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domenica 12 novembre 2023

ÉDUQUER, C'EST HUMANISER

 Protéger le droit des parents 

d'éduquer leurs enfants en toute liberté

 

Le Pape a rencontré une centaine de participants à l’assemblée générale de l’association européenne des parents, samedi 11 novembre, en salle du Consistoire au Palais apostolique. Devant cette organisation représentant plus de 150 millions de parents du Vieux Continent, l’évêque de Rome a proposé une réflexion sur la vocation et la mission des parents dans une Europe en proie à tous les matérialismes et subjectivismes rendant ardue l’éducation des enfants.

Le Souverain pontife a d'emblée regretté que la mission éducative des parents ne soit pas favorisée aujourd'hui par le contexte culturel en Europe. Elle est marquée selon lui par « un subjectivisme éthique et un matérialisme pratique ». La dignité de la personne humaine est toujours affirmée mais parfois peu respectée, dénonce le Saint-Père, constatant le désarroi de parents se rendant vite compte que leurs enfants baignent dans cette atmosphère culturelle. « Ce qu'ils "respirent", ce qu'ils absorbent des médias, est souvent en contradiction avec ce qui était considéré comme "normal" il y a encore quelques décennies et qui semble ne plus l'être aujourd'hui», affirme le Successeur de Pierre.

Face aux difficultés « parfois décourageantes», le Pape prône donc «la passion de l'éducation» chez les parents. « Certes, la culture a changé, mais les besoins les plus profonds du cœur humain restent immuables et finissent tôt ou tard par se manifester chez les enfants. Nous devons toujours partir de là», encourage l’évêque de Rome, rappelant que Dieu lui-même a inscrit dans notre nature «les exigences irrépressibles de l'amour, de la vérité, de la beauté, de la relation et du don de soi, de l'ouverture au "toi" de l'autre et de l'ouverture au "toi" transcendant». Ces besoins du cœur sont des alliés puissants de tout éducateur, relève-t-il, assurant qu’en les faisant ainsi émerger, les enfants n'auront aucune difficulté à voir le bien.

 Découvrir la positivité fondamentale de l'existence

«La tâche de l'éducation peut être considérée comme réussie lorsque les enfants découvrent la positivité fondamentale de leur existence, de leur être dans le monde, et lorsque, forts de cette conviction, ils affrontent l'aventure de la vie avec confiance et courage, convaincus qu'ils ont eux aussi une mission à accomplir, une mission dans laquelle ils trouveront leur accomplissement et leur bonheur», détaille encore François, reliant cette mission «à l’amour de Dieu» à la racine.

 « Dieu lui-même a fait de moi un bon don et je suis un don pour mes proches et pour le monde, et tout le monde peut le dire. Cette certitude aide à ne pas vivre mû par une tendance dévalorisante à "s’économiser", dans le souci constant de se préserver, de ne pas trop s'impliquer, de ne pas se salir les mains. Il y a ces pièges...», observe le Pape, plaidant au contraire pour le fait de «perdre sa vie pour autrui». «La vie s'ouvre à toute sa richesse et à toute sa beauté lorsqu'elle est dépensée».

 C’est selon lui la grande tâche éducative des parents : former des personnes libres et généreuses qui ont connu l'amour de Dieu et qui donnent gratuitement ce qu'elles savent avoir reçu comme un don. La transmission de la gratuité n'est pas facile à transmettre, constate-t-il encore, reliant cet élément à l’ensemble de la société.

 Sans rôle social des parents, les enfants grandissent « comme des îles»

«C'est aussi là que se trouvent les racines d'une société saine. C'est pourquoi il est important que le rôle social des parents soit reconnu à tous les niveaux. Éduquer un enfant est un véritable travail social, car il s'agit de le former à la relation, au respect des autres, à la coopération en vue d'un objectif commun, de le former à la responsabilité, au sens du devoir, à la valeur du sacrifice pour le bien commun.»

 Sans cela, le Pape affirme que les enfants grandissent comme des "îles", déconnectés des autres, incapables d'une vision commune, habitués à considérer leurs propres désirs comme des valeurs absolues : «des enfants capricieux, mais cela se produit généralement lorsque les parents sont capricieux ! C'est ainsi que la société se déconstruit, s'appauvrit, s'affaiblit et devient de plus en plus inhumaine ».

 Liberté des parents face aux idéologies en milieu scolaire

Et le Pape d’exhorter à protéger le droit des parents d'élever et d'éduquer leurs enfants en toute liberté, sans être contraints, dans quelque domaine que ce soit, et en particulier dans l'environnement scolaire, d'accepter des programmes éducatifs qui sont en contradiction avec leurs croyances et leurs valeurs. « Il s'agit d'un très grand défi à l'heure actuelle», note-t-il, assurant aux familles que l’Église marche à leurs côtés.

