martedì 7 marzo 2023

SAFE AND LEARNING IN CONTEXTS OF FRAGILITY

-  Safe and Learning in Contexts of Fragility: World Bank Report -

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A recent paper lays out the World Bank’s policy approach for how to deliver education services so that children are safe and learning. The first section defines the context, dynamics, and key terms and concepts of education in fragility, conflict, and violence (FCV). The second section traces the evolution of the World Bank’s strategy for delivering education services in fragile settings. It draws on interviews with organizations working on education in emergency situations and presents the World Bank portfolio trends for FCV in education, dating back to 2005. The third section presents operational recommendations, drawing on interviews with World Bank task team leaders, managers, and country directors, as well as key partners. The paper is not a systematic review of what works in FCV situations, but it presents guiding principles, policy options, and operational recommendations.


Sécurité et apprentissage dans des contextes de fragilité : rapport de la Banque mondiale


Un document récent expose l'approche de la Banque mondiale sur la façon de fournir des services d'éducation afin que les enfants soient en sécurité et apprennent. La première section définit le contexte, la dynamique et les termes et concepts clés de l'éducation dans les contextes de fragilité, conflits et violence (FCV). La deuxième section retrace l'évolution de la stratégie de la Banque mondiale pour la prestation de services éducatifs dans ces contextes. Elle s'appuie sur des entretiens avec des organisations travaillant sur l'éducation dans des situations d'urgence et présente les tendances du portefeuille de la Banque mondiale dans les contextes FCV, remontant à 2005. La troisième section présente des recommandations opérationnelles, en s'appuyant sur des entretiens avec des chefs d'équipe de travail de la Banque mondiale, managers et partenaires clés. Le document n'est pas un examen systématique de ce qui fonctionne dans les situations FCV, mais il présente des principes directeurs, des options de politiques et des recommandations opérationnelles.


Seguridad y aprendizaje en contextos de fragilidad: Informe del Banco Mundial


Un documento reciente establece el enfoque de política del Banco Mundial sobre cómo brindar servicios educativos para que los niños estén seguros y aprendiendo. La primera sección define el contexto, la dinámica y los términos y conceptos clave de la educación en contextos de fragilidad, conflicto y violencia (FCV). La segunda sección rastrea la evolución de la estrategia del Banco Mundial para brindar servicios educativos en estos contextos. Se basa en entrevistas con organizaciones que trabajan en educación en situaciones de emergencia y presenta las tendencias de la cartera del Banco Mundial para contextos FCV en educación desde 2005. La tercera sección presenta recomendaciones operativas, basadas en entrevistas con líderes de equipos de trabajo del Banco Mundial, gerentes y directores, así como socios clave. El documento no es una revisión sistemática de lo que funciona en situaciones de FCV, pero presenta principios rectores, opciones de políticas y recomendaciones operativas.




lunedì 6 marzo 2023

INTERNET FOR TRUST


 Contributions des secteurs 
SHS et Education

Parmi les nombreux side-events du jour zéro de la conférence internationale « Internet For Trust » ( pour un Internet de confiance) , l’Assistante à la Directrice Générale pour le secteur Sciences Humaines et Sociales de l’Unesco Madame Gabriela Ramos présidait une table ronde sur l’utilisation de la « Recommandation sur l’éthique de l’intelligence artificielle » pour faire progresser la gouvernance de l’ intelligence artificielle à travers le monde , puis l’Assistante à la Directrice Générale pour le secteur Education Madame Stefania Gianini présidait celle sur le rôle de l’éducation face à la diffusion des discours de haine, impliquant aussi L’ADG pour le secteur Communication et Information, Tawfik Jelassi. Cette conférence internationale « Internet fort Trust » rassemblait en trois journées (21-23 février) 4000 participants : gouvernants, représentants d’entreprises digitales, d’organes indépendants de régulation, universitaires, journalistes, youtubeurs, représentants de la société civile, autour d’un projet de « Principes de régulation des plates-formes numériques : une approche multipartite pour sauvegarder la liberté d’expression et d’accès à l’information comme bien commun ».

