domenica 12 luglio 2020

HAGIA SOPHIA




Penso a Santa Sofia, e sono molto addolorato.
'I think of Hagia Sophia, and I am very saddened'
Je pense à Sainte-Sophie et je ressens une grande douleur.»
Ich denke an die Hagia Sofia und es schmerzt mich sehr
Pienso en Santa Sofía y estoy muy dolido

Papa Francesco




lunedì 6 luglio 2020

UNESCO: LE PROCHAIN NORMALE - THE NEXT NORMAL

 Now is our chance to build a better normal »

 UNESCO has launched a campaign and a film to question our perception of normality and the "return to normal" after the Covid-19 pandemic.

The film presents factual information about the world before and during the pandemic. Together, these facts invite viewers to question their ideas about what is normal, suggesting that we have accepted the unacceptable for too long. Our previous reality can no longer be accepted as normal. 
The time has come to change.



« C’est le moment de construire un meilleur normal »

L’UNESCO a lancé une campagne et un film pour interroger notre perception de la normalité et du « retour à la normale » après la pandémie Covid-19.

Le film présente des informations factuelles sur le monde avant et pendant la pandémie. Ensemble, ces faits invitent les spectateurs à remettre en question leurs idées sur ce qui est normal, suggérant que nous avons accepté l'inacceptable depuis trop longtemps. Notre réalité antérieure ne peut plus être acceptée comme normale. L'heure est venue de changer.








POPE. IMPLEMENT GLOBAL CEASEFIRE EFFECTIVELY AND PROMPTLY


Pope Francis says he hopes a new UN Security Council resolution calling for a global ceasefire will be implemented "effectively and promptly," in order to provide aid for peoples suffering the effects of the COVID-19 pandemic.

By Vatican News

Pope Francis has once again lent his support to appeals for a global ceasefire in the wake of the coronavirus pandemic.
“The call for a global and immediate ceasefire is commendable, which would allow the peace and security essential to provide the humanitarian assistance so urgently needed,” he said in remarks following the Angelus on Sunday.
 

On 1 July, members of the United Nations Security Council unanimously adopted a resolution demanding “a general and immediate cessation of hostilities in all situations on its agenda.” The resolution calls on parties to armed conflicts to immediately in a “durable humanitarian phase” provide aid to countries to help fight the COVID-19 pandemic.
In the resolution, the Council also voiced support for UN Secretary-General Antonio Guterres, who first proposed a global ceasefire on 23 March. That appeal has been echoed by world leaders, including Pope Francis, who, at the Angelus on 29 March invited everyone “to follow it up by ceasing all forms of hostilities, encouraging the creation of corridors for humanitarian aid, openness to diplomacy, and attention to those who find themselves in situations of vulnerability.”
A courageous first step



In response to the Security Council’s resolution, Pope Francis this Sunday said, “The call for a global and immediate ceasefire, which would allow the peace and security essential for providing the humanitarian assistance so urgently needed, is commendable.”
He said he hoped that “this decision will be implemented effectively and promptly for the sake of the many people who are suffering” throughout the world.
Pope Francis prayed that the Security Council resolution might “become a courageous first step towards a peaceful future."

Vatican News : EN ES - FR - IT - DE






giovedì 2 luglio 2020

LES FOULES EN PERIODE DE CRISES

       
 Prendre au sérieux les foules en période des crises 

Les changements majeurs sont souvent provoqués par des facteurs tels que la guerre, la crise économique, le changement climatique, le mouvement social et les pandémies. Il importe ainsi de penser l’incidence des foules sur l’État et la démocratie en contexte d’exposition des institutions publiques à l’affaiblissement dû à l’enchevêtrement de la crise morale, celle qui se réfléchit dans la corruption systémique et la perversion des gouvernants, et de la crise économique aggravée par la gestion aléatoire de la pandémie de la Covid-19.