 Le Pape a enfin rappelé la mise en place du « Pacte éducatif mondial » depuis 2019 et la création concomitante d’un «Pacte pour la famille» entre les acteurs culturels, académiques, institutionnels et pastoraux, pour mettre au centre la famille et ses relations: homme-femme, parents-enfants, liens fraternels. Le tout, pour surmonter certaines fractures qui affaiblissent actuellement les processus éducatifs : la fracture entre l'éducation et la transcendance, la fracture dans les relations interpersonnelles, la fracture qui éloigne la société de la famille, créant des inégalités et de nouvelles pauvretés.

 Vatican News

 DISCOURS DU PAPE

[EN - IT]


lunedì 21 marzo 2022

LE MONDE A SOIF DE PAIX


 MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS,

SIGNÉ PAR LE SECRÉTAIRE D'ETAT PIETRO PAROLIN,

À L'OCCASION DU 9ème FORUM MONDIAL DE L'EAU

Au nom du pape François, je voudrais exprimer mes plus cordiales salutations à tous les participants réunis pour le 9ème Forum Mondial de l’Eau, autour du thème La sécurité de l’eau pour la paix et le développement. Il convient de souligner l’importance de cette question, tant sont nombreux les défis actuels et futurs la concernant pour notre humanité.

Notre monde a soif de paix, de ce bien indivisible qui nécessite l’effort et la contribution constante de chacun et qui repose notamment sur la réalisation des besoins essentiels et vitaux de chaque personne humaine.

La sécurité de l’eau est aujourd’hui menacée par divers facteurs, notamment, la pollution, les conflits, le changement climatique et l’exploitation abusive des ressources naturelles.  L’eau constitue pourtant un atout précieux pour la paix. De ce fait, on ne saurait la considérer simplement comme un bien privé, générateur de profit mercantile et sujet aux lois du marché.

De plus, le droit à l’eau potable et à l’assainissement est étroitement lié au droit à la vie, qui est enraciné dans la dignité inaliénable de la personne humaine et constitue une condition pour l’exercice des autres droits humains. L’accès à l’eau et à l’assainissement constitue en réalité un « droit humain primordial, fondamental et universel, parce qu’il détermine la survie des personnes ». Par conséquent, le monde a « une grave dette sociale envers les pauvres qui n’ont pas accès à l’eau potable » [1], mais aussi envers tous ceux pour qui les sources d’eau potable traditionnelles ont été polluées au point de les rendre dangereuses, détruites par les armes et rendues inutilisables, ou encore taries suite à une mauvaise gestion forestière.

Aujourd’hui, plus de 2 milliards de personnes se voient privées d’un accès à l’eau potable et/ou à l’assainissement. Pensons à toutes les conséquences concrètes que cela peut avoir en particulier pour les patients dans les centres de santé, pour les femmes en travail, pour les prisonniers, les réfugiés, les déplacés.

J’adresse un appel à tous les responsables et dirigeants politiques, économiques, aux diverses administrations, à ceux qui sont en mesure d’orienter la recherche, les financements, l’éducation et l’exploitation des ressources naturelles et de l’eau en particulier, afin qu’ils aient à cœur de servir dignement le bien commun, avec  détermination, intégrité et dans un esprit de coopération. [2] 

Soulignons de plus, qu’ « affronter les questions liées à la pénurie d’eau et à l’amélioration de la gestion de l’eau, en particulier par les communautés, peut aider à créer une plus grande cohésion sociale et davantage de solidarité » [3], à initier des processus [4], à tisser des liens. De fait, l’eau nous est un don de Dieu et un héritage commun dont il convient d’assurer la destination universelle pour chaque génération.

Par ailleurs, il est un constat selon lequel « les eaux douces, aussi bien en surface que souterraines, sont largement transfrontalières. [Par conséquent], si des pays s’accordaient davantage pour collaborer au sujet de l’eau dans divers endroits du monde, ce serait une grande avancée pour la paix. (…) Des mécanismes rodés de coopération en matière d’eaux transfrontalières constituent un important élément de paix et de prévention des conflits armés. » [5] A ce propos, comment ne pas penser au fleuve Sénégal, mais aussi au Niger, au Nil et aux autres grands fleuves qui traversent plusieurs pays ? Dans toutes ces situations, l’eau doit devenir un symbole d’accueil et de bénédiction, un motif de rencontre et de collaboration qui fasse grandir la confiance mutuelle et la fraternité.

Rappelons « qu’à l’origine de celle que nous appelons la nature dans son sens cosmique, il y a un dessein d’amour et de vérité [, et que] le monde n’est pas le fruit d’une nécessité quelconque, d’un destin aveugle ou du hasard » [6]. Gérer l’eau de façon durable et avec des institutions efficaces et solidaires ne constitue donc pas seulement une contribution à la paix ; c’est aussi une façon de reconnaitre ce don de la création qui nous est confié pour qu’ensemble nous en prenions soin.

Le Pape François vous assure de sa prière pour que ce Forum Mondial de l’Eau soit l’occasion de travailler ensemble à la réalisation du droit à l’eau potable et à l’assainissement pour chaque personne humaine, et pour qu’il contribue ainsi à faire de l’eau un véritable symbole de partage, de dialogue constructif et responsable en faveur d’une paix durable, parce qu’édifiée sur la confiance [7].

