de las lenguas indígenas”. Asimismo, se llevan a cabo acciones formativas de educadores tradicionales a nivel subnacional regional por medio de capacitaciones virtuales orientadas a suplir el déficit tecnológico y de conectividad, “para posteriormente desarrollar contenidos lingüísticos y culturales con el apoyo de sabios formadores de los distintos pueblos”.

El coordinador nacional de la Secretaría de Educación Intercultural Indígena en el Ministerio de Educación de Chile agrega que, en el ámbito curricular “actualmente se está implementando vía remota la priorización curricular del Sector de Lengua Indígena (la asignatura) para los pueblos aymara, mapuche, quechua, rapanui, y, paralelamente se están elaborando los programas de estudios de la nueva asignatura de Lengua Indígena que incluye, además, a los pueblos likan antay, colla, diaguita, kawésqar, y yagán, con la participación virtual de profesores y educadores tradicionales de cada uno de estos pueblos indígenas”.

 La educación intercultural durante y después de la Covid-19

Precisamente en colaboración con el Ministerio de Educación de Chile, la Oficina Regional de Educación para América Latina y el Caribe (OREALC/UNESCO Santiago), desarrolla una serie de iniciativas y proyectos para fortalecer la Educación Intercultural Bilingüe en dicho país a través de la revitalización de las lenguas y culturas indígenas. Actualmente la oficina lleva adelante cuatro estudios sobre del estado del uso de lenguas indígenas en las comunidades quechua, aymara, colla, likan antay, diaguita, mapuche, kawéskar, yagan, y un proyecto de revitalización y fortalecimiento lingüístico en la isla de Rapa Nui. Todas estas iniciativas consideran mecanismos participativos, con el fin de promover el papel activo y deliberativo de las comunidades indígenas en la toma de decisiones para la resolución de sus demandas educativas.

Para la UNESCO la protección de derechos de los pueblos originarios involucra la promoción de la educación en su propio idioma, propiciando una educación de calidad y, a la vez, la implementación de políticas y medidas que fortalezcan una educación que reconozca y se beneficie de la diversidad cultural y lingüística para todas y todos los habitantes de un territorio.

En este sentido y en contexto de pandemia, el último Informe de Seguimiento de la Educación en el Mundo (GEM Report) lanzado en junio de 2020 reveló que la mayoría de las respuestas educativas a la pandemia han sido mayormente estandarizadas, lo cual deja de lado las particularidades de los pueblos indígenas, entre otras minorías. Particularmente, en América Latina y el Caribe solo alrededor de una cuarta parte de los países tienen leyes de educación inclusiva que abarcan a todos los educandos.

“A pesar del avance legislativo para la inclusión en educación hay mucho trabajo por hacer”, dice Carlos Vargas, jefe de la Unidad de Desarrollo Docente y encargado de temas de interculturalidad en la OREALC/UNESCO Santiago.

“En el caso de los pueblos indígenas, esto significa avanzar hacia una justicia cognitiva y epistémica por medio de la redistribución de oportunidades de aprendizaje; el reconocimiento y la legitimación de la cultura y conocimiento indígenas; y su inclusión y representación en la política pública, agrega. “El Día Internacional de los Pueblos Indígenas y esta crisis sanitaria nos ofrecen una oportunidad para explorar cómo los conocimientos y valores que sustentan las prácticas sociales y educacionales indígenas pueden inspirar cambios en los sistemas educativos que los hagan más justos, equitativos y resilientes.

 

 Para saber más:

La OREALC/UNESCO Santiago publicó en 2019 el estudio Conocimiento indígena y políticas educativas en América Latina: hacia un diálogo de saberes, que da continuidad a la publicación Conocimiento indígena y políticas educativas en América Latina. Análisis exploratorio de cómo las cosmovisiones y conceptos culturales indígenas de conocimiento inciden, y pueden incidir, en la política educativa en la región.



 

 

 

 

mercoledì 5 agosto 2020

PANDEMIE. CONTINUITE' PEDAGOGIQUE ET HANDICAP

Rapport de l’enquête Covid19: 

continuité pédagogique et Handicap

par Ernestine Ngo Melha

Le monde traverse une crise sanitaire préoccupante due à l’épidémie du coronavirus

De nombreux pays ont fermé écoles et universités pour limiter la propagation du Covid-19.

La scolarité de plusieurs élèves et étudiants se trouve perturbée, celle des apprenants ayant des besoins spéciaux se trouve encore plus compliquée.

Dans ce contexte, afin d’assurer aux élèves et étudiants la continuité éducative, des solutions alternatives comme des plateformes et ressources pour les apprentissages à distance entre autres sont mises en oeuvre .