Emmanuel Banywesize *

Surgissement des foules et actions politiques incertaines

Mercredi, 24 juin 2020, en République démocratique du Congo, un pays qui s’est proclamé à la fois république et démocratie visant la construction d’un État de droit pour garantir le vivre-ensemble et la vie bonne, les réseaux sociaux répandent la rumeur selon laquelle trois propositions de lois de réforme du système judiciaire, déposées par deux députés nationaux, sont en instance d’être votées par le parlement majoritairement dominé par les acteurs politiques de l’ancien pouvoir. 
Ces lois, diton, soumettraient les magistrats du parquet aux interférences intempestives du ministre de la justice et, au demeurant, aux jeux et intérêts politiques partisans. Des foules déferlent sur les avenues et boulevards de la capitale, et convergent vers le Palais du peuple, siège de l’institution législative, pour empêcher le vote et, le cas échéant, déloger les députés. Alors que ces foules gonflent aux abords du parlement, des badauds vandalisent des biens (voitures, résidences, immeubles) identifiés comme appartenant aux députés initiateurs des propositions de lois contestées ou des politiques et journalistes qui auraient apporté quelque soutien. 
Ceux-ci passent pour des victimes collatérales, sinon des boucs émissaires des pratiques qui pourraient être interprétées comme des formes de persécutions collectives ou de persécutions à résonnance collective, à tout le moins dangereuses pour le vivre-ensemble et pour l’État en tant qu’instance d’organisation et de gestion de la communauté historique sur un territoire bien défini.........



* Emmanuel M. Banywesize,  Philosophe et sociologue 
Professeur des universités 
Secretary for Outreach to the French-Speaking Africain Academic Communities (Caribbean Philosophical Association)
Member of UMEC-WUCT

UNITE' DANS LA DIVERSITE' POUR LES MEDIAS CATHOLIQUES


Le Pape invite

 les médias catholiques

 à "l'unité

 dans la diversité"

EN - ES - IT

Pour la première fois de son histoire, la conférence annuelle des médias catholiques, promue par la Catholic Press Association (Association de la presse catholique) se tiendra en mode virtuel les 1-2 juillet. Dans un message qu’il leur adresse à cette occasion, le Pape François invite les participants à être entre eux signes d’unité; pour le Saint-Père, le monde a plus que jamais besoin d’hommes et de femmes de principes pour protéger une information de tout ce qui pourrait l’altérer.
«L'expérience de ces derniers mois a montré combien la mission des médias est essentielle pour maintenir les gens ensemble, en réduisant les distances, en fournissant les informations nécessaires et en ouvrant les esprits et les cœurs à la vérité», écrit le Pape aux conférenciers. Ce rendez-vous annuel majeur de la presse catholique réunit d’ordinaire aux États-Unis nombre de journalistes, professionnels du monde de la communication et de l’édition, ainsi que plusieurs évêques. En raison de la crise sanitaire actuelle et des restrictions de déplacements qu’elle induit, cette conférence se déroulera cette année en mode virtuel sur le thème «ensemble bien que séparés» (Together while apart), lequel exprime «de manière éloquente, selon le Pape, le sentiment d'union qui a paradoxalement émergé de l'expérience de la distance sociale imposée par la pandémie». C’est d'ailleurs cette prise de conscience qui conduisit à la création des premiers journaux catholiques américains, remarque François, citant l’exemple du Catholic Miscellany, publié pour la première fois à Charleston en 1822 et qui fut suivi par d’autres revues et périodiques.
Protéger la communication
«L’unité dans la diversité» («Et pluribus Unum», qui est la devise des États-Unis) doit inspirer le service des journalistes et communicants au service du bien commun, écrit encore le Pape. Ce besoin se fait toujours plus criant dans un monde marqué par la polarisation et les conflits, qui n’épargnent pas les catholiques eux-mêmes. «Nous avons besoin de médias capables de construire des ponts, de défendre la vie et d'abattre les murs, visibles et invisibles, qui empêchent un dialogue sincère et une véritable communication entre les personnes et les communautés. Nous avons besoin de médias qui peuvent aider les gens, en particulier les jeunes, à distinguer le bien du mal, à porter des jugements corrects, fondés sur une présentation claire et impartiale des faits, à comprendre l'importance de l'engagement en faveur de la justice, de l'harmonie sociale et du respect du foyer commun. Nous avons besoin d'hommes et de femmes de principes pour protéger la communication contre tout ce qui pourrait la déformer ou la plier à d'autres fins», plaide François qui demande à ces médias d’être signes d’unité dans la foi, forts «face aux modes culturelles fugaces qui n’ont pas le parfum de la vérité évangélique».
Attester personnellement de la véracité du message transmis
La communication n’est «pas seulement une question de compétence professionnelle»; le vrai communicant doit en effet se consacrer entièrement au bien-être des autres, s’impliquer personnellement, attester de la véracité du message qu’il transmet. «Toute communication a sa source ultime dans la vie du Dieu trinitaire, qui partage avec nous la richesse de sa vie divine et nous demande, à notre tour, de communiquer ce trésor à d'autres, unis au service de sa vérité».
Seul le regard de l’Esprit-Saint «nous permet de ne pas fermer les yeux» devant la souffrance de l’humanité. «C'est seulement avec ce regard que nous pouvons travailler efficacement pour vaincre les maladies du racisme, de l'injustice et de l'indifférence qui défigurent le visage de notre famille commune», et ainsi, aider les autres à contempler la réalité des personnes précisément avec ce regard de l’Esprit. «Là où notre monde parle trop souvent avec des adjectifs et des adverbes, puissent les communicants chrétiens parler avec des noms qui reconnaissent et encouragent la revendication silencieuse de la vérité et favorisent la dignité humaine. Là où le monde voit des conflits et des divisions, regardez la souffrance et les pauvres pour donner une voix aux demandes de nos frères et sœurs qui ont besoin de miséricorde et de compréhension», conclut le Saint-Père.