  Cardinal Pietro Parolin

Secrétaire d'État de Sa Sainteté

Vatican News  

MESSAGE DU PAPE




mercoledì 9 marzo 2022

LE COURAGE DES FEMMES


L'Église et le monde 

ont besoin 

du courage des femmes

Alors que s’est achevée, le 8 mars, la Conférence internationale sur les femmes docteurs de l'Église et patronnes de l'Europe organisée à Rome, le Saint-Père s’est adressé à tous les participants. «La sensibilité du monde actuel exige que la femme soit restaurée dans la dignité et la valeur intrinsèque» dont elle a été dotée par le Créateur, a-t-il expliqué.

-         Claire Riobé - Cité du Vatican

 Saintes Thérèse d’Avila, Hildegarde de Bingen, Thérèse de Lisieux ou encore Edith Stein. L’enseignement de ces grandes figures chrétiennes, déclarées docteurs de l'Église ou patronnes de l'Europe, ont été au cœur de deux jours de conférence, organisés les 7 et 8 mars à Université pontificale Urbanienne de Rome.

Dans un message adressé aux participants de la rencontre, le Saint Père est revenu sur «l'éminente doctrine de ces saintes», dont la vie et le témoignage offrent une lumière sur les défis chrétiens de notre temps.

«La doctrine (de ces femmes) donne un espoir à notre monde fragmenté et en manque d’harmonie», a-t-il annoncé. Dociles à l'Esprit, par la grâce du baptême, ces femmes docteurs de l'Église ou patronnes de l'Europe ont suivi leur chemin de foi, «mues non par des idéologies changeantes», relève François, «mais par une adhésion inébranlable à "l'humanité du Christ" qui imprègne leurs actions.»

À l'image de chacune et chacun d'entre nous, Catherine de Sienne, Thérèse d'Avila ou Brigitte de Suède se sont également parfois senties incapables et limitées face à une tâche qui les dépassait. «Où ont-elles puisé la force de la réaliser, sinon dans l'amour de Dieu qui remplissait leur cœur ?», questionne le Saint Père. Elles sont parvenues, à leur manière, à réaliser pleinement leur vocation, leur "petite voie", leur projet de vie. «Un chemin accessible à tous, celui de la sainteté ordinaire», affirme le successeur de Pierre.

Une féminité nécessaire à l'Eglise et au monde

François est ensuite revenu sur les différents exemples de féminité que ces femmes laissent à l’Église et au monde. «La sensibilité du monde actuel exige que l'on rende aux femmes la dignité et la valeur intrinsèque dont le Créateur les a dotées», demande François. L'exemple de vie de Catherine de Sienne, d’Edith Stein ou encore de Thérèse d’Avila, met ainsi en évidence certains des éléments qui composent cette féminité «si nécessaire» à l'Église et au monde. 

Sœur Cécile Rastoin est moniale du carmel de Montmartre et auteur de plusieurs ouvrages sur sainte Édith Stein. Alors que les hostilités russes en Ukraine ont récemment fait naître ...

Le «courage d'affronter les difficultés, la capacité d'être pratique, une disposition naturelle à être proactive pour ce qu'il y a de plus beau et de plus humain», explique François. Autre qualité féminine que nous révèle ces saintes, une «vision clairvoyante et prophétique du monde et de l'histoire qui les a rendues semeurs d'espoir et bâtisseurs de l'avenir»

Le dévouement de ces femmes au service de l'humanité s'accompagnait enfin d'un grand amour pour l’Église. Ces dernières «se sentaient coresponsables de la réparation des péchés et des misères de leur temps», indique le Souverain Pontife, «et elles contribuaient à la mission d'évangélisation en pleine harmonie et communion ecclésiale», souligne-t-il.

François a conclu son message en souhaitant que les fruits de cette conférence soient «un encouragement à promouvoir cette "sainteté féminine"» aujourd'hui, qui rend l'Église et le monde si féconds.

 Vatican News

 

giovedì 8 luglio 2021

EDGAR MORIN - 100me ANNIVERSAIRE


 Edgar Morin : Penseur de la complexité, 

humaniste au fil et au-delà d’une vie centenaire



Edgar Nahoum, dit Edgar Morin, né le  à Paris, 

célèbre son 100e anniversaire

Emmanuel Banywesize Mukambilwa

 En cette année 2021 qui marque le centième anniversaire d’Edgar Morin, il importe de revisiter son œuvre1 pour en indiquer l’actualité ainsi que la portée épistémologique et éthique. Il s’agit certes, et dans le cas d’espèce, de contribuer à la célébration mondiale d’un penseur majeur, d’un humaniste qui a traversé le XXe siècle et dont la pensée complexe se construit à partir des expériences vécues, des avancées et des crises des sciences, de la philosophie, des sociétés et de l’humanité. Mais le présent texte vise surtout à montrer que Morin, en son œuvre plurielle qui  J’ai rencontré, pour la première fois, son œuvre monumentale surtitrée La Méthode (à ce jour articulée en six tomes parus aux Éditions du Seuil) dans les années 1990, au cours de mes études de philosophie à l’Université de Lubumbashi, en République démocratique du Congo (ex-Zaïre). J’y ai consacré d’abord mon mémoire de Master, intitulé L’épistémologie systémique d’Edgar Morin. Une contribution critique à l’histoire des sciences (1997), ensuite, celui d’Études approfondies en philosophie, titré Critique de la science classique dans « La Méthode » d’Edgar Morin (2004) et, enfin, ma thèse de doctorat soutenue en régime de cotutelle Sociologie (Université Paris 5, René Descartes) et Philosophie (Université de Lubumbashi) : Le Complexe. Contribution à l’avènement de l’Organisaction chez Edgar Morin (2006). 