L’AAEEH a reçu des nouvelles de parents inquiets ou désemparés pour la continuité pédagogique pour leur enfant. L’AAEEH s’est intéressée de comprendre l’expérience vécue par les élèves handicapés, quelles sont les mesures nationales mises en place ? Quelles sont les difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de ses mesures ? Quelles sont les solutions éventuelles ?

Du 10 au 30 Avril 2020, l’Association d’Aide à l’Education de l’Enfant Handicapé (AAEEH) a conduit une enquête auprès de parents ou autres membres de familles d’élèves handicapés, d’enseignants et de professionnels intervenant auprès d’élèves handicapés.

L’objectif de l’enquête était d’avoir une vue d’ensemble de l’expérience de la continuité pédagogique pour les élèves handicapés, suite à la fermeture des établissements scolaires à cause de la pandémie du Coronavirus.

Une trentaine de personnes constituées essentiellement de parents d’élèves handicapés en Europe et en Afrique francophone ont répondu à notre enquête.

Les résultats mettent en évidence la scolarisation des enfants handicapés à l’épreuve de la crise sanitaire actuelle. Ils révèlent en effet des difficultés d’assurer la continuité des apprentissages aux élèves handicapés quand bien même des mesures auraient été mises en place. Par exemple, un parent dit qu’il doit « jouer le rôle de kinésithérapeute pour son enfant car le suivi médical n’a pas été maintenu du fait du confinement ».

Dans d’autres contextes, les enfants handicapés restent en marge des solutions proposées pour diverses raisons. Par exemple, un parent indique que dans son pays, « les cours dispensés à la télévision ne sont pas accessibles aux enfants déficients auditifs ».

Les résultats amènent à se demander si la crise sanitaire due à la pandémie du Covid19 ne serait pas une opportunité pour les systèmes d’éducation pour interroger la prise en compte du handicap dans les politiques et pratiques éducatives.

Ce rapport donne un résumé de l’enquête, incluant la méthodologie utilisée, les caractéristiques des répondants ainsi que les limites. Le rapport présente également le résumé des principaux résultats relatifs aux mesures mises en place, aux difficultés rencontrées et aux suggestions pour une meilleure prise en compte des élèves handicapés dans les politiques et pratiques éducatives même après le confinement et la crise sanitaire du COVID-19. Le rapport reprend aussi souvent que possible les termes des répondants pour porter leur voix.

Dans la conclusion, le rapport présente des recommandations en direction des Etats, des décideurs, des agences des Nations Unies et de la coopération internationale pour une prise en compte des besoins des élèves handicapées dans toutes les réponses éducatives liées/ suite au COVID19.

Principales recommandations

Les élèves handicapés sont à risque de décrochage et d’abandon scolaire car la crise sanitaire a montré les faiblesses des systèmes éducatifs à adapter les réponses éducatives à leur situation et besoins spécifiques. Afin de faciliter la continuité des apprentissages des élèves handicapés à court et long termes, les gouvernements et les Agences des Nations Unies doivent veiller à ce que les besoins spécifiques des élèves handicapés soient pris en compte dans les priorités aux niveaux national et international en matière de riposte au coronavirus.

Aux décideurs/ Etats

  • Associer les parents d’élèves handicapés à la définition des réponses éducatives
  • Mettre en place des dispositifs d’écoute pour soutenir et accompagner les parents d’élèves handicapés durant la période du confinement
  • Assurer la coordination de l’accompagnement pédagogique des élèves handicapés
  • Assurer la continuité de l’intervention des autres professionnels auprès de l’élève handicapé (médico-social)
  • Assurer l’accessibilité des apprentissages en tenant compte des besoins spécifiques par type de handicap
  • Garantir la continuité pédagogique à tous en se basant sur le droit à l’éducation pour tous
  • Inscrire l’éducation des enfants handicapés comme priorité de la politique éducative nationale
  • Inscrire le handicap dans les mesures et ripostes nationales dans les situations de crise et d’urgence

Aux Agences des Nations Unies

  • Assurer que tous les documents d’orientation développés et fournis aux Etats reconnaissent l’impact du COVID19 sur les élèves handicapés et préconisent une approche dualiste en veillant que les élèves handicapés soient inclus dans les cibles concernées par les efforts de réponses à apporter.
  • Assurer que les élèves handicapés figurent dans les informations et données sur l’éducation qui sont fournies aux Etats afin de garantir des réponses et stratégies éducatives COVID19 inclusives basées sur les droits (Convention relative aux droits des personnes handicapées, Agenda2030).
  • Renforcer la coopération dans le cadre de la mise en œuvre des projets sur l’éducation inclusive des enfants handicapés.