Vatican News 





RD CONGO: 60 ANS DE L'INDIPENDENCE


RD Congo: pour les 60 ans de l'indépendance, le Cardinal Ambongo tonne

Il ne pouvait en être autrement pour l’archevêque de Kinshasa. Un homme d’Eglise sans langue de bois. Il dresse un bilan sévère et s’en prend aux politiciens verreux à l’occasion du 60e anniversaire de l’accession du pays à l’indépendance.

Jean-Pierre Bodjoko, SJ* - Cité du Vatican

Il serait un exercice inutile que de vouloir faire l’herméneutique ou tout autre commentaire de l’homélie du Cardinal Fridolin Ambongo, archevêque métropolitain de Kinshasa, en République démocratique du Congo. Ses mots n’ont pas de second sens. Il faut les comprendre tels qu’ils sont dits : clairs et sans ambages. De la gestion chaotique de la chose publique, de la souffrance de la population, de l’impunité des politiciens, de l’insécurité récurrente, de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), des rapports avec les pays voisins, du poids des Eglises Catholique et Protestante, etc, le Cardinal Ambongo a dit tout haut ce qu’aucun autre citoyen congolais ne peut dire. Ou si quelqu’un d’autre le disait, il ne sera pas autant audible. Je préfère et suggère une lecture attentive de cette homélie de l’archevêque de Kinshasa. Moi je retiens son avertissement prophétique : «Lorsque le moment viendra, lorsqu’ils s’obtiendront à faire passer ces lois et ce personnage à la tête de la CENI, il faudra qu’il nous trouve sur leur chemin».
*Twitter : @JPBodjoko E-mail: jeanpierre.bodjoko@spc.va
Texte intégral de l’homélie du Cardinal Fridolin Ambongo
Homélie de Son Eminence Fridolin Cardinal AMBONGO BESUNGU, Archevêque Métropolitain de Kinshasa, le 30 juin 2020 à l’occasion du 60ème anniversaire de l’Indépendance de la RD Congo
Liturgie de la Parole du mardi 30 juin 2020 (60 ans de l’Indépendance de la RDC)
1ère lecture : Exode 13, 3-10 Psaume 5, 6-8 Evangile : Matthieu 25, 14-30
Excellence Monseigneur le Vicaire Général, Chers Frères et Sœurs dans le Seigneur, Chers Compatriotes
1. La RD Congo, notre pays, célèbre aujourd’hui un jour exceptionnel : le 60ème anniversaire de son accession à la souveraineté internationale. Nous n’avons pas le droit d’oublier ce jour qui a été l’aboutissement de tant de sacrifices et du sang versé par les vaillants fils et filles du Congo.
2. Comme nous l’avions entendu dans la première lecture, à la sortie d’Egypte, Moïse avait dit aux Israélites : « Souvenez-vous de ce jour » (Ex 13,3.8). Et nous peuple Congolais, nous avons ce grave devoir de mémoire, de nous souvenir de ce jour. Seulement, l’événement que nous célébrons aujourd’hui est aussi, en partie, à la source de notre malheur d’aujourd’hui. Contrairement aux pays voisins, l’indépendance du Congo, obtenue le 30 juin 1960, a été une indépendance plus rêvée que réfléchie : alors qu’ailleurs, on réfléchissait sur le sens de l’indépendance, on préparait les gens aux conséquences de l’indépendance ; nous, au Congo, nous rêvions l’indépendance ; de telle sorte que notre indépendance a été rêvée avec émotion, avec passion, avec l’irrationalité, au point qu’à ce moment-là, nous ne savions pas ce qui nous attendait le lendemain. La conséquence sur le comportement des Congolais qui ont eu à accéder des responsabilités continue encore à se vérifier aujourd’hui.
3. Rêver de l’indépendance signifiait pour les Congolais de l’époque : accéder à l’indépendance pour occuper les postes des Blancs, s’asseoir sur les sièges des Blancs, jouir des avantages qui étaient réservés aux Blancs et pas aux Indigènes à l’époque. Accéder à l’indépendance signifiait pour beaucoup, la fin des travaux forcés, justement ; mais au-delà des travaux forcés, l’indépendance était comprise comme la fin de tous les travaux salissants. A l’indépendance, nous ne ferons plus des travaux de terre, nous serons tous des chefs. Nous allons occuper les postes des blancs. Le lendemain de l’indépendance, et cela s’est vérifié avec la décision de la zaïrianisation : les Congolais ont occupé les postes des Blancs. Et étant donné qu’ils ne comprenaient rien de ce que faisaient les Blancs quand ils occupaient tel ou tel poste, l’exercice d’autorité, l’exercice des charges, que ce soit des charges politiques ou dans le socio-économiques ou dans l’administration a été compris comme l’occasion de jouir comme les Blancs.