En somme, l’œuvre de Morin m’a inspiré des articles scientifiques publiés dans des livres collectifs et des revues à comité scientifique en des universités en Europe, en Amérique et en Afrique.influence et irrigue des recherches scientifiques et philosophiques dans le monde, promeut un universel de la rencontre dont l’horizon est l’humanisme unidiversal, c’est-à-dire un humanisme qui reconnaît et promeut l’humain en son unité et en sa diversité (pluralité). Car, pour paraphraser Edgar Morin, l’unité constitue le trésor de la diversité humaine, autant que la diversité est le trésor de l’unité humaine .

La matrice de cet universel est, à coup sûr, l’épistémologie de la complexité. C’est une épistémologie non-cartésienne. Le pari de cette épistémologie non-cartésienne consiste à relier les savoirs, relever la complexité de la connaissance et de la science et, au demeurant, complexifier la Raison longtemps enfermée dans les binarismes réducteurs et exclusifs institués par les principes épistémo-logiques et méthodologiques du paradigme de simplicité. On sait que chaque culture reproduit son paradigme dans ses activités cognitives et sociopolitiques. La modernité occidentale a favorisé le paradigme de simplicité qui, au fil du temps, a participé à installer et à légitimer des postures disjonctives et réductrices au cœur des pratiques épistémiques et du social. Ce paradigme a généré des connaissances parcellaires, réductrices, voire discriminatoires, dont les conséquences néfastes sont repérables dans le rapport de l’homme au monde et des humains entre eux. …..

Voir : EM_Banywesize_Pour_100_Edgar_Morin_Version_relue.pdf (edgarmorin.org)

*Emmanuel Banywesize Mukambilwa, Professeur ordinaire d’Épistémologie Faculté des Lettres et Sciences humaines Université de Lubumbashi (RD Congo)

Les vœux d’anniversaire de François pour le centenaire d’Edgar Morin




lunedì 18 gennaio 2021

MARTIN LUTHER KING, TÉMOIN DE LA NON-VIOLENCE, WITNESS OF NON-VIOLENCE

 Pour le Pape, le rêve d'harmonie de Martin Luther King 
est toujours d'actualité


Dans un message adressée à la fille de Martin Luther King, à l'occasion de la Journée dédiée à la mémoire et à l'héritage du pasteur américain, le Saint-Père soutient qu'"il est possible de travailler ensemble pour créer une communauté basée sur la justice et l'amour fraternel".

Le salut et la bénédiction du Pape arrivent par le biais d'un message aux participants à la commémoration du 18 janvier, le “Martin Luther King Day”, l'une des fêtes nationales les plus importantes aux États-Unis, au cours de laquelle la vie et l'engagement de Martin Luther King Jr, leader du mouvement pour les droits civils des Afro-Américains, sont rappelés et honorés. Le texte est adressé à sa fille Bernice Albertine King, également militante passionnée et présidente du King Center d'Atlanta.

Être des artisans de paix

«Dans ce monde d'aujourd'hui, écrit François, où se multiplient les défis ayant trait aux injustices sociales, aux divisions et aux conflits qui entravent la réalisation du bien commun, le rêve de Martin Luther King d'harmonie et d'égalité entre tous les peuples, réalisé par la non-violence et les instruments de la paix, reste toujours d'actualité». Citant ensuite son encyclique Fratelli tutti, le Pape rappelle que «chacun de nous est appelé à être un artisan de paix, à unir et non à diviser, à éteindre la haine et non à la préserver, à ouvrir les voies du dialogue». De cette façon, poursuit le Souverain Pontife, nous pourrons nous voir non pas comme des «étrangers» mais comme des prochains, dans la vérité de notre dignité commune d'enfants du Tout-Puissant. «Ce n'est que dans l'engagement quotidien constant de concrétiser cette vision, a encore souligné le Pape, qu'il est possible de travailler ensemble pour créer une communauté fondée sur la justice et l'amour fraternel».

