lunedì 19 gennaio 2026

TEMOINS DE FECONDITE'

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L’enseignant


chrétien, 


témoin de fécondité

et de vie.


 -par Giovanni Perrone

          « Soyez féconds, multipliez-vous ! », c’est le premier commandement que Dieu a donné aux créatures.   Cela ne signifie pas seulement « Faites des enfants !». C’est très important, bien sûr, pour le développement de l’humanité, mais signifie davantage. C’est l’invitation que le bon Dieu nous fait chaque jour, l’invitation à vouloir et à savoir être féconds. : la fécondité comme style d’être et de vivre.

C’est la fécondité pour soutenir la vie, spécialement des plus faibles et défavorisé, pour assurer une bonne vie a tout le monde.

C’est une invitation qui doit impliquer et orienter chaque homme, et chaque société, à faire de son mieux. La fécondité ne s’achet pas à la pharmacie, ne peut être autoréférentielle, mais relationnelle. C’est la donation de soi-même aux autres et au monde entière. Elle est donation d’amour, pas de violence,

Pour l’éducateur, particulièrement celui qui est chrétien c’est encore plus. C’est la fécondité qui vient de l’Esprit, une fécondité spirituelle, intellectuelle, professionnelle, relationnelle. C’est la fécondité de la parole et de l’action.

Le pape Leon à nous dit de « dessiner des news chemins d’espérance ». Qu’est-ce que cela signifie pour nous ? Quel espoir pour les peuples en guerre, pour les enfants victimes de violence et de faim, pour les massacres d’enfants et d’adultes à Gaza et ailleurs, pour les enfants des rues, pour ceux qui sont privés d’éducation ou réduits en esclavage par des idéologies ou par les médias eux-mêmes…

Elle sait repérer et comprendre les problèmes et trouver des bonnes solutions. Elle sait trouver des nouveaux chemins et des nouvelles stratégies.

Elle se manifeste par l’intelligence et la générosité, la créativité et la responsabilité, l’engagement et la constance, le dynamisme et le témoignage. Pour ça elle fait grandir l'amitié, a compétence et la joie de vivre, et de   marcher vers l'avenir

La fécondité fait dire à tous nous, les éducateurs, : « Je veux m’engager !  Je suis responsable ! Malgré tout j’aime être enthousiaste et constant dans l’acharnement ! ».

Il y a la responsabilité des institutions à vouloir et à savoir être fécondes. On pense, particulièrement, à la fécondité des institutions scolaires, des associations, des projets éducatifs, du travail de chaque enseignant et communauté. …

         C’est vrai : il n’est pas facile être féconds aujourd’hui. La société occidentale perd aussi la fécondité de la procréation. De plus en plus on a recours aux manipulations, aux implantations sans comprendre qu’il faut changer de vie. La fécondité de l’esprit ne peut être OGM, ne peut être revivifiée par des artifices. Il faut l’alimenter jour après jour grâce à la façon de vivre basée sur des relations efficaces avec soi-même, avec les autres et avec Dieu.

         C’est vrai : quelquefois il y a la fatigue, la solitude et l’espoir est faible. Beaucoup de monde demande de l’aide, et peu de gens la donnent … 

Malheureusement, c'est souvent la logique de la mort et de l'oppression qui est privilégiée, et non celle de la vie et du partage.

Il ne faut pas se décourager, mais il faut se soutenir les uns les autres. Dieu, origine de la fécondité, nous donne son soutien et nous accompagne. Il nous donne gratuitement la force de l’espoir et de l’engagement, il nous donne le cœur, les yeux et le cerveaux (et aussi les mains) pour voir loin ; il nous aide à conquérir la capacité de répondre adéquatement aux défis de chaque jour, il nous donne le courage du changement et nous aide à trouver la meilleure façon de vivre (et de faire vivre) des vraies valeurs dans la société actuelle.

Je pense que le grand défi pour l’éducateur chrétien aujourd’hui (dans l’école catholique, mais de plus en plus dans l’école laïque, où il est souvent tout seul) c’est d’être témoin de fécondité et éducateur à la fécondité, et à la vie.

 En fait, seul l’éducation peut donner la boussole pour s’orienter dans le pluralisme de la société, pour apprendre à discerner le vrai du faux, le bien du mal, la beauté de la laideur, la lâcheté et la paresse qui nous endurcissent, l'autoréférentialité qui nous trompe et nous emprisonne. Soyez vigilants et prêts, dit Jésus. Partez en pèlerins de l'espérance, artisans de bien, en communion les uns avec les autres et avec et pour les autres. Puissions-nous tous savoir nous offrir en don à tous, avec humilité et générosité.