4. Ainsi, l’exercice d’autorité au Congo a été compris comme une occasion de jouissance. On accède au pouvoir pour jouir, non pas rendre service à ceux qui sont sous ma responsabilité mais pour jouir comme le Blanc. Alors que ce dernier, quand il était assis sur ce fauteuil, il ne faisait pas que jouir. Il travaillait. Il comprenait le sens de son travail. Nous, par contre, nous avons mis de côté le service à rendre aux autres et nous avons mis l’accent sur la notion de la jouissance.
5. Un regard rapide sur les soixante ans qui viennent de se passer montre que ce grand rêve des Congolais a été progressivement brisé par une série des faits et événements. Nous avons connu la succession des régimes autocratiques qui arrivent au pouvoir comme les colons sans aucun souci de la volonté du peuple et cela continue jusqu’aujourd’hui : par la force, les guerres ou par la ruse, la fraude et en installant un système égoïste dans la gestion de la chose publique au lieu de promouvoir le bien-être commun du peuple congolais à qui on estime qu’on a aucun compte à lui rendre parce que ce n’est pas à grâce de lui qu’on est arrivé au pouvoir. On ne se sent pas du tout redevable à ce peuple. A cela s’ajoutent la culture de l’impunité pour les grands. On sanctionne les petits qui volent une poule, qui vole une chèvre, qui donne un coup à quelqu’un. Il peut se retrouver à Makala. Les grands, c’est l’impunité totale. Heureusement que il y a quelque chose qui commence à bouger. Il y a l’acharnement de la majorité parlementaire actuelle à faire main basse sur la CENI et la Magistrature. Ce sont des pratiques qu’on ne peut jamais tolérer. Parce que nous savons que de ces deux Institutions, dépendent l’indépendance du peuple. Et ses principes sont consacrés dans l’Etat de droit. Quand on parle de l’Etat de droit, il y a ces principes-là : l’indépendance de l’organe qui organise les élections et l’indépendance de la Justice, de la Magistrature. Si vous n’avez pas ces deux-là, oubliez l’importance qu’on puisse accorder au peuple.
6. Comment comprendre que 60 ans après son accession à la souveraineté internationale, le peuple congolais continue à s’appauvrir au point d’être classé aujourd’hui parmi les peuples les plus misérables de la terre. L’inviolabilité de son territoire n’est vraiment pas garantie et le projet de la balkanisation du Congo toujours à l’ordre du jour. Quand nous regardons tout ce qui se passe à l’Est du pays, la situation à Ituri, avec l’insécurité organisée, malheureusement par certains responsables à partir de Kinshasa ; la situation à Beni-Butembo, avec les ADF-NALU qui sont toujours là. Comment expliquer que toute une armée du pays comme le Congo ne soit pas capable de déloger ces quelques individus qui sont dans la brousse à Beni. Et pourtant, vous vous en souviendrez qu’au mois de janvier, l’Armée avait solennellement annoncé ici la fin de ces Mouvements ADF-NALU qu’elle avait pris le contrôle de tout le territoire et qu’elle les avait mis hors d’état de nuire. Pourtant, ils sont toujours là et toujours menaçants. Il y a la situation au Sud-Kivu, dans le Diocèse d’Uvira, autour de Minembwe, où les Armées des pays voisins viennent s’affronter chez nous : Rwanda et le Burundi. Et que dire de la situation au Tanganyika : même la Zambie qui, jusqu’ici, est considérée comme un pays ami, se permet d’occuper notre territoire. La vérité est que le Congo qui a 9 voisins, tous sont présents chez nous : soit par leurs Armées, c’est la plus part des cas ; soit par leurs immigrés. Nous savons que derrière les immigrés se cache la politique d’occupation de notre pays. C’est le cas de Grand Nord, avec les réfugiés venant de Centrafrique et avec les éleveurs Mbororo. Quant à la spoliation de ses ressources naturelles, elle se fait au grand jour, avec la complicité des certains Congolais, sans que la population ne puisse en profiter réellement.
7. Nous devons bien le reconnaître, chers frères et sœurs, après 60 ans d’indépendance, le constat est sans appel : nous avons honteusement échoué. Nous n’avons pas été capables de faire du Congo un pays plus beau qu’avant. Nous n’avons pas aidé notre peuple à redresser son front plus que jamais courbé. En tout, nous avons collectivement failli.