Le chemin de la non-violence

En juin dernier, au lendemain de la Journée de la liberté, L'Osservatore Romano et Vatican News avaient interrogé la fille de l'iconique pasteur d'Atlanta; elle soulignait alors l'harmonie de vue entre son père et le Pape François, qu'elle a rencontré à deux reprises au Vatican en 2018. Rappelant l'appel du Souverain Pontife à ne pas choisir la voie de la violence car menant à l'autodestruction, Bernice King affirmait que «les moyens que nous utilisons doivent être cohérents avec le but que nous voulons atteindre, et si ce but est la paix, nous ne pouvons certainement pas atteindre la paix par des méthodes violentes». Et ceci, a-t-elle ajouté, «est certainement dans la ligne de la pensée de mon père. Si nous embrassons la non-violence, nous pourrons progresser dans la construction d'un monde plus juste, plus égalitaire, plus humain et plus pacifique».

 Pope Francis upholds Martin Luther King's nonviolent legacy

Pope Francis sends a message to participants at a Commemorative Service honouring the life and achievements of Dr Martin Luther King Jr, and encourages all children of God to be artisans of peace.

By Vatican News staff writer

Marking a Commemorative Service honouring the life and the achievements of Dr Martin Luther King Jr, Pope Francis sent a message on Monday to participants at the ceremony in which he recalled Dr King’s peaceful activism for harmony and equality for all people.

The “Beloved Community Commemorative Service” on 18 January is the culminating event of a weeklong celebration of Dr Martin Luther King, Jr.’s life and legacy.

In his message, the Pope sends his “cordial greetings and good wishes” to all taking part in the event.

“In today’s world, which increasingly faces the challenges of social injustice, division and conflict that hinder the realization of the common good, Dr King’s dream of harmony and equality for all people, attained through nonviolent and peaceful means, remains ever timely,” he writes.

Pope Francis goes on to quote from his encyclical, Fratelli tutti, saying “Each one of us is called to be an artisan of peace, by uniting and not dividing, by extinguishing hatred and not holding on to it, by opening paths of dialogue.”

“In this way, we will be able to see ourselves, not as “others”, but as neighbours, in the truth of our shared dignity as children of Almighty God. Only by striving daily to put this vision into practice can we work together to create a community built upon justice and fraternal love,” he says.

Pope Francis concludes invoking the divine blessings of wisdom and peace upon all present at the Commemorative Service.

 

VATICAN NEWS

 

 

 

mercoledì 6 gennaio 2021

LEVER LES YEUX - TO LIFT UP OUR EYES - LEVANTAR LA VISTA - DIE AUGEN ERHEBEN


AR  - DE  - EN  - ES  - FR  - IT  - PL  - PT

Pape François: L’évangéliste Matthieu souligne que les Mages, quand ils arrivèrent à Bethléem, « virent l’enfant avec Marie sa mère, se prosternèrent et l’adorèrent » (Mt 2, 11). Adorer le Seigneur n’est pas facile, ce n’est pas un fait immédiat : cela exige une certaine maturité spirituelle, étant le point d’arrivée d’un cheminement intérieur, parfois long. L’attitude d’adorer Dieu n’est pas spontanée en nous. L’être humain a besoin, oui, d’adorer, mais il risque de se tromper d’objectif ; en effet, s’il n’adore pas Dieu, il adorera des idoles, – il n’y a pas de demie mesure, ou Dieu ou les idoles, ou pour prendre une expression d’un écrivain français : “Celui qui n’adore pas Dieu, adore le diable” (Léon Bloy) – et au lieu d’être croyant, il deviendra idolâtre. C’est ainsi, aut aut.

A notre époque il est particulièrement nécessaire que, aussi bien individuellement que communautairement, nous consacrions plus de temps à l’adoration, en apprenant toujours mieux à contempler le Seigneur. Si le sens de la prière d’adoration est un peu perdu, nous devons le retrouver, aussi bien communautairement que dans notre vie spirituelle. Aujourd’hui, nous nous mettons donc à l’école des Mages, pour en tirer quelques enseignements utiles : comme eux, nous voulons nous prosterner et adorer le Seigneur. L’adorer sérieusement, et non comme a dit Hérode : « Faites-moi savoir où il est et j’irai l’adorer ». Non, cette adoration ne va pas. Sérieusement !

De la liturgie de la Parole d’aujourd’hui nous tirons trois expressions qui peuvent nous aider à mieux comprendre ce que signifie être adorateurs du Seigneur. Ces expressions sont : “lever les yeux”, “se mettre en voyage” et “voir”. Ces trois expressions nous aideront à comprendre ce que signifie être des adorateurs du Seigneur.

La première expression, lever les yeux, le prophète Isaïe nous l’offre. A la communauté de Jérusalem, revenue récemment de l’exil et prostrée par le découragement dû aux nombreuses difficultés, le prophète adresse cette forte invitation : « Lève les yeux alentour, et regarde » (60, 4). C’est une invitation à mettre de côté la fatigue et les plaintes, à sortir des exigüités d’une vision étroite, à se libérer de la dictature du moi, toujours enclin à se replier sur soi-même et sur ses propres préoccupations. Pour adorer le Seigneur il faut tout d’abord “lever les yeux” : ne pas se laisser emprisonner par les fantasmes intérieurs qui éteignent l’espérance, et ne pas faire des problèmes et des difficultés le centre de l’existence. Cela ne veut pas dire nier la réalité, en faisant semblant ou en croyant que tout va bien. Non. Il s’agit au contraire de regarder d’une manière nouvelle les problèmes et les angoisses, en sachant que le Seigneur connaît nos situations difficiles, écoute attentivement nos invocations et n’est pas indifférent aux larmes que nous versons.