 

Le rapport est disponible en cliquant ici



 


lunedì 3 agosto 2020

FRANCE. LA LOI BIOETIQUE

En France, la révision de la loi bioéthique suscite l’inquiétude de l’épiscopat

La révision de la loi bioéthique a été approuvée la nuit dernière par une soixantaine de députés. L’élargissement de la PMA aux couples de femmes provoque l’opposition de l’Église catholique en raison du bouleversement que cette disposition induit sur le droit de la filiation.

 En plein été, alors que l’attention médiatique se portait plutôt sur les dangers de la canicule et l’inquiétant rebond de la pandémie de coronavirus, l’Assemblée Nationale a voté la nuit dernière le projet de loi sur la bioéthique, contenant des dispositions qui bouleversent le droit de la filiation.

Au terme d’une semaine de débats, le vote en deuxième lecture s’est fait presque en catimini, devant un hémicycle peu rempli. Le texte a été voté par seulement 60 voix contre 37, et 4 abstentions. Il était soutenu par La République en Marche (LREM) et per des élus de gauche. Sa disposition la plus controversée est l’ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples de femmes, alors que cette procédure était jusqu’à présent réservée aux couples hétérosexuels. Le critère médical d’infertilité est donc aboli, et la Sécurité sociale prendra en charge ces démarches, qui échouent dans la majorité des cas et dont le coût global reste peu évalué. Le Sénat doit toutefois encore se prononcer, et les travaux parlementaires ne seront donc probablement pas totalement conclus avant 2021. L’épiscopat français avait développé de nombreuses réflexions durant la phase de débat sur ce projet de loi dont le passage au Parlement avait été retardé en raison de la pandémie de coronavirus. Il a réagi ce samedi soir par un texte de Mgr d’Ornellas, dont voici l'intégralité:

Révision des lois bioéthique, est-ce le sens de l'histoire?

Communiqué de Mgr Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes et responsable du groupe de travail bioéthique de la Conférence des évêques de France. «Le projet de loi relatif à la bioéthique a été voté au creux de cette nuit! Il veut instituer un nouveau mode de filiation en effaçant totalement le père dès la conception. Au cours des débats, il a été plaidé que ce projet de loi concernait l’amour dans la famille. Mais les députés n’ont pas à s’immiscer dans cet intime et à légiférer sur l’amour! Ils ont mission d’établir le droit à partir du respect de la dignité humaine et des valeurs éthiques qui en découlent, dont la protection du plus faible. Par leur vote, les députés ont cherché un “équilibre”.

• Peut-on parler d’“équilibre” quand ce projet interdit de fait à des enfants d’avoir un père, et suscite en pratique une discrimination injuste entre eux ?

• Peut-on parler d’"équilibre" quand ce projet établit un égalitarisme entre toutes les femmes au regard de la PMA alors qu’elles ne sont pas dans une situation égale vis-à-vis de la procréation ?

• Peut-on parler d’"équilibre" quand ce projet conduit au risque de contourner le principe de gratuité par la nécessité d’acheter des gamètes humains ? Ce principe exprime une haute idée de la dignité humaine selon laquelle tous les éléments et produits du corps humain sont par nature gratuits en raison de la dignité de l’être humain dont ils sont issus.

• Peut-on parler d’un "équilibre" quand, à cause du projet parental dont le rôle a été majoré, le pouvoir des plus forts – celui des adultes – impose des désirs aux plus faibles – les enfants qui pourtant sont des sujets de droits?

Les députés ont voté après avoir réfléchi et débattu sur d’autres sujets complexes concernant pour la plupart des situations douloureuses et parfois complexes en raison d’intérêts contradictoires. Ces réflexions vont se poursuivre avec les sénateurs. Les législateurs ont mission de réguler au plus juste les techniques biomédicales. Les députés sont-ils allés dans le sens de l’histoire? Leur vote n’est-il pas guidé par une certaine myopie? Notre planète si malmenée nous impose d’urgence un virage écologique. L’usage excessif de techniques sur l’être humain ne nous obligera-t-il pas de prendre un virage, celui de l’écologie humaine ? "Tout est lié" dans le respect du vivant, qu’il appartienne à la nature ou qu’il soit humain. Ne ratons pas le sens de l’histoire!

Nous aussi, citoyens croyant en Dieu ou non, nous pouvons continuer à nourrir nos réflexions à partir des valeurs éthiques de dignité, de solidarité et de fraternité. Il s’agit de réfléchir sur la bioéthique en pensant qu’il est question d’une loi civile chargée du "bien commun" pour tous et non de situations particulières. Nous connaissons tous l’une ou l’autre de ces situations. Elles sont dues à des accidents de la vie ou à des décisions individuelles. Même si elles sont parfois difficiles, elles ne sont pas exemptes d’amour, nul n’en doute. L’Église catholique continuera à les accompagner avec respect et sollicitude.»


Vatican News