lunedì 11 ottobre 2021

SYNOD - SINODO - SYNODE

 Rencontrer, écouter, discerner 

François donne le coup

 d'envoi du Synode


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Après avoir participé à un moment de réflexion en guise de prologue samedi en Salle du Synode avec 300 participants venus du monde entier, le Pape François a présidé ce dimanche à la basilique Saint-Pierre la messe d’ouverture du parcours synodal sur la synodalité.

Cyprien Viet – Cité du Vatican

«Souvent, les Évangiles nous montrent Jésus sur la route, marchant aux côtés de l’homme, à l’écoute des questions qui habitent et agitent son cœur», a expliqué François dans son homélie, en commentant l’Évangile du jour, qui raconte la rencontre de Jésus avec le jeune homme riche. Ce récit nous révèle ainsi que «Dieu n’habite pas les lieux aseptisés et tranquilles, loin du réel, mais qu’il chemine avec nous et nous rejoint là où nous sommes, sur les sentiers souvent ardus de la vie».

Le Pape a donc invité chaque acteur de la vie de l’Église, lui inclus, à se demander s’il «chemine dans l’histoire et partage les défis de l’humanité», ou s’il se laisse rattraper par les tentations du repli, des routines, des habitudes.

«« Faire Synode » signifie marcher sur la même route, ensemble. Regardons Jésus sur le chemin, qui rencontre d’abord l’homme riche, puis écoute ses questions, et enfin l’aide à discerner ce qu’il faut faire pour avoir la Vie éternelle. » François a donc articulé son homélie autour de ces trois verbes : «Rencontrer, écouter, discerner».

La disponibilité à la rencontre

Tout d’abord, donc la rencontre : en croisant le jeune homme riche, «le Seigneur ne se met pas à distance, il ne se montre pas agacé ou dérangé ; au contraire, il s’arrête avec lui. Il est disponible à la rencontre. Rien ne le laisse indifférent, tout le passionne. Rencontrer les visages, croiser les regards, partager l’histoire de chacun : voilà la proximité de Jésus», a souligné le Pape, en remarquant que «Jésus n’était pas pressé, il ne regardait pas sa montre! Il était toujours au service de la personne qui le rencontrait».

L’enjeu du Synode n’est donc pas «l’organisation d’évènements», ou la «réflexion théorique sur des problèmes», mais de cultiver «l’art de la rencontre» en prenant «le temps de rencontrer le Seigneur», et en favorisant la rencontre entre nous. «Chaque rencontre, nous le savons bien, demande de l’ouverture, du courage, de la disponibilité à se laisser interpeller par le visage et l’histoire de l’autre. Même si nous préférons parfois nous abriter dans des relations formelles ou porter un masque de circonstance, la rencontre nous transforme et nous suggère souvent de nouveaux chemins que nous n’avions pas imaginés parcourir. C’est souvent ainsi que Dieu nous indique la route à suivre, en nous faisant sortir de nos routines fatiguées. Tout change lorsque nous sommes capables de vraies rencontres avec lui et entre nous. Sans formalismes, sans prétextes, sans calculs», a insisté le Pape François.

Le courage d’écouter avec le cœur

Le Pape a ensuite insisté sur l’importance d’une écoute qui ne soit pas formelle ou superficielle. Face aux questions du jeune homme riche, Jésus «ne donne pas une réponse "rituelle", il n’offre pas une solution toute faite, il ne fait pas semblant de répondre poliment pour s’en débarrasser et continuer sa route. Il l’écoute. Jésus n’a pas peur d’écouter avec le cœur, et pas seulement avec les oreilles»«Lorsque nous écoutons avec le cœur, c’est ce qui arrive : l’autre se sent accueilli, non pas jugé, libre de raconter son vécu et son parcours spirituel.»

François a donc invité à s’interroger: «Permettons-nous aux personnes de s’exprimer, de cheminer dans la foi même si elles ont des parcours de vie difficiles, de contribuer à la vie de la communauté sans être empêchées, rejetées ou jugées?» Le Pape a reconnu que l’écoute «est un exercice lent, qui peut être laborieux, d’apprendre à s’écouter mutuellement – évêques, prêtres, religieux et laïcs – en évitant les réponses artificielles et superficielles». Mais face aux souffrances de nos contemporains, François a martelé que l’indifférence est la pire des attitudes. «N’insonorisons pas notre cœur, ne nous blindons pas dans nos certitudes. Les certitudes, bien souvent, nous renferment. Écoutons-nous», a-t-il martelé.