La contemplation, la réflexion, l'accueil et les positives relations, le discernement, la mémoire, la prévoyance, le dynamisme donnent vie et fécondité au voyage concret, et favorisent le développement des compétences utiles à la vie quotidienne pour nous et pour les autres. 

En particulier, l’éducateur doit ne devrait oublier de soigner la fécondité de l’esprit : le droit au développement spirituel devrait être davantage donné aux enfants, et à soi-même aussi …

On privilégie souvent le style de pouvoir et de conquête, de l’arrogance et de l’autoréférence, plutôt que celui du service et de la promotion humaine.

Nous ne pouvons pas oublier que former les enfants spirituellement, c’est leur donner des repères pour les aider à vivre pleinement leur vie, c'est-à-dire à vouloir et à savoir être toujours féconds pour soi-même, pour les autres, pour le monde entier.

  Il est nécessaire de promouvoir la fécondité de l'intellect et de l’esprit, l’intelligence artificielle doit se matérialiser en intelligence artisanale : l'art d'être et d'agir, de penser et de servir. Chaque personne est un don précieux pour les autres.

Il n’y aura que les hommes et les institutions fécondes qui iront vers le futur ! 

L'éducation est en réalité un chemin à travers les méandres complexes du monde.


The Christian teacher, 

a witness to fruitfulness and life.

 

-by Giovanni Perrone

 

“Be fruitful and multiply!” This is the first commandment God gave to His creatures. It doesn’t simply mean “ Have children !” That is very important, of course, for the development of humanity, but it means more. It is the invitation that God extends to us every day, the invitation to desire and to know how to be fruitful: fruitfulness as a way of being and living.

It is fertility to sustain life, especially the weakest and most disadvantaged, to ensure a good life for everyone.

This is an invitation that must involve and guide every individual, and every society, to do their best. Fertility cannot be bought at the pharmacy, nor can it be self-referential, but rather relational. It is the gift of oneself to others and to the entire world. It is a gift of love, not violence.

For educators, especially Christians, it is even more so. It is the fruitfulness that comes from the Spirit, a spiritual, intellectual, professional, and relational fruitfulness. It is the fruitfulness of word and deed.

Pope Leo told us to "draw new paths of hope." What does this mean for us? What hope is there for people at war, for children who are victims of violence and hunger, for the massacres of children and adults in Gaza and elsewhere, for street children, for those deprived of education or enslaved by ideologies or by the media themselves?

She knows how to identify and understand problems and find good solutions. She knows how to find new paths and new strategies.

It manifests itself through intelligence and generosity, creativity and responsibility, commitment and consistency, dynamism and bearing witness. Through this, it fosters friendship, competence, and the joy of living and moving towards the future.

Fertility makes all of us educators say: "I want to get involved! I am responsible! Despite everything, I like to be enthusiastic and consistent in my efforts!"

Institutions have a responsibility to be both productive and productive. This applies particularly to the productive nature of schools, associations, educational projects, and the work of each teacher and community.

 It's true: it's not easy to be fertile today. Western society is also losing its procreative fertility. More and more, we resort to manipulation and implantation without understanding that we need to change our way of life. The fertility of the spirit cannot be genetically modified, cannot be revived by artificial means. It must be nurtured day after day through a way of life based on effective relationships with oneself, with others, and with God.

It's true: sometimes there's fatigue, loneliness, and hope is dwindling. Many people ask for help, and few give it…

Unfortunately, it is often the logic of death and oppression that is favoured, and not that of life and sharing.

We must not be discouraged, but we must support one another. God, the source of fruitfulness, gives us his support and accompanies us. He freely gives us the strength of hope and commitment; he gives us the heart, the eyes, and the mind (and also the hands) to see far; he helps us develop the ability to respond appropriately to the challenges of each day; he gives us the courage for change and helps us find the best way to live (and to promote) true values in today's society.

I think that the great challenge for the Christian educator today (in Catholic schools, but increasingly in secular schools, where he is often all alone) is to be a witness to fruitfulness and an educator in fruitfulness, and in life.

In fact, only education can provide the compass to navigate the pluralism of society, to learn to discern truth from falsehood, good from evil, beauty from ugliness, the cowardice and laziness that harden us, and the self-referentiality that deceives and imprisons us. "Be vigilant and ready," says Jesus. "Go forth as pilgrims of hope, artisans of good, in communion with one another and with and for others." May we all know how to offer ourselves as a gift to all, with humility and generosity.

Contemplation, reflection, welcoming and positive relationships, discernment, memory, foresight, dynamism give life and fruitfulness to the concrete journey, and promote the development of skills useful in daily life for ourselves and for others.

In particular, educators must not forget to nurture the fruitfulness of the mind: the right to spiritual development should be given more fully to children, and to oneself as well…

We often favour the style of power and conquest, of arrogance and self-reference, rather than that of service and human promotion.