Ce regard qui, malgré les vicissitudes de la vie, demeure confiant dans le Seigneur, produit la gratitude filiale. Lorsque cela arrive, le cœur s’ouvre à l’adoration. Au contraire, lorsque nous fixons l’attention exclusivement sur les problèmes, en refusant de lever les yeux vers Dieu, la peur envahit le cœur et le désoriente, donnant lieu à la colère, au désarroi, à l’angoisse, à la dépression. Dans ces conditions il est difficile d’adorer le Seigneur. Si cela se vérifie, il faut avoir le courage de briser le cercle de nos conclusions acquises, sachant que la réalité est plus grande que nos pensées. Lève les yeux alentour et regarde : le Seigneur nous invite en premier lieu à avoir confiance en lui, parce qu’il prend réellement soin de tous. Si donc le Seigneur revêt ainsi l’herbe des champs, qui aujourd’hui existe et demain est jetée dans le four, combien plus il fera pour nous. (cf. Lc 12, 28). Si nous levons les yeux vers le Seigneur, et que nous considérons la réalité à sa lumière, nous découvrons qu’il ne nous abandonne jamais : le Verbe s’est fait chair (cf. Jn 1, 14) et demeure toujours avec nous, tous les jours (cf. Mt 28, 20). Toujours.

Quand nous levons les yeux vers Dieu, les problèmes de la vie ne disparaissent pas, non, mais nous sentons que le Seigneur nous donne la force nécessaire pour les affronter. “Lever les yeux” est donc le premier pas qui dispose à l’adoration. Il s’agit de l’adoration du disciple qui a découvert en Dieu une joie nouvelle, une joie différente. Celle du monde est fondée sur la possession des biens, sur le succès ou sur d’autres choses semblables, toujours avec le ‘moi’ au centre. Au contraire la joie du disciple du Christ trouve son fondement dans la fidélité de Dieu qui ne manque jamais à ses promesses, en dépit des situations de crise où nous pouvons nous trouver. Voici alors que la gratitude filiale et la joie suscitent le désir ardent d’adorer le Seigneur, qui est fidèle et ne nous laisse jamais seuls.

La deuxième expression qui peut nous aider est se mettre en voyage. Lever les yeux [la première] : la deuxième : se mettre en voyage. Avant de pouvoir adorer l’Enfant né à Bethléem, les Mages ont dû affronter un long voyage. Matthieu écrit : « Or, voici que des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent : “Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’Orient et nous sommes venus l’adorer.” » (Mt 2, 1-2). Le voyage implique toujours une transformation, un changement. Après un voyage on n’est plus comme avant. Il y a toujours quelque chose de nouveau en celui qui a accompli un cheminement : ses connaissances se sont étendues, il a vu des personnes et des choses nouvelles, il a expérimenté le renforcement de la volonté d’affronter les difficultés et les risques du trajet. On ne parvient à pas adorer le Seigneur sans passer d’abord par la maturation intérieure qui nous permet de nous mettre en voyage.

On devient adorateurs du Seigneur au moyen d’un cheminement graduel. L’expérience nous enseigne, par exemple, qu’une personne à cinquante ans vit l’adoration avec un esprit différent de celui qu’elle avait à trente ans. Celui qui se laisse modeler par la grâce, habituellement, s’améliore avec le temps: l’homme extérieur vieillit – dit saint Paul –, tandis que l’homme intérieur se renouvelle de jour en jour (cf. 2 Co 4, 16), se disposant toujours mieux à adorer le Seigneur. De ce point de vue, les échecs, les crises, les erreurs peuvent devenir des expériences instructives : ils servent très souvent à nous rendre conscients que seul le Seigneur est digne d’être adoré, parce que c’est seulement lui qui comble le désir de vie et d’éternité présent au plus profond de chaque personne. De plus, avec le temps, les épreuves et les fatigues de la vie – vécues dans la foi – contribuent à purifier le cœur, à le rendre plus humble et donc plus disponible à s’ouvrir à Dieu. Même les péchés, même la conscience d’être pécheurs, de trouver des choses très mauvaises. ‘Mais j’ai fait ceci… j’ai fait…’ : si tu le prends avec foi et avec repentir, avec contrition, cela t’aidera à grandir. Tout, tout aide, dit Paul de la croissance spirituelle, de la rencontre avec Jésus, même les péchés, même les péchés. Et saint Thomas ajoute : « etiam mortalia », même les gros péchés, les pires. Mais si tu le prend avec repentir cela t’aidera dans ce voyage vers la rencontre avec le Seigneur et à mieux l’adorer.