Le discernement, pour laisser de l’espace à Dieu

«L’Évangile d’aujourd’hui nous le montre : Jésus devine que l’homme en face de lui est bon et religieux, qu’il pratique les commandements, mais il veut le conduire au-delà de la simple observance des préceptes. Dans le dialogue, il l’aide à discerner», a expliqué François, revenant sur ce thème du discernement, central dans la spiritualité jésuite et dans son pontificat. «Il lui propose de regarder au fond de lui-même, à la lumière de l’amour avec lequel lui, Jésus, fixant son regard sur lui, l’aime, et de discerner, à cette lumière, à quoi son cœur est réellement attaché. Il découvre ainsi que son bien ne consiste pas à ajouter d’autres actes religieux mais, au contraire, à se vider de lui-même: vendre ce qui occupe son cœur pour laisser de l’espace à Dieu.»

Le Synode est donc avant tout «un chemin de discernement spirituel, qui se fait dans l’adoration, dans la prière, au contact de la Parole de Dieu». Ce n’est pas «une «convention ecclésiale, un colloque d’études ou un congrès politique, mais un évènement de grâce, un processus de guérison conduit par l’Esprit Saint. En ces jours, Jésus nous appelle, comme il l’a fait avec l’homme riche de l’Évangile, à nous vider, à nous libérer de ce qui est mondain, et aussi de nos fermetures et de nos modèles pastoraux répétitifs. Il nous appelle à nous interroger sur ce que Dieu veut nous dire en ce temps, et dans quelle direction il souhaite nous conduire.»

«Puissions-nous être des pèlerins amoureux de l’Évangile, ouverts aux surprises de l’Esprit. Ne perdons pas les occasions de grâce de la rencontre, de l’écoute réciproque, du discernement. Avec la joie de savoir qu’alors que nous cherchons le Seigneur, c’est bien lui, le premier, qui se porte avec amour à notre rencontre», a conclu le Saint-Père.

Au terme de la messe, le Pape a béni symboliquement plusieurs fidèles laïcs venus du monde entier, représentant le Peuple de Dieu, qui sera directement impliqué dans ce parcours synodal de deux ans. Après cette messe d’ouverture à Rome, une autre célébration de lancement sera célébrée le week-end prochain dans tous les diocèses du monde, premier échelon de ce Synode au format inédit, dans lequel tous les croyants et toutes les personnes de bonne volonté sont invités à s’impliquer.

 

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Pope on Synod: The participation of everyone, guided by the Holy Spirit

 

Pizzaballa: el Sínodo, camino de escucha iluminado por la Palabra de Dios


 

 

 

venerdì 8 ottobre 2021

UNICEF: LA SANTE MENTALE DES ENFANTS

Le nouveau rapport phare d’UNICEF sur la santé mentale des enfants

La nouvelle étude, publiée le 5 octobre dernier, est l’analyse la plus complète jamais menée par l’UNICEF sur la santé mentale des enfants et adolescents. L’organisme avertit notamment sur le manque de budget alloué à la santé mentale à travers le monde.



Claire Riobé – Cité du Vatican

«Les effets néfastes de la Covid- 19 sur la santé mentale des enfants et adolescents ne sont que la partie émergée de l’iceberg». C’est ce qu’explique le tout nouveau rapport de l’UNICEF «Dans ma tête : Promouvoir, protéger et prendre en charge la santé mentale des enfants», publié en ligne le 5 octobre dernier.

L’étude – jusqu’ici, la plus complète jamais menée par l’UNICEF sur ce sujet - dresse d’abord un état des lieux de la santé mentale des enfants et adolescents à travers le monde entier. On y apprend ainsi que «plus d’un adolescent sur sept âgé de 10 à 19 ans vivrait aujourd’hui avec un trouble mental diagnostiqué», et que «près de 46 000 adolescents se suicident chaque année, ce qui en fait l’une des cinq principales causes de décès pour cette tranche d’âge.»

