sabato 24 gennaio 2026

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EDUCARE PER PREVENIRE

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    di VANNA IORI

Nell’emergenza emotiva che si manifesta nei comportamenti adolescenziali e giovanili ci sono criticità sociali, relazionali, gesti di aggressività e di violenza riportati quotidianamente dalla cronaca. Siamo di fronte a una ferita collettiva, che interroga profondamente il mondo adulto.

L’aggressività che esplode tra adolescenti non nasce nel vuoto. Bullismo, cyberbullismo, aumento dell’abuso di sostanze e dei coltelli sono il punto di arrivo di una lunga catena di silenzi, solitudini, fragilità non riconosciute che si traducono in gesti estremi, come quelli più recenti. È spesso un linguaggio disperato, quando le parole non sono state ascoltate, insegnate, accompagnate, quando le emozioni non hanno trovato tregua, quando la rabbia è rimasta senza argini.

Molti dati presenti nelle ricerche sugli adolescenti (come quelle dell’Osservatorio giovani dell’Istituto Toniolo), indicano vissuti di rabbia, depressione, paure, insicurezze, ma

sono indicati anche molti sentimenti e gesti positivi, empatia, solidarietà, speranza che arricchiscono i vissuti giovanili. Le cronache e i media però parlano raramente delle positività.

E certamente l’urgenza di intervenire e indicare quali azioni dobbiamo mettere in campo per prevenire il malessere e i conseguenti comportamenti ha bisogno di risposte efficaci nei nostri gesti, nelle parole, nelle azioni da attivare come singoli e come comunità.

Famiglia e scuola sono i luoghi prioritari in cui trasmettere protezione, ascolto, progettualità per il futuro. Ma servono investimenti, non slogan.

Occorre una visione che metta al centro il diritto di crescere con fiducia, cioè investire in risorse stabili per la scuola e i servizi educativi, progetti di contrasto alla povertà educativa, centri di aggregazione, competenze educative efficaci.

La sicurezza si costruisce con comunità educanti che si prendono cura: non basta aumentare repressione, sanzioni, divieti, controlli. Se mancano azioni di prevenzione e cura educativa fin dalla prima infanzia, non si fa che spostare il problema più avanti, rendendolo più grave, perché quando si manifestano i comportamenti che ci sconvolgono, è tardi! Ed è molto più difficile intervenire e recuperare le problematiche.

Il passo basilare è costruire gli alfabeti dei sentimenti, insegnare le parole per dire ciò che si prova e cogliere il nesso con il comportamento che ne deriva.

Occorre poi incrementare la genitorialità diffusa, la comunità, la condivisione. Perché nelle famiglie, divenute sempre più piccole per la denatalità, è cresciuta l’insicurezza: i genitori misurano la loro “riuscita” dalla riuscita dei figli e queste elevate aspettative affossano la serenità nei figli, nelle relazioni con altre famiglie e con la scuola, servizi sociali, associazioni.

Famiglie e scuole devono essere spazi in cui si possa parlare, luoghi in cui gli adulti siano presenze significative e affidabili nell’educazione affettiva, relazionale, civile: non solo controllori ma interlocutori capaci di offrire tempo, ascolto, racconti, empatia, solidarietà, amicizia, gesti dove il prendersi cura prevale.

Oltre alla scuola e alla famiglia c’è poi il mondo informatico. Non possiamo certo ignorare l’importanza di educare ad un uso corretto, nei modi e nei tempi, degli strumenti della rete, affinché il web non si insinui nei vissuti e la realtà virtuale non condizioni la vita reale, sospingendo i giovani verso la violenza e verso una dipendenza che allontana dalle relazioni autentiche.

Tra gli altri ambiti importanti su versante educativo e preventivo vi è l’accesso a opportunità di umanizzazione attraverso sport, cultura, socialità, apertura. Lo sport è occasione educativa se insegna a fare squadra (non tifoserie), a costruire rispetto reciproco, a fallire e ritentare E così il gioco, che non è una perdita di tempo, ma è pensare, è scoperta di sé, è condividere.