Comme les Mages, nous aussi, nous devons nous laisser instruire par le cheminement de la vie, marqué par les difficultés inévitables du voyage. Ne permettons pas que les fatigues, les chutes et les échecs nous jettent dans le découragement. En les reconnaissant au contraire avec humilité, nous devons en faire une occasion pour progresser vers le Seigneur Jésus. La vie n’est pas une démonstration d’habileté, mais un voyage vers celui qui nous aime. Nous ne devons pas à chaque pas de notre vie montrer la carte de nos vertus ; nous devons aller vers le Seigneur avec humilité. En regardant vers le Seigneur, nous trouverons la force pour progresser avec une joie renouvelée.

Et nous arrivons à la troisième expression : voir. Lever les yeux, se mettre en voyage, voir. L’Evangéliste écrit : « Ils entrèrent dans la maison, ils virent l’enfant avec Marie sa mère, ils se prosternèrent et l’adorèrent » (Mt 2, 10-11). L’adoration était l’acte d’hommage réservé aux souverains, aux grands dignitaires. Les Mages, en effet, ont adoré celui qu’ils savaient être le roi des Juifs (cf. Mt 2, 2). Mais, de fait, qu’ont-ils vu ? Ils ont vu un pauvre enfant avec sa mère. Et pourtant ces sages, venus de pays lointains, ont su transcender cette scène si humble et presque insignifiante, en reconnaissant en cet Enfant la présence d’un souverain. Ils ont été capables de “voir” au-delà de l’apparence. En se prosternant devant l’Enfant né à Bethléem, ils ont exprimé une adoration qui était avant tout intérieure : l’ouverture des coffrets apportés en dons fut un signe de l’offrande de leurs cœurs.

Pour adorer le Seigneur, il faut “voir” au-delà du voile du visible, qui souvent se révèle trompeur. Hérode et les notables de Jérusalem représentent la mondanité, perpétuellement esclave de l’apparence. Ils voient et ne savent pas voir – je ne dis pas qu’ils ne croient pas, c’est trop – ils ne savent pas voir parce que leur capacité est esclave de l’apparence et en quête d’attraits : elle donne de la valeur seulement aux choses sensationnelles, aux choses qui attirent l’attention de la plupart. Par ailleurs, dans les Mages nous voyons une attitude différente, que nous pourrions définir réalisme théologal – un mot trop ‘grande’, mais nous pouvons dire ainsi, un réalisme théologal : il perçoit avec objectivité la réalité des choses, en parvenant finalement à la compréhension que Dieu fuit toute ostentation. Le Seigneur est dans l’humilité, le Seigneur est comme cet enfant humble, il fuit l’ostentation, qui est justement le fruit de la mondanité. Cette manière de “voir” qui transcende le visible fait en sorte que nous adorons le Seigneur souvent caché dans des situations simples, dans des personnes humbles et exclues. Il s’agit donc d’un regard qui, en ne se laissant pas éblouir par les feux artificiels de l’exhibitionnisme, cherche, à chaque occasion, ce qui ne passe pas, cherche le Seigneur. C’est pourquoi, comme l’écrit l’apôtre Paul, « notre regard ne s’attache pas à ce qui se voit, mais à ce qui ne se voit pas ; ce qui se voit est provisoire, mais ce qui ne se voit pas est éternel » (2 Co 4, 18).

Que le Seigneur Jésus fasse de nous ses vrais adorateurs, capables de manifester par la vie son dessein d’amour qui embrasse l’humanité entière. Demandons la grâce pour chacun de nous et pour l’Eglise tout entière, d’apprendre à adorer, de continuer à adorer, de pratiquer beaucoup cette prière d’adoration, parce que Dieu seul est adoré.

 

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domenica 22 novembre 2020

REVER EN GRAND - GREAT DREAMS - SUENOS GRANDES - SOGNARE IN GRANDE

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 Christ-Roi: «La vie est le temps des choix forts, décisifs, éternels»

Réaliser de grands rêves pour vivre dans la gloire de Dieu, avoir le courage de choisir le bien et donner sa vie selon le critère de l’amour. Le Pape François a centré son homélie sur «les choix de vie et les choix banals» qui s’imposent à toute existence, lors de la messe de remise de la Croix des JMJ, en la Basilique Saint-Pierre, dimanche 22 novembre, solennité du Christ-Roi.

 Delphine Allaire - Cité du Vatican

 En présence de fidèles et de jeunes des JMJ, le Pape François a débuté son homélie par «les dernières volontés de Jésus sur la Croix», interrogeant l’assemblée de la manière suivante: «Chacun peut se demander ‘’Est-ce que je les mets en pratique? Est-ce que je fais quelque chose pour celui qui se trouve dans le besoin? Ou bien fais-je seulement du bien aux personnes chères et aux amis? Est-ce que j’aide quelqu’un qui ne peut pas me le rendre? Suis-je ami d’une personne pauvre?’’»

Rêver en grand

 «Je suis là, dit Jésus à toi aussi, jeune qui cherche à réaliser les rêves de la vie», a relevé le Primat d’Italie, avant de lancer un appel à ne jamais renoncer «aux grands rêves», et à ne pas se contenter «de ce qui est dû». 