We cannot forget that educating children spiritually means giving them reference points to help them live their lives to the fullest, that is, to want and know how to always be fruitful for themselves, for others, for the whole world.

It is necessary to foster the fruitfulness of the intellect and the spirit; artificial intelligence must materialize as artisanal intelligence: the art of being and acting, of thinking and serving. Each person is a precious gift to others.

Only men and productive institutions will move towards the future!

Education, in fact, is a path through the complex ways of the world.


El educador cristiano, 

testigo de fecundidad y de vida.

 

-por Giovanni Perrone

 

“¡Sed fecundos y multiplicaos!” Este es el primer mandamiento que Dios dio a sus criaturas. No significa simplemente “¡ Tened hijos !”. Esto es muy importante, por supuesto, para el desarrollo de la humanidad, pero significa más. Es la invitación que Dios nos extiende cada día, la invitación a desear y saber ser fecundos: la fecundidad como forma de ser y de vivir.

Es la fertilidad la que sostiene la vida, especialmente de los más débiles y desfavorecidos, para asegurar una buena vida para todos.

Esta es una invitación que debe involucrar y guiar a cada individuo, y a cada sociedad, a dar lo mejor de sí. La fertilidad no se compra en la farmacia, ni puede ser autorreferencial, sino relacional. Es el don de uno mismo a los demás y al mundo entero. Es un don de amor, no de violencia.

Para los educadores, especialmente los cristianos, lo es aún más. Es la fecundidad que proviene del Espíritu: una fecundidad espiritual, intelectual, profesional y relacional. Es la fecundidad de la palabra y la obra.

El Papa León nos pidió que trazáramos nuevos caminos de esperanza. ¿Qué significa esto para nosotros? ¿Qué esperanza hay para las personas en guerra, para los niños víctimas de la violencia y el hambre, para las masacres de niños y adultos en Gaza y otros lugares, para los niños de la calle, para quienes carecen de educación o están esclavizados por ideologías o por los propios medios de comunicación?

Sabe identificar y comprender los problemas y encontrar buenas soluciones. Sabe encontrar nuevos caminos y nuevas estrategias.

Se manifiesta a través de la inteligencia y la generosidad, la creatividad y la responsabilidad, el compromiso y la constancia, el dinamismo y el testimonio. Con ello, fomenta la amistad, la competencia y la alegría de vivir y avanzar hacia el futuro.

La fertilidad nos hace decir a todos los educadores: "¡Quiero involucrarme! ¡Soy responsable! A pesar de todo, me gusta ser entusiasta y constante en mis esfuerzos".

Las instituciones tienen la responsabilidad de ser productivas y productivas. Esto aplica particularmente a la naturaleza productiva de las escuelas, las asociaciones, los proyectos educativos y el trabajo de cada docente y comunidad.

Es cierto: no es fácil ser fértil hoy en día. La sociedad occidental también está perdiendo su fertilidad procreativa. Recurrimos cada vez más a la manipulación y a la implantación sin comprender que necesitamos cambiar nuestra forma de vida. La fertilidad del espíritu no se puede modificar genéticamente ni reavivar por medios artificiales. Debe cultivarse día tras día mediante un estilo de vida basado en relaciones efectivas con uno mismo, con los demás y con Dios.

Es cierto: a veces hay cansancio, soledad y la esperanza se desvanece. Mucha gente pide ayuda, y pocos la dan...

Desgraciadamente, a menudo se privilegia la lógica de la muerte y de la opresión, y no la de la vida y del compartir.

No debemos desanimarnos, sino apoyarnos mutuamente. Dios, fuente de fecundidad, nos apoya y nos acompaña. Nos da generosamente la fuerza de la esperanza y el compromiso; nos da el corazón, los ojos y la mente (y también las manos) para ver a lo lejos; nos ayuda a desarrollar la capacidad de responder adecuadamente a los desafíos de cada día; nos da la valentía para el cambio y nos ayuda a encontrar la mejor manera de vivir (y promover) los verdaderos valores en la sociedad actual.

Pienso que el gran desafío para el educador cristiano hoy (en las escuelas católicas, pero cada vez más en las laicas, donde a menudo está solo) es ser testigo de fecundidad y educador en la fecundidad y en la vida.

De hecho, solo la educación puede proporcionar la brújula para navegar en el pluralismo de la sociedad, para aprender a discernir la verdad de la falsedad, el bien del mal, la belleza de la fealdad, la cobardía y la pereza que nos endurecen, y la autorreferencialidad que nos engaña y nos aprisiona. «Estén atentos y preparados», dice Jesús. «Vayan como peregrinos de la esperanza, artesanos del bien, en comunión unos con otros, con y para los demás». Que todos sepamos ofrecernos como don a todos, con humildad y generosidad.

