sabato 24 agosto 2024

VkdL - SCIENCE et IDEOLOGIE


 UMEC-WUCT

Résumé de la réunion fédérale annuelle du VkdL

 

Les membres du VkdL, « Verein Katholischer Lehrerinnen in Deutschland », se sont retrouvées à Würzburg pour leur réunion annuelle générale et la remise du prix « Pauline Herber », nommé d’après la fondatrice du VkdL.

 Activités du VkdL en 2023 / 2024

Lors des conférences, qui s’étalaient sur deux jours et demi, la présidence du Vkdl reportait sur les activités de l’année passée. La présidente, Ursula Maria Fehlner avait participé à plusieures manifestations du monde catholique, comme au jubilé des 75 ans de l’hebdomadaire catholique « Die Tagespost ». A cette occasion elle avait été interviewée sur l’importance des modèles à suivre dans la vie chrétienne. Le VkdL a été également présent avec des stands lors de fêtes diocésaines et de manifestations spéciales sur des lieux de pèlerinage. Il a répondu à l’invitation du nonce Monseigneur Eterovic à participer à une réception à Berlin lors de la date anniversaire de l’élection du Pape François. Etant donné que Madame Fehlner a participé à plusieurs conférences organisées par les anciens étudiants de Josef Ratzinger / Benoît XVI, elle a profité de l’occasion pour attirer l’attention sur l’existence du VkdL. Notre Association a également publié une nouvelle résolution qui concerne les droits d’autodétermination des enfants-trans. Tout en s’adressant aux enseignants, cette résolution cherche à sensibiliser le grand public pour les suites physiques et psychiques des transformations du sexe qui sont maintenant juridiquement admises pour des jeunes à partir de quatorze ans sans avoir besoin du consentement de leurs parents. A part cette résolution, la présence médiale du VkdL a été élargie par un compte sur Instagram avec des contributions régulières et sur YouTube avec des présentations de réunions et de discours.


Sujet de la réunion annuelle : « La Science remplacée par l’Idéologie : Danger pour l’Education et Formation »

On peut observer un penchant de la politique sociale actuelle on observe un penchant très clair de remplacer le débat scientifique sur certains sujets - comme par exemple la politique du genre, la politique concernant la (non-) protection de la vie - par des considérations idéologiques. Il en était ainsi pendant la politique contre le corona ou bien des jeunes ont été privés d’un environnement social, nécessaire pour leur bien-être et ou beaucoup de personnes âgées ont été abandonnés dans une solitude déprimante. Est-ce que ces mesures ont été vraiment proportionnelles ? Est-ce que la concision de la liberté individuelle et collective était adaptée ?  Trop souvent, ces mesures ont été prises sans penser aux conséquences à long terme.

Quels sont les fondements de l’éducation pour que les jeunes gens puissent s’épanouir dans une juste liberté, en développant un sens de responsabilité pour eux-mêmes et les autres ? Pour pouvoir s’appuyer sur une vue positive de la vie en général ? Pour trouver un sens de la vie ?  La Politique actuelle souligne sans cesse le besoin et le droit à l’individualisme. De surcroît, l’être humain est sujet de recherches concernant son adaptabilité à des processus purement techniques ; on se sert de plus en plus de méthodes d’évaluation basées sur des algorithmes pour rendre l’être humain transparent à tous les niveaux. Les conséquences à long terme pour la santé psychique, le bien commun et la solidarité sociale sont peu abordées par les acteurs politiques et les médias.

Remise du prix « Pauline Herber » au Professeur Dr. Paul Cullen, Université de Münster / Westphalie

Le prix honore l’engagement d’une personne ou d’une association dans le domaine de la formation et de la science, engagement qui est basée sur l’image chrétienne de l’être humain.

Originaire d’Irlande, né en 1960, il a grandi pendant la guerre civile, où les catholiques ont dû subir de nombreuses agressions de la part de leurs citoyens et de la part de l’Etat britannique. Marqué par cette expérience, il a investi ses efforts personnels dans la défense des droits de l’homme, qu’on ne peut pas diviser en plusieurs niveaux, mais qui sont des droits sans différence pour chaque être.

Professeur d’université pour la médecine humaine et la biologie moléculaire, avec des stations à Londres, il dirige aujourd’hui un laboratoire médical avec plus de trois cents employés à l’université de Münster en Westphalie. Ayant été membre d’une commission chargée d’évaluer les diagnostiques prénatales non-invasives, il est irrité que l’on discute uniquement les techniques et questions de faisabilité en délaissant des considérations éthiques.

Paul Cullen est également Président de l’Association « Des médecins pour la vie » et membre de l’Association fédérale du Droit à la Vie.  Dans de nombreuses prises de position relatives aux questions d’éthique biomédicale, il a défendu le droit à la vie dès son début jusqu’à sa fin naturelle. Enraciné dans la foi catholique, il a toujours cherché le dialogue avec les scientifiques et à faire valoir le point de vue chrétien dans la vision de l’homme. Avec cela, il suit un proverbe irlandais selon lequel personne n’a encore été étouffé par la Vérité. Ceci l’a aussi amené à mettre en garde devant l’idéologie du transhumanisme, qui n’est autre qu’un détournement de la vision de l’homme crée par et à l’image de Dieu. Par opposition, le transhumanisme propage une vision de l’homme créateur de lui-même. Les moyens mis en route sont -  en dehors de la digitalisation croissante et l’intelligence artificielle -  l’usage de dates personnelles, qui sont insoucieusement mises à disposition publique. Parlant de ses faits, il constate souvent qu’il ne suffit pas de prendre note de la Vérité : il faut aussi la Volonté de la connaître et de la mettre en œuvre. Avec regret, Paul Cullen observe que les cours donnés à l’université sont de plus en plus marqués de réflexions idéologiques. C’est pourquoi les écoles, dès la maternelle sont d’une importance primordiale pour sensibiliser l´intelligence des jeunes et leur recherche de la Vérité. De ce fait, la vocation et le rôle des enseignants pour immuniser les enfants et les jeunes contre ces courants idéologiques mérite tout soutien et appréciation.