Investire precocemente sull’educazione emotiva può avvalersi dunque di molte realtà, ruoli, persone per accompagnare relazioni positive di solidarietà e amicizia. Perché ogni volta che la violenza entra in una scuola, è un’intera comunità adulta che viene coinvolta nella responsabilità di fermare la brutalità o l’indifferenza e per non perdere la capacità di costruire la comunicazione “vera” della comunità educante.

 www.avvenire.it  

 -    ÉDUQUER POUR PRÉVENIR

    par VANNA IORI

La crise émotionnelle qui se manifeste dans les comportements des adolescents et des jeunes adultes englobe des problèmes sociaux et relationnels, ainsi que des actes d'agression et de violence rapportés quotidiennement dans les médias. Nous sommes confrontés à une blessure collective qui remet profondément en question le monde adulte.

L'agressivité qui explose chez les adolescents ne surgit pas du néant. Le harcèlement scolaire, le cyberharcèlement et la hausse de la consommation de substances illicites et de l'usage d'armes blanches sont l'aboutissement d'une longue chaîne de silences, de solitude et de fragilité insoupçonnée qui se traduisent par des actes extrêmes, comme les plus récents. C'est souvent l'expression du désespoir, lorsque les mots n'ont pas été entendus, enseignés ou soutenus, lorsque les émotions n'ont trouvé aucun répit, lorsque la colère est restée incontrôlée.

De nombreuses données issues de recherches sur les adolescents (comme celles de l'Observatoire de la jeunesse de l'Institut Toniolo) font état d'expériences de colère, de dépression, de peurs et d'insécurités, mais

De nombreux sentiments et gestes positifs, l'empathie, la solidarité et l'espoir qui enrichissent le vécu des jeunes sont également évoqués. Cependant, les médias abordent rarement ces aspects positifs.

Et assurément, l’urgence d’intervenir et d’indiquer les actions que nous devons mettre en œuvre pour prévenir ce malaise et les comportements qui en découlent exige des réponses efficaces dans nos gestes, dans nos paroles, dans les actions que nous devons entreprendre en tant qu’individus et en tant que communauté.

La famille et l'école sont les lieux privilégiés pour inculquer le sens de la protection, l'écoute et la planification de l'avenir. Mais ce sont des investissements, et non des slogans, qu'il faut.

Nous avons besoin d'une vision qui place le droit de grandir en toute confiance au centre de ses préoccupations, c'est-à-dire en investissant dans des ressources stables pour les écoles et les services éducatifs, dans des projets de lutte contre la pauvreté éducative, dans des centres communautaires et dans des compétences éducatives efficaces.

La sécurité repose sur des communautés bienveillantes et solidaires : accroître la répression, les sanctions, les interdictions et les contrôles ne suffit pas. Si la prévention et l’éducation ne sont pas mises en œuvre dès la petite enfance, nous ne ferons que repousser le problème et l’aggraver. Car lorsque les comportements qui nous dérangent se manifestent, il est déjà trop tard ! Et il devient beaucoup plus difficile d’intervenir et de régler les problèmes.

La première étape consiste à construire l'alphabet des émotions, à enseigner les mots pour exprimer ce que l'on ressent et à comprendre le lien avec le comportement qui en découle.

Il est également nécessaire de développer l'implication parentale, le soutien communautaire et le partage. En effet, les familles, de plus en plus petites en raison de la baisse de la natalité, sont de plus en plus précaires : les parents mesurent leur « réussite » à l'aune de celle de leurs enfants, et ces attentes élevées nuisent à la sérénité de ces derniers, à leurs relations avec les autres familles, ainsi qu'avec les écoles, les services sociaux et les associations.

Les familles et les écoles doivent être des espaces où l'on peut dialoguer, des lieux où les adultes sont des présences importantes et fiables dans l'éducation émotionnelle, relationnelle et civique : non pas seulement des contrôleurs, mais des interlocuteurs capables d'offrir du temps, de l'écoute, des histoires, de l'empathie, de la solidarité, de l'amitié, des gestes où règne la bienveillance.

Au-delà de l'école et de la famille, il y a aussi le monde des technologies de l'information. Nous ne pouvons certainement pas ignorer l'importance d'enseigner le bon usage des outils en ligne, tant en termes de timing que de méthodes, afin que le web n'envahisse pas nos vies et que la réalité virtuelle n'influence pas la vie réelle, poussant les jeunes vers la violence et une dépendance qui les éloigne des relations authentiques.