La contemplación, la reflexión, la acogida y las relaciones positivas, el discernimiento, la memoria, la previsión, el dinamismo dan vida y fecundidad al camino concreto, y promueven el desarrollo de habilidades útiles en la vida cotidiana para nosotros mismos y para los demás.

En particular, los educadores no deben olvidarse de cultivar la fecundidad de la mente: el derecho al desarrollo espiritual debe ser concedido más plenamente a los niños, y a ellos mismos también.

A menudo privilegiamos el estilo de poder y de conquista, de arrogancia y autorreferencialidad, más que el de servicio y de promoción humana.

No podemos olvidar que educar espiritualmente a los hijos significa darles puntos de referencia para ayudarles a vivir plenamente su vida, es decir, a querer y saber ser siempre fecundos para sí mismos, para los demás, para el mundo entero.

Es necesario fomentar la fecundidad del intelecto y el espíritu; la inteligencia artificial debe materializarse como inteligencia artesanal: el arte de ser y actuar, de pensar y servir. Cada persona es un don precioso para los demás.

¡Sólo los hombres y las instituciones fructiferas avanzarán hacia el futuro!

La educación, de hecho, es un camino a través de los complejos caminos del mundo.


L'insegnante cristiano, 

testimone di fecondità e di vita.

 

-di Giovanni Perrone

 

“Siate fecondi e moltiplicatevi!” Questo è il primo comandamento che Dio ha dato alle sue creature. Non significa semplicemente “ Abbiate figli !”. Ciò è molto importante, certo, per lo sviluppo dell’umanità, ma significa di più. È l’invito che Dio ci rivolge ogni giorno, l’invito a desiderare e a saper essere fecondi: la fecondità come modo di essere e di vivere.

È fecondità sostenere la vita, soprattutto quella più debole e svantaggiata, per garantire a tutti un vivere dignitoso, per una piena umanizzazione.

Questo  invito  deve coinvolgere e guidare ogni individuo, e ogni società, a fare del proprio meglio. La fertilità non si compra in farmacia, né può essere autoreferenziale, ma relazionale. È dono di sé agli altri e al mondo intero. È dono d'amore, non di violenza.

Per gli educatori, soprattutto cristiani, lo è ancora di più. È la fecondità che viene dallo Spirito, una fecondità spirituale, intellettuale, professionale e relazionale. È la fecondità della parola e dell'azione  ("cuore, mente e mano", diceva Papa Francesco)..

Papa Leone ci ha detto di "disegnare nuovi cammini di speranza". Cosa significa questo per noi? Che speranza c'è per le persone in guerra, per i bambini vittime della violenza e della fame, per i massacri di bambini e adulti a Gaza e altrove, per i ragazzi di strada, per coloro che sono privati dell'istruzione o sono schiavi delle ideologie o degli stessi media?

L'educatore  sa identificare e comprendere i problemi e trovare buone soluzioni. Sa percorrere nuove strade e nuove strategie.

Perciò, la fecondità si manifesta attraverso intelligenza e generosità, creatività e responsabilità, impegno e coerenza, dinamismo e testimonianza. Così promuove l'amicizia, la competenza e la gioia di vivere e di avanzare verso il domani.

La fertilità è un invito a dire "Voglio impegnarmi! Sono responsabile! Nonostante tutto, mi piace essere entusiasta e costante nel mio cammino!"

Le istituzioni hanno la responsabilità di essere vivaci e feconde. Questo vale in particolare per le scuole, le associazioni, i progetti educativi e il servizio di ciascun insegnante e di ogni comunità comunità.

 È vero: non è facile essere fecondi oggi. La stessa società occidentale  (che si crede progredita) sta perdendo la sua fertilità procreativa. Ricorriamo sempre più alla manipolazione e alle medicine senza comprendere che dobbiamo cambiare il nostro stile di vita. La fecondità della  carne e dello spirito non può essere geneticamente modificata, non può essere ravvivata con mezzi artificiali. Essa deve essere coltivata giorno dopo giorno attraverso uno stile di vita basato su relazioni efficaci con se stessi, con gli altri e con Dio. In tal senso la speranza diviene concretezza quotidiana.

È vero: a volte si avverte stanchezza, solitudine e la speranza si affievolisce. Molti chiedono aiuto, pochi lo danno...

Purtroppo, spesso è la logica della morte e dell'oppressione a essere favorita, e non quella della vita e della condivisione.

Non dobbiamo scoraggiarci, ma dobbiamo sostenerci a vicenda. Dio, fonte di fecondità, ci dà il suo sostegno e ci accompagna. Ci dona gratuitamente la forza della speranza e dell'impegno; ci dona il cuore, gli occhi e la mente (e anche le mani) per vedere lontano; ci aiuta a sviluppare la capacità di rispondere in modo appropriato alle sfide di ogni giorno; ci dona il coraggio del cambiamento e ci aiuta a trovare il modo migliore per vivere (e promuovere) i veri valori nella società odierna.