8. Que devons-nous faire ? L’évangile de ce jour nous invite à la responsabilité. Car chacun de nous aura à rendre compte devant Dieu de ce qu’il aura fait de ses talents, de ce beau pays aux potentiels immenses : qu’avez-vous fait de votre pays ? C’est la question qui nous sera posée lorsque nous présenterons devant le Tribunal Suprême. Qu’avez-vous fait de toutes ces richesses, de toutes ces potentialités que je vous ai données gracieusement. A question, ce n’est pas la classe politique qui va aider le pays à sortir de la détresse. Nous devons sortir de cette mentalité comme on l’entend souvent à la cité : que le Président ou le Gouvernement vienne faire ceci ou cela. Ce sont des comportements irresponsables. C’est le peuple lui-même.
9. Nous savons très bien que la coalition CACH-FCC qui est au pouvoir depuis plus d’une année. Cette coalition sait très bien comment elle avait foulé au pied la volonté du peuple pour en arriver là. La coalition sait. Maintenant, ses membres le disent. Malgré tout, le peuple avait fini par se résigner et accepter le fait accompli. Un peu comme dans le récit de Jacob qi avait volé la bénédiction destinée à son frère aîné Esaü (cf. Gn 27), le peuple espérait que du mal originel pouvait sortir un bien. Malheureusement, le constat est là.
10. Il n’y a de coalition au pouvoir que de nom. De part et d’autre, c’est le désamour, le cœur n’est plus à l’ouvrage. Au lieu de travailler ensemble autour d’un programme commun de gouvernement, les Coalisés ne se font plus confiance. Ils ont développé un rapport dangereux de rivalité qui risque d’entrainer tout le pays dans le chaos définitif. Pendant ce temps, l’action gouvernementale est complètement paralysée et le service légitime à rendre à la population est sacrifiée. Le peuple est abandonné. En définitive, la coalition au pouvoir a perdu sa raison d’être. Elle devrait normalement disparaître. C’est de la responsabilité de ceux qui se sont coalisés, le Président et le Président sortant, de faire éclater cette coalition qui conditionne le développement de notre pays. Et aussi longtemps que cette coalition sera là, il n’y a rien à espérer de nos Gouvernants. C’est inacceptable.
11. Nous dénonçons les velléités actuelles, surtout de la Majorité parlementaire actuelle, qui tendent à remettre en question les espoirs de la population pour un pouvoir judiciaire réellement indépendant et au service du pays, et non des individus, et aussi pour une CENI au-dessus de tout soupçon. Sur ces deux points : la position de l’Eglise Catholique est claire. 1) Autour de la question de la CENI, nous notons de la part de la Présidente de l’Assemblée Nationale une attitude de mépris vis-à-vis de l’Eglise Catholique, de l’Eglise Protestante et de la population congolaise. Ces deux Eglises qui représentent plus de 80% de la population congolaise ont dit non à la nomination d’un personnage qui a déjà fait ses preuves dans les fraudes électorale. Malgré le non de ces deux Eglises, Madame la Présidente continue tranquillement à faire croire au peuple les Confessions religieuses se sont réunies pour signer un document pour la candidature de ce Monsieur qui était le cerveau-moteur du système Naanga. Nous n’en voulons pas.
2) La deuxième preuve du mépris que l’Assemblée Nationale a pour le peuple, c’est par rapport à ces trois lois Minaku-Sakata. Le peuple n’en veut pas. L’Eglise Catholique, l’Eglise protestante, les Associations Civiles se sont prononcées massivement contre ces lois qui ne visent qu’à protéger ceux qui se sentent coupables. Et là, nous notons aussi une attitude de mépris, d’arrogance qui a caractérisé l’ancien système. Nous ne l’acceptons pas. Dès lors, et à l’occasion de la célébration de l’indépendance de notre pays, je lance cet appel à l’ensemble de notre peuple, de notre population, à la Société Civile, à l’Eglise Catholique qui est déjà à l’ordre de marche, à l’Eglise Protestante à s’élever, à redresser le front pour faire barrage à ces velléités qui n’ont comme unique objectif que de protéger les intérêts partisans de ceux qui ne veulent pas d’une justice juste. Les jours à venir seront difficiles. Et je tiens ici à demander au peuple de se tenir en ordre de marche. Lorsque le moment viendra, lorsqu’ils s’obtiendront à faire passer ces lois et ce personnage à la tête de la CENI, il faudra qu’il nous trouve sur leur chemin. On ne peut pas continuer, après 60 ans de l’indépendance du pays, à gouverner par défi, par mépris du peuple, par mépris de l’Eglise Catholique et de l’Eglise Protestante.
12. Que par l’intercession de nos Bienheureux Martyrs, Isidore Bakanja et Marie-Clémentine Anuarite, Dieu libère le Congo de tous ceux qui l’écrasent et le conduise à sa pleine souveraineté. 