«Le Seigneur ne veut pas que nous rétrécissions les horizons, il ne nous veut pas garés sur les côtés de la vie, mais en marche vers de grands objectifs, avec joie et audace. Nous ne sommes pas faits pour rêver des vacances ou de la fin de semaine, mais pour réaliser les rêves de Dieu en ce monde», a bien insisté François à l’égard des jeunes et fidèles du monde entier.  

Les œuvres de miséricorde sont les plus belles

Et parmi les œuvres d’une vie, le Pape est clair: celles de miséricorde sont les plus belles. «Si tu as des rêves de vraie gloire, non pas la gloire du monde qui va et vient, mais de la gloire de Dieu, telle est la route», a recommandé l’évêque de Rome, confiant le moyen d’y arriver. «Avec de grands choix».

En effet, au moment du jugement dernier, Dieu se base sur nos choix, a rappelé le Souverain pontife. «Il semble presque ne pas juger. Il tire seulement les conséquences de nos choix, il les met au jour et les respecte. La vie, alors, est le temps des choix forts, décisifs, éternels.»

«Nous devenons nos choix»

Le Saint-Père a poursuivi déconseillant la médiocrité: «Des choix banals mènent à une vie banale, des grands choix rendent grande la vie».

En effet, nous devenons ce que nous choisissons, en bien ou en mal, a-t-il alerté.. «Si nous choisissons de voler nous devenons des voleurs, si nous choisissons de penser à nous-mêmes nous devenons égoïstes, si nous choisissons de haïr nous devenons colériques, si nous choisissons de passer des heures devant le téléphone portable nous devenons dépendants», a détaillé le Successeur de Pierre, indiquant la voie à suivre: «Si nous choisissons Dieu, nous devenons chaque jour plus aimés et si nous choisissons d’aimer nous devenons heureux.»

«On ne possède la vie qu’en la donnant»

Un critère, celui de l’amour. «Jésus sait que si nous vivons fermés et indifférents nous restons paralysés, mais si nous nous dépensons pour les autres, nous devenons libres. Le Seigneur de la vie nous veut pleins de vie et nous donne le secret de la vie: on ne la possède qu’en la donnant», a affirmé François, notant une kyrielle d’obstacles à surmonter.

La crainte, l’insécurité, les questions sans réponse, en sont quelques-uns. «Cependant, l’amour demande d’aller plus loin, de ne pas rester accrochés aux pourquoi de la vie en attendant qu’une réponse arrive du Ciel. Non, l’amour pousse à passer des pourquoi au pour qui, du pourquoi je vis au pour qui je vis, du pourquoi il m’arrive ceci au pour qui puis-je faire du bien. Pour qui?», a exhorté le Souverain pontife.

Penser à faire le bien plutôt qu’à se sentir bien

Non pour soi, car «la vie est déjà pleine de choix que nous faisons pour nous-mêmes»; les diplômes, les amis, une maison, les passe-temps et centres d’intérêts. «Nous risquons ainsi de passer des années à penser à nous-mêmes sans commencer à aimer», prévient le Pape, ornant sa réflexion de la maxime du poète et dramaturge romantique italien, Alessandro Manzoni: «On devrait penser plus à faire le bien, qu’à se sentir bien: et ainsi on finirait aussi par se sentir mieux» (Les fiancés, chap. XXXVIII, 1827).

Consommation, divertissement, droits sans devoir

Selon François, d’autres obstacles minent cette capacité «à faire de grands choix», comme «la fièvre de la consommation, qui empoisonne le cœur de choses superflues»; «l’obsession du divertissement, qui semble être l’unique voie pour s’évader des problèmes alors qu’il n’en est qu’un report»; «se fixer sur les droits à réclamer, en oubliant le devoir d’aider».

L’émotion au lieu du sacrifice

Et puis, «il y a la grande illusion sur l’amour qui semble être quelque chose à vivre à coup d’émotions, alors qu’aimer est avant tout don, choix et sacrifice», a-t-il assuré. Choisir revient donc «à ne pas se faire domestiquer par l’homologation, ne pas se laisser anesthésier par les mécanismes des consommations qui désactivent l’originalité, à savoir renoncer aux apparences et au paraître».

Choisir la vie, fuir la banalité

«Choisir la vie, c’est lutter contre la mentalité du utiliser-et-jeter et du tout-et-tout-de-suite.», a ajouté le Pape, prodiguant un ultime conseil pour discerner les choix d’une vie. Deux questions se posent: «Qu’est-ce qui me va de faire?», celle-ci trompe, «parce qu’elle insinue que l’important c’est de penser à soi-même et satisfaire toutes les envies et les pulsions qui viennent».

L’autre, la bonne, « suggérée par l’Esprit Saint», est la suivante: «Qu’est ce qui te fait du bien?» «Qu’est-ce qui me va de faire ou qu’est ce qui me fait du bien? De cette recherche intérieure, peuvent naître des choix banals ou des choix de vie», a conclu le Souverain Pontife invitant tous les jeunes «à vivre», et non pas «vivoter».

 

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