Ritendo che la grande sfida per l'educatore cristiano oggi (nelle scuole cattoliche, ma sempre più anche in quelle laiche, dove spesso si trova solo) sia quella di saper essere testimone di fecondità e educatore alla fecondità e alla vita.

Solo l'educazione, infatti, può fornire la bussola per orientarsi nella confusione e nel pluralismo della società, per imparare a discernere il vero dal falso, il bene dal male, la bellezza dalla bruttezza, la codardia e l'ignavia dalla vivacità del vivere,  l'autoreferenzialità che ci inganna e ci imprigiona dal generoso servizio. «Siate vigilanti e pronti», dice Gesù. «Andate come pellegrini di speranza, artigiani del bene, in comunione con tutti, con e per gli altri». Impariamo, dunque,  ad offrirci in dono a tutti, con umiltà e generosità.

Contemplazione, riflessione, accoglienza e relazioni positive, discernimento, memoria, lungimiranza, dinamismo danno vita e fecondità al cammino concreto e favoriscono lo sviluppo di competenze utili, nella vita quotidiana, a noi stessi e agli altri.

La vita associativa arricchisce e aiuta a discernere e ad agire fecondamente. La fecondità, infatti, fa interagire memoria e futuro, non è una fuga verso il domani: valorizza le radici e le nuove fronde che garantiscono vitalità. 

In particolare, gli educatori sono chiamati a coltivare la fecondità della mente e dello spirito: il diritto allo sviluppo spirituale deve essere riconosciuto più pienamente ai ragazzi che vengono loro affidati, e anche a loro stessi…

Purtroppo, sovente privilegiamo lo stile del potere e della conquista, dell'arroganza e dell'autoreferenzialità, piuttosto che quello del servizio e della promozione umana.

Non possiamo dimenticare che educare spiritualmente i ragazzi  significa dare loro dei punti di riferimento per aiutarli a vivere la loro vita in pienezza, cioè a voler e saper essere sempre fecondi per sé stessi, per gli altri, per il mondo intero.

Perciò è necessario favorire la fecondità dell'intelletto e dello spirito; la stessa intelligenza artificiale deve concretizzarsi come intelligenza artigianale: l'arte di essere e di agire, di pensare e di servire. Ogni persona è, è infatti, un dono prezioso per gli altri.

Solo le persone e le istituzioni feconde andranno verso il futuro!

L'educazione, infatti, è un cammino, per le complesse e variegate vie del mondo.


 


 

 

 


domenica 18 gennaio 2026

WAYFARES - CAMINANTES - VOYAGEURS - VIANDANTI

 

 *en - fr - es - it *



We are born and live as wayfarers on a long pilgrimage toward the goal indicated by the Lord.


 by Enzo Bianchi 

 There are words of Jesus not recorded in the Gospels but attested by the Church Fathers that even today are considered authentic by exegetes, words uttered by Jesus, words like arrows that, if welcomed, leave a mark. One of these words of Jesus resonates like this: "Be travelers!"

 To his disciples , dragged behind him without a home or a place to lay their heads, Jesus reminds, I dare say legislates: “Be travellers!”, that is, always be nomads , pilgrims , and consequently be strangers, foreigners, passers-by…

And it is no coincidence that the first Christians were called " those of the street ".

 Spiritually, all Christians must be children of the father of believers, our father Abraham , who remained a wayfarer throughout his life, a stranger in search of a land that God would reveal to him, but which, both at the moment of his calling and throughout that journey, was always hidden from him. Walking and resuming walking along new paths is the vocation of Christians: walking in hope, in the conviction of heading toward the goal indicated by the Lord, but without certainty, seeking to see the invisible realities that are the promises of the Lord.

 We are wayfarers called to travel a little way with others: we join others when we come into the world, we must walk with others if we want to accomplish the work assigned to us and then we leave because our journey too ends.

But the traveler must also sing while walking: it is no coincidence that Augustine of Hippo invites us to sing the Alleluia , the song of the pilgrims who go towards Jerusalem .

Thus we unite our Alleluia with that sung in heaven in a true cosmic praise made by creatures who pass by, wayfarers and pilgrims who sing: We sing like wayfarers, and you sing and walk! The path to the Kingdom is always new, it is the path of life!

 

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Nacemos y vivimos como caminantes en una larga peregrinación hacia la meta indicada por el Señor.

  por Enzo Bianchi 

 Hay palabras de Jesús no registradas en los Evangelios , pero atestiguadas por los Padres de la Iglesia , que incluso hoy los exegetas consideran auténticas. Palabras pronunciadas por Jesús, palabras como flechas que, si se reciben, dejan huella. Una de estas palabras de Jesús resuena así: "¡Sean viajeros!".