Interrogée sur ces chiffres, Marion Libertucci, responsable plaidoyer d’UNICEF France, réagit : «Le problème est que parfois, la santé mentale d’un enfant n’est pas très visible, et c’est un peu ce qui est inquiétant», explique-t-elle. Certains signes, cependant, doivent pouvoir alerter les parents : «Quand un jeune s’isole, voit moins ses amis, ne parle plus, ou commence – pour les adolescents – à avoir un comportement à risque», par exemple.

Impact de la pandémie

Les conséquences de la pandémie de coronavirus, qui approche de sa troisième année, continuent de peser lourdement sur la santé mentale et le bien-être des enfants et adolescents. Les données les plus récentes obtenues par l’UNICEF indiquent ainsi qu’au moins un enfant sur sept dans le monde a été touché par les mesures de confinement, et que plus de 1,6 milliard d’enfants ont vu leur éducation négativement affectée sur cette période.

Par ailleurs, les résultats préliminaires d’une enquête internationale menée conjointement par l’UNICEF et Gallup auprès de 21 pays révèle qu’un jeune interrogé sur cinq, âgé de 15 à 24 ans, a déclaré se sentir souvent déprimé ou désintéressé durant la pandémie. Les enfants et les jeunes pourraient ressentir les effets de la Covid-19 sur leur santé mentale et leur bien-être pendant de nombreuses années, avertit le rapport.

Un manque d’investissement de la part des États

Cependant, les troubles mentaux chez les enfants et jeunes sont une problématique bien antérieure à la pandémie, rappelle le rapport. La crise du coronavirus aura seulement mise en exergue «le fait que beaucoup d’enfants et d’adolescents ne vont pas bien, peuvent se sentir déprimés, mais surtout le fait que l’on n’a absolument pas les moyens suffisants pour répondre à ces problématiques au sein de la population, et notamment pour les enfants», explique Marion Libertucci.

Aucun investissement substantiel de la part des États n’aurait pourtant jusqu’ici été consenti pour y remédier. Seuls 2% environ des budgets publics alloués à la santé sont ainsi affectés à la santé mentale dans le monde aujourd’hui. «Nous voyons bien que la santé mentale, c’est le parent pauvre de la question de la santé», déplore Marion Libertucci.

Très lourd sur le plan économique, le coût de cette négligence de la part des États représente chaque année une perte de potentiel humain de 387,2 milliards de dollars (334,4 milliards d’euros) pour les économies nationales. L’UNICEF appelle ainsi les gouvernements et les partenaires des secteurs publics et privés à s’engager et promouvoir la santé mentale de tous les enfants et adolescents.

«Ce qui est important, et c’est vraiment la parole que nous souhaitons faire porter, est qu’il existe encore beaucoup de tabous autour de cette problématique de la santé mentale chez les jeunes. Nous avons du mal à en parler, à dire que l’on en a besoin… or, c’est essentiel. Nous encourageons également tous les parents à laisser un espace de parole à leurs enfants et à les questionner, pour leur donner la possibilité de s’exprimer sur ce qu’ils ressentent.»

Vatican News




martedì 5 ottobre 2021

EDUCACION Y FRADERNIDAD UNIVERSAL


 El Papa: estimular una acción educativa que haga crecer la fraternidad universal

Con ocasión de la Jornada Mundial de los docentes instituida por la UNESCO y en el contexto de la promoción del Pacto Educativo Global, el Papa Francisco ha dirigido un mensaje a los participantes del Encuentro Religiones y Educación.

Ciudad del Vaticano

El Papa Francisco se ha dirigido a los participantes del Encuentro Religiones y Educación y ha expresado “cercanía y gratitud a todos los docentes y, al mismo tiempo, nuestra atención por la educación”.

Por un Pacto Educativo Global

Francisco recordó que, el pasado 12 de septiembre de 2019, hizo un llamado para «dialogar sobre el modo en que estamos construyendo el futuro del planeta y sobre la necesidad de invertir los talentos de todos, porque cada cambio requiere un camino educativo que haga madurar una nueva solidaridad universal y una sociedad más acogedora».

Igualmente, el Papa retoma la finalidad de la iniciativa del Pacto Educativo Global: “reavivar el compromiso por y con las jóvenes generaciones, renovando la pasión por una educación más abierta e incluyente, capaz de la escucha paciente, del diálogo constructivo y de la mutua comprensión”.