+ Fridolin Cardinal AMBONGO BESUNGU, ofm cap
 Archevêque Métropolitain de Kinshasa





FILIPINAS : Situación dramática de los Derechos Humanos


Es la denuncia que hacen, además de los Obispos filipinos, la Coalición para los Derechos humanos en esta nación, el Consejo Nacional de Iglesias, el Consejo Mundial de Iglesias y la Iglesia Metodista unida

Vatican News –  Lisa Zengarini

Sigue deteriorándose la situación de los Derechos Humanos en Filipinas. Desde la llamada "guerra contra la droga" que inició en el año 2016 el Presidente Rodrigo Duterte, y que causó miles de víctimas en un contexto generalizado del uso ilegal y arbitrario de la fuerza contra simples sospechosos (algunas fuentes estiman veintisiete mil homicidios extrajudiciales), hasta la fuerte censura de la libertad de prensa contra los medios de comunicación críticos del Gobierno, pasando por la controvertida nueva ley antiterrorista – que sólo espera la firma de Duterte – las violaciones de los Derechos Humanos en el país son cada vez más.
Se trata de una situación que desde hace mucho tiempo llama la atención de las organizaciones no gubernamentales y de la comunidad internacional, pero que también denunció reiteradamente la Iglesia Católica, y que por esta razón se ha convertido en objeto de repetidos ataques por parte de Duterte. Además de estas denuncias, otras Iglesias cristianas han lanzado ahora un fuerte llamamiento al Gobierno de Manila en la 44ª sesión del Consejo de las Naciones Unidas para los Derechos Humanos, que se inauguró anteayer en Ginebra y que tiene por objeto, entre otras cosas, la cuestión de estos derechos en el país asiático. Firmaron el documento la Coalición para los Derechos humanos en Filipinas, el Consejo Nacional de Iglesias, el Consejo Mundial de Iglesias y la Iglesia Metodista unida.  
Horribles violaciones perpetradas por el Gobierno filipino
La declaración – tal como se informa en el sitio Web del Consejo Mundial de Iglesias – acoge con satisfacción el informe preparado por el Alto Comisionado de las Naciones Unidas para los Derechos Humanos sobre la situación en Filipinas y será examinado durante la sesión para decidir las medidas que deben adoptarse a fin de hacer frente a esta emergencia. La investigación, que también solicitaron los Obispos filipinos, confirma que la sangrienta campaña contra el narcotráfico ha creado un contexto de asesinatos sistemáticos, con total impunidad para los responsables. Según las Iglesias Cristianas:
“La investigación describe con precisión las horribles violaciones perpetradas por el Gobierno filipino, que siguen agravando la situación”
Posiciones críticas hacia el Gobierno
En la declaración se deplora asimismo las fuertes censuras e intimidaciones de las que son objeto los periodistas en Filipinas, sólo porque no están alineados, citando el caso de Frenchiemae Cumpio, arrestado el pasado mes de febrero, bajo cargos de fabricación de armas, el cierre en mayo del canal ABS-CBN – la mayor red de televisión del país – y la reciente condena por difamación digital de Maria Ressa, directora del sitio “News Rappler”. Las Iglesias Cristianas observan que “todos tienen posiciones críticas hacia el Gobierno".
En los objetivos del Ejecutivo – denuncia además la declaración – están también las ONG y las organizaciones eclesiásticas, además de varios exponentes acusados por la policía de apoyar o incluso reclutar terroristas. Asimismo algunos líderes sociales son víctimas de asesinatos extrajudiciales, como ocurrió el 28 de mayo a Carlito Badion, Secretario General de la Asociación Nacional para los pobres de las zonas urbanas.