Les journées de conférences et de rencontres se sont terminées avec la prospection de se retrouver l’année prochaine, qui sera marquée par le 140e anniversaire d’existence du VkdL.

 

 

 

venerdì 23 agosto 2024

VkdL - INFO 4


 Liebe Leserinnen, liebe Leser! 

Die Ferien in NRW sind zu Ende gegangen, in den südlichen Bundesländern dauern die Sommerferien noch an. 

Das ist eine gute Gelegenheit, innezuhalten, um zu reflektieren: Was ist eigentlich los an unseren Schulen? Welches sind die größten Herausforderungen, denen sich Pädagoginnen und Pädagogen, Eltern und die nachwachsende Generation stellen müssen, um auch in Zukunft ein Leben in Fülle und Freiheit zu haben? 

Die Berichte und Zustandsbeschreibungen, die Sie in diesem Info finden, mögen dazu anregen, in christlicher Verantwortung zu bewerten und zu handeln.......


VkdL INFO - 4

Chers lecteurs, chers lecteurs !

Les vacances en Rhénanie du Nord-Westphalie sont terminées, mais les vacances d'été se poursuivent dans les Länder du sud.

C’est une bonne occasion de faire une pause et de réfléchir : que se passe-t-il réellement dans nos écoles ? Quels sont les plus grands défis auxquels les éducateurs, les parents et la prochaine génération doivent faire face pour continuer à vivre une vie d’abondance et de liberté à l’avenir ?

Les rapports et descriptions des conditions que vous trouverez dans ces informations peuvent vous encourager à évaluer et à agir avec responsabilité chrétienne....

Dear readers!

The holidays in NRW have come to an end, in the southern federal states the summer holidays are still ongoing.

This is a good opportunity to pause and reflect: What is actually going on in our schools? What are the biggest challenges that teachers, parents and the next generation have to face in order to continue to have a life of abundance and freedom in the future?

The reports and descriptions of the situation that you will find in this information may inspire you to evaluate and act with Christian responsibility.......


giovedì 22 agosto 2024

PEACE IS A CULTURE


 Patriarch Pizzaballa: ‘Peace is difficult today, ceasefire is urgent’

Ahead of the opening conference of the Rimini Meeting, Cardinal Pierbattista Pizzaballa, the Latin Patriarch of Jerusalem, speaks to Vatican News about the "small hopes" in the Holy Land that allow people not to resign themselves to violence.

By Benedetta Capelli - Rimini

“We cannot talk about peace at this moment.” These words of Cardinal Pierbattista Pizzaballa, the Latin Patriarch of Jerusalem, clearly illustrate the present situation experienced in the Holy Land with the conflict between Hamas and Israel still ongoing after over 10 months.

Rimini Meeting invites Christians to reflect on what is essential in life


Speaking to Vatican Media before the opening of the Rimini Meeting - which he inaugurated with a conference entitled: "A presence for Peace" - the Patriarch underlines the need to "work for a ceasefire and suspend the military operations to begin a healing process, to build mutual trust .”

“The path (for peace) is there - the stated - but there is no desire to follow it at an institutional level. It requires political and religious leadership which is in crisis”. In this context, he remarked that it is important to do everything possible even starting from the bottom.

“Small hopes”

Hope is a word that is needed at this moment but, as Cardinal Pizzaballa said, we must not confuse the meaning of words. “Hope - he noted - does not mean that things are about to end: the prospects are not good in the short term. Hope is an inner attitude that enables one to see with the eyes of the Spirit what human eyes do not see."

“Small hopes” animate the local Church, engaged in supporting the small community of around 600 faithful in Gaza and the West Bank with the distribution of food. The Latin Patriarch of Jerusalem recalled the commitment to open clinics, to reopen a school that has been closed for a year, and restart the dynamics of "normal" relationships, “which help," he said, "to escape from a cloak of oppression to create job opportunities, even if they are lacking."

 Peace is a culture

Concluding his interview, Cardinal Pizzaballa remarked that everyone can contribute to peace. “Peace is a culture, it is not something that one has to do, it is politics, it is education, it is the commitment of the media, it is working in all aspects of life, in a globalized world where no one is an island," he said.

The current negotiations are the last train

During the opening conference he held on Tuesday along with the President of the Rimini Meeting Foundation Bernard Scholz , Cardinal Pizzaballa recounted his 35 years in the Holy Land and his experience of interreligious dialogue. Referring to the latest developments, he confirmed that the current talks are decisive: “War will end and I hope that the negotiations will resolve some problems: I have my doubts, but this is the last train," he said. 

The Patriarch of Jerusalem acknowledged that the risk of the conflict further “degenerating” is real: “The language of mutual rejection," he said, "has become a part of daily life thatis absorbed by the media, and it is something truly dramatic."

In the face of this situation,  Cardinal Pizzaballa called for prayers above all to counter "those attitudes of hatred, mistrust and deep contempt"  of people. "Rebuilding tomorrow will require everyone's commitment,", he noted. 

Regarding interreligious dialogue, the Patriarch admitted that it is difficult at this  moment. "This situation – he explained – has created a divide. There are no public meetings and at  the institutional level we struggle to talk to each other. We are unable to meet".

Concluding, Cardinal Pizzaballa suggested promoting  dialogue at communal  rather than at elite level. Religious leaders,, he said, have a great responsibility to create communities that do not close themselves but instead lift their gaze.

 Vatican News

Peace culture




martedì 20 agosto 2024

UN DEMI- SIECLE DE JUMELAGE

 


UN

 JUMELAGE

 QUI A DES

 PROSPECTIVES

 

MARINEO – SAINTE SIGOLENE 40 ANS DE JUMELAGE

 

 Réflexions d'un directeur d'école

 

- - par Giovanni Perrone*

 

L'ancienne ville sicilienne de Marineo a accueilli plus d'une centaine de « jumeaux », venus de la commune de Sainte Sigolène dans la Haute-Loire française. À la mi-juillet, un grand groupe de Marines était invité en France, la même chose s'est produite à Marineo en septembre. Nous célébrons en effet quarante ans d’un jumelage reconnu comme l’un des plus vivants et des plus durables de toute l’Europe.

J'ai vécu quatre jours riches en émotions à la rencontre de vieux amis avec qui, dès le début, j'ai eu la chance de partager, avec la ville et la communauté scolaire, des projets et des expériences pédagogiques marquantes.

En effet, au cours de ces quarante années de jumelage, il a été possible d'organiser des échanges familiaux, des échanges entre autorités municipales, des échanges sportifs, des échanges d'adolescents et d'associations, des échanges commerciaux, des échanges religieux et même certains mariages.

Le jumelage s'est principalement caractérisé par des échanges annuels entre élèves de dernière classe des écoles primaires, permettant aux enfants de partager la vie de famille avec leurs pairs pendant une semaine, aussi bien en France qu'en Italie.

Il y a quarante ans, les deux communautés ont eu le courage d'oser et d'entreprendre un chemin vertueux et continu : peu de jumelages qui s'arrêtent à la première rencontre, un coup de foudre et un amour éphémère, souvent sans projet de développement efficace et d'implication de toute la communauté. Dans notre cas, la volonté de créer un chemin commun et durable était claire dès le départ.

Le jumelage Marineo-Sainte Sigolène est né presque par hasard, comme beaucoup d’amours : d'une rencontre entre deux administrateurs Mimmo Lo Vasco, conseiller municipal de Palerme, et Jean Salque, maire de Sainte Sigolène en 1983 lors d'une conférence internationale des Municipalités européennes en Angleterre, quatre discutant autour d'un thé, un regard vers l'avenir, une comparaison des perspectives possibles, l'engagement d'une prochaine rencontre.

De retour chez eux, les deux administrateurs ont impliqué le maire de Marineo de l'époque, Ciro Spataro, et leurs conseils municipaux respectifs, pour un premier échange d'informations sur les deux municipalités.

Toujours en novembre 1983, une délégation française, conduite par le maire de Sainte Sigolène, Jean Salque, et quelques conseillers et conseillers municipaux, est accueillie à Marineo et rentre chez elle reconnaissante de l'accueil reçu avec la promesse de se revoir en janvier 1984. à Sainte Sigolène.

Le pacte de jumelage est signé devant les deux communautés d'abord à Marineo le 6 mai 1984 puis à Sainte Sigolène le 8 juillet de la même année.

Le jumelage a été défini par Jean Salque, vice-président d'Auvergne, comme "un mariage d'amour". L'Union européenne a également voulu accorder une reconnaissance particulière aux deux communautés, en soulignant que ce jumelage est l'un des plus durables et significatifs de toute l'Europe et en appréciant la valorisation des ressources et des compétences, l'implication des bénévoles et des jeunes générations.

En effet, le jumelage a été vu comme une entreprise de tous, un bien commun pour tous, un trait caractéristique indélébile de l'identité marine, y compris l'école, dont on ne peut se passer. Pas un protagoniste autoréférentiel, mais un esprit de service. Non pas une participation des meilleurs ou des plus riches, mais un soutien également aux plus nécessiteux pour favoriser l'implication de chacun dans l'échange. Des centaines de citoyens, jeunes et vieux, se sont distingués dans ce travail, notamment divers administrateurs, directeurs et enseignants d'écoles, professionnels et citoyens ordinaires.

Au début, les difficultés ne manquaient pas : préjugés, superficialité, problèmes organisationnels et économiques, surmontés par le désir de prendre des risques pour construire et sauvegarder un « bien commun » et trouver des solutions en évitant toute plainte. Par exemple, le premier départ d'une centaine d'élèves de Marinelli a été entravé par la législation de l'époque qui n'autorisait pas les élèves des écoles primaires à voyager à l'étranger. Face au projet valable et à l'insistance de l'école, le ministre a déclaré : « Vous m'avez forcé à modifier la législation. Félicitations cependant pour votre engagement !

L'échange annuel d'étudiants (hébergé non pas dans des hôtels, mais dans diverses familles) a favorisé le dialogue, la connaissance et le jumelage entre les familles. Il en est de même pour les échanges sportifs, les échanges de groupes musicaux, les échanges entre mycologues, les échanges entre associations et groupes de jeunes...

La paix, la fraternité, la citoyenneté européenne n'ont pas été vécues dans l'abstrait mais dans le concret de chaque initiative.

Les premiers voyages étudiants se faisaient en autocar ; voyages de deux semaines mais avec la possibilité d'explorer à la fois les territoires italiens et français, en s'arrêtant dans les lieux les plus significatifs. Une semaine entière était toujours consacrée à l'hospitalité familiale.

On a pu apprécier la capacité des enseignants à préparer les élèves dès la maternelle, à organiser des échanges et à s'occuper de nombreux groupes d'élèves, renforçant ainsi l'entraide entre les enfants eux-mêmes. En privilégiant les déplacements étudiants, sans accompagnement des parents, le développement de la responsabilité, de l'autonomie et des compétences a été favorisé, ainsi que la gestion des émotions : un défi pédagogique pour chacun. Depuis une quarantaine d'années, différents supports pédagogiques ont été élaborés, dont le « Carnet de bord », pour accompagner les élèves dans cette aventure hors du commun.

Au cours de ces journées de « fraternité », lors des réunions avec les directeurs des écoles Sigolene en service au cours de ces quarante premières années, nous avons réfléchi tant sur les aspects organisationnels que pédagogiques, puisque le manque d'une vision éducative valable a été souligné par tous, il pourrait réduire le jumelage à l'un des nombreux voyages touristiques, un événement de routine à consommer. Cependant, cela doit toujours être une opportunité de croissance pour les adultes et les enfants.

Le travail précieux des Comités de Jumelage, composés de jeunes et d'anciens, de nouvelles branches et de racines fortes, de dialogue et d'interaction, libres de protagonistes éphémères, capables de dialoguer avec les institutions et les citoyens, est une grande ressource pour l'avenir. Tout comme les familles sont une ressource précieuse qui, en accueillant des invités, a la possibilité de se comparer à d'autres réalités et de développer de nouveaux modes de vie pour avancer vers l'avenir.

Je ne peux ignorer l'engagement généreux et compétent des professeurs, qui dès la première année d'école préparent les élèves à l'échange, en leur donnant une formation culturelle et linguistique adaptée, en formant également les parents et en aidant les adultes et les enfants à surmonter les obstacles, les hésitations et les peurs. Il en va de même pour les administrateurs municipaux et les citoyens, bâtisseurs fidèles et industrieux et partisans du jumelage. J'exprime ma sincère gratitude à tous.

 

*Conseiller spécial UMEC-WUCT, ancien directeur des écoles Marineo

 

domenica 4 agosto 2024

LITERATURE EDUCATES THE HEART AND MIND

 


Pope Francis addresses a letter to candidates for the priesthood, but also to pastoral workers and all Christians, to underscore the “value of reading novels and poems as part of one’s path to personal maturity,” because books open up new inner spaces and help to face life and understand others.

AR  - DE  - EN  - ES  - FR  - IT  - PL  - PT ]

 

By Tiziana Campisi

A good book opens the mind, stimulates the heart, and prepares us for life, Pope Francis writes in a letter to future priests, but also all pastoral workers and Christians will appreciate "reading novels and poems as part of one’s path to personal maturity."

With his  letter on the role of literature in formation, written on 17 July and published Sunday, 4 August, Pope Francis aims to encourage "a renewed love for reading" and above all "to propose a radical change of course" in the preparation of candidates for the priesthood, so that more space is given to reading literary works. Because literature can educate "the hearts and minds of pastors" to "the free and humble exercise of our use of reason" and to "a fruitful recognition of the variety of human languages," thus broadening human sensitivity and leading to greater spiritual openness.

Moreover, the task of believers, and of priests in particular, is to touch the hearts of contemporary people so that they may be moved and open before the proclamation of the Lord Jesus, and in all this "the contribution that literature and poetry can offer is of incomparable value."

Beneficial effects of reading

In his letter Pope Francis first emphasises the beneficial effects of a good book that can "provide an oasis that keeps us from other choices that are less wholesome," and when "in moments of weariness, anger, disappointment or failure, when prayer itself does not help us find inner serenity," can help us get through difficult moments and "find peace of mind".

People used to dedicate themselves to reading more often "before our present unremitting exposure to social media, mobile phones and other devices", observes the Pope, who points out that in an audiovisual product, although more complete, "the time allowed for ‘enriching’ the narrative or exploring its significance is usually quite restricted", while reading a book the reader is much more active. A literary work is “a living and ever fruitful text.”

It happens, in fact, that in reading, the reader is enriched by what is received from the author, and this enables him to make the richness of his own person flourish.

Devoting time to literature

While it is positive that "some seminaries have reacted to the obsession with ‘screens’ and with toxic, superficial and violent fake news, by devoting time and attention to literature,” to reading and discussing books, new or old, that have much to say, Pope Francis acknowledges that in general those in formation for ordained ministry may not have enough time to dedicate to literature, sometimes considered "a ‘minor art’ that need not belong to the education of future priests and their preparation for pastoral ministry."

"Such an approach is unhealthy", says the Pope, and can lead to "serious intellectual and spiritual impoverishment of future priests", who thus do not have privileged access which literature grants to the very heart of human culture and, more specifically, to the heart of every individual". Because, in practice, literature has to do with what each of us desires from life, he writes, and it enters into an intimate relationship with our concrete existence and all its tensions, desires and meanings.

Encountering Jesus

In order to "respond adequately to many people’s thirst for God, lest they try to satisfy it with alienating solutions or with a disembodied Jesus", believers and priests, in proclaiming the Gospel, must endevour so that "everyone be able to encounter Jesus Christ made flesh, made man, made history." One must never lose sight of the “flesh” of Jesus Christ, the Pope recommends, "that flesh made of passions, emotions and feelings, words that challenge and console, hands that touch and heal, looks that liberate and encourage, flesh made of hospitality, forgiveness, indignation, courage, fearlessness; in a word, love".

For this reason, Pope Francis underscores that "familiarity with literature can make future priests and all pastoral workers all the more sensitive to the full humanity of the Lord Jesus, in which his divinity is wholly present".

The full text of the Letter of Pope Francis on the role of literature in formation can be found here.

 

mercoledì 31 luglio 2024

L'ACTUALITE' DE SAINT IGNACE DE LOYOLA

 
Saint Ignace de Loyola: 

«Maître du discernement spirituel»

 Pour discerner la volonté de Dieu, le disciple de Jésus accueille dans le silence et la douceur de l'Esprit de Dieu, la brise de son amour qui nous conduit à la finalité pour laquelle nous sommes tous créés: «louer, vénérer et servir Dieu»

 

-Bruno Franguelli, SJ

 Le mercredi 31 juillet, l’Église célèbre la mémoire de saint Ignace de Loyola, maître du discernement spirituel. Ces dernières années, notamment sous le pontificat du Pape François, jésuite et donc fils de la spiritualité de saint Ignace, le terme ‘discernement’ est devenu un mot clé dans les discours et les documents du Pape. François rêve d'une Église qui s'ouvre librement au discernement des esprits pour identifier les signes de Dieu dans les jours difficiles. Mais après tout, qu’est-ce que le discernement spirituel, comme l’enseigne saint Ignace de Loyola, et comment se fait-il? Pour répondre à cette question, un court texte ne suffirait pas, mais il est possible de proposer une réponse à travers trois aspects: «louer, vénérer et servir Dieu».

 Croire que Dieu œuvre dans notre histoire personnelle

Saint Ignace était un homme vaniteux et fondait sa vie sur le désir intense de conquérir le monde. Ses rêves étant détruits par la défaite dans une bataille qui l'a laissé cloué au lit, il a commencé à repenser sa vie. Lorsqu'il lisait des livres sur la vie du Christ et des saints, il comprit combien sa vie était superficielle et, grâce à de bonnes pensées, il réalisa que Dieu agissait dans son histoire, l'appelant à servir un autre Roi, l'Éternel. Dieu a travaillé dans l’histoire d’Ignace et travaille aussi dans la vie de chacun. La première étape pour discerner sa voix et sa volonté dans nos vies est de croire qu’il est présent, non seulement à la périphérie de notre histoire personnelle, mais à tous les instants. Ce qui conduit à croire qu'Il éveille des pensées, des sentiments et des mouvements qui orientent vers le bien, vers Son service, vers Sa Très Sainte Volonté.

Les enseignements toujours actuels de Saint Ignace de Loyola

Le fondateur de la Compagnie de Jésus, célébré le 31 juillet, reste une figure à suivre pour les jeunes, selon Jesús Zaglul Criado, jésuite de la République dominicaine, assistant ...

Connaître les pièges de l'ennemi de la nature humaine

La lecture de la vie du Christ et des saints a produit des mouvements d’amour et de transformation de vie chez Ignace. Cependant, il se rendit compte que, pendant un moment, il se sentait nostalgique des délices mondains et pervers. Il s’agissait de mouvements contraires. Pendant un instant, des pensées lui vinrent et le conduisirent à rechercher la richesse, la gloire et le pouvoir. Mais il s'est rendu compte que ceux-ci, d'une manière ou d'une autre, après leur passage, laissaient son cœur vide, insatisfait et découragé. Avec cela, il était sûr que ces pensées ne venaient pas de Dieu. Saint Ignace appelle le diable l'ennemi de la nature humaine. En fait, Ignace réalisa que la volonté du diable était de le déshumaniser, de l'amener à l'échec, au découragement, à une vie dénuée de sens. En ce sens, le maître du discernement invite à reconnaître les pièges que l'ennemi de notre nature utilise pour nous attirer, nous séduire et nous tromper. Reconnaître la «queue du serpent», souvent déguisée en «angelo lucis» (ange de lumière), c'est-à-dire avec de faux saints et de bonnes intentions, est essentiel pour discerner les mouvements de l'Esprit de Dieu. Ignace nous enseigne que l'Esprit de Dieu agit doucement, «comme de l'eau répandue sur une éponge», tandis que l'esprit mauvais est grossier et bruyant comme «de l'eau répandue sur une pierre».

Prendre conscience des affections désordonnées

Saint Ignace réalisa que son cœur était plein d'affection. Il se sentait en même temps attiré par les honneurs, par Dieu, par une duchesse, par l'argent, par la renommée, etc. Il pouvait voir que son cœur était comme un placard désordonné. Il ressentait le besoin de remettre les choses en place et d'appeler chaque attirance qu'il ressentait par son propre nom. Il savait qu'il était animé par de bonnes et de mauvaises affections. Que faire alors ? Il comprit qu’il devait en être conscient et ne jamais les ignorer. Dans le discernement ignatien, il est essentiel de ne pas se laisser distraire par les affections. Portez-y une attention particulière : d’où viennent-elles ? Où m'emmènent-elles ? Le disciple de Jésus, selon Ignace de Loyola, ne se laisse jamais emporter, inconsciemment, par ses affections. Au contraire, il fait toujours attention, à ne «se laisser déterminer par aucune affection désordonnée ». Le chrétien qui assume avec maturité sa vie de foi, comme nous l'enseigne saint Ignace, ne prend pas de décisions dans les moments de tempête ou au plus fort de ses passions. Pour discerner la volonté de Dieu, le disciple de Jésus accueille, dans le silence et la douceur de l'Esprit de Dieu, la brise de son amour qui nous conduit à la fin pour laquelle nous sommes tous créés : «louer, vénérer et servir Dieu».

 Les enseignements toujours actuels de Saint Ignace de Loyola


Vatican News


martedì 23 luglio 2024

CONGO - EECO - BULLETIN 48

 

Autorité pédagogique pour accompagner 

par Uwimana Pelage


De nos jours, l’autorité a mauvaise presse. Elle brimerait la liberté individuelle et l’épanouissement personnel. Pourtant, l’autorité juste rend libre d’aimer et, par là même, de trouver le bonheur. En quoi l’autorité est-elle bonne ? Jésus parlait avec autorité, nous dit la Bible. 

 L’autorité est bonne, elle a été voulue par Dieu pour ordonner le monde.

 L’autorité est nécessaire au bon fonctionnement de la Création, elle permet à chaque créature de devenir libre, et ainsi de répondre avec élan à l’Amour Divin. « On peut fonder le pouvoir sur la menace, on ne peut fonder l’autorité que sur la confiance. », disait Saint Jean Bosco. 

Comprendre l’autorité, apprendre à l’exercer avec nos faiblesses humaines, permet de mieux appréhender l’autorité de Dieu, cette autorité pleine d’amour qui ne veut que le bonheur de sa créature désirée de toute éternité. 

Autorité et confiance sont intimement liées. “Je suis doux et humble de cœur”, dit le Christ, alors que scribes et pharisiens s’étonnent de son enseignement dispensé avec autorité. Autorité ne rime pas avec dureté. Le Christ s’est incarné dans une famille, probablement pour donner un lieu privilégié pour comprendre les réalités d’enhaut. 

En outre, l’autorité dépasse le lieu familial : l’autorité régit dans bien des domaines comme la vie scolaire, le monde de l’entreprise, du sport, de la politique, et de toute communauté. Le foyer chrétien et l’école restent les premiers lieux d’apprentissage d’une autorité exercée avec sagesse. ......

BULLETIN 48



venerdì 14 giugno 2024

POPE FRANCIS: A SHARED STYLE

 EN  - IT ]

SPEECH OF THE HOLY FATHER FRANCIS
TO PARTICIPANTS IN THE ANNUAL MEETING WITH I
MODERATORS OF THE FAITHFUL ASSOCIATIONS,
OF ECCLESIAL MOVEMENTS AND NEW COMMUNITIES
PROMOTED BY THE DEPARTMENT FOR THE LAITY, THE FAMILY AND LIFE

Aula del Sinodo
Giovedì, 13 giugno 2024

[Multimedia]

_ EN  - IT ]___

Eminenza, cari fratelli e sorelle, buongiorno e benvenuti tutti!

Sono contento di incontrarvi, e colgo l’occasione per riflettere con voi sulla sinodalità, che avete scelto come tema della vostra giornata di incontro. Più volte ho ripetuto che il cammino sinodale richiede una conversione spirituale, perché senza un cambiamento interiore non si raggiungono risultati duraturi. Il mio desiderio, infatti, è che, dopo questo Sinodo, la sinodalità rimanga come modo di agire permanente nella Chiesa, a tutti i livelli, entrando nel cuore di tutti, pastori e fedeli, fino a diventare uno “stile ecclesiale” condiviso. Tutto ciò, però, richiede un cambiamento che deve avvenire in ognuno di noi, una vera e propria “conversione”.

È stato un cammino lungo. Pensate che il primo che ha visto che c’era bisogno della sinodalità nella Chiesa latina è stato San Paolo VI, quando dopo il Concilio ha creato il Segretariato per il Sinodo dei Vescovi. La Chiesa orientale aveva conservato la sinodalità, invece la Chiesa latina l’aveva persa. È stato San Paolo VI ad aprire questa via. E oggi, a quasi 60 anni, possiamo dire che la sinodalità è entrata nel modo di agire della Chiesa. La cosa più importante di questo Sinodo sulla sinodalità non è tanto trattare questo problema o quell’altro. La cosa più importante è il cammino  parrocchiale, diocesano e universale nella sinodalità.

E nell’ottica di questa conversione spirituale provo ora a indicare alcuni atteggiamenti, alcune “virtù sinodali”, che possiamo desumere dai tre annunci della Passione nel Vangelo di Marco (cfr 8,31; 9,31; 10,32-34): pensare secondo Diosuperare ogni chiusura e coltivare l’umiltà.

Primo: pensare secondo Dio. Dopo il primo annuncio della Passione, l’Evangelista ci riferisce che Pietro rimprovera Gesù. Proprio lui, che doveva essere di esempio e aiutare gli altri discepoli ad essere pienamente a servizio dell’opera del Maestro, si oppone ai piani di Dio, rifiutandone la passione e la morte. E Gesù gli dice: «Tu non pensi secondo Dio, ma secondo gli uomini» (Mc 8,32).

Ecco il primo grande cambiamento interiore che ci viene chiesto: passare da un “pensiero solo umano” al “pensiero di Dio”. Nella Chiesa, prima di prendere ogni decisione, prima di iniziare ogni programma, ogni apostolato, ogni missione, dovremmo sempre chiederci: cosa vuole Dio da me, cosa vuole Dio da noi, in questo momento, in questa situazione? Quello che io ho in mente, quello che noi come gruppo abbiamo in mente, è veramente il “pensiero di Dio”? Ricordiamoci che il protagonista del cammino sinodale è lo Spirito Santo, non noi. Lui solo ci insegna ad ascoltare la voce di Dio, individualmente e come Chiesa.

Dio è sempre più grande delle nostre idee, è più grande della mentalità dominante, delle “mode ecclesiali” del momento, anche del carisma del nostro particolare gruppo o movimento. Perciò, non diamo mai per scontato di essere “sintonizzati” con Dio: cerchiamo piuttosto sempre di elevarci al di sopra di noi stessi per convertirci a pensare secondo Dio e non secondo gli uomini. Questa è la prima grande sfida. Pensare secondo Dio. Pensiamo a quel passo del Vangelo quando il Signore annuncia la Passione e Pietro si oppone. Cosa dice il Signore? “Tu non sei secondo Dio, tu non pensi secondo Dio”.

Secondo: superare ogni chiusura. Dopo il secondo annuncio della Passione, Giovanni si oppone a un uomo che praticava un esorcismo nel nome di Gesù, ma non era della cerchia dei discepoli: «Volevamo impedirglielo – afferma – perché non ci seguiva!» (Mc 9,38). Gesù non approva questo suo atteggiamento e gli dice: «Chi non è contro di noi è per noi» (Mc 9,40); poi invita tutti gli Apostoli a vigilare piuttosto su sé stessi, per non essere occasione di scandalo per gli altri (cfr Mc 9,42-50).

Stiamo attenti per favore alla tentazione del “cerchio chiuso”. I Dodici erano stati scelti per essere il fondamento del nuovo popolo di Dio, aperto a tutte le nazioni della terra, ma gli Apostoli non colgono questo orizzonte grande: si ripiegano su sé stessi e sembrano voler difendere i doni ricevuti dal Maestro – guarire i malati, cacciare i demoni, annunciare il Regno (cfr Mc 2,14) – come se fossero dei privilegi.

E questa è una sfida anche per noi: non andare al di là di quello che pensa la nostra “cerchia”, essere convinti che quello che facciamo noi vada bene per tutti, difendere, magari senza rendersene conto, posizioni, prerogative o prestigio “del gruppo”. Oppure lasciarsi bloccare dalla paura di perdere il proprio senso di appartenenza e la propria identità, per il fatto di aprirsi ad altre persone e ad altri modi di pensare, senza riconoscere la diversità come una opportunità, e non una minaccia. Sono, questi, “recinti” nei quali tutti rischiamo di rimanere prigionieri. State attenti: il proprio gruppo, la propria spiritualità, sono realtà per aiutare a camminare con il Popolo di Dio, ma non sono privilegi, perché c’è il pericolo di finire imprigionati in questi recinti.

La sinodalità ci chiede invece di guardare oltre gli steccati con grandezza d’animo, per vedere la presenza di Dio e la sua azione anche in persone che non conosciamo, in modalità pastorali nuove, in ambiti di missione in cui non ci eravamo mai impegnati prima; ci chiede di lasciarci colpire, anche “ferire” dalla voce, dall’esperienza e dalla sofferenza degli altri: dei fratelli nella fede e di tutte le persone che ci stanno accanto. Aperti, cuore aperto.

Infine, terzo: coltivare l’umiltà. Dopo il terzo annuncio della Passione, Giacomo e Giovanni chiedono posti di onore accanto a Gesù, che invece risponde loro invitando tutti a considerare vera grandezza non l’essere servito, ma il servire, l’essere servitore di tutti, perché Lui stesso è venuto a fare così (cfr Mc 10,44-45).

Comprendiamo qui che la conversione spirituale deve partire dall’umiltà, che è la porta d’ingresso di tutte le virtù. A me fa tristezza quando trovo cristiani che si vantano: perché io sono prete da qui, o perché sono laici da là, perché io sono di questa istituzione… Questa è una cosa brutta. L’umiltà è la porta, è l’inizio. E anche questo ci spinge a interrogarci: ma io cosa cerco davvero nei rapporti con i miei fratelli di fede? Perché porto avanti certe iniziative nella Chiesa? E se ci accorgiamo che in qualche modo ha fatto breccia in noi un po’ di orgoglio, o di superbia, allora domandiamo la grazia di tornare a convertirci all’umiltà. Solo gli umili, infatti, compiono cose grandi nella Chiesa, perché chi è umile ha basi solide, fondate sull’amore di Dio, che non viene mai meno, e perciò non cerca altri riconoscimenti.

E anche questa tappa della conversione spirituale è fondamentale per edificare una Chiesa sinodale: solo la persona umile infatti valorizza gli altri, e ne accoglie il contributo, i consigli, la ricchezza interiore, facendo emergere non il proprio “io”, ma il “noi” della comunità. A me fa dolore quando troviamo cristiani…, in spagnolo diciamo “yo me mí conmigo para mí ”, “io me mi con me per me”. Questi cristiani “al centro”. È triste. È l’umile che difende la comunione nella Chiesa, evitando le spaccature, superando le tensioni, sapendo mettere da parte anche le proprie iniziative per contribuire a progetti condivisi, e questo perchè nel servire trova gioia e non frustrazione o rancore. Vivere la sinodalità, ad ogni livello, è davvero impossibile senza umiltà.

E voglio dire un’altra volta, sottolineare il ruolo dei movimenti ecclesiali. I movimenti ecclesiali sono per il servizio, non per noi stessi. È triste quando si sente che “io appartengo a questo, all’altro, all’altro”, come se fosse una cosa superiore. I movimenti ecclesiali sono per servire la Chiesa, non sono in sé stessi un messaggio, una centralità ecclesiale. Sono per servire.

Spero che questi pensieri vi siano utili per il vostro cammino, nelle vostre associazioni e movimenti, nelle relazioni con i Pastori e con tutte le realtà ecclesiali; e mi auguro che questo incontro e altri momenti simili vi aiutino a valorizzare i rispettivi carismi in una prospettiva ecclesiale, per dare il vostro generoso e prezioso contributo all’evangelizzazione, alla quale tutti noi siamo chiamati.

Sempre guardate questo: la mia appartenenza è al movimento ecclesiale, è all’associazione o è alla Chiesa? È nel mio movimento, nella mia associazione per la Chiesa, come uno “stadio” per aiutare la Chiesa. Ma i movimenti chiusi vanno cancellati, non sono ecclesiali.

Vi benedico, andate avanti! E, per favore, pregate per me. A favore!


In the photos: The Holy Father meets the Ecclesiastical Assistant and the President of UMEC-WUCT, Archbishop Dollmann and prof. De Groof

mercoledì 12 giugno 2024

STYLE ET COMPETENCES D'UN ENSEIGNANT CATHOLIQUE

    


QUELQUES REFLEXIONS


-     par Giovanni Perrone

Je pense à la pédagogie de l’Evangile. L’enseignant catholique est, primairement, témoin de l’Evangile, soi dans l’école catholique, soit dans l’école laïque.

        Jésus a choisi d’aller sur les routes de la Palestine. L’enseignant doit être un homme qui sait marcher sur les routes du monde. Marcher, c'est-à-dire, savoir mettre soi-même en discussion, savoir interagir avec les hommes et les lieux, avec le savoir et les cultures, orienter soi même et les autres, pour ne se perdre, ne faire pas perdre les autres. Un homme qui sait lire le monde et l’histoire du monde pour diriger soi-même et les autres envers le futur. Un homme en dialogue avec soi-même, les hommes, les cultures, le monde entier ; sens préjugé. Il fait cela sans perdre son identité, sens utiliser son identité pour opprimer les autres. Dans l’école et dans la société il témoigne, avec cohérence et humilité, les valeurs de l’Evangile. In ne se célèbre pas lui-même, mais célèbre l’amour de Dieu.

Il sait construire des chemins de dialogue et de paix. Il est toujours prêt à accueillir tout le monde avec un sourire sincère et encourageant, et un cœur ouvert.

      Jésus était toujours conscient de sa mission, d’être envoyé par le Père pour sauver l’homme.

       L’enseignant catholique doit être toujours conscient et content de sa mission culturelle. Il n’est pas « damnatus ad pueros » (condamné à travailler avec les enfants), mais expert dans la transformation des objets culturels   en objets culturels scolastiques. Il est engagé à aider les élèves à reconstruire des savoirs sélectionnés et qui sont reconnus par la société.

Il est capable d’organiser des sentiers et des instruments d’apprentissage pour soi-même et pour les élèves et il est responsable de la qualité des apprentissages.

Particulièrement il est capable d’aider les élèves plus faibles, plus pauvres culturellement et socialement. Il est capable de favoriser dans sa classe et dans l’école des rapports positives, de solidarité pour un bon climat pédagogique. Le travail en group, la créativité, la réflexivité, l’évaluation du travail scolaire et de la manière de vivre les valeurs dans la quotidienneté, la coopération, l’engagement pour améliorer soi-même et les autres, la joie de travailler ensemble et de travailler bien pour obtenir des positifs résultats, la responsabilité, l’amour pour la vie doivent être les caractéristiques de la classe géré par un enseignant catholique et de l’école ou il travaille.

Il connaît la pédagogie, la psychologie et la didactique et il sait choisir les méthodes plus adaptes pour assurer à chaque élève un bon apprentissage.

Il aime la vie, la culture et l’apprentissage. Pour ça il cure sa formation humaine, cultural, spirituel, pédagogique et méthodologique. Il est responsable de sa formation continue et il sait choir les bonnes occasions et les bons lieux de formation.

     Jésus était toujours pré à accueillir les autres. L’enseignant catholique est l’homme de l’accueil, de la disponibilité, de l’espoir, de l’optimisme.  Il sait organiser et gérer des sentiers pour faire grandir les élèves dans ces vertus.

     Jésus savait écouter et parler. Il savait parler avec simplicité (en utilisant la culture et le langage des auditeurs) de grandes choses. L’enseignant doit être disponible à l’écoute et au dialogue, avec les élèves, avec les autres enseignants, avec les parents, avec les responsables de la société. Il doit connaître et utiliser des façons et des langages adaptes pour se faire comprendre. Façons et langages qui sont toujours animés par l’amour. L’enseignant est témoin de l’amour de Dieu pour les hommes. En fait, « Dieu a exigé de nous l’amour de l’amour » (Levinas)

      Jésus savait prendre en charge ses compagnons de route et les conduire (comme un frère plus grand) sur les sentiers du monde, envers de buts de grande valeur et il a su faire apprécier ces buts et donner les compétences nécessaires pour les rejoindre. L’enseignant catholique sait accompagner et valoriser les élèves, sans perdre aucun (le bon berger) et en l’aidant à devenir des hommes compétents, responsables et autonomes.

Il connaît les buts de l’école et il sait que l’éducation et  l’apprentissage sont le premier buts, un enseignement qui donne à chacun élève la capacité d’apprendre pour toute la vie, d’interagir positivement avec le monde entier, et de rendre un bon service à la société.

       Et enfin, Jésus savait se retirer dans la solitude pour prière, pour réfléchir. L’enseignant sait chercher et trouver des espaces de silence, de réflexivité et sait prier pour ses élèves, pour ses collègues, pour les besoins du monde. Il sait bien que sens l’aide de Dieu son travail est vanisé.