Una “alianza educativa”

“Hoy más que nunca, es necesario unir los esfuerzos por una alianza educativa amplia para formar personas maduras, capaces de superar fragmentaciones y contraposiciones y reconstruir el tejido de las relaciones por una humanidad más fraterna”, insiste el Papa, al mismo tiempo que advierte que “Si queremos un mundo más fraterno, debemos educar las nuevas generaciones «reconocer, valorar y amar a cada persona más allá de la cercanía física, más allá del lugar del universo donde haya nacido o donde habite”.

El Papa evidencia la necesidad de plantear que la formación integral “se resume en el conocerse a sí mismo, conocer al propio hermano, la creación y el Trascendente. No podemos ocultar a las nuevas generaciones las verdades que dan sentido a la vida”.

Religiones y educación

Las diferentes tradiciones religiosas han caminado juntas a lo largo de la historia, afirma el Papa, por eso, “Como en el pasado también hoy, con la sabiduría y la humanidad de nuestras tradiciones religiosas, queremos estimular una renovada acción educativa que pueda hacer crecer en el mundo la fraternidad universal”.

El Papa redefine la relación entre educación y religiones, insistiendo en que si antes, se estimularon las diferencias, hoy, “la educación nos compromete a no usar nunca el nombre de Dios para justificar la violencia y el odio hacia otras tradiciones religiosas, a condenar cualquier forma de fanatismo o de fundamentalismo y a defender el derecho de cada uno a elegir y actuar según su propia conciencia”.

Si en el pasado, en nombre de la religión se discriminaron diferentes minorías, hoy “la educación nos compromete a acoger al otro como es, no como yo quiero que sea, como es, y sin juzgar ni condenar a nadie”.

De igual manera, recuerda el Papa, que si “en el pasado los derechos de las mujeres, de los menores, de los más débiles no han sido respetados siempre, hoy nos comprometemos a defender con firmeza esos derechos y enseñar a las nuevas generaciones a ser voz de los sin voz (…) Y la educación debe llevarnos a comprender que hombres y mujeres son iguales en dignidad”.

Refiriéndose a nuestro papel como “custodios de la creación” y a la permisividad que hemos tenido al tolerar “la explotación y el saqueo de nuestra casa común, el Papa afirma: “la educación nos compromete a amar nuestra madre tierra y a evitar el desperdicio de alimentos y recursos, así como estar más dispuestos a compartir los bienes que Dios no ha dado para la vida de todos”.

Educar a la persona en su integralidad

El Papa insiste en que las diferentes tradiciones religiosas refuerzan su misión de educar cada persona en su integridad: “es decir, cabeza, manos, corazón y alma. Pensemos lo que sentimos y hacemos; sintamos lo que pensamos y hacemos; hagamos lo que sentimos y pensamos. La armonía de la integridad humana, es decir, toda la belleza de esta armonía”.

El Papa finalizó su mensaje invitando a un momento de silencio para “pedir a Dios que ilumine nuestras mentes, para que nuestro diálogo sea fructífero y nos pueda ayudar a seguir con valentía los caminos de nuevos horizontes educativos”.

 Vatican News

DISCURSO DEL PAPA FRANCISCO



 

 

 

 

 

INTEGRAL EDUCATION


 Pope: Religions reaffirm mission 

of integral education

Speaking at a meeting on “Religions and Education,” Pope Francis repeated the commitment of the various religious traditions of educating the “head, hands, heart, and soul” of each individual.

 

-By Christopher Wells

 

Pope Francis joined other leaders of world religions on Tuesday for a meeting on “Religions and Education: Towards a Global Compact on Education.” According to a press release from the Vatican’s Congregation for Catholic Education, participants engaged “in a fraternal dialogue on the major challenges for education today.”

Shaping the future

In his address at the meeting, Pope Francis recalled his appeal, in 2019, to all those engaged in education to dialogue on “how we are shaping the future of our planet,” noting that change requires “an educational process aimed at developing a new universal solidarity and a more welcoming society.”

This, he said, is the reason for his call for a “broad educational alliance” to restore relationships in order to build a more fraternal humanity.

“If we desire a more fraternal world,” he said, “we need to educate young people ‘to acknowledge, appreciate, and love each person,” regardless of our differences. He explained that education must be established not only on the “fundamental principle ‘Know yourself,” but also on other “essential principles”: knowing one’s brothers and sisters; knowing creation; and knowing the transcendent “in order to educate in the great mystery of life.”