Y a esto – afirma la declaración – se añade la nueva ley antiterrorista querida por Duterte, contra la cual también se ha movilizado la Iglesia en Filipinas, dado que atribuye enormes poderes a la policía y al Ejecutivo en detrimento de la libertad de los ciudadanos y de la autoridad judicial. Por lo tanto, las Iglesias cristianas piden que se haga justicia a las víctimas de los asesinatos extrajudiciales, que las investigaciones establezcan las responsabilidades y que los responsables sean llevados ante la justicia.



INDIA. Christian organizations demand probe into killing of 2 men in police custody


Christian groups in India are demanding an independent inquiry into the death of a father and his son after having been taken into police custody in the Indian state of Tamil Nadu.

By Vatican News

Français dessous

Several Christian organizations in India are raising their concern and demanding action be taken in the wake of the deaths of a father and son who were brutalized while in police custody in the country’s southern state of Tamil Nadu.
P. Jeyaraj and his son Fenix were arrested on 19 June for allegedly keeping their stores open past permitted hours in the state that is still observing a lockdown to curb the spread of Covid-19.  
Both men were kept in police custody overnight and died within hours of each other two days later. Relatives claim they were subjected to brutal torture.
Christian groups asking for clarity and justice
Amongst those seeking to shine a light on the killings is the All India Catholic Union (AICU) that is demanding a probe by a High Court Judge, the Indian Christian Women’s Movement that calls for a team of human rights activists and lawyers to conduct the investigation, the Evangelical Fellowship of India that appeals to “competent authorities” to ensure justice in the case.
Abraham Mathai, a prominent voice for the rights of Christians and other minorities, says the custodial deaths are part of ongoing persecution of Christians in the area.
He claims that the police officers accused of the murders “are believed to have also been involved in religious persecution and human rights violations earlier this year.”
His accusations are backed by AICU, which is the largest body of Catholic laypeople in the nation. It alleges that the accused police officers “have been complicit in other custodial deaths in recent months, apart from fomenting caste clashes.”
Observing that the two victims “had been beaten, brutally tortured, sodomized with rods,” an AICU statement on June 29 points out that the “police brutalization” has shocked the nation “which is still to come to terms with police atrocities in other states which have gone unchecked under the cover of the Covid curfew.”
Demands for respect of Constitutional Rights
The chorus of voices is demanding that the deaths not be dismissed as “mere negligent acts” and highlights the fact that the guilty policemen have not been arrested and charged with murder.
It also requests an inquiry into the conduct of the local magistrate and government doctors who handled the case.
The killings have also triggered demands that the government act on police brutality by educating police officers to respect the “human rights guaranteed to all people under the Constitution of India” and to help them appreciate “the diversity of communities that exist in the country.”
Catholic Sr Cynthia Mathew, who is engaged in advocacy for women, Dalits and Adivasis at the UN, points out that over 1,700 people died in police custody in India in 2019. 