Sur ce sujet d’actualité – à plusieurs reprises il a été fait allusion à l’innovation récente et « disruptive » de Chat GPT-  les échanges ont été très intéressants avec notamment la mise  en évidence des risques voire des dangers que peuvent générer ces applications de plus en plus présentes dans l’univers internet- en particulier par la diffusion de discours de haine et la propagation de fake news- et des conditions dans lesquelles en développer un bon usage.

On reprend ci-après les idées émises par une dizaine d’experts venant d’horizons géographiques et professionnels très diversifiés.

Sans disconvenir des résultats très positifs que peuvent dégager ces nouveaux systèmes très « intelligemment » automatisés, les intervenants , peut être plus que d’ordinaire dans ce type d’évènements, ont souligné les risques que peuvent générer les applications ayant recours à l’IA, des risques qui sont à la mesure des performances de plus en plus spectaculaires de ces systèmes, et dont on perçoit déjà des conséquences notables.

Les orateurs ont à juste titre insisté sur les aspects concrets des problèmes que pose l’IA dans son implication dans internet, à raison de son emprise grandissante sur les modes de vie et de travail dans nos sociétés.

Il faut s’intéresser au sujet à tous les niveaux et tout au long des processus IA permettant les dialogues « mécaniques » « Homme-Machine » depuis leur conception jusqu’à leur déploiement et leur usage. L’attention particulière qu’il faut leur porter doit privilégier l’analyse de deux paramètres essentiels pour une bonne compréhension des résultats que dégagent l’interaction « utilisateur-système » gouvernée par l’IA à savoir : l’explicabilité et la transparence.

Par ailleurs comme l’IA se nourrit de Big Data, force est de reconnaitre que celles issues de certaines régions comme l’Afrique sont sous-représentées, ce qui induit un biais dans les résultats. De même comment l’IA peut-elle refléter des valeurs quand celles-ci sont essentiellement transmises par oral, donc ne laissent pas de traces sur les bases de données utilisées par l’IA ?

Pour éviter toute méprise (d’interprétation) et bien avoir conscience des propositions que génèrent les applications d’IA, il faut en effet comprendre « comment elles marchent » et « apprécier la qualité de leurs réponses aux questions que -plus ou moins bien – leurs soumettent les utilisateurs.

Mais avant même le respect de ces règles comportementales pour un bon usage, il est hautement souhaitable de vérifier si un certain nombre  de prérequis éthiques sont bien remplis avant la diffusion de ces processus automatisés, et, pour ce faire, il est indispensable de bien tester les applications préalablement à leur mise sur le marché, et le faire très concrètement, dans un espace restreint et sécurisé, non pas sur la base de vagues idées générales.

L’important est à voir sous l’angle des impacts qu’il faut savoir bien mesurer et apprécier tout particulièrement lorsqu’ils touchent à l’Humain qui doit être préservé, protégé et, pour tout dire, rester au centre des préoccupations des développeurs de ces applications ; ce qui compte, alors, est de trouver des réponses proportionnées pour une juste prise en compte  de critères essentiels qui caractérisent la personne comme ceux touchant à la liberté, à la justice, la sécurité ou  la vérité (à voir avec les questions touchant aux données et à l’information)

Cela étant précisé, l’IA , comme tout ce qui structure le monde numérique, ne peut se concevoir indépendamment d’un cadre juridique suffisamment protecteur pour éviter les abus et les exploitations malveillantes de ces techniques. A cet égard,  beaucoup de pays ont déjà pris des initiatives législatives, qu’il s’agisse des plus avancés ( cf l’Union européenne ou les Etats-Unis) ou d’autres moins engagés dans la production d’IA mais susceptibles d’être affectés  par elle dans les usages (ici, un représentant de la Namibie a présenté ce qui a déjà été fait dans son pays avec parfois des initiatives s’inscrivant dans un cadre porté par l’Union Africaine).

L’éducation est reconnue comme un des moyens efficaces de combattre la diffusion des discours de haine, l’Unesco y travaille concrètement par plusieurs initiatives.

Il est proposé d’éduquer les jeunes en particulier les 12-15 ans -l’âge où se développent leurs « pratiques numériques »- en leur donnant un socle de base qui leur soit utile à la vie en général, à une vie citoyenne, et pas seulement à visée professionnalisante. Savoir s’informer, détecter la désinformation, c’est l’objet des nécessaires formations aux médias et à l’information. Le rôle d’internet dans le cyberharcèlement et le harcèlement scolaire en particulier est indéniable, il est donc nécessaire de sensibiliser les jeunes à tout ce que cela implique. Former à l’esprit critique a plus que jamais une importance majeure. Un intervenant a par ailleurs très pertinemment souligné la grande vulnérabilité des seniors face à la désinformation ou autres manipulations véhiculées par les médias et internet.