The Pope added, “We cannot fail to speak to young people about the truths that give meaning to life.”

Religions and education

Emphasizing the close relationship between religions and education, Pope Francis said that, “as in the past, so also in our day, with the wisdom and humanity of our religious traditions, we want to be a stimulus for a renewed educational activity that can advance universal fraternity in our world.”

The Pope acknowledged harmful practices that, at times, may have disfigured religious education, including conflict between different religions; discrimination against minorities; disrespect for the rights of women, children and the most vulnerable; and tolerance of exploitation of creation.

In contrast, he said we are now committed to peaceful coexistence; defense of the dignity of all, and of the rights of all; and love and care for all of creation.

Reaffirming the mission

Today, Pope Francis said, “we want to state that our religious traditions, which have always played a leading role in schooling, from teaching literacy to higher education, reaffirm their mission of integrally educating each individual: head, hands, heart and soul."

He explained, “Let one think what one feels and does; let one feel what one thinks and does; let one do what one feels and thinks: the harmony of human integrity, that is, all its beauty of this harmony.”

The Holy Father concluded his address by inviting participants to pray silently, “asking God to enlighten our minds so that our dialogue will bear fruit and help us courageously to pursue the paths of new educational horizons.”

ADDRESS OF HIS HOLINESS POPE FRANCIS



 

PROMOUVOIR LE PACTE EDUCATIF MONDIAL

 


Avec le Pape,

 les religions 

s’engagent pour l’éducation

Les principaux leaders religieux de la planète s’impliquent dans la promotion du Pacte éducatif mondial, lancé par le Pape François en 2019. Il s’agit d’œuvrer à une «formation intégrale» qui se résume, pour les nouvelles générations, «dans la connaissance de soi, de son frère, de la création et du Transcendant», a détaillé le Saint-Père dans un discours ce matin.

Après avoir lancé un appel conjoint en vue de la COP 26, les leaders religieux du monde entier, réunis au Vatican, participent ce mardi à un évènement, “Religion et éducation : vers le pacte éducatif mondial”, qui coïncide avec la Journée mondiale des enseignants, promue par l’UNESCO. L’objectif étant d’«affirmer notre attention pour l’éducation», a souligné le Pape en s’adressant aux participants. Ayant toujours entretenu une relation étroite avec l’éducation, les traditions religieuses veulent « être un stimulant pour une action éducative renouvelée qui puisse faire grandir la fraternité universelle dans le monde».

Quatre principes-clés

Plusieurs principes doivent désormais guider cette éducation : «Connais-toi toi-même», «connais ton frère», «connais la création» et «connais le Transcendant», a énuméré le Pape, pour qui il est impossible «de taire aux nouvelles générations les vérités qui donnent son sens à la vie». L’engagement des religions touche donc à ces piliers d’une formation intégrale tournée vers la fraternité.

Prenant conscience de la richesse de leurs différences, comme autant de différentes voies pour atteindre Dieu et d’éduquer à la coexistence pacifique, les religions s’engagent ainsi «à ne jamais utiliser le nom de Dieu pour justifier la violence et la haine envers les autres traditions religieuses, à condamner toutes les formes de fanatisme et de fondamentalisme et à défendre le droit de chacun de choisir et d’agir selon sa propre conscience.»

L’éducation doit aussi être tournée vers l’accueil de l’autre : «Si, par le passé, au nom même de la religion, les minorités ethniques, culturelles, politiques ou autres ont été discriminées, nous voulons aujourd’hui être les défenseurs de l’identité et de la dignité de chaque personne et enseigner aux nouvelles générations à accueillir chacun sans discrimination. L’éducation nous engage donc à accueillir l’autre tel qu’il est, sans juger et sans condamner personne».

Éduquer la personne dans son intégralité

De même, «si par le passé les droits des femmes, des mineurs et des plus faibles n’ont pas toujours été respectés, nous nous engageons aujourd’hui fermement à défendre ces droits et à enseigner aux nouvelles générations à être la voix des sans-voix. Dès lors, l’éducation nous engage à rejeter et à dénoncer toute atteinte à l’intégrité physique et morale de chacun», a poursuivi l’évêque de Rome, qui a ajouté : «l'éducation doit nous amener à comprendre que les hommes et les femmes sont égaux en dignité».