Inde: deux chrétiens sauvagement tués par la police




mercoledì 1 luglio 2020

Unesco NGO - EDUCATION THIS WEEK

EDUCATION THIS WEEK (29 June – 3 July 2020)
FIRST RATIFICATION OF THE GLOBAL CONVENTION

Dear colleagues,
The Global Convention on the Recognition of Qualification regarding Higher Education, adopted in November 2019, received its first ratification from Norway on 8 June 2020. 
As the first United Nations treaty on higher education with a global scope, the Global Convention needs 20 ratifications to enter into force and become operational.

You can have a look at the Global Convention in the 6 languages.
UPCOMING COVID-19 EDUCATION WEBINARS
·         Side event at 2020 High-level Political Forum (HLPF) “Education post-COVID-19”, to be organized on 9 July from 2pm - 3 pm (CET)  / 8 am – 9am EST by UNESCO and the SDG-Education 2030 Steering Committee, with support from the Group of Friends for Education and Lifelong Learning. Click here to register.
LATEST NEWS AND BLOG POSTS
JUST PUBLISHED



















martedì 30 giugno 2020

PROPHECY FOLLOW CHALLENGES


Pope at Mass: Let us be challenged by Jesus, like Peter and Paul
On the Solemnity of Sts Peter and Paul, Pope Francis invites us to be builders of unity and prophets of God’s heaven on earth. In keeping with health precautions, the Holy Father celebrated Mass at the “Altar of the Chair” in St Peter’s Basilica, with the participation of a limited number of the faithful.

DE - EN - ES - FR - IT - PL - PT

By Christopher Wells

Pope Francis offered Mass for the Solemnity of Sts Peter and Paul in the Vatican Basilica, built over the tomb of St Peter. In accordance with a long-standing tradition, the Holy Father also blessed the pallia, an ecclesiastical garment presented to metropolitan archbishops as a symbol of unity with the Holy See.
In his homily, the Pope reflected on the themes of “unity” and “prophecy.”
Unity the fruit of prayer
Although very different in experience and personality, Peter and Paul were united as brothers, the Holy Father said. Their closeness to one another was not a result of natural inclination, he explained, but came from the Lord, who commands us to love one another. “He is the one who unites us,” the Pope said, “without making us all alike.”
Watch the papal Mass for the Solemnity of Sts Peter and Paul
Pope Francis explained that the source of unity is prayer, and pointed to the example of the Church praying together for St Peter when he was in prison. The faithful of the time did not complain about persecution but gathered together in prayer.
If we spent more time in prayer and less time complaining, the Pope said, “so many doors would be opened, so many chains that bind would be broken.”
Prophecy follow challenges
The challenges faced by Peter and Paul led to “prophecy,” the second theme of the Pope’s homily. “The Apostles were challenged by Jesus,” the Pope said: Peter, when Jesus asked the Apostles, “Who do you say that I am?”; and Paul, when Jesus asked him, “Saul, Saul, why do you persecute me?”
“These challenges and reversals,” the Pope said, “are followed by prophecies.” At Caesarea Philippi, Jesus tells Peter he will be the rock on which He will found His Church. Paul, after his conversion, became the Lord’s “chosen instrument” to bring the Gospel to the Gentiles.
“Prophecy is born whenever we allow ourselves to be challenged by God,” said Pope Francis.
Need for real prophecy
“Today we need prophecy, real prophecy,” he continued. Real prophecy does not consist in spectacular displays, but in bearing witness in one’s life to the love of God: “This is how Peter and Paul preached Jesus, as men in love with God.”
Their love led them to offer their lives as martyrs: “That was prophecy,” the Pope said, “and it changed history.”
Recalling once again the Lord’s prophecy to Peter, the rock, Pope Francis said there is a similar promise for us.
“Just as the Lord turned Simon into Peter,” the Pope explained, “so He is calling each one of us, in order to make us living stones with which to build a renewed Church and a renewed unity.”
Pope Francis concluded inviting everyone to allow ourselves to “be challenged by Jesus” and to respond to His call to be “builders of unity” and “prophets of God’s heaven on earth.” 


DE - EN - ES - FR - IT - PL - PT