Pour une plus grande efficacité des contrôles, il est souhaitable que les mesures adoptées ou envisagées s’inspirent de stratégies donnant les lignes directrices permettant d’assurer une élaboration cohérente des instruments juridiques ou des instances de surveillance sans excès de lourdeur : il ne faut pas prendre d’orientations qui soient nuisibles aux innovations, ce point a été rappelé à plusieurs reprises.

C’est bien à une approche multipartite concertée et mondiale qu’il faut travailler, et c’est l’objet des deux journées suivantes de la conférence mondiale Internet for Trust (22, 23 février2023 à l’UNESCO)

  • Voir le communiqué de presse et vidéos associées des deux journées suivantes :

Lire ici

  • Voir le replay de la session inaugurale du 22 février:

Voir la vidéo

 

venerdì 3 marzo 2023

LA THEOLOGIE DU DESERT


Carême: 

la théologie du désert pour entrer 

dans le silence sacré 

de l’intériorité

L'épreuve du Christ au désert nous rappelle l'importance du combat spirituel et la nécessité de descendre «au fond de l'âme», explique le père passioniste Philippe Plet, recteur du sanctuaire Notre-Dame du Cros dans le diocèse français de Carcassonne.

 -Entretien réalisé par Delphine Allaire - Cité du Vatican

 40 jours de jeûne, d’épreuve, retiré du monde. Tenté par le diable, servi par les anges. Après son baptême, Jésus est poussé au désert par l'Esprit saint.

 Dans son message de Carême 2023, le Pape François compare cet itinéraire ascétique au chemin synodal de l'Église. Dans cette montée vers Pâques, la prière, le jeune, le silence, introduisent patiemment à la Semaine sainte. C’est l’un des enseignements spirituels du désert, qu’il soit physique ou intérieur comme retraite du monde et de ses tentations. Le désert, image souvent opposée au jardin dans la Bible, devient alors un lieu de rédemption, Dieu se manifestant souvent dans le dénuement.

Quelle est la relation du Christ au désert ?

Dans sa première épître, saint Jean explicite ces trois tentations par trois convoitises: la convoitise de la chair, celle des yeux, et l’orgueil de la vie. Le désert, c’est-à-dire la nature humaine coupée de Dieu, devient un objet de rédemption par ces quarante jours passés par Jésus au désert, avant sa vie publique. Il a été poussé au désert par l’Esprit saint, nous disent les synoptiques. C’est l’Esprit saint qui veut que l’homme se retrouve en face de sa vérité. Le désert est le dénuement.

Comment définir le désert du Carême, que nous enseigne-t-il en dehors des tentations?

Le désert a plusieurs facettes. Il est à la fois un lieu de purification, d’illumination, et de maturation, de croissance et de contemplation; d’approfondissement et de prière. L’étymologie hébreu du terme désert, Midebar, peut se lire aussi en deux mots, min-dabar. Dabar signifie la parole, et le min marque l’éloignement, «loin de», «sortir de». Nous pourrions de ce fait traduire le désert de deux façons: une absence de parole, hors de la parole, loin de la parole, à savoir le désert physique et matériel, sans homme; et en même temps, le min pourrait se traduire en un sens positif «d'au-delà», «par-delà» la parole, révélant une transcendance.

Peut-on considérer les quarante jours du Christ au désert comme une anticipation de la Passion et de la Résurrection ?

Ils préparent Jésus au ministère public. L’Esprit saint pousse Jésus au désert. Pour devenir apôtre, pour devenir porteur de la Parole de Dieu, il faut avoir vécu la maturité du combat spirituel. C’est ce que Jésus vit au désert, et c’est à son exemple qu’au IVe siècle les premiers moines se rendent au désert pour reproduire son expérience -ndlr, les Pères du désert. La Passion, c’est le rejet du monde et l’autre rendez-vous avec le diable. Au désert, pendant quarante jours, le Christ a affronté le diable. Il est dit qu’après sa victoire, le diable le laisse jusqu’au moment fixé qui vient sur la Croix. Il y a ainsi une relation entre le désert et la Croix, seulement par rapport au diable, non par rapport au rejet du monde. Se tenir devant la Croix dans le monde, avec tout ce que l’homme peut porter dans son cœur comme désir d’accomplissement, c’est déjà se tenir au désert. La méditation de la Passion nous introduit au Carême.