Dernier domaine-clé : le soin de la création. «Si nous avons autrefois toléré l’exploitation et le pillage de notre maison commune, aujourd’hui, plus conscients de notre rôle de gardiens de la création que Dieu nous a confiée, nous voulons être la voix de la nature qui crie pour sa survie et nous former, ainsi que les nouvelles générations, à un style de vie plus sobre et durable. Ainsi, l’éducation nous engage à aimer notre mère la terre et à éviter de gaspiller de la nourriture et des ressources, ainsi qu’à partager davantage les biens que Dieu nous a donnés pour la vie de tous

En somme, éduquer chaque personne dans toute son intégralité -tête, mains, cœur et âme-, reste plus que jamais la mission que s’assignent les traditions religieuses, a conclu le Pape.

DISCOURS DU PAPE



WORLD TEACHERS DAY 2021

 


5     OCTOBER

World Teachers’ Day is held annually on 5 October to celebrate all teachers around the globe.  It commemorates the anniversary of the adoption of the 1966 ILO/UNESCO Recommendation concerning the Status of Teachers, which sets benchmarks regarding the rights and responsibilities of teachers, and standards for their initial preparation and further education, recruitment, employment, and teaching and learning conditions. The Recommendation concerning the Status of Higher-Education Teaching Personnel was adopted in 1997 to complement the 1966 Recommendation by covering teaching personnel in higher education. World Teachers’ Day has been celebrated since 1994.

World Teachers’ Day is co-convened in partnership with the International Labour Organization (ILO), UNICEF and Education International (EI).

JOINT STATEMENT FROM UNESCO, ILO, UNICEF AND EDUCATION INTERNATIONAL

"On World Teachers’ Day, we are not only celebrating every teacher. We are calling on


countries to invest in them and prioritize them in global education recovery efforts so that every learner has access to a qualified and supported teacher. Let’s stand with our teachers!
"

Joint message from Ms Audrey Azoulay, Director-General of UNESCO, Mr Guy Ryder, Director-General of the International Labour Organization, Ms Henrietta H. Fore, Executive Director of UNICEF, and Mr David Edwards, General Secretary of Education International,on the occasion of World Teachers’ Day 2021.

2021 CELEBRATIONS

One and a half years into the COVID-19 crisis, the 2021 World Teachers’ Day will focus on the support teachers need to fully contribute to the recovery process under the theme “Teachers at the heart of education recovery”.   

A five-day series of global and regional events will showcase the effect that the pandemic has had on the teaching profession, highlight effective and promising policy responses, and aim to establish the steps that need to be taken to ensure that teaching personnel develop their full potential.

This year, World Teachers’ Day celebrations will take place in conjunction with the meeting of the Joint ILO-UNESCO Committee of Experts on the Application of the Recommendations concerning Teaching Personnel (CEART), which will be running from 4 to 8 October 2021.

A calendar of events and the communications materials will be published online and updated here regularly.

2021 World Teachers' Day UNESCO celebrations





martedì 28 settembre 2021

MESSAGE AUX JEUNES - MESSAGE TO YOUNG PEOPLE - MENSAJE A LOS JÓVENES -MESSAGGIO AI GIOVANI


    MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS

POUR LA XXXVIe JOURNÉE MONDIALE DE LA JEUNESSE

AR  - DE  - EN  - ES  - FR  - IT  - PL  - PT

21 novembre 2021

 

« Lève-toi : car je t’établis témoin des choses que tu as vues ! » (cf. Ac 26,16)

 Chers jeunes !

Je voudrais vous prendre une fois encore par la main afin de poursuivre ensemble le pèlerinage spirituel qui nous conduit vers la Journée Mondiale de la Jeunesse de Lisbonne en 2023.

L’année dernière, peu avant la propagation de la pandémie, j’avais signé le message dont le thème était “Jeune, je te le dis, lève-toi” (cf Lc 7, 14). Dans sa providence, le Seigneur voulait déjà nous préparer pour le défi très dur que nous étions sur le point de vivre.

Dans le monde entier, il a fallu affronter la souffrance de la perte de tant de personnes chères et de l’isolement social. La crise sanitaire a empêché, vous aussi les jeunes – projetés par nature vers l’extérieur –, de sortir pour aller à l’école, à l’université, au travail, de vous rencontrer…  Vous vous êtes retrouvés dans des situations difficiles que vous n’aviez pas l’habitude de gérer. Ceux qui étaient moins préparés et sans soutien se sont sentis désorientés. Dans de nombreux cas des problèmes familiaux sont apparus, ainsi que le chômage, la dépression, la solitude et les dépendances. Sans parler du stress accumulé, des tensions et des explosions de colère, de l’augmentation de la violence.