Parmi les autres domaines importants de l'éducation et de la prévention figure l'accès à des opportunités d'épanouissement personnel par le sport, la culture, les interactions sociales et l'ouverture d'esprit. Le sport est une source d'apprentissage s'il enseigne le travail d'équipe (et non le fanatisme), le respect mutuel et l'apprentissage de l'échec et de la persévérance. Le jeu l'est tout autant : loin d'être une perte de temps, il est une manière de penser, de se découvrir et de partager.

Investir tôt dans l'éducation émotionnelle permet ainsi de mobiliser de nombreuses réalités, rôles et personnes pour favoriser des relations positives de solidarité et d'amitié. Car chaque fois que la violence s'introduit dans un établissement scolaire, c'est toute la communauté adulte qui se voit confier la responsabilité d'enrayer la brutalité ou l'indifférence et de préserver la capacité à instaurer une véritable communication au sein de la communauté éducative.

 www.avvenire.it  

EDUCATE TO PREVENT

-         by VANNA IORI

The emotional crisis manifesting in adolescent and youth behaviors includes social and relational issues, as well as acts of aggression and violence reported daily in the news. We are facing a collective wound, which profoundly questions the adult world.

The aggression that explodes among adolescents doesn't arise in a vacuum. Bullying, cyberbullying, and the rise in substance abuse and knife use are the culmination of a long chain of silences, loneliness, and unrecognized fragility that translate into extreme acts, like the most recent ones. It's often a language of desperation, when words haven't been heard, taught, or supported, when emotions have found no respite, when anger has been left unchecked.

Many data present in research on adolescents (such as those of the Youth Observatory of the Toniolo Institute), indicate experiences of anger, depression, fears, insecurities, but

Many positive feelings and gestures, empathy, solidarity, and hope that enrich youthful experiences are also mentioned. However, the news and the media rarely discuss the positive aspects.

And certainly the urgency to intervene and indicate what actions we must implement to prevent the malaise and the resulting behaviors requires effective responses in our gestures, in our words, in the actions we must activate as individuals and as a community.

Family and school are the primary places to instill protection, listening, and planning for the future. But investments, not slogans, are needed.

We need a vision that puts the right to grow with confidence at its centre, that is, investing in stable resources for schools and educational services, projects to combat educational poverty, community centres, and effective educational skills.

Safety is built with caring, nurturing communities: increasing repression, sanctions, bans, and controls isn't enough. If prevention and educational interventions aren't implemented from early childhood, we'll only push the problem further forward, making it worse. Because by the time the behaviors that upset us manifest, it's too late! And it's much more difficult to intervene and address the issues.

The basic step is to build the alphabets of feelings, teach the words to express what one feels and understand the connection with the resulting behavior.

We also need to increase widespread parenting, community, and sharing. Because families, increasingly smaller due to the declining birth rate, have become increasingly insecure: parents measure their "success" by their children's success, and these high expectations undermine the serenity of their children, their relationships with other families, and with schools, social services, and associations.

Families and schools must be spaces where we can talk, places where adults are significant and reliable presences in emotional, relational, and civic education: not just controllers but interlocutors capable of offering time, listening, stories, empathy, solidarity, friendship, gestures where caring prevails.

Beyond school and family, there's also the world of information technology. We certainly can't ignore the importance of teaching the proper use of online tools, both in terms of timing and methods, so that the web doesn't infiltrate our lives and virtual reality doesn't influence real life, pushing young people toward violence and a dependency that distances them from authentic relationships.

Among other important areas of education and prevention is access to opportunities for humanization through sports, culture, social interaction, and openness. Sport is an educational opportunity if it teaches teamwork (not fandom), building mutual respect, and learning to fail and try again. And so is play, which isn't a waste of time, but rather a way of thinking, of self-discovery, of sharing.

Investing early in emotional education can therefore leverage many realities, roles, and people to foster positive relationships of solidarity and friendship. Because every time violence enters a school, an entire adult community is charged with the responsibility of stopping brutality or indifference and maintaining the ability to build "true" communication within the educational community.

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EDUCAR PARA PREVENIR

-         por VANNA IORI

La crisis emocional que se manifiesta en el comportamiento de adolescentes y jóvenes incluye problemas sociales y relacionales, así como actos de agresión y violencia que aparecen a diario en las noticias. Nos enfrentamos a una herida colectiva que cuestiona profundamente el mundo adulto.