A sus discípulos , arrastrados tras él sin casa ni donde reposar la cabeza, Jesús les recuerda, me atrevería a decir legisla: “¡Sed viajeros!”, es decir, sed siempre nómadas , peregrinos , y en consecuencia sed extranjeros, extranjeros, transeúntes…

Y no es casualidad que a los primeros cristianos se les llamara " los de la calle ".

Espiritualmente, todos los cristianos deben ser hijos del padre de los creyentes, nuestro padre Abraham , quien permaneció como peregrino toda su vida, un forastero en busca de una tierra que Dios le revelaría, pero que, tanto en el momento de su llamado como a lo largo de ese viaje, siempre le estuvo oculta. Caminar y retomar el camino por nuevos caminos es la vocación de los cristianos: caminar con esperanza, con la convicción de encaminarse hacia la meta indicada por el Señor, pero sin certeza, buscando ver las realidades invisibles que son las promesas del Señor.

Somos caminantes llamados a recorrer un pequeño camino con otros: nos unimos a otros cuando venimos al mundo, debemos caminar con otros si queremos realizar la obra que nos ha sido asignada y luego partimos porque también nuestro viaje termina.

Pero el viajero debe cantar también mientras camina: no es casualidad que Agustín de Hipona nos invite a cantar el Aleluya , el canto de los peregrinos que van hacia Jerusalén .

Así unimos nuestro Aleluya con el cantado en el cielo en una verdadera alabanza cósmica de criaturas que pasan, caminantes y peregrinos que cantan: ¡Cantamos como caminantes, y ustedes cantan y caminan! El camino hacia el Reino es siempre nuevo, ¡es el camino de la vida!

 

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Nous naissons et vivons comme des voyageurs en plein pèlerinage vers le but indiqué par le Seigneur.

 

 

par Enzo Bianchi 

 

Il existe des paroles de Jésus non consignées dans les Évangiles , mais attestées par les Pères de l'Église et considérées encore aujourd'hui comme authentiques par les exégètes ; des paroles prononcées par Jésus, des paroles comme des flèches qui, si elles sont accueillies, laissent une trace. L'une de ces paroles de Jésus résonne ainsi : « Soyez des voyageurs ! »

 

À ses disciples , traînés derrière lui sans maison ni endroit où reposer leur tête, Jésus rappelle, j’oserais dire légifère : « Soyez des voyageurs ! », c’est-à-dire, soyez toujours des nomades , des pèlerins , et par conséquent des étrangers, des voyageurs, des passants…

Et ce n'est pas un hasard si les premiers chrétiens étaient appelés « ceux de la rue ».

 Spirituellement, tous les chrétiens doivent être les enfants du père des croyants, notre père Abraham , qui demeura toute sa vie un voyageur, un étranger en quête d'une terre que Dieu lui révélerait, mais qui, tant au moment de son appel que durant tout son périple, lui demeura toujours cachée. Marcher et reprendre sa marche sur des chemins nouveaux, telle est la vocation des chrétiens : marcher dans l'espérance, avec la conviction de se diriger vers le but indiqué par le Seigneur, mais sans certitude, cherchant à discerner les réalités invisibles que sont les promesses du Seigneur.

 Nous sommes des voyageurs appelés à parcourir un peu de chemin avec les autres : nous nous joignons aux autres lorsque nous venons au monde, nous devons marcher avec les autres si nous voulons accomplir la tâche qui nous est confiée, et puis nous partons car notre voyage aussi prend fin.

Mais le voyageur doit aussi chanter en marchant : ce n’est pas un hasard si Augustin d’Hippone nous invite à chanter l’ Alléluia , le chant des pèlerins qui se dirigent vers Jérusalem .

Ainsi, nous unissons notre Alléluia à celui chanté au ciel dans une véritable louange cosmique, portée par les créatures de passage, les voyageurs et les pèlerins qui chantent : nous chantons comme des voyageurs, et vous chantez et marchez ! Le chemin vers le Royaume est toujours nouveau, c'est le chemin de la vie !

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 Nasciamo e viviamo come viandanti di un lungo pellegrinaggio verso la meta indicata dal Signore​.

 

di Enzo Bianchi 

 Ci sono parole di Gesù non registrate nei Vangeli ma testimoniate dai padri della chiesa che anche oggi dagli esegeti sono ritenute autentiche, parole proferite da Gesù, parole come frecce che se accolte lasciano il segno. Una di queste parole di Gesù risuona così: “Siate viandanti!”. 