Mais Dieu merci, ceci n’est pas l’unique face de la médaille. Si l’épreuve nous a montré nos fragilités, elle a aussi fait ressortir nos vertus parmi lesquelles la prédisposition à la solidarité. Partout dans le monde nous avons vu de nombreuses personnes, y compris de nombreux jeunes, lutter pour la vie, semer l’espérance, défendre la liberté et la justice, être artisans de paix et bâtisseurs de ponts.

Quand un jeune tombe, c’est, en un certain sens, l’humanité qui tombe. Mais il est aussi vrai que quand un jeune se relève, c’est comme si le monde entier se relevait. Chers jeunes, quel grand potentiel se trouve entre vos mains ! Quelle force vous portez dans vos cœurs !  ..........

AR  - DE  - EN  - ES  - FR  - IT  - PL  - PT



TERTIARY EDUCATION IN THE WORLD

 

The World Bank released a new report yesterday entitled Steering TertiaryEducation: Towards Resilient Systems that Deliver for All.  The title refers to a five-step approach to STEERing tertiary education in the post-COVID era, namely: (i) building diversified systems, (ii) investing intelligently in new technologies, (iii) ensuring eligibility in access and financing, (iv) achieving efficiencies in resource use, and (v) building resilience in service delivery so that learning continues. In addition to an executive summary, the report includes a nice FAQ (Frequently Asked Questions) with key research findings.

Guidare l'istruzione superiore: un nuovo rapporto della Banca Mondiale

La Banca Mondiale ha pubblicato ieri un nuovo rapporto intitolato Steering TertiaryEducation: Towards Resilient Systems that Deliver for All. Il titolo si riferisce a un approccio in cinque fasi all'istruzione terziaria STEERing nell'era post-COVID, vale a dire: (i) costruire sistemidiversificati, (ii) investire in modo intelligente in nuove tecnologie T,(iii) garantire L'idoneitànell'accesso e nel finanziamento, (iv) raggiungere l'efficienza nell'utilizzo delle risorse e (v) acquisire resilienza nell'erogazione dei servizi in modo che l'apprendimento continui. Oltre a un riepilogo esecutivo, il rapporto include una bella FAQ (Frequently Asked Questions) con i risultati chiave della ricerca.


Piloter l'enseignement supérieur : un nouveau rapport de la Banque mondiale


La Banque mondiale a publié hier un nouveau rapport intitulé Steering Tertiary Education: Towards Resilient Systems that Deliver for All (Piloter l'enseignement supérieur : vers des systèmes résilients qui offrent des résultats pour tous). Le mot « pilotage » dans le titre fait référence à une approche en cinq étapes pour orienter l'enseignement supérieur à l'ère post-COVID, à savoir : (i) construire des systèmes diversifiés, (ii) investir intelligemment dans les nouvelles technologies, (iii) garantir l'équité dans l'accès et le financement, (iv) réaliser l'efficacité dans l'utilisation des ressources, et (v) acquérir la résilience dans la prestation de services afin que l'apprentissage se poursuive. Outre un résumé, le rapport comprend une section avec des questions fréquentes (FAQs) qui communiquent les principales conclusions de la recherche.


Dirección de la educación terciaria: un nuevo informe del Banco Mundial


El Banco Mundial publicó ayer un nuevo informe titulado Steering Tertiary Education: Towards Resilient Systems that Deliver for All (Dirigir la educación terciaria: hacia sistemas resilientes que sirvan para todos). La palabra "dirigir" en el título se refiere a un enfoque de cinco pasos para dirigir la educación terciaria en la era post-COVID, a saber: (i) construir sistemas diversificados, (ii) invertir inteligentemente en nuevas tecnologías, (iii) asegurar la equidad en acceso y financiamiento, (iv) lograr la eficiencia en la utilización de recursos, y (v) adquirir resiliencia en la prestación de servicios para que el aprendizaje continúe. Además de un resumen ejecutivo, el informe incluye una sección de preguntas frecuentes (FAQs) con hallazgos clave de la investigación.