La agresividad que estalla entre los adolescentes no surge de la nada. El acoso, el ciberacoso y el aumento del abuso de sustancias y el uso de armas blancas son la culminación de una larga cadena de silencios, soledad y fragilidad no reconocida que se traduce en actos extremos, como los más recientes. A menudo es un lenguaje de desesperación, cuando las palabras no se han escuchado, enseñado ni apoyado, cuando las emociones no han encontrado respiro, cuando la ira no se ha controlado.

Muchos datos presentes en las investigaciones sobre adolescentes (como los del Observatorio de la Juventud del Instituto Toniolo), indican experiencias de ira, depresión, miedos, inseguridades, pero

También se mencionan muchos sentimientos y gestos positivos, como la empatía, la solidaridad y la esperanza, que enriquecen las experiencias de los jóvenes. Sin embargo, las noticias y los medios de comunicación rara vez abordan los aspectos positivos.

Y ciertamente la urgencia de intervenir y señalar qué acciones debemos implementar para prevenir el malestar y las conductas resultantes requiere respuestas efectivas en nuestros gestos, en nuestras palabras, en las acciones que debemos activar como individuos y como comunidad.

La familia y la escuela son los espacios principales para inculcar protección, escucha y planificación para el futuro. Pero se necesitan inversiones, no eslóganes.

Necesitamos una visión que ponga en el centro el derecho a crecer con confianza, es decir, invertir en recursos estables para escuelas y servicios educativos, proyectos para combatir la pobreza educativa, centros comunitarios y habilidades educativas efectivas.

La seguridad se construye con comunidades solidarias y protectoras: aumentar la represión, las sanciones, las prohibiciones y los controles no es suficiente. Si no se implementan intervenciones preventivas y educativas desde la primera infancia, solo agravaremos el problema. Porque para cuando se manifiesten los comportamientos que nos perturban, ¡ya es demasiado tarde! Y es mucho más difícil intervenir y abordar los problemas.

El paso básico es construir los alfabetos de los sentimientos, enseñar las palabras para expresar lo que uno siente y comprender la conexión con el comportamiento resultante.

También necesitamos fomentar la crianza, la comunidad y el compartir de forma generalizada. Porque las familias, cada vez más pequeñas debido a la disminución de la natalidad, se han vuelto cada vez más inseguras: los padres miden su "éxito" por el éxito de sus hijos, y estas altas expectativas minan la serenidad de sus hijos, sus relaciones con otras familias, y con las escuelas, los servicios sociales y las asociaciones.

Las familias y las escuelas deben ser espacios donde poder hablar, lugares donde los adultos seamos presencias significativas y fiables en la educación emocional, relacional y cívica: no sólo controladores sino interlocutores capaces de ofrecer tiempo, escucha, historias, empatía, solidaridad, amistad, gestos donde prevalezca el cuidado.

Más allá de la escuela y la familia, también está el mundo de las tecnologías de la información. Sin duda, no podemos ignorar la importancia de enseñar el uso adecuado de las herramientas en línea, tanto en términos de tiempo como de métodos, para que la web no se infiltre en nuestras vidas y la realidad virtual no influya en la vida real, empujando a los jóvenes a la violencia y a una dependencia que los aleja de las relaciones auténticas.

Entre otras áreas importantes de la educación y la prevención se encuentra el acceso a oportunidades de humanización a través del deporte, la cultura, la interacción social y la apertura. El deporte es una oportunidad educativa si enseña el trabajo en equipo (no la afición), fomenta el respeto mutuo y aprende a fallar y a volver a intentarlo. Y también lo es el juego, que no es una pérdida de tiempo, sino una forma de pensar, de autodescubrimiento y de compartir.

Por lo tanto, invertir tempranamente en la educación emocional puede aprovechar diversas realidades, roles y personas para fomentar relaciones positivas de solidaridad y amistad. Porque cada vez que la violencia entra en una escuela, toda una comunidad adulta tiene la responsabilidad de frenar la brutalidad o la indiferencia y de mantener la capacidad de construir una comunicación auténtica dentro de la comunidad educativa.

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