 Ai suoi discepoli, trascinati dietro a lui senza avere una casa né dove posare il capo, Gesù ricorda, oserei dire legifera: “Siate viandanti!”, cioè siate sempre nomadi, pellegrini, e di conseguenza siate stranieri, forestieri, passanti…

E non a caso i primi cristiani furono chiamati “quelli della strada”. 

 Spiritualmente i cristiani devono tutti essere figli del padre dei credenti, nostro padre Abramo, il quale restò tutta la vita un viandante, un forestiero alla ricerca di una terra che Dio gli avrebbe mostrato ma che sia al momento della chiamata sia durante tutto quel viaggio gli ha sempre oscurato. Camminare e riprendere a camminare per nuovi cammini è la vocazione dei cristiani: camminare nella speranza, nella convinzione di dirigersi verso la meta indicata dal Signore, ma senza certezze cercando di vedere le realtà invisibili che sono le promesse del Signore. 

 Siamo viandanti chiamati a fare un po’ di strada con altri: ci uniamo agli altri venendo al mondo, dobbiamo camminare con gli altri se vogliamo compiere l’opera a noi assegnata e poi ce ne andiamo perché anche il nostro cammino finisce.

Ma il vi andante mentre cammina deve anche cantare: non a caso Agostino di Ippona invita a cantare l’Alleluia, il canto dei pellegrini che vanno verso Gerusalemme.

Così uniamo il nostro Alleluia a quello che si canta in cielo in una vera lode cosmica fatta da creature che passano, viandanti e pellegrini che cantano: Cantiamo come viandanti, e tu canta e cammina! La strada verso il Regno è sempre nuova, è strada di vita!  

 Famiglia Cristiana -


 

 

 


 

 

giovedì 15 gennaio 2026

CHILE - LA EDUCACION CATOLICA

 


Es-en-fr-it

*DESAFÍOS

 DE LA EDUCACIÓN CATÓLICA

 EN CHILE*

 

Mario Sandoval*

La educación católica en Chile enfrenta hoy diversos desafíos en un contexto social, cultural y educativo en constante transformación. Históricamente, los colegios y universidades de inspiración católica han desempeñado un papel relevante en la formación integral de personas, promoviendo valores como la solidaridad, la justicia y el respeto por la dignidad humana. Sin embargo, los cambios sociales recientes han tensionado su identidad y su modo de insertarse en el sistema educativo nacional.

Uno de los principales desafíos es la creciente secularización de la sociedad chilena. Las nuevas generaciones muestran una menor vinculación con la religión institucional, lo que exige a la educación católica replantear la manera en que transmite su propuesta evangelizadora. Ya no basta con una enseñanza doctrinal; se vuelve necesario un diálogo abierto con la cultura contemporánea, capaz de mostrar la fe como una experiencia significativa, libre y coherente con los problemas actuales, como la desigualdad social, el cuidado del medioambiente y la defensa de los derechos humanos.

Otro desafío relevante es la inclusión y la diversidad. La educación católica está llamada a acoger a estudiantes de distintos contextos sociales, culturales y religiosos, evitando toda forma de discriminación. Esto implica un esfuerzo por compatibilizar su identidad confesional con el respeto a la pluralidad, promoviendo comunidades educativas donde el diálogo, la empatía y la convivencia sean valores centrales. En este sentido, la formación ética y valórica puede convertirse en un aporte significativo al debate educativo nacional.

Finalmente, la educación católica enfrenta retos estructurales relacionados con el financiamiento, la regulación del sistema educativo y la formación de docentes comprometidos con su proyecto educativo. Mantener la calidad académica junto con la fidelidad a su misión exige innovación pedagógica, liderazgo educativo y una profunda reflexión sobre su rol en la sociedad chilena actual. Superar estos desafíos permitirá que la educación católica continúe siendo un espacio relevante de formación integral al servicio del país.

*UMEC- CHILE

LE SFIDE DELL'EDUCAZIONE CATTOLICA 

IN CILE

Mario Sandoval

L'educazione cattolica in Cile deve oggi affrontare diverse sfide in un contesto sociale, culturale ed educativo in costante trasformazione. Storicamente, le scuole e le università di ispirazione cattolica hanno svolto un ruolo importante nella formazione integrale delle persone, promuovendo valori come la solidarietà, la giustizia e il rispetto della dignità umana. Tuttavia, i recenti cambiamenti sociali hanno messo a dura prova la loro identità e il loro modo di inserirsi nel sistema educativo nazionale.

Una delle sfide principali è la crescente secolarizzazione della società cilena. Le nuove generazioni mostrano un legame minore con la religione istituzionale, il che richiede all'educazione cattolica di ripensare il modo in cui trasmette la sua proposta evangelizzatrice. Non è più sufficiente un insegnamento dottrinale; diventa necessario un dialogo aperto con la cultura contemporanea, in grado di mostrare la fede come un'esperienza significativa, libera e coerente con i problemi attuali, come la disuguaglianza sociale, la cura dell'ambiente e la difesa dei diritti umani.