Comment se retirer, en silence, en intériorité, solitude, dans un monde qui semble pareil à un désert bruyant, saturé, futile ?

C’est une question que les compagnons de saint Paul de la Croix, fondateur de la congrégation passioniste à laquelle j’appartiens, lui posait souvent. Saint Paul de la Croix leur répondait qu’il n’était pas la peine d’aller dans la Thébaïde, en Égypte, mais qu'il suffisait de se retirer dans sa chambre et de rentrer dans le désert sacré. C’est l’intériorité que symbolise le désert. Il faut donc détourner notre oreille du monde, en effet bruyant comme l’Égypte de l’Ancien Testament, faire comme Moïse et fuir l’Égypte. Pour cela, il faut descendre dans notre cœur, le fond de l’âme. Cette descente est un apprentissage. Lorsqu’on prie, le but est d’entrer dans le silence sacré de l’intériorité, ce désert divin qu’est notre intériorité. Prendre conscience de sa pauvreté créaturale et poser un acte d’abandon et d’espérance en Dieu. L’intériorité, l’âme est bien évidemment l’objet du salut. Faire taire nos convoitises, nos appétits, en tout cas les limiter, est un exercice pour entrer dans ce silence intérieur.

“Prendre conscience de sa pauvreté créaturale et poser un acte d’abandon et d’espérance en Dieu.”

 Vatican  News

 

giovedì 2 marzo 2023

UNESCO -INFO RADAR

 

 

Info Radar : every other Monday in the afternoon.

The Info Radar is sent to all staff, both at headquarters and in the field. It is shared with Member States. French version of the newsletter here.

 

Selection of the highlights of the past weeks

 

 

21-23 February

The UNESCO global conference "Internet for Trust" brought together all internet stakeholders and more than 4,300 participants to define guidelines for the regulation of digital platforms. More than 1000 comments were received on the online platform opened until 8 March. The dialogue continues with thematic and regional consultations until World Press Freedom Day (3 May).

 

 

24 February

After a year of war in Ukraine, UNESCO pays tribute to the victims and looks back on a year of action with the support of its partners to strengthen its programmes in the fields of education, culture and support to journalists. Find here all UNESCO actions in Ukraine, as well as the specially dedicated brochure.

 

 

In the press:

 

 

Major upcoming events

 

 

27 February - 3 March

The Ocean will be put in the forefront with 2 major events: 1) the 10th Annual World Ocean Summit in Lisbon (27 February - 1 March) and 2) the 8th Our Ocean Conference in Panama (2-3 March). Do not hesitate to register and participate in the debates.

 

 

1-2 March

UNESCO is participating in the One Forest Summit (Libreville) and will lead a session on "Umbrella species in tropical forests and their link to natural and cultural heritage". Announced during COP 27 (Sharm el-Sheikh) and in the aftermath of the historic agreement reached at COP 15 (Montreal) on the protection of biodiversity, this high-level event aims to progress climate actions and the preservation of biodiversity by promoting solidarity between the three major forest basins of the world: Amazon forest, Congo basin and the tropical forests of South East Asia. More information on the dedicated website.

 

 

Also to be followed:

 

 

Treasure to (re)discover

 

 

UNESCO preserves the documentary heritage of Al-'Ula (Saudi Arabia) consisting of hundreds of ancient inscriptions on the mountains representing an open-air library for intercultural dialogue. The inscriptions illustrate the evolution of the Arabic language and chronicle memories of ancient kingdoms and cultural exchanges across the Arab world. More information on this ambitious project of the Memory of the World Programme (MoW) on the dedicated website.

 

 

Recent Publications

 

 

Education in Africa
Placing equity at the heart of policy
 
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Youth demands for quality climate change education
 
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Penser de manière critique, cliquer à bon escient !
 
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