Un'altra sfida importante è quella dell'inclusione e della diversità. L'educazione cattolica è chiamata ad accogliere studenti provenienti da contesti sociali, culturali e religiosi diversi, evitando ogni forma di discriminazione. Ciò implica uno sforzo per conciliare la propria identità confessionale con il rispetto della pluralità, promuovendo comunità educative in cui il dialogo, l'empatia e la convivenza siano valori centrali. In questo senso, la formazione etica e valoriale può diventare un contributo significativo al dibattito educativo nazionale.

Infine, l'istruzione cattolica deve affrontare sfide strutturali legate al finanziamento, alla regolamentazione del sistema educativo e alla formazione di insegnanti impegnati nel suo progetto educativo. Mantenere la qualità accademica insieme alla fedeltà alla sua missione richiede innovazione pedagogica, leadership educativa e una profonda riflessione sul suo ruolo nella società cilena attuale. Superare queste sfide consentirà all'istruzione cattolica di continuare ad essere uno spazio rilevante di formazione integrale al servizio del Paese.

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LES DÉFIS DE L'ÉDUCATION CATHOLIQUE AU CHILI

Mario Sandoval

 L'éducation catholique au Chili est aujourd'hui confrontée à divers défis dans un contexte social, culturel et éducatif en constante mutation. Historiquement, les écoles et les universités d'inspiration catholique ont joué un rôle important dans la formation intégrale des personnes, en promouvant des valeurs telles que la solidarité, la justice et le respect de la dignité humaine. Cependant, les changements sociaux récents ont mis à rude épreuve leur identité et leur mode d'intégration dans le système éducatif national.

L'un des principaux défis est la sécularisation croissante de la société chilienne. Les nouvelles générations se sentent moins liées à la religion institutionnelle, ce qui oblige l'éducation catholique à repenser la manière dont elle transmet son message évangélisateur. L'enseignement doctrinal ne suffit plus ; il devient nécessaire d'engager un dialogue ouvert avec la culture contemporaine, capable de présenter la foi comme une expérience significative, libre et cohérente avec les problèmes actuels, tels que les inégalités sociales, la protection de l'environnement et la défense des droits humains.

Un autre défi important est celui de l'inclusion et de la diversité. L'éducation catholique est appelée à accueillir des élèves issus de différents contextes sociaux, culturels et religieux, en évitant toute forme de discrimination. Cela implique un effort pour concilier son identité confessionnelle avec le respect de la pluralité, en promouvant des communautés éducatives où le dialogue, l'empathie et la coexistence sont des valeurs centrales. En ce sens, la formation éthique et les valeurs peuvent apporter une contribution significative au débat national sur l'éducation.

Enfin, l'enseignement catholique est confronté à des défis structurels liés au financement, à la réglementation du système éducatif et à la formation d'enseignants engagés dans son projet éducatif. Maintenir la qualité académique tout en restant fidèle à sa mission exige une innovation pédagogique, un leadership éducatif et une réflexion approfondie sur son rôle dans la société chilienne actuelle. Surmonter ces défis permettra à l'enseignement catholique de continuer à être un espace pertinent de formation intégrale au service du pays.


CHALLENGES FACING CATHOLIC EDUCATION IN CHILE

Mario Sandoval

Catholic education in Chile today faces various challenges in a constantly changing social, cultural and educational context. Historically, Catholic-inspired schools and universities have played an important role in the comprehensive education of individuals, promoting values such as solidarity, justice and respect for human dignity. However, recent social changes have strained their identity and their place in the national education system.

One of the main challenges is the growing secularisation of Chilean society. The younger generations show less attachment to institutional religion, which requires Catholic education to rethink the way it transmits its evangelising message. Doctrinal teaching is no longer enough; open dialogue with contemporary culture is needed, capable of showing faith as a meaningful experience, free and consistent with current issues such as social inequality, care for the environment and the defence of human rights.

Another significant challenge is inclusion and diversity. Catholic education is called upon to welcome students from different social, cultural and religious backgrounds, avoiding all forms of discrimination. This implies an effort to reconcile its confessional identity with respect for plurality, promoting educational communities where dialogue, empathy and coexistence are core values. In this sense, ethical and values education can make a significant contribution to the national debate on education.

Finally, Catholic education faces structural challenges related to funding, regulation of the education system, and the training of teachers committed to its educational project. Maintaining academic quality while remaining faithful to its mission requires pedagogical innovation, educational leadership, and deep reflection on its role in Chilean society today. Overcoming these challenges will allow Catholic education to continue to be a relevant space for comprehensive education in the service